Et si on causait boustifaille ?

Attention, toi là, qui vient ici pour voir de la couture, du tricot ou ma pomme qui fait l’andouille sur des photos…. Sorry-désolée mais tu vas être déçu.

Aujourd’hui j’ai envie de causer de truc que j’ai envie de changer dans ma vie plutôt que de ce que je fabrique. Et ce que j’ai envie de changer, c’est ma façon de manger. Étrange hein !?

À lire sur le site Vegactu, deux planches de BD dessinées par Cha, une nana talentueuse et vegan dont j’aime beaucoup le blog.

 

Ah bon, y’a quelque chose à changer dans mon alimentation ?

Commençons par le commencement : je suis une grosse viandarde. Gamine je préférais reprendre trois fois de la viande plutôt que manger du dessert. En prime je suis aussi complètement accro aux produits laitiers : pour tout vous avouer, je voue un culte aux fromages au lait cru (mon chouchou absolu étant « le Coulommiers de chez le fromager de mes parents », mais le Saint Nectaire c’est pas mal non plus), et je me suis récemment offert une yaourtière qui me permet de satisfaire mon vice du yaourt à toute heure. Bref, je bouffe de l’animal, donc appelons un chat un chat : je suis une carniste.

Est-ce que cela me pose un problème moral ? Pendant longtemps la réponse a été « absolument pas ». Et puis autour de moi les choses ont commencé à changer. Parmi mes amis, il y a de plus en plus de gens ayant des régimes alimentaires différents.

Ça a commencé doucement avec les problèmes de santé des mes amis, comme le diabète, les allergies et les intolérances alimentaires variées (gluten, glutamate, lactose, œufs, noix…). Comme il se trouve que j’aime faire la cuisine et offrir un accueil digne de ce nom à mes potes, j’ai aussi sec adapté mes recettes. Puis j’ai habité avec des végétariennes et réalisé qu’il me fallait changer de registre et trouver comment cuisiner des repas complets et satisfaisant sans y mettre de viande, ce qui m’a permis de me familiariser avec les protéines végétales, mais si les laitages restaient bien présents.

Sur le coup, comme cça ne demandait pas beaucoup d’efforts ça m’a plu, sans pour autant me pousser à remettre mon propre régime en question. Parce que voila : je n’ai pas de problème moral à manger de la viande, boire du lait ou porter des chaussures en cuir : s’il n’existe pas d’alternative vraiment satisfaisante à mon sens, la mort des animaux me semble acceptable. J’ai été élevée ainsi (argument con, j’en conviens, mais ce serait idiot de ne pas tenir compte de l’importance de l’éducation) et je ne pense vraiment pas que les animaux soient nos égaux. Si en revanche il s’agit de sport ou d’esthétisme (chasse, corrida et fourrure), je considère qu’il s’agit d’abus, et comme dirait l’autre « je ne mange pas de ce pain là ».

Je sens que les végétariens/vegan qui me lisent commencent à s’échauffer ! Por favor, lisez jusqu’au bout  avant de commenter, il va y avoir du rebondissement… Voici une photo de délicieuseté végétalienne pour donner faim à tout le monde.

Beurre d’avocat selon Jennifer’skitchen.

 

Ça, c’était jusqu’à récemment.

Depuis quelques temps, je fréquente de plus en plus de végétaliens, alias vegan. Il se trouve que quand j’étais gamine, mes cousins étaient végétaliens justement, et je garde un souvenir cauchemardesque des trois jours passés chez eux à manger des trucs épouvantables (bon, sans doute pas tant que ça, mais j’avais 11 ou 12 ans et j’étais une petite chieuse, j’en conviens). Il faut quand même reconnaître qu’à cette époque lointaine (environ 6 ou 7 ans avant qu’internet ne se démocratise), être végétalien était encore plus compliqué qu’aujourd’hui : il fallait être motivé et assez aisé pour choper des aliments de substitution un peu motivants du genre faux yaourts au soja (y’avait pas de rayon spécialisé au supermarché du coin), et on ne trouvait pas comme aujourd’hui des tonnes de recettes alléchantes.

Bref, cet épisode culinaire n’est pas mon meilleur souvenir. Donc quand des potes se sont mis à me dire « je veux bien venir dîner chez toi, mais j’suis vegan strict », ça m’a foutu les jetons. Ah bein mince alors, pas question de leur fourguer mes délicieuses lasagnes végétariennes épinards/ricotta, de faire une tarte aux légumes avec ma super recette de pâte maison pleine de beurre, ou encore de me lâcher niveau desserts avec des fondants au chocolat blanc (pleins de beurre aussi) ou un délicieux cheesecake (cheese donc)…

Salauds de vegans quoi. Bon, allez, nouveau leitmotiv : ceci n’est pas un obstacle mais une occasion de se surpasser !

Je suis donc partie en quête de recettes, et de fil en aiguille j’ai lu pas mal d’infos sur le régime vegan, sur les protéines végétales… Et peu à peu ça m’a poussée à remettre plein de choses en question :

  • Est-il juste de tuer un animal pour se nourrir ?
  • Y a-t-il une différence morale entre manger un animal qui a été bien traité mais tout de même tué à la fin et manger un animal dont la vie a été une torture de bout en bout ?
  • Si on laisse de côté la morale, qu’est-ce qui est le mieux pour ma santé ?
  • Par la même occasion, qu’est-ce qui est préférable pour l’environnement ?
  • Et tant qu’à faire : financièrement, qu’est-ce qui coûte le plus cher ? (et oui, vu mon budget ça compte)

 

J’ai lu de bout en bout le blog bd IV, à savoir « le blog bd extrémiste d’une végétalienne humaine pour la libération animale ». Certains de ses arguments ont fait mouche et d’autres beaucoup moins (ne pas manger d’œufs car ils s’agit des règles des poules, je trouve ça peu convaincant bien que volontairement dégueu). Ce que je retire de ce site particulier et d’autres lectures, c’est que contrairement à ce que je pensais on peut très bien vivre en étant végétaliens : en se renseignant un minimum on peut avoir un régime équilibré et peu onéreux tout en mangeant des trucs carrément bons. De plus je réalise que d’un point de vue environnemental, le végétalisme a de très bons arguments.

Reste l’enjeu moral, et j’avoue que je reste perplexe. Je vais décevoir les éventuels lecteurs vegan mais je continue à ne pas considérer comme criminel de manger des produits d’origine animal (en tenant toutefois compte du mode d’élevage, car je considère qu’il y a une différence notable entre les animaux traités correctement dans de petites structures et les grosses exploitations ne tenant absolument pas compte du bien être de ceux-ci). Ceci dit j’ai décidé de m’intéresser davantage à l’origine de ce que je consomme, aux modes d’élevage et à la cruauté animale en général.

 

Mais voila, c’est pas si simple…

Je reste donc une carniste pour l’instant, mais comme je réalise bien que mon éducation et mes habitudes alimentaires ont une grande influence sur cette décision, une question tourne en boucle dans ma tête : à une époque lointaine, l’esclavage était normal, seule une minorité se battait pour faire bouger les choses. Idem pour la peine de mort, le droit à l’avortement, le mariage pour tous (ah tiens, en fait là il reste pas mal d’anti, damned)… Bref, tous ces grands sujets de sociétés qui me semblent aujourd’hui évidents mais ne l’étaient pas pour mes aïeux (ou plutôt ça l’était, mais dans le camp adverse).

À ce stade un affreux doute m’étreint : est-ce que moi aussi, influencée par mon éducation, j’aurais trouvé normal d’avoir des esclaves et de guillotiner des gens ? Et dans 70 ans de cela, si la société évolue et devient végétarienne ou lienne, comment me regarderont mes arrière-petits-enfants en apprenant que j’ai mangé Bambi, le lapin Panpan et toute la smala (et qu’en prime je les ai trouvés délicieux) ? Est-ce que mon seul argument sera « à cette époque, c’était normal » (et « c’était délicieux j’vous dis ! ») ?

 

Si vous espériez que cet article finirait par un avis clair, argumenté et définitif, vous allez être déçu.

Voila la triste vérité : bien que reconnaissant les nombreux avantages du régime végétalien et respectant à fond les ballons ceux qui l’ont choisi et milite pour celui-ci, je ne pense toujours pas que manger des produits d’origine animale soit répréhensible. Me voila donc un peu paumée dans tout cela. Je me connais : à ce stade, changer de façon drastique mon régime alimentaire serait voué à l’échec, il faudrait que je sois parfaitement convaincue de la nécessité morale pour réussir à arrêter de consommer mes aliments préférés, et même ainsi, faire une croix sur le fromage serait vraiment, mais alors vraiment difficile. J’ai tout de même décidé d’y aller graduellement en commençant par réduire ma consommation de viande et poisson et en apprivoisant les protéines végétales. Je vais aussi essayer de diminuer un chouïa les autres produits d’origine animale, en commençant par le beurre, la crème et les œufs.

Strip bd trouvé sur le blog IV

Je me rends bien compte que du point de vue vegan c’est une décision parfaitement ridicule : si je ne mange qu’un peu de jambon, le cochon n’est pas qu’ »un peu « mort. Mais je me dis qu’un petit effort vaut mieux que rien du tout, et que si ça se trouve, une fois que j’aurai mis au point un nouveau répertoire cuisinesque, je continuerai à évoluer. Ou pas, on verra.

 

Ahah, et ce nouveau répertoire cuisinesque alors, il avance ?

Si jamais le sujet vous intéresse, j’ai commencé un tableau pinterest consacré aux recettes végétariennes ou carrément sans laitages, dans lequel je vais aussi ajouter des recettes adaptées aux allergies et intolérances alimentaires (par exemple sans gluten… Pour ces recettes, les « petits déjeuners du dimanche » de Lathelize sont carrément inspirants). Je mets beaucoup d’espoir dans les galettes/boulettes de légumes et de céréales pour remplacer les steacks.  Je suis aussi super motivée par cette recette de tofu de pois chiche, à utiliser en remplacement du soja pour cuisiner ces bouchées panées Buffalo qui ont l’air délicieuses. Pourquoi ne pas utiliser de soja ? Pas pour des raison de santé, car à priori les rumeurs alarmantes sur le taux d’œstrogène de cet aliment seraient sans fondement. Par contre il se trouve que niveau goût je n’en suis pas dingue, même si dans les faux yaourt/crème etc ça passe assez bien.

Pour remplacer le beurre et limiter le fromage sur mes tartines, je me penche sérieusement sur l’avocat (que j’adore, ça tombe bien). Cette recette de beurre d’avocat est intrigante, mais je ne suis pas persuadée qu’ajouter de l’huile d’olive soit indispensable, et sans cet ingrédient on obtient bêtement du guacamole (délicieux, facile et rapide à préparer, yeah !). Dans les sandwichs, ça devrait être extra.

Pour la pâtisserie, il existe de nombreux produits de substitution végétaux, comme la compote de pomme, les laits végétaux ou encore le beurre de noix de coco… Toutes mes recettes ne fonctionneront pas une fois adaptées je pense, il va me falloir pas mal expérimenter, mais je suis curieuse d’essayer. Et en ce qui concerne les sauces… J’avoue, j’aime la mayonnaise et toutes les délicieusetés ultra caloriques genre sauces béarnaise, samouraï etc. Je ne sais pas si je vais trouver des recettes de substitutions satisfaisantes ou simplement faire une croix dessus, mais j’ai hâte de tester cette mayo 100% végétale.

Mayo 100% végétale par Angie et tofu de pois chiche sur le blog My new roots.

Voila, pour l’instant je pense avoir fait le tour de la question à mon petit niveau.

Je suis très curieuse de lire vos opinions sur le sujet, et vos retours d’expérience si vous avez sauté le cap et êtes devenu végétariens/liens. Et si vous avez des recettes à me conseiller (ou au contraire à déconseiller avec force), je suis preneuse évidemment.

Promis, je reviens vite, cette fois pour causer couture, couture et encore couture.

 

Edit du 02/03 : Merci pour tous ces commentaires très intéressants ! Se dégagent quelques nouvelles pistes : consommer local (coup de bol, je vis dans une ville assez grande pour avoir plusieurs ruche qui dit oui), préférer les produits d’origine animale de proximité aux végétaux importés depuis des pays lointains, ne pas se fier à l’étiquette bio…. Mon grand regret c’est de ne pas avoir un jardin assez grand pour accueillir deux petites poules (double bénéfice : des œufs frais et des poubelles allégées).

 

97 Commentaires

  • 1
    Candice
    26 février 2015 - 15 h 30 min | Permalien

    Bonjour Sakiko,

    Je suis bien Candice, sur Facebook ^^
    Tu m’avais gentiment proposé quelques patrons tricot récemment :) (pour te situer ^^).

    J’ai lu ton article, très dense et bien complet, ceci dit, au passage :)
    Je me permets du coup de te donner mon humble avis sur ce sujet qui m’a également longuement tracassé.

    J’ai tenté un régime vegan il y’a deux ans. J’étais vraiment motivée, pour deux raisons principalement :

    - La santé
    - Le bien être animal

    Comme toi, je suis à la base une très grosse « viandarde ». La viande accompagnait tous mes plats, d’autant plus que je fais de la musculation, et qu’il m’était important d’avoir un bon apport en protéines du fait de ma grosse perte de poids. Pleine de conviction, j’ai opéré le changement alimentaire… jusqu’à, malheureusement, en souffrir psychologiquement, et, un peu, physiquement.

    Quoi qu’on en dise, je trouve très difficile de palier au manque de protéines sans un apport plus conséquent en glucides : Avec les lentilles par exemple. Hors, 100gr de lentilles apportent 350 calories, et, 100 gr de poulet : 120 calories. Tu me diras, ce ne sont que des chiffres, mais pourtant… je n’arrivais plus à perdre de poids avec cette alimentation malgré une réelle envie de tendre vers un équilibre. Je fais très attention aux effets de l’alimentation sur mon corps, et, le régime vegan ne m’a pas bien réussi dans le sens ou j’avais beaucoup plus de rétention d’eau, cellulite, prise de poids, etc.

    J’ai fini par réfléchir concrètement à la situation. Je souhaitais une alimentation santé et éthique. La meilleure manière pour moi de trouver un équilibre psychologique et une belle énergie physique fût de diviser par 2 voir par 3 ma consommation de viande, en excluant au maximum la rouge. Ainsi, j’obtenais une marge financière pour la consommer toujours Bio. A cela, j’ai ajouté énormément de légumes, beaucoup de gras (du bon gras bien entendu, indispensable à la santé), et je me suis concentrée sur les bases : Elimination du gluten, des produits laitiers (sauf parfois du lait cru micro filtré, ou fromage de Brebis Bio).

    Je pense aussi qu’il faut faire très attention par vis à vis du rapport que l’on peut entretenir avec sa « nouvelle vision » de la nourriture. Parfois, le contenant de notre assiette, nous nourri beaucoup plus que son véritable contenu (dans le sens ou l’on se nourri avant toutes choses de ses nouveaux principes de vie jusqu’à parfois en faire une fixette). Aussi, il ne faut pas se méprendre car beaucoup tendent à penser que l’homme aurait déjà eu une alimentation idéale : (exemple avec le tout cru). C’est malheureusement bien faux, du fait que de tout temps, l’homme a toujours du s’adapter. Il n’y a pas de régime idéal, ce sont des notions inventées de toutes pièces.

    Par contre, on peut se rapprocher au maximum d’une alimentation qui nous fait du bien à la fois physiquement, mentalement. Pour ma part, cela réside surtout dans une diète plus où moins paléo avec de temps en temps, des petits repas Jocker. La santé, c’est aussi, le plaisir. :)

    • 2
      2 mars 2015 - 10 h 16 min | Permalien

      Hello Candice. Je vois tout à fait qui tu es : je suis tes progrès avec admiration quand tu postes sur FB et tu m’as donné envie de m’intéresser à la méthode Lafaye.

      Merci beaucoup pour ce commentaire très intéressant.

  • 3
    Althea
    26 février 2015 - 15 h 55 min | Permalien

    Bonjour,

    C’est rigolo, je suis un peu en train de faire le même voyage alimentaire que toi et j’avais repéré tes sélections sur pinterest. Je ne suis toujours pas convaincue que consommer des matières animales ( sous quelque forme que ce soit, alimentaire, vestimentaire ou autre ) soit moralement mal. Par contre, j’ai de plus en plus de mal à cautionner l’élevage industriel tel qu’il peut être pratiqué.
    Du coup, je diminue ma consommation de viande, j’achète plutôt chez mon boucher qu’au supermarché, les fromages au fromager (et puis faut dire, c’est bien meilleur aussi), j’inclus petit à petit des repas végétariens dans mon alimentation.

    Coté gras, j’avoue que je suis plutôt satisfaite de ma crème de coco dans les soupes mais difficile d’en mettre dans la tartiflette ! J’ai un peu de mal à acheter des avocats dont la maturité laisse souvent à désirer mais ce beurre me tente bien.

    J’aime beaucoup la nouveauté qui va avec ce genre de changement : c’est un fabuleux terrain d’expérimentations. J’ai récupéré un cuiseur vapeur et je ne me lasse pas de petits pavés de céréales ou de légumes secs.
    J’apprécie de vivre seule de ce coté là : c’est plus facile de modifier mon alimentation la semaine sans que cela impacte quiconque (et de potentiellement cuisiner des trucs dégueu) et de revenir à des plats plus traditionnels le week-end quand mon copain est là.

    Merci pour le partage de ton ressenti :)

    (Petite question tricot : où en est ton patron de châle ?)

    • 4
      2 mars 2015 - 10 h 18 min | Permalien

      Hello Althéa.

      Aïe, mon patron de châle est presque fini, mais il faut que je me botte les fesses… Promis je m’y mets rapidos.

      Merci pour ton commentaire, je crois que je vais t’imiter et prendre de la crème de coco plutôt que du soja pour mes soupes.

  • 5
    stella
    26 février 2015 - 16 h 42 min | Permalien

    Je me pose aussi cette question. Sauf que moi j’ai jamais trop aimé la viande! Ceci dit je sais que j’aurais du mal à me passer un peu de saucisson à l’apéro de temps en temps! Et devenir végétarienne très peu pour moi! Oeufs, laitages, fromage j’aime trop ça et je n’ai absolument pas envie d’arrêter! Par contre j’ai diminuer fortement les laitages, question de santé!
    Mon plus gros problème c’est que je n’aime pas les substituts protéïné comme le tofu, le corn etc… Bref je suis chiante quoi! Du coup je ne sais pas quoi manger! Je vais jeter un oeil à ton tableau!

    • 6
      2 mars 2015 - 10 h 19 min | Permalien

      Hello Stella. Je vois qu’on se comprend…. Heureusement il semble y avoir quelques alternatives intéressantes au tofu/corn etc.

  • 7
    Loris
    26 février 2015 - 16 h 47 min | Permalien

    En tant que compagnon d’une végétarienne :
    1/ tu peux simplement _baisser_ ta consommation de viande. Ce sera déjà ça pour ta propre santé.
    2/ faut arrêter de chercher des substituts à ceci-cela en termes culinaires. Si tu veux manger végétarien, ne cherche pas à faire « une bavette aux échalottes végétarienne ». Change de _cuisine_ : regarde du coté de l’asie, de l’afrique et de tous les pays à cuisine originellement végétarienne et régales-toi avec un paysage de nouvelles saveurs, épices, etc. plutôt que de chercher désespérément à te faire un saucisse-frite franchouillard végétariannisé dégueulasse.

    • 8
      2 mars 2015 - 10 h 22 min | Permalien

      Hello amigo ! Merci pour le conseil. En effet, ça vaut le coup de découvrir d’autres recettes, les faux fromages/fausses saucisses etc ne me semblent pas du tout appétissants de toute façon.

      Mais bon, si je peux conserver au menu quelques unes de mes recettes préférées (genre le curry panang, mais avec du tofu de pois chiche au lieu du poulet), je serai contente.

  • 9
    26 février 2015 - 16 h 50 min | Permalien

    Bonjour Saki,

    Tu te poses plein de questions et c’est bien normal… l’alimentation c’est une partie importante de notre vie, personnelle, sociale.
    Pour raisons de santé, j’ai fait pendant un an le régime Seignalet : sans gluten, sans produits laitiers, cuisson à – de 100 degrés, pas de maïs, pas trop d’excitants, d’alcools…
    J’ai détesté ce régime car socialement c’est extrêmement contraignant.

    Depuis peu je limite à nouveau énormément le gluten, et les produits laitiers (bon, j’avoue, pour moi ce n’est pas le plus difficile).
    Idem jamais une grande carniste, limiter la viande ça ne me gêne pas vraiment.

    Mais cette fois, je refuse le dogmatisme, le « il ne faut pas ». Je tiens à ma joie, à ma vie sociale, aux regroupements spontanés où on picore.
    Je suis le blog de Cléa depuis 10 ans et c’est grâce à elle que je m’éclate autant à tout remplacer, à mitonner des bonnes choses « différentes ».
    En termes d’organisation, avec un magasin bio, une AMAP, le marché, des colis de viande d’éleveurs bio 2 fois par an, on arrive bien à tout équilibrer. Et je cuisine énormément indien, parce que j’y ai vécu, du coup je maîtrise les recettes et que ça va pile avec tout le reste.

    Changer les habitudes prend du temps, mais cela ne veut pas dire que l’on s’assoit sur le bon et le savoureux, bien au contraire :) Je te souhaite plein de jolies découvertes sur ce chemin.

    • 10
      2 mars 2015 - 10 h 24 min | Permalien

      Merci beaucoup Théa, j’ai faim rien qu’à te lire ! En effet, je vais m’intéresser aux amap ainsi qu’à la cuisine indienne.

  • 11
    26 février 2015 - 17 h 31 min | Permalien

    Ah je suis contente de te lire :)
    J’ai eu la même révolution dans ma tete l’année derniere.
    Ca a commencé par le visionnage d’earthlings, histoire de bien comprendre qu’un animal, élevé en batterie ou tranquilou à la ferme, est dans les deux cas un être sensible.

    Puis est venu l’argument de la santé. (les méfaits de la viande rouge et du lait). Puis a suivi une période extrémiste, ou je me suis gavée de reportages en tout genre, hisoire de me faire une idée bien complete de ce que nous consommons. (aromes, aspartame, sucre, tous les « E » qui se trouvent sur les étiquettes dont on a pas la moindre idée de ce que c’est, le bisphénol etc…)(Corinne Gouget explique ca tres bien, si bien qu’elle s’est fait enlever la garde de ses enfants! ). En gros, j’ai flippé. J’ai voulu tout éliminer d’un coup. Et puis je me suis rendue compte que banir le fromage était juste impossible (pour le moment?) et j’ai assoupli tout ca pour ne pas etre bloquée par mes nouvelles convictions. J’ai finalement tout réduit. Je mange encore de la viande de temps en temps (mais en petite quantité) parce que j’aime ca. Souvent je regrette quand je vois le temps que ca me prend à digérer la barbaque (on ne s’en rend pas compte jusqu’au jour ou on arrete d’en consommer, je pense).

    Et est venu l’aspect écologique (je te conseille le reportage cowspiracy, si tu ne l’a pas vu).
    Aujourd’hui ca devient un challenge qui me plait, je fais comme j’en ai envie. Je verrai avec le temps comment évolue mon alimentation. Mais la bonne nouvelle, c’est que j’apprecie de moins en moins la viande, alors qu’à la base je suis une vraie carniste (je mangeais de la viande à chaque repas !!!)

    • 12
      2 mars 2015 - 10 h 27 min | Permalien

      Merci Lili, je crois en effet que j’aurais toujours un régime « souple ». Je vais aller lire/regarder ce dont tu parles en tout cas.

      Et au passage, je suis jalouse de votre grand jardin : j’aimerais comme vous pouvoir caler une ruche. Et en ce moment je fantasme sur un petit poulailler (mais dans mon mini jardin, ce ne serait vraiment pas raisonnable).

  • 13
    Delphine
    26 février 2015 - 18 h 19 min | Permalien

    Intéressant. Cela dit, le fer de la viande est mieux assimilé (parole de plusieurs médecins). C’est un argument pour moi. A part le fromage, j’essayais de limiter les apports en produits laitiers (sauf le fromage, que j’adore;) vu les allergies dans ma famille, mais finalement il semble que je sois en grosse carence de vitamine D donc je consomme à nouveau plus d’oeufs, laitages, poissons gras (et d’ailleurs, pendant ma grossesse j’ai eu besoin de plus de viande et de yaourts). J’ai été élevée plutôt bio et nature, mais finalement j’essaie de consommer un peu de tout, et pas spécialement bio car petit budget aussi, et puis c’est Monsieur chez moi qui fait le plus la cuisine. Je suis gourmande. Cela dit, si on prouve les relations entre certains aliments et les maladies auto-immunes, je serais intéressée. Mais pour avoir parlé avec des personnes au régime assez extrême, aller vers du tout cru ou même végétalien et tout ça pour éviter les maladies je trouve ça culpabilisant et pas très réaliste. J’avais vu une émission ou les participants devaient manger cru pendant quelques jours, et ils tombaient tous malades (le cru n’est pas très digeste, il faut beaucoup plus d’énergie pour le digérer, les aliments cuits contiennent plus de calories pour une quantité moindre de ce que j’en avais retenu) Je suis méfiante même si ouverte malgré tout…

    • 14
      2 mars 2015 - 10 h 32 min | Permalien

      Merci Delphine pour ce retour très intéressant.
      Depuis que je me pose ces questions, plusieurs personnes m’ont en effet raconté qu’elles avaient dû modifier leur régime, alors végétarien, à cause du manque de fer…. Pour la vitamine D, je n’y avais pas pensé, mais vues mes propres carences alors que je mange déjà pas mal de produits laitiers, je sais désormais que je ne pourrai jamais être végétalienne.

  • 15
    Rémi
    26 février 2015 - 21 h 32 min | Permalien

    Bonjour,

    Je travaille dans le milieu para-agricole, et il se trouve que ma compagne est agricultrice (et éleveuse de bovins viande, en plus…). De fait, j’aimerais apporter quelques précisions sur le (bref) passage environnemental:

    « Par la même occasion, qu’est-ce qui est préférable pour l’environnement ?
    [...]
    De plus je réalise que d’un point de vue environnemental, le végétalisme a de très bons arguments. »

    A propos de l’eau, le premier point à aborder, c’est le concept de XXXXX litres d’eau pour 1 kg de viande. (En général, c’est 16 000 litres qui est avancé)
    Dans ce cas-là, on parle d’eau « virtuelle ». Et de fait, on est bien loin de la réalité. Il faut savoir que sur un élevage allaitant français classique, les vaches mangent avant tout de l’herbe. En fait, une très grande partie des 16 000 litres d’eau proviennent de l’exploitation du pâturage.
    Pour illustrer la chose, quelques données « intéressantes » (d’après un rapport disponible sur waterfootprint.org):
    Aux USA (désolé, pas de données françaises, mais l’ordre de grandeur est similaire dans les autres pays cités…), une vache pâturant va consommer 19 000 litres d’eau verte (20 000 litres d’eau virtuelle totale) pour 1 kg de viande.
    La même vache en système hors-sol ne consommera que 3 000 litres d’eau vertes (4 000 litres d’eau virtuelle totale) pour 1 kg de viande.
    Et oui, l’herbe, c’est beaucoup d’eau… Donc ce qui se cache derrière les 16 000 litres d’eau par kg de viande de bœuf, ce sont nos verts pâturages. Et lorsqu’on avance ce nombre de 16 000 litres, au final, on fait la promotion de l’élevage intensif…
    Notons au passage que ces 16 000 litres d’eau sont restitués à l’environnement, notamment par les déjections qui permettent de diminuer l’utilisation d’engrais chimiques (j’y reviendrai).

    De plus les surfaces dédiées au pâturage ne sont pas (enfin, rarement…) en concurrence avec les terres cultivées. En règle général, on réserve aux pâturages les terres trop peu profondes, trop pentues, trop sujettes aux inondations, à la sècheresse, etc… Où bien parfois, la surface en herbe sert d’engrais avant l’implantation d’une culture. Parce que le rôle de l’élevage (non-industriel, j’entends), c’est de valoriser ce qui ne peut pas être mis en culture.

    Enfin, parlons un peu d’agriculture biologique. Du fait de l’absence d’engrais chimique, les assolements de cultures doivent être menées différemment (par rapport à l’agriculture conventionnelle):
    - les assolements doivent être plus longs ( c’est à dire qu’une même culture ne doit pas revenir trop vite en place),
    - les légumineuses sont utilisées pour enrichir le sol. Et ces légumineuses sont pour la majorités utilisées en alimentation animale (soja, féveroles, pois, luzerne, trèfle, etc…).
    - laisser une praire en place plusieurs années est également une bonne solution pour allonger l’assolement, et enrichir le sol. Mais les prairies, c’est pour les ruminants…
    - utiliser le fumier produit par les ruminants reste une des meilleure façon d’éviter le recours aux engrais chimiques.

    Au final, on revient aux fermes des « anciens ». Tout ce qui pouvait être cultivé l’était. Et le reste était valorisé par les vaches, les moutons. Cela leur permettait d’avoir à disposition de la viande, des produits laitiers (et des stocks sur pied ainsi que de la traction…), des céréales, légumes, etc… Chaque production étant finalement dépendante des autres. Et de fait, l’équilibre entre élevage et culture permettait un système relativement durable. Notre société s’est éloignée de cet équilibre. Mais ce n’est pas en retirant les produits animaux que nous le retrouverons…

    • 16
      2 mars 2015 - 10 h 34 min | Permalien

      Wahou ! merci mille fois Rémi pour ce commentaire très intéressant sur un sujet que je ne maîtrise pas du tout.

    • 17
      2 mars 2015 - 17 h 01 min | Permalien

      Rémi :
      Je suis agréablement surprise de cette réponse, contradictoire, mais cordiale, bien argumentée et qui présente un point de vue très intéressant sur le sujet, sans pour autant s’emporter!
      C’est si rare sur internet de nos jours!

      Saki :
      Je n’ai pas encore lu tous les commentaires mais cette remarque semble bien s’appliquer à l’ensemble. Comme c’est agréable un espace d’échanges sans « trolls »!
      J’en profite pour te dire que je ne suis pas une lectrice très assidue ou régulière, mais j’aime beaucoup tes articles, à bientôt, au plaisir de te lire!

  • 18
    Helainita
    26 février 2015 - 21 h 55 min | Permalien

    Héhé, j’ai aussi commencé à réfléchir légèrement à ma manière de consommer. Cela est venu après la lecture de « Faut-il manger les animaux » de Jonathan Safran Foer! ;) Actuellement, j’essaye de réduire la quantité de viande que je consomme, mais je n’ai pas pour objectif de tendre directement vers un extreme en passant de carniste à végan. Parait-il que toutes ces réflexions m’amènent à etre flexitarienne ahah. Pour le site de cuisine : je te conseille http://vegemiam.fr/ :)

    • 19
      2 mars 2015 - 10 h 34 min | Permalien

      Merci beaucoup Helainita, je file voir ce site !

  • 20
    26 février 2015 - 22 h 18 min | Permalien

    Voie moyenne pour moi: pas de viande le soir, et peu de protéines (mais j’aime trop le fromage pour m’en passer). Le panier bio familial hebdomadaire soulage le cerveau (faut cuisiner ce qu’il y a…) et en même temps le contraint à adapter à des ados capricieux en pleine croissance…
    En gros, on fait s’qu’on peut, sans dogmatisme. Faut bien faire à manger à la familia en rentrant tard après le boulot, quand on a juste envie de se décongeler une pizza bien industrielle pour avoir la paix. Et pour l’instant pas trop de vegan dans les copains, question de génération sans doute!

    • 21
      2 mars 2015 - 10 h 37 min | Permalien

      Hello fanny, merci pour ce retour. J’avoue j’avoue, mon copain garde des pizzas surgelées au congélo pour les soirs où je ne suis pas là… Le truc bien étant que depuis que je cuisine vraiment, je trouve ça mauvais (comme quoi le palais ça s’éduque), donc je n’ai pas trop la tentation de les dégainer.

  • 22
    26 février 2015 - 22 h 24 min | Permalien

    Pour moi, manger et cuisiner sont des véritables plaisirs et je ne tiens pas à voir mes aliments comme étant dangereux, immoraux ou interdits. Bref, pour moi, manger ne doit pas devenir culpabilisant. Je n’ai donc pas de règles que je m’impose ni que j’impose à mon entourage, par contre, j’ai eu une succession de prises de conscience à 20 ans et j’ai donc pris d’autres habitudes alimentaires qui me paraissent naturelles maintenant. La question que je me pose à chaque fois est plus « est-ce que je veux réellement manger ça? » plutôt que « est-ce que je peux / ai le droit de manger ça? ».
    Déjà c’est peut être plus facile : je n’ai jamais aimé la viande. Au grand dam de ma mère à l’époque. Pourtant je la cuisine parfois, surtout pour mon homme qui me rappelle « qu’il n’est pas un lapin », mais je l’achète bio parce que je me dis qu’au moins cette bête a plus de chances d’avoir mieux vécu que ses copines en batterie ou élevage industriel. Par contre quand vient le moment de l’abattage, la cruauté – qui devient une conséquence des taux de rendements attendus – est souvent au rendez-vous, en tout cas dans la région parisienne. Tuer un animal pour le manger, je ne sais pas si c’est immoral… Par contre pour moi ça l’est de le faire souffrir. Je suis très sensible concernant la manière dont est produit mon aliment et par qui il passe avant d’arriver à mon assiette. Je suis convaincue que c’est meilleur pour l’environnement, le producteur et puis pour ma santé de manger des produits naturels, sans pesticides. Acheter ces produits peut sembler plus chers, mais pas tant que ça lorsqu’on les achète de saison, localement et qu’on réduit les intermédiaires (avec « la ruche qui dit oui » par exemple). Et puis au final on en arrive à manger différemment, donc acheter différemment (parce que par exemple on achète bcp plus de produits « premiers » et moins de produits transformés. Ce qui nécessite c’est vrai, un peu plus d’efforts en cuisine. Mais ces produits ont plus de goûts, donc nécessitent moins d’ajout comme des sauces ou autre) et sur mon budget total avant/après, je ne vois pas trop de différence.
    Ça c’était pour la partie viande. Mais je suis aussi une très très grande consommatrice de produits laitiers et j’adoooore le fromage. Limite je lui voue un culte!! A mon grand désespoir il n’en existe pas vraiment ici au Brésil (ou j’habite) et j’ai été surprise, lorsque je suis rentrée en France et fait une « cure » de fromage (hum oui, j’étais en manque grave), d’avoir eu énormément de mal à les digérer après cette période de « jeun » fromager…! Le corps s’adapte et puis s’habitue…
    Bon voilà pour mon opinion! Et puis comme Théa Oz, je suis une grande fan du blog de Cléa et de ses livres pour des recettes végétariennes.

    • 23
      27 février 2015 - 10 h 39 min | Permalien

      « mais je l’achète bio parce que je me dis qu’au moins cette bête a plus de chances d’avoir mieux vécu que ses copines en batterie ou élevage industriel »
      Je me permet de rebondir la dessus avec un article d’Antigone XXI qui demystifie un peu l’agriculture bio : http://antigonexxi.com/2013/04/25/n56-897/

      • 24
        27 février 2015 - 15 h 21 min | Permalien

        Gloups, je viens de lire l’article, ça fait peur!! C’est vrai que je n’imagine pas tout ça, la vision de l’agriculture que j’en ai, c’est celle que je connais (pour avoir passé toutes mes vacances d’enfants entourées de fermes, à ramasser les pommes de terre, jouer avec les chevreaux dans les pâturages et à grimper sur les bottes de foin… et puis plus tard à discuter avec ces petits producteurs…) : les poules au fond du jardin, les champs de pâturage qui « tournent » comme l’a expliqué Rémi, la transhumance etc. Mais parce qu’il faut savoir aussi différencier ceux qui utilisent le bio comme outil marketing des autres ; je pense que fondamentalement l’industrialisation de masse, quelle soit bio ou pas, en ayant pour objectif toujours plus de chiffre, ne peut donc pas respecter les rythmes naturels, les hommes, les animaux etc.

      • 25
        2 mars 2015 - 10 h 39 min | Permalien

        Aïe, ça complique encore les choses tout ça, merci Lili pour le lien !

    • 26
      2 mars 2015 - 10 h 39 min | Permalien

      Merci Mia-Dodo ! Décidément, faut que j’aille lire Cléa !

  • 27
    26 février 2015 - 22 h 27 min | Permalien

    Cet article est l’occasion pour moi de laisser un commentaire ici alors que ça fait bien longtemps que je parcours ce blog en sous-marin.
    Pour ma part, j’ai fait le choix du végétarisme il y a quelques mois. Je l’ai fait pour diverses raisons mais la principale est la raison écologique. N’ayant jamais été une « viandarde », le passage s’est plutôt fait en douceur, ça faisait déjà des années que j’en mangeais assez peu (une fois par semaine). Moi, gamine j’étais la petite chieuse qui disait à sa mère  » il a rien fait le petit veau, il fallait pas le tuer, j’en veux pas de ta viande ». ^^
    Désormais, je m’amuse bien à cuisiner de nouveaux ingrédients et surtout je vis en accord avec mes convictions. Je pense que c’est là le principal : vivre comme on le souhaite.
    Je ne crois pas aux changements radicaux, enfin dans mon cas, je suis lente j’ai besoin de temps pour m’adapter donc j’avance à mon rythme. J’ai arrêté la viande et le poisson, il y a quelques mois, j’aimerais maintenant réduire ma consommation de produits laitiers ; pour l’instant, je n’envisage pas le végétalisme/véganisme.
    Pour moi, la réflexion est globale sur ma façon de vivre donc je m’intéresse de plus en plus à d’autres modes de vie notamment le zero waste. La démarche est un peu extrémiste mais il y a sans doute plein de choses à retirer de ce type d’expérience.
    Enfin voilà, je finis avec ce commentaire un peu décousu, la morale de l’histoire ça doit être : on a qu’une vie, essayons de la vivre du mieux que l’on peut, expérimentons, testons, trompons-nous, tirons des leçons et réussissons à trouver quelques solutions.

    • 28
      2 mars 2015 - 10 h 43 min | Permalien

      Bienvenue à toi, oh Couturière masquée ! Le zero waste m’intéresse énormément aussi, mais j’ai un mal de chien à faire descendre le volume de mes poubelles.
      Exemple frustrant : je fais mes yaourts depuis quelques temps mais l’emballage du lait reste. J’aimerais trouver un moyen d’acheter mon lait sans emballage, mais pour l’instant je fais chou blanc.

  • 29
    27 février 2015 - 7 h 06 min | Permalien

    Rémi, ton message est très intéressant.
    Il y aurait (il doit déjà y avoir) une réflexion sociologique menée sur le sujet : comment en est-on (le on étant la société de mes parents, grand-parents) arrivé à manger de la viande à tous les repas ?
    Les lobbys certes ont eu notamment leur part de responsabilité.
    Ainsi que le phénomène d’imitation des « classes supérieures » qui elles mangeant de la viande souvent.

    Parce que « avant », lorsque les gens s’alimentaient grâce aux fermes que tu décris, ils ne mangeaient de la viande que le dimanche, ou lors de fête. On « tuait le cochon », on « tuait l’agneau » pour de bonnes raisons.

    Finalement limiter la viande à une à deux fois par semaine c’est revenir à un rythme parcimonieux, que les générations précédentes ont déjà expérimentés. Et qui convenait finalement beaucoup mieux à la santé.
    Après bien sûr, il n’y a pas que la viande. Il y a aussi l’industrialisation à outrance, la présence de sucre partout, le développement du goût sucré, des mauvaises graisses etc…

    Du coup, changer d’alimentation, c’est aussi faire beaucoup soi-même. Pas comme un tâcheron ou une tâcheronne ;) En anticipant à fond (doublant , voire triplant les doses) on a toujours de quoi faire, en plats salés (mes chers currys indiens), ou en sucré, pour les goûters des enfants (gâteaux, biscuits).

  • 30
    27 février 2015 - 8 h 48 min | Permalien

    Quand il est question de St-Nectaire, je ne saurais me taire!
    Je trouve ton message très intéressant et je dirais que dans ce domaine comme dans d’autres, je préconise le mélange, l’anti sectarisme et l’ouverture!
    Donc vive les carnistes végétaliens qui aiment la bavette bien élevée mais peuvent se réjouir d’un dîner à base de pousses et de graines. Je trouve ça génial qu’on prenne conscience d’un certain nombre d’habitudes issues de notre éducation (c’est l’auvergnate qui te parle, la fille qui a grandi entre le St nec et le saucisson…), qu’on se dise « tiens quand même est-ce bien raisonnable? » sans pour autant tomber dans l’excès inverse.
    Personnellement, la majorité de mes repas sont sans viande (j’aime la manger mais pas la cuisiner) et quand je pense à la tradition française de proposer, notamment au resto, systématiquement une viande ou un poisson avec un « accompagnement » (quel qu’il soit du coup, puisqu’il n’est là que pour la figuration), je trouve ça aberrant.
    Pour moi, ce qui contribue le plus à faire changer ma mentalité dans ce domaine et mes habitudes, c’est la découverte des spécialités étrangères.

    • 31
      2 mars 2015 - 10 h 45 min | Permalien

      Le Point et la ligne, merci pour ta contribution ! EN effet, je sens que je vais m’intéresser de très près à la cuisine étrangère, c’est peut être la solution à pas mal de mes questions.

  • 32
    LekiLuLi
    27 février 2015 - 9 h 33 min | Permalien

    j’ai des amis végétariens et je respecte totalement, et apprécie toujours autant les inviter car il y a des très bonnes recettes sans viande ou poisson, que je fais d’ailleurs régulièrement… par contre j’avoue ne pas comprendre du tout les végétariens. Les animaux produisent des choses délicieuses, lait, oeufs et je ne vois pas pourquoi s’en passer, pour moi ce serait meme du gâchis… j’ai des poules dans mon jardin, ells ont de l’espace, de l’eau fraîche et de la nourriture en suffisance, ells sont bien soignées, me permettent d’éliminer mes restes de nourriture de la meilleure des façons et elles produisent des oeufs délicieux…. je ne vois vraiment pas ce qu’il y a d’immorale dans le fait de les manger!
    Après, en réalité je pense que cela reste une question de conviction, il y a bien les gens qui poussent jusqu’au fait de ne manger que des aliments crus…

    • 33
      2 mars 2015 - 10 h 48 min | Permalien

      LekiLuLi, j’suis jalouse : moi aussi je voudrais avoir des poules ! Par curiosité : combien de m2 sont dévolus par poule chez toi ? À priori mon jardin est trop petit pour avoir un couple de poulettes, et je ne me vois pas en prendre une seule, j’aurais peur qu’elle soit malheureuse….

  • 34
    27 février 2015 - 9 h 46 min | Permalien

    L’avocat <3
    J'ai commencé à réfléchir à cette question quand je vivais à Dublin, car n'ayant pas trop d'argent pour m'acheter de la viande. Au final, j'arrive à très bien m'en passer (mais du coup ça me fait plaisir d'en manger de la bonne une fois de temps en temps), en revanche même si j'ai remplacé le lait de vache par du lait d'avoine, j'ai beaucoup de mal à me priver de fromage. Idem pour un saucisson de temps en temps pour un apéro en terrasse :/
    Je vais voir cette recette de beurre d'avocat, je ne connaissais pas le blog ! En échange si tu cherches des recettes vegan, il y a le blog I Love Vegan qui en publie plein, avec des comptes-rendus sur ses paniers de courses et ses dépenses, que je trouve très complet http://www.ilovevegan.com

    • 35
      2 mars 2015 - 10 h 49 min | Permalien

      Merci beaucoup Girlonthecouch, je file voir ce site !

  • 36
    27 février 2015 - 10 h 55 min | Permalien

    C’est une réflexion très intéressante et je suis aussi en train de me poser pas mal de question. A côté de l’aspect écologique et médicale, il y a aussi les aspects économiques (Le livre « le livre noir de l’agriculture » en donne un bon aperçu).
    Bref pour le moment je trouve que c’est dur de changer ses habitudes surtout quand elle sont ancrées depuis de longue années. Surtout que chez nous, on n’aime pas vraiment cuisiner, on mange parce qu’il faut manger, donc si c’est pour faire des recettes plus compliquée que de mettre un steak dans une poêle, pour l’instant c’est compliqué. Mais on y vient petit à petit et j’ai décidé d’acheter plus de bio et de surtout réduire ma consommation de lait et de viande, en particulier celle emballé dans du plastique (type jambon blanc etc). Cet hiver, on a fait pas mal de soupe et finalement on ne mangeait quasiment pas de viande le soir, sans avoir faim avant de se coucher donc ça nous a encouragé aussi. Ce qu’il me manque ce sont des recettes faciles et abordable (genre pas avec des ingrédients exotiques de je sais même pas où trouver ça) donc je vais aller regarder dans les liens de ton article et des commentaires. Je crois que la clé c’est d’aller à son rythme.
    A bientôt

    • 37
      2 mars 2015 - 10 h 55 min | Permalien

      Hello Caliclo, je suis contente de constater que nous sommes plusieurs à nous poser ce genre de question. Comme toi je suis une grosse fan de soupes en hiver, dommage que mon conjoint ne soit pas dans ce cas…..

  • 38
    Joanna
    27 février 2015 - 11 h 03 min | Permalien

    Bonjour! J’ai beau être couturière-tricoteuse-crocheteuse-récupératrice, je n’avais jamais laissé de comm sur tes articles alors que je les suis fidèlement depuis un bout de temps. Voila à qq années que j’estime avoir trouvé mon équilibre alimentaire: je suis flexitarienne, tout comme toi actuellement! J’aiiiime le fromage, des spécialités viandesques de mon Alsace natale, la viande des Grisons c’est du chocolat qui me fait fondre et les oeufs c’est indispensable pour les gâteaux, etc. Je ne mange de la viande que 2 fois par semaine environ, et j’achète de la bonne à un super boucher du coin, mes oeufs sont bios ou viennent de poules de copains, mes légumes sont de saison d’un producteur local au marché. Je crois que c’est un équilibre honnête face à l’environnement, et qui me laisse aussi plus de libertés quand je suis invitée chez des potes de manière impromptue ou qd il s’agit de trouver un resto qui convienne à tout le monde. Déjà parfois ma décision de ne manger que du fait maison me pèse quand je rentre après une longue journée de travail et que je suis naze (je n’ai pas de congélo), mais je sais que je regretterais d’acheter une pizza surgelée alors je m’y mets. Je suis flexitarienne par goût et par confort, et je ne m’en sens aucunement coupable!

    • 39
      2 mars 2015 - 10 h 58 min | Permalien

      Bienvenue Joanna !
      Pour la flemme de cuisiner après une longue journée de travail, je te comprends. Mais justement c’est là qu’un congélo c’est top : l’une de mes nouvelles bonnes résolution c’est de cuisiner de plus grandes quantité et de congeler les restes, pour avoir toujours sous la main de bons trucs maison. Ça marche impec’ pour les lasagnes (l’un de mes plats favoris).

  • 40
    27 février 2015 - 14 h 22 min | Permalien

    En grosse mangeuse de viande que j’étais, ton article me parle beaucoup. Je ne suis ni devenue végétalienne ni végétarienne mais à ma première grossesse, j’ai pas mal réfléchi sur le « comment me nourrir ». Avant, je mangeais de la viande 7 jours semaines, en bonne quantité puis grosse prise de conscience, j’ai commencé à m’intéresser à des recettes sans viande au début, je faisais un jour sans viande sur la semaine puis 2 puis 3 parce que finalement, on peut faire de bonnes choses sans avoir un morceau de viande dans son assiette. J’y ai été petit à petit et sans me forcer et maintenant, je mange de la viande 2 fois semaine maxi.
    Je suis donc loin d’être végétarienne et je pense que je ne saurai jamais être végétalienne (fromage mon amour) mais je pense qu’il faut savoir avancer pas à pas et ne pas se forcer sinon, on risque de se frustrer et d’avoir encore plus envie de viande.
    Et j’adore ton tableau pinterest, j’avais commencé à réépingler tout chez moi sans faire attention que ça venait de ton tableau puis quand je m’en suis rendue compte, j’ai arrêté le réépinglage en me disant que c’était plus simple de venir sur ton tableau pour trouver les recettes. ^^

    • 41
      2 mars 2015 - 10 h 59 min | Permalien

      Hello poulette ! J’espère réussir à suivre ton exemple : si j’arrivais à faire en sorte que mon copain et moi ne mangions de la viande que 2 fois par semaine, ce serait déjà bien.

  • 42
    Clem
    27 février 2015 - 14 h 46 min | Permalien

    C’est chouette de lire des réflexions comme ça sur un blog « couture » :)

    De mon côté, je suis à la viande environ une fois / semaine. On a la chance d’avoir accès ici à un réseau de petites structures locales bio (+ un beau-père avec une mini ferme), ce qui me donne pas mal confiance en la qualité et la manière dont sont traités les animaux. Pourtant je me rends compte que mon problème moral est un peu irrésolu (tuer des animaux s’ils sont bien traités, c’est ok ? c’est juste parce que j’ai décidé que c’était ok le spécisme, mais j’ai pas tant d’arguments).

    Cependant, ma sensibilité est avant tout écologique, de ce côté-là, les arguments sont plus factuels qu’en éthique animale ! Du coup remplacer le beurre (qui peut être local et bio si tu le veux) par des fruits exotiques venus de loin comme les avocats ne me semble pas constructif.

    Je vais aller regarder ton pinterest, merci ! :D Moi je suis une folle du VG pâté maison (faut pas s’attendre à ce que ça goûte le pâté par contre). Et le tofu, c’est pas spécialement bon en soi, mais c’est vraiment la sauce qui fait tout je pense : dans un curry avec des patates douces ou dans des rouleaux de printemps, je trouve que ça vaut bien le poulet !

    Je t’encourage fortement dans tes explorations ! Tu nous en donneras des nouvelles !
    (En ce moment je travaille sur un projet anti-gaspillage alimentaire (sauve ta bouffe) – un sujet souvent oublié lorsqu’on parle d’éthique alimentaire et d’écologie reliée à l’alimentation. Si jamais :) )

    • 43
      2 mars 2015 - 11 h 01 min | Permalien

      Hello Clem, c’est toujorus chouette de te lire !
      Arg, damned, c’est vrai qu’en y réfléchissant, l’avocat n’est pas forcément la panacée universelle… Merci de me rappeler que l’écologie aussi doit être prise en compte (mais quel casse-tête !).

  • 44
    mirza
    27 février 2015 - 15 h 56 min | Permalien

    Salut Saki,
    C’est drôle, j’ai eu le même genre de réflexion que toi, et je suis arrivée au même genre de conclusion :)
    Bon, je suis peut être un poil plus convaincue que manger de la viande c’est ok.

    Je suis tout a fait ouverte aux cuisines alternatives, bio, vegan, macrobiote et autres. Ca vient en effet de mon éducation, chez moi on a toujours mangé des trucs « bizarres », les graines germées, le tofu, tout ça, j’en mange depuis que je suis petite. Et je mange aussi de la viande, du poisson, du fromage etc.

    J’ai un certain problème avec le phénomène pas de viande, pas de gluten, pas de lait, pas de … du moment. J’ai franchement l’impression que c’est un effet de mode. Si ça n’était pas aussi « cool » de ne pas manger de … (fill in the blanks), je ne suis pas sûre qu’il y ait autant de gens qui le fassent. Typiquement, quand j’était petite, mon mode de vie était « étrange », tu transposes les personnes végétariennes d’aujourd’hui 20 ans en arrière, est ce qu’ils auraient toujours aussi convaincus qu’être végétarien est la seule solution s’ils étaient marginaux et non dans le vent?!

    Bref, je ne suis pas convaincue par les arguments avancés. En règle générale, je ne suis jamais convaincue par des arguments extrémistes. Et je considère que devenir vegan est une certaine forme d’extrémisme. J’aime l’équilibre, un peu de viande, un peu de légumes.

    Je suis tout a fait d’accord avec toi sur le fait qu’un poulet de batterie et un poulet qui courre ce n’est pas la même chose. J’essaye de privilégier la qualité de la viande et des produits d’origine animale, les petits producteurs des marchés sont mes amis. Et les produits sont meilleurs :)

    Pour ce qui est de l’égalité de l’homme et de l’animal. Là, je ris. Il y a une chaîne alimentaire, les animaux se mangent entre eux, et on est au bout de cette chaîne, je ne vois pas trop le problème. Est-ce que les chats des personnes végétariennes se mettent à manger des croquettes végétariennes? hum hum. On peut tendre vers une alimentation plus raisonnée, où on mangerait moins de viande, et donc on en élèverait moins, ce qui aurait un impact moins important sur l’environnement. Mais de là à ne plus du tout en manger, je ne suis pas d’accord. Tu romprais l’équilibre. Chacun a besoin d’un prédateur. (et si l’on me dit que l’homme n’en a pas, je répondrais que s’il en avait un, la vie serait certes plus triste – il y aurait beaucoup de morts – mais il y aurait une meilleure régulation de la population, moins de chômage etc.). Bref, parenthèse non politiquement correcte à part, je ne vois pas vraiment le problème à manger des animaux.

    D’ailleurs, je posais la question il y a peu à une végétarienne convaincue : que fait-on en cas d’espèces envahissantes? Exemple, le possum en Nouvelle-Zélande, qui a été introduit par l’homme, n’a aucun prédateur, dévaste tout et se reproduit à toute vitesse. Est il mal de les tuer? Sachant que si on ne le fait pas ils vont faire disparaître d’autres espèces? Tout est question d’équilibre, et je pense que l’homme fait partie de l’équation.

    Et le St nec. c’est vraiment trop bon! :)

    • 45
      2 mars 2015 - 11 h 03 min | Permalien

      Ah ah, une autre fan du Saint Nec’, je savais que tu étais une fille selon mon cœur !
      Merci pour ce retour….

  • 46
    27 février 2015 - 16 h 12 min | Permalien

    Je ne suis pas une grosse consommatrice de viande mais je n’envisage pas de m’en passer.

    Cela s’éloigne un peu de ton sujet principal mais je vois que tu classes la chasse comme un sport, abusif. Je suppose que c’est le cas pour certains chasseurs (cf l’excellent sketch du bon et du mauvais chasseur des Inconnus.) et pour certaines pratiques de chasse.
    Lorsque mon grand-père allait à la chasse, les animaux tués étaient ramenés à la maison, préparés par ma grand-mère puis mangés ou éventuellement congelés en cas d’abondance. Pour moi c’était très naturel et la chasse s’inscrivait dans le cadre de l’alimentation de la famille et non pas comme un jeu consistant à dézinguer le plus de bestioles possible.

    Je pense que cela peut être rapproché de ta question « Y a-t-il une différence morale entre manger un animal qui a été bien traité mais tout de même tué à la fin et manger un animal dont la vie a été une torture de bout en bout? » puisque les animaux vivent là leur vie sauvage jusqu’au moment de leur mort.

    Je crois que ce qui dérange aussi c’est le fait de tuer et de manipuler une arme. Je n’ai jamais demandé à mon grand-père ce qu’il pensait de cet aspect mais je sais que ce qui lui plaisait beaucoup dans cette activité, c’était d’être dans la nature et de passer un moment au calme avec son chien.

    Comme toi, je me demande si la société évoluera sur ce sujet… et je me dis que je dois moi-même être assez hypocrite. En effet si je devais me procurer la viande « à la source » et donc égorger les poulets ou briser le cou des lapins comme je l’ai vu faire à la ferme (sans parler du travail entre cette étape et celle où l’on obtient la viande que l’on peut cuisiner)… je deviendrai végétarienne sur le champs car j’en serais incapable!

    • 47
      2 mars 2015 - 11 h 24 min | Permalien

      Hello Junelle, merci pour ton commentaire.

      En fait, pour la chasse je suis de parti pris car je viens moi aussi d’une famille de chasseurs. Mon père a chassé jusqu’à mes 7 ans environ (mon oncle continue à chasser et pêcher…. mes grands parents paternels étaient tous deux chasseurs et nous avons encore le fusil de la grand mère à la maison), puis il s’est mis au golf et a continué à aller en forêt pour chercher des mures sauvages et des champignons.

      Gamine, je détestais ouvrir le frigo et y trouver un faisan ensanglanté, et j’ai constaté que lorsque mon père a arrêté la chasse ça n’a quasiment rien changé à notre régime alimentaire car de toute façon, comme pour lui c’était un loisir et qu’il n’avait pas beaucoup de temps pour chasser, le gibier qu’il rapportait était anecdotique.

      J’ai bien conscience du fait que certains chassent encore pour se nourrir, mais pour beaucoup (en tout cas pour les chasseurs que j’ai côtoyés) ce n’est pas le cas : manger du gibier n’est qu’une petite part du plaisir, il y a aussi l’événement social (sortir chasser en groupe…. la chasse à courre relève carrément du rituel), la ballade dans la nature (mais pour ça, pas besoin de fusil) et l’excitation de la chasse, considérée alors comme un sport.

      Par contre, l’argument de Mirza sur les espèces trop envahissantes fait mouche chez moi : mes parents vivent en ville mais au bord d’une grande forêt, et il y a quelques temps il y a eu une invasion de sangliers, qui ont commencé à faire des dégâts (ceux-ci déboulaient comme des fous, y compris sur la route que je prenais pour aller à l’école quand j’étais gamine). Le problème a été réglé grâce aux chasseurs.

  • 48
    Pamina
    27 février 2015 - 20 h 29 min | Permalien

    Franchement, il n’est pas facile ( je n’ai pas dit il est impossible) de suivre un régime végétalien sans faire de carences à long terme. Il faut être ultra pointu en nutrition.

    Pour ma part, je suis diabétique et je suis un regime cétogène .( par choix personnel parce que c’est pour moi la seule façon d’équilibrer mon diabète sans utiliser des litres d’insuline et donc prendre 30 kg)
    Absolument incompatible avec un regime végétarien, hélas, car le sort des animaux ne m’est absolument pas indifférent.

    Et je pense moi aussi, que nos descendants seront horrifiés d’apprendre comment on les traitait au XXIÈME siècle .

    • 49
      2 mars 2015 - 11 h 27 min | Permalien

      Pamina, merci pour ton commentaire. En effet, ces régimes ne sont pas pour tout le monde. Je suis épatée que tu réussisses à gérer aussi bien ton diabète ! je ne connaissais pas le régime cétogène, je me coucherai moins bête ce soir.

  • 50
    28 février 2015 - 12 h 47 min | Permalien

    Oh la la, j’aime beaucoup ce genre d’articles, où des personnes « connues » parlent de choses parfois méconnus (ou mal-connus). Ça ouvre le débat, c’est tellement bien ! ^-^
    Pour ma part, je lorgne sévèrement vers le végétarisme. Je trouve le Vegan trop extrémiste, mais en revanche je suis pour le bien-être animal : je fais attention à la provenance de mes aliments, je guette les produits et cosmétiques non-testés sur animaux, etc.
    Mais mon problème principal, c’est ma santé : je fais rapidement des carences, surtout en fer. Donc supprimer totalement la viande rouge, c’est difficile pour moi sans suivi médical. Et là on tombe dans ce qui pourrait devenir une grosse contrainte : et moi non plus, je n’ai pas envie de me culpabiliser et de me compliquer la vie à outrance. Mais ce qui est triste dans l’histoire, c’est que je n’aime pas la viande, je n’y trouve aucun plaisir !
    Pour le moment, mon plan d’action c’est : faire attention à la provenance de ma nourriture. J’évite les supermarchés, que je trouve plus monstrueux qu’autre chose. J’achète un peu en magasin bio (mais mon porte-monnaie à mal). Auparavant j’habitais dans une grande ville et je profitais des « Ruche qui dit oui ». Maintenant que j’ai déménagé dans une plus petite ville, je me fournis en légumes, œufs et fromages dans une ferme pas loin de chez moi (en plus on peut voir leurs animaux en y allant, je suis toujours comblée de voir les poulettes dans une grande prairie où elles peuvent s’ébattre et caqueter à volonté. Ça donne envie d’être une poule). C’est beaucoup moins cher et bien meilleur ! Seul inconvénient : En hiver, c’est sure que je ne mangerai pas de tomates, de fraises, etc… Est-ce que ça me gêne ? … Une fois que j’ai comparé la tomate de supermarché et la tomate de mon fermier, l’attente est très supportable :)
    Je me dis qu’à l’occasion, je verrais avec mon médecin pour établir un régime qui me permettrait de baisser (ou supprimer) ma consommation de viande sans que ma santé en pâtisse. Mais je me vois très bien juste limiter ma consommation, m’arranger pour ne manger que ce que mon corps à besoin. Certes, les animaux n’en seront pas « un peu moins mort »… Mais si tout le monde mange « un peu moins » de viande, il y aura « beaucoup moins » de morts ! Et peut-être que ça fera tomber les élevages-tortures, surtout si les « un peu moins mangeurs de viande » consomment de façon plus responsable ! Là je deviens un poil utopiste, mais qui sait ?! ;)
    Pour ma part, j’ai lu « Solutions locales pour un désordre globale », qui traite de beaucoup de problèmes sur l’agriculture (et qui esquisse des solutions, ouf !), et ce livre a complètement changé ma vision des choses. Du coup ça m’a aussi pas mal aidé à établir mon plan d’action sur comment j’envisageais mon alimentation selon mes convictions !

    • 51
      2 mars 2015 - 11 h 29 min | Permalien

      Merci Lunalithe, je vais tacher de mettre rapidement la main sur ce livre !

    • 52
      3 mars 2015 - 12 h 07 min | Permalien

      J’ai vu un reportage il n’y a pas longtemps qui porte le meme nom que le livre que tu cites, est-ce qu’il y a un lien ou c’est un hasard? https://vimeo.com/70956171

      • 53
        Lunalithe
        4 mars 2015 - 10 h 45 min | Permalien

        Ce n’est pas un hasard : le livre est la version écrite des interview de ce reportage ! C’est bien vu !
        Tu en as pensé quoi du coup ?

  • 54
    Ludivine
    28 février 2015 - 19 h 15 min | Permalien

    D’abord cest toujours un plaisir de te lire meme lorsqu’il ne s agit pas de couture.
    Ensuite, je pense que c’est sain de se poser des questions.
    Pour ma part, je mange de la viande et, à moins d’un choc psychologique non maîtrisable, je ne m arrêterai jamais car ca répond a un besoin de l homme.
    Et cest a mon goût.
    Et ça fait partie de la chaîne alimentaire. Les animaux se font manger tous les jours par d autres bêtes que l’homme.
    Maintenant, l élevage intensif, la maltraite des animaux est une aberration. Au même titre que la culture intensive ou le gavage de la terre pour une production de céréale au delà des besoins des humains. Il ne faut pas se leurrer le problème dans le fond est bien davantage lié aux abus et à la manière de consommer que ce que l on consomme.
    J interrogerais volontiers les Vegans pour savoir s ils arrivent à avoir une alimentation équilibrée tout en respectant le rythme naturel saisonnier de production responsable des légumes et céréales.

    Et pour terminer sur une note poétique, si l on ne mange pas d œuf car il est « les règles de la poule », il est bon à savoir que les légumes, fruits et céréales se sont nourris des productions fécales des animaux pour grandir !

    • 55
      2 mars 2015 - 11 h 30 min | Permalien

      Ah, poésie, quand tu nous tiens….. Merci Ludivine pour ton commentaire !

  • 56
    billevesée
    1 mars 2015 - 10 h 38 min | Permalien

    Je connaissais assez mal le Vegan; après une recherche, voici ce que je trouve:

    http://www.francetvinfo.fr/societe/infographie-la-vie-quotidienne-d-un-vegan-est-elle-un-enfer_558239.html

    et j’en conclus que ce n’est pas raisonnable de vivre ainsi…(attention aux préservatifs! ☺).Bien sûr, on doit pouvoir adapter ce mode de vie, mais quand même…

    • 57
      2 mars 2015 - 11 h 32 min | Permalien

      Hello Billevesée, merci pour le lien. En effet, être vegan est une gageure, et d’après les commentaires précédents cela ne peut convenir à tout le monde pour des raisons de santé. Mais beaucoup vivent ainsi et en sont satisfaits, comme quoi ce n’est pas impossible si on prend vraiment la peine de se renseigner.

  • 58
    1 mars 2015 - 23 h 01 min | Permalien

    Ça change un peu comme article mais c’est toujours aussi réfléchi chez toi !

    Je vis avec un végétarien (qui ne voit pas pourquoi il faut tuer pour se nourrir + problème écologique de l’agriculture intensive) depuis plusieurs années et à force, on a converti la famille aux recettes végétariennes (même à Noël !). Mais j’avoue que des fois c’est pesant, il y des tonnes de resto où tu ne peux pas aller (les meilleurs !!), les gens sont souvent perdus à l’idée de te faire à manger et si tu enlèves les produits « traces de poisson » en plus, ça fait beaucoup de choses théoriquement végétariennes (pâtes fraîches…) que tu ne peux pas consommer (oui, mon chéri est extrémiste). Par contre, on est pas du tout tofu, soja et tous les produits pensés pour les végétariens.

    Je mange encore de la viande /du poisson au resto chez des amis ou au boulot, par goût, par facilité (pour ne pas casser l’ambiance à chaque invitation…) et puis parce que je considère que si tout le monde consommait aussi peu que moi il y aurait moins problèmes écologiques (et de « maltraitance » liée au rendement, au moins).

    Franchement, le côté « social » de la nourriture est important pour moi alors cette façon de faire me paraît pour l’instant un bon compromis. Je suis d’accord avec toi pour faire attention à l’origine des aliments, si les animaux sont « mieux mal traités », c’est déjà ça, non ?

    Le végétalisme n’est même pas une option pour moi, c’est sûrement très égoïste mais la nourriture est aussi un plaisir pour moi (et le fromage et le beurre font partie de ma vie hihihi)

    Et pour les pistes, on a quelques livres de recettes végétariennes pas mal du tout :
    Marabout chef hors série cuisine végétarienne
    Hachette cuisine -fait maison- végétarien
    Cuisine minute par marabout Petites recettes végétariennes

    Et les blogs, aussi, évidemment.
    Et pour les restos, l’Indien !!!!

    Bon changement ;-)

    • 59
      2 mars 2015 - 11 h 33 min | Permalien

      Chouette, merci Cécile pour les références !

  • 60
    1 mars 2015 - 23 h 12 min | Permalien

    Quand j’avais 14 ans (ma doué, ça fait un bail, plus de 20 ans), un soir, comme ça, j’ai décidé de ne plus manger de viande. Ma famille m’a prise pour une allumée totale (c’était pas trop la mode à l’époque), une lubie d’ado, mais la viande me révulsait tellement que ça n’a pas été difficile de tout arrêter du jour au lendemain (et je crois que plus ma famille prenait ma décision par dessus la jambe, plus je me braquais et je persévérais…).
    Bref, je n’ai pas mangé de viande pendant 17 ans. Je ne me considérais pas comme végétarienne, parce que je mangeais des oeufs et occasionnellement du poisson.

    Et une petite fée s’est installée en moi et a grandit, grandit, grandit, se gorgeant de toutes les bonnes vitamines et autres sels minéraux de mon corps, et me laissant peanuts. Et ce malgré les divers compléments alimentaires. À tel point que remanger de la viande a été une prescription médicale. Ça a été très difficile, ça me dégoûtait, je n’avais plus les papilles nécessaires pour apprécier le goût de la carne. Mais petit à petit, le goût m’est revenu, et j’ai commencé à aimer manger de la viande. Et je suis tombée dans l’excès inverse, à manger des protéines animales deux fois par jour, régime hyperprotéiné en somme.

    Et une troisième petite fée s’est installée en moi. Pas de carence pour cette grossesse, mais un autre souci : des calculs rénaux, des douleurs atroces et des hospitalisations. Ma petite fée est parmi nous depuis 7 mois, les calculs se sont calmés, mais c’est l’urologue, maintenant qui me dit de freiner sur les protéines (et les produits laitiers) afin de ne pas favoriser la fabrication de cailloux.
    Alors aujourd’hui, on réapprend à manger différemment. De la viande, du poisson ou des oeufs une seuls fois par jour (maximum, parfois on zappe), protéines végétales le reste du temps.

    Comme quoi, les régimes alimentaires varient au cours d’une vie.

    Par contre, j’ai du mal avec les personnes qui se revendiquent végé (tarien, talien), parce que je les trouve souvent trop revendicatifs, limite intolérants. Lorsque je ne mangeais pas de viande, j’étais la cible de leurs discours parce que je mangeais des oeufs ou du poisson. Si je taisais ce détail, c’étaient les végétaliens qui me gonflaient avec mon fromage et mes yaourts…

    Je pense que l’essentiel, c’est d’être en accord avec soi-même et de s’assumer. Mange ce que tu veux, de la façon que tu veux. C’est ton corps, ta vie, tes décisions.

    (et entre nous, je crois que l’homme est naturellement omnivore, mais si je le dis trop fort, je vais me faire lyncher…)

    • 61
      2 mars 2015 - 11 h 41 min | Permalien

      Merci Carotte, c’est très intéressant de te lire !

      Pour le côté vindicatif/intolérants des végé militants, en fait ça ne me gène pas tant que ça car étant moi-même féministe je suis habituée à me faire envoyer paître par des gens que je saoule avec mon discours.

      J’ai donc beaucoup de respect pour les gens qui ont des convictions et qui n’ont pas peur de se faire mal voir en en parlant. mais évidemment il y a militant et militant (parfois, j’ai envie d’envoyer des beignes à certains imbéciles qui se disent féministes et nuisent au discours général en étant tout simplement chiants, et pas du tout réflexifs dans leurs discours…. Quand tu essaies d’être crédible et qu’à côté une andouille arrive en sortant un truc con pour te soutenir, c’est agaçant… quelque chose me dit qu’on retrouve ce genre de débordements chez les végé).

  • 62
    mulholland
    2 mars 2015 - 0 h 17 min | Permalien

    ton post m’interpelle parce que je suis dans le même type de questionnement.
    je mange de la viande, j’aime ça ( moins que toi apparemment ;) ) mains j’en mange peu ( une à deux fois par semaine, mais ces deux fois par semaine, je ne pourrais pas m’en passer pour l’instant.
    je commence à m’intéresser aux alternatives aux protéines animales pour compenser et compléter cet apport.
    je ne suis pas spécialement émue par le fait de tuer des animaux pour manger ( ce que l’homme fait depuis qu’il est homme) en revanche les élevages intensifs m’écoeurent et je ne me fournit en viande que chez des producteurs locaux que je connais

    jusqu’à récemment les produits laitiers étaient la base de mon alimentation surtout les yaourts et les fromages; jusqu’à ce que je lise « lait, mensonges et propagande » que je te recommande. le livre est bien documenté et démonte les arguments de l’industrie laitière qui nous fait croire ( au détriment de notre santé et je ne parle pas des intolérants au lactose) que le lait est un aliment sain et indispensable. l’auteur conseille de ne manger qu’un produit laitier par jour.
    ce que j’ai fait sans véritable difficulté à mon grand étonnement moi qui était capable de faire des km pour acheter des yaourts pour mon petit déjeuner.
    donc au total, je mange plus de légumes secs, d’oléagineux, d’avocats et de céréales completes et j’aime beaucoup ça et du poulet et de la viande rouge de temps en temps

  • 65
    2 mars 2015 - 10 h 46 min | Permalien

    Je suis contente de lire ton post et je vais aller consulter tes liens avec grand plaisir ^^

    En fait, je suis pas une grande carniste, je ne prends pas de plaisir à manger une pièce de viande seule. Par contre, j’aime bien quand elle est cuisinée en plats familiaux type boeuf bourguignon, poule au pot etc.
    J’ai jamais été très viande, déjà petite, je ne voulais pas manger Panpan non plus :D !
    Etudiante, j’étais fauchée et la viande a disparu de mon alimentation… Sauf que je n’ai pas bien fait les choses et que j’ai souvent des carences en vitamine D et de l’anémie.
    Je ne mange plus non plus de lait ni de yaourts car je ne les digère plus, sauf quand le lait est cuit (gâteaux, béchamel…)

    Aujourd’hui, je remange plus de viande (mais plus de poisson, merci Arte) mais j’aimerais en manger moins et surtout la remplacer correctement.
    Le soucis, c’est que je suis désemparée devant la chose. La dernière fois, j’ai voulu faire une recette végé d’un bouquin, et il fallait du quorn. Quand j’ai vu que c’était disponible sur commande dans certains magasins bio, ça m’a découragée. Déjà, on essaie de faire attention et on va dans 3 magasins différents faire des courses (enfin on allait, il y a du laisser-aller…) mais je me dis que si, en plus, il faut jongler entre plusieurs magasins pour trouver ce qu’il faut…
    En plus, tout cela est assez populaire en ce moment et je pense que beaucoup surfent sur la vague sans proposer de contenus vraiment de qualité. J’ai acheté un livre de cuisine végé il y a 2 ans et honnêtement, c’est pas bon, les saveurs ne se marient pas ou alors c’est sans goût. Certains aliments sont juste introuvables. Mais je refuse de croire que c’est une généralité et que devenir végé soit synonyme de complexité.
    J’ai juste besoin de faire le tri et de lire les bonnes choses pour faire la transition en douceur.

    Ton article me re-motive ^^, je vais aller voir le blog de cette fameuse Cléa.
    Récemment, ma mère m’a filé aussi des recettes de ses Prima et franchement, c’était pas mal, avec des ingrédients simples. Je vais donc revenir lire vos commentaires et noter toutes les lectures de qualité, qui font avancer que vous proposez.

    • 66
      2 mars 2015 - 11 h 47 min | Permalien

      Hello Sandra, merci pour ton commentaire.

      En effet, c’est la plaie de devoir courir dans trois magasins pour acheter sa liste de course…. Je crois que les quelques personnes ayant suggéré de s’intéresser aux cuisines étrangères nous mettent sur une bonne piste : par exemple, la cuisine indienne est délicieuse et complète, et comme j’ai la chance de vivre dans une grande ville à priori je peux trouver tous les ingrédients sans souci dans un seul magasin de ma connaissance.

      • 67
        3 mars 2015 - 16 h 17 min | Permalien

        Oui, tu as raison ! Quand j’étais étudiante, j’avais une bible : La cuisine indienne végétarienne que j’avais acheté chez Maxi-livres à l’époque. Je l’ai prêté il y a une dizaine d’année et on me l’a jamais rendu, je ne l’ai jamais retrouvé. J’aimais bien ce livre, j’avais fait beaucoup de recettes.

        • 68
          8 mars 2015 - 10 h 53 min | Permalien

          Hi hi hi, c’est rigolo, c’était aussi ma bible d’étudiante (j’avais aussi pris la cuisine chinoise végétarienne, mais c’était pas top), mais celui-là, pas question de le prêter, il trône encore en bonne place dans notre bibliothèque de cuisine

  • 69
    melanie
    2 mars 2015 - 14 h 54 min | Permalien

    la ruche qui dit oui, c’est mieux que le supermarché, mais certains aspects de l’organisation sont contestables… une AMAP, un magasin de producteurs c’est plus « direct » ? il faut trouver les bonnes solutions dans chaque ville ! bonne continuation !

    • 70
      5 mars 2015 - 12 h 36 min | Permalien

      Mélanie, intriguée je suis : quels sont les côtés contestables selon toi ?
      Le souci des amap, c’est que j’ai testé et qu’on me collait toujours du chou, dont j’ai absolument horreur…. La ruche qui dit oui me permettrait de n’acheter que ce que je suis certaine de cuisiner…
      Une autre solution serait de m’entendre avec quelqu’un ayant une voiture et d’aller de temps en temps nous fournir directement dans une ferme en dehors de Bruxelles, mais il faudrait trouver une ferme qui fasse de la vente directe ainsi.

  • 71
    2 mars 2015 - 19 h 06 min | Permalien

    me destinant à l’élevage (de chèvre avec transformation laitière + pâturage)…je rejoins tout à fait le commentaire très intéressant de Rémi.
    Effectivement , les « petites terres » étaient destinées auparavant aux animaux (luzerne, pâture). Malheureusement, pour différentes raisons, l’élevage disparaissant de plus en plus en France, ces pâtures sont actuellement de plus en plus retournées pour devenir des cultures (blé, colza et autre orge principalement) qui nécessitent beaucoup d’intrants chimiques dont les désherbants et l’azote. Ces petites terres, étant plus « superficielles », vont laisser filtrer ces intrants plus facilement vers les nappes phréatiques et donc polluer notre eau. On retrouve surtout des nitrates dans l’eau mais aussi deq molécules issues des désherbants.
    Ainsi, l’élevage est aussi nécessaire pour valoriser toutes les terres, et éviter de polluer et industrialiser les cultures.

    Voilà pour la parenthèse agriculture!

    Mais pour le reste, je suis convaincue que la viande est différente gustativement mais aussi moralement, lorsqu’elle provient d’un élevage de petite taille, avec une attention particulière portée aux animaux plutôt qu’un élevage industriel. Ayant travaillé en élevage, visité des abattoirs et des élevages de tous types, je mange difficilement du porc issu d’élevages industriels et donc les produits carnés des supermarchés!
    pour moi, trouver un équilibre alimentaire en mangeant moins de viande mais de la meilleure viande, locale…etc. c’est aussi trouver une équilibre environnemental, tout est dans l’équilibre et la justesse!

    Lorsque j’aurai mes chèvres…je t’invite chez moi pour voir la différence?

    • 72
      5 mars 2015 - 12 h 37 min | Permalien

      Lachouxfleur, ne lance pas d’invitation comme ça malheureuse, je suis bien capable de débarquer tellement c’est tentant !

      Merci beaucoup pour ces informations très intéressantes, et bravo pour ce projet d’élevage.

  • 73
    Cilou6
    3 mars 2015 - 8 h 35 min | Permalien

    Encore un long commentaire disparu quand je pars chercher un lien. *soupire *
    Bon, j’apprends à me servir de la tablette et ensuite, je commenterai.

    Quelques exemples autour de moi :
    Ma meilleure amie vit en Allemagne. Son fils aîné ( puis son second fils quelques années plus tard ) est devenu végétarien suite à une visite d’école dans un élevage bovin. Il a simplement arrêté de manger de la viande, porter des chaussures en cuir, etc. Rien qui vienne d’un animal mort. Mais il mange laitage et oeufs, car traire une vache ( ou faire pondre une poule ) ne la tue pas. Quand tu sais qu’en outre son mari n’aime pas le fromage, et qu’elle même est au régime permanent, jene sais pas comment elle fait pour organiser un repas de famille.
    Ma soeur aînée a du arrêter le lait de vache et les oeufs pour des raisons d’intolérance alimentaire. Elle dont l’alimentation ( regime proteiné a but d’amincissement ) était basée sur les laitages et les oeufs, a du complément repenser son alimentation. Finalement, les fromages frais ( ou secs ) de chevre et de brebis, c’est « vachement « bon aussi.

    En bref, Talleyrand disait que tout ce qui est excessif est insignifiant. Equilibre, raison et tolérance sont mes guides en matière de nourriture.
    En plus qu’il paraît que le tofu c’est mauvais pour la santé (soja transgénique majoritaire ) et mauvais pour la planète (cultivé au Brésil au détriment de la forêt amazonienne). Et puis ça n’a pas de goût (comme le riz, ça prend le goût de la sauce quoi). *n’aime pas le tofu *
    *aime le riz *

    En plus, je suis d’accord avec ceux qui ont dit que l’être humain est au sommet de la chaîne alimentaire. C’est d’ailleurs sans doute à l’origine de la surpopulation qui entraîne la nécessité de produire de la nourriture en grande quantité. .. De là à prôner « une bonne guerre  » ou la réintroduction des loups ou des tigres à dents de sabre, il y a un pas. Que je ne franchirai pas .
    Le gaspillage dans nos sociétés où l’on consomme des produits ultra transformés comparé à la famine dont souffre la majorité des être humains. Bref, j’achète des produits de base que je cuisine moi même (ou mon homme même ) et que je congèle.

    Tu as vu ce diaporama qui montrait un mois de courses pour une famille dans différents pays? Manger ou oas ceci ou cela est uneqquestion qu’on ne se pose pas quand on a faim… moi, je mangerai probablement du rat ou des larves (ou même peut être pire) si j’ai vraiment faim (cf. Ghetto de Varsovie ou autres exemples d’accidents d’avionsddans les Andes)

    Courage dans ta démarche, mais ne te prend pas trop la tête :)

    Bisouxxx
    Cilou
    (je cherche le lien et le posterai ensuite ).

    • 74
      5 mars 2015 - 12 h 39 min | Permalien

      Hello Cilou, merci pour ces info et le lien très instructif !

  • 75
    Cilou6
    3 mars 2015 - 8 h 42 min | Permalien

    Le lien vers le diaporama qui montre une semaine (et non un mois) de courses à travers le monde : http://www.dailymail.co.uk/news/article-2319825/The-great-global-food-gap-Families-world-photographed-weekly-shopping-reveal-cost-ranges-3-20-320.html
    Il n’y a pas de viande pour tous cela dit. ..

    • 76
      10 mars 2015 - 9 h 18 min | Permalien

      Bonjour, je vais dire un truc horrible (ou pas … mais bon, c’est la première chose qui me soit venue à l’esprit …).
      Dans le diaporama, vous trouvez pas qu’il y a peu de vin ?
      Je sais pas mais je pense que chez nous, on doit en consommer une par jour ! (& c’est des fruits, on a le droit !) & là, même la famille française, y en a qu’une ! Genre « nous ne buvons que le dimanche midi » ? Donc je me demande dans quelle limite c’est pas un peu du chiqué quand même … Je veux dire que je ne connais pas de famille où on ne boit pas un peu de vin à table … Ptet pas à tous les repas mais quand même ?!
      Par contre, je suis effarée par la quantité de plats touts prêts ! (Et de bouteilles en plastique !!!) Pas dans tous les pays, hein !
      Bon, OK, ça n’a rien à voir avec le sujet principal mais c’était la réflexion bête du jour !
      A côté de ça, pour des raisons de « santé » de mes filles, nous avons dû changer de régime, consommer moins de viande, plus de fibres, plus de fruits (de raisin lol) et aucun carence n’a montré son nez pour l’instant. Nous sommes devenus flexitariens par la force des choses et on s’en sort pas trop mal … Même si je ne suis pas réellement sensible à la condition animale (j’ai un chat par ex. Il mange des croquettes. Etre veggan implique aussi de maltraiter son chat en le faisant devenir végétarien ou de ne pas avoir d’animaux type chat – chien – boa – mygale – …), je suis consciente que l’élevage en batterie, c’est pas top … On peut aussi reparler de l’élevage intensif des moutons (en Australie par ex). A priori, on ne les mange pas, on ne les tue pas non plus, on les tond « juste ». & pourtant, ils sont maltraités aussi ! (Et beaucoup en meurent !)
      Bref, c’est un commentaire totalement décousu (et pourtant, je n’ai rien bu !) qui salue votre démarche de recherche et découverte d’une cuisine différente … L’essentiel est que le plaisir de manger reste entier (comme le lait) !
      (Le blog de Cléa est très bien, ses livres également)
      Bon courage et en attendant de voir des recettes sur le blog alors :)

  • 77
    mathurine
    3 mars 2015 - 10 h 15 min | Permalien

    Hello Saki!
    Chouette post comme toujours :-) .
    Depuis quelques années je suis passée à une cuisine éliminant au maximum toute production industrielle que ce soit végétale ou animale, locale ou exotique avec pour autre priorité que les produits soient les plus locaux possible. De manière progressive et donc sans sentiment de contrainte j ai décélère du supermarché à la supérette de quartier puis à biocoop plus marché et amap ( où je trouve légumes, oeufs,fruits, jus de fruit, pain, farines, parfois vin, huile et viande tout cela local sauf le vin :-) ! ). Déconnecter l argent du produit ( en amap ce que vous pauez mensuellement remunete le travail du producteur local en echange il produit pour l amap )est une expérience passionnante, remanger ce que la terre d ici et la saison produit l est tout autant. Je ne consomme plus, je fais de la cuisine pour nourrir ma famille :-) .
    Sinon et comme circule absolument n importe quoi comme info pseudo scientifique sur le  » régime  » végétarien et encore plus vegan un petit livre bien utile:
    Végétariens le vrai du faux de Anne jankeliowitch de delachaux et ni est le ( je l ai trouve à la médiathèque).
    Kaizen a aussi fait un supplément sympa ( sauf article de la diététicienne de service à fuir…).
    Dernière chose le vegan non- mode- ohcesttropin! est plus que un régime alimentaire c est surtout une philosophie et une spiritualite donc à respecter :-) .
    Douce réflexion à toutes et tous ! Et surtout plein de joie dans la cuisine!

    • 78
      5 mars 2015 - 12 h 40 min | Permalien

      Hello Mathurine et merci beaucoup pour ces références, qui vont donc rejoindre ma pile à lire d’urgence.

  • 79
    3 mars 2015 - 23 h 29 min | Permalien

    Euh, moi, j’voulais juste laisser un commentaire sur le magazine « tendance couture »mais je n’ai pas réussi donc j’aime bien les vaches , juste pour dire: « Il est vraiment moche ce magazine !  » :)

    • 80
      5 mars 2015 - 12 h 40 min | Permalien

      Du fil et mon… Ah oui, il est moche, ça on est bien d’accord, mais il est aussi super rentable alors on lui pardonne.

  • 81
    Vanessa
    5 mars 2015 - 18 h 48 min | Permalien

    Perso, je me suis rendue compte au fil du temps, en m’écoutant un peu plus, que je pouvais très bien me passer de viande plusieurs fois par semaines et j’ai commencé à m’intéresser à la cuisine végétarienne. Grâce à une collègue, j’ai aussi fait deux stages de cuisine végé pas trop loin de chez moi et je n’irais pas jusqu’à dire que ce fut une révélation mais certainement un point de départ très important pour moi.

    Non seulement, j’ai appris de nouvelles recettes et nouvelles cuissons que j’utilise toujours mais j’ai surtout retenu les éléments qui font qu’un carnivore (comme mon mari ou mes fils, surtout l’ainé) aura moins de mal à se passer de viande: de la mâche (faut mastiquer, quoi), du goût et du jus. Donc exit les trucs insipides et tout mous. Depuis, je fais des lasagnes aux ravioles poireaux/champignons, des gratins céréales/ratatouille, des currys de légumes avec des amandes pour le croquant très régulièrement et je persiste malgré mon pré-ado qui boude (« mais elle est où, la viande??? » « mais y en a pas besoin mon coeur… »).

    C’est pas toujours facile, je voudrais me renouveler un peu (mais la nana qui faisait les stages de cuisine a arrêté, dommage) mais je continue d’expérimenter grâce à des bouquins (merci Cléa!) et des blogs (Cléa, encore, Naturally Ella, Saines gourmandises pas végé mais « conscient » je dirais) tout en m’adaptant à mes envies, mes besoins et ceux de ma famille et en me/nous faisant plaisir, ce qui est bien le plus important.

    Enfin, si tu veux joindre couture et cuisine j’ai appris il y a peu que Vanessa Pouzet postait régulièrement des recettes végétaliennes ou au moins sans gluten. Ses photos sont superbes…

    PS: tiens, je crois que c’est mon premier commentaire alors que je te lis depuis, pfiou… longtemps! :-D

    • 82
      12 mars 2015 - 11 h 08 min | Permalien

      Bienvenue Vanessa, merci pour ce commentaire qui me donne aussi des pistes : depuis j’ai testé quelques plats dans lesquels j’ai rajouté du croquant (surtout des pignons de pin) et en effet mon copain apprécie beaucoup plus mes plats ainsi, merci pour le truc !

  • 83
    Mist
    6 mars 2015 - 13 h 15 min | Permalien

    Très intéressant, et moi aussi je me pose ce genre de questions ces derniers temps, surtout que d’un coté je ne trouve pas ça si « mal » de manger des animaux (alors que je trouve scandaleux qu’ils soient élevés dans la douleur et abattus dans la peur), et de l’autre, le blog de IV m’a fait me poser la question sérieusement de « pour quelle raison je mange de la viande? ». Et j’avoue ne trouver aucune réponse satisfaisante moralement. J’aime bien ce que m’a dit Lili il y a quelques temps, à savoir qu’elle n’en mangeait plus de son côté, mais parfois quand socialement c’est plus facile (invitations etc). Je trouve que c’est un bon compromis. Moi aussi je me demande si c’est ma seule éducation qui me fait trouver normal qu’on tue des bêtes pour se nourrir, et si j’aurais trouvé tout aussi normal l’esclavage, si j’avais été de ce temps. Et je serais parfaitement incapable de tuer ma propre viande (à moins de mourir de faim, mais là, c’est un autre cas).
    Là dessus, je vais voir la diététicienne, qui me dit que je ne mange pas assez de protéines, et spécifiquement de viande (je lui ai demandé si le lait/les protéines végétales ne pourraient pas remplacer, et non). Alors d’un coté, j’ai entendu/lu des choses qui disent que la viande est mauvaise pour la santé, de l’autre, elle, dont c’est le métier quand même, me dit qu’on en a besoin, car il n’y a pas les mêmes acides aminés dans la viande. Ayant étudié les protéines (biologiquement) pendant mes études, j’ai tendance à trouver que cet argument se tient. D’un autre côté, elle a sûrement suivi des études qui enseignent des dogmes, donc je ne la crois pas sur parole, mais quand même, je ne sais plus trop quoi penser…
    Tout ça pour dire que c’est compliqué, et que je comprends tes interrogations! D’ailleurs, si des gens ont des liens d’études scientifiques (j’entends avec une démarche scientifique valide) qui disent que la viande est mauvaise, merci d’avance!

    • 84
      12 mars 2015 - 11 h 10 min | Permalien

      Merci Mist pour cet avis très intéressant. Je ne savais pas que la viande apportait des acides aminés différents.

  • 85
    7 mars 2015 - 0 h 17 min | Permalien

    Je suis vegan… en fait pas à 100%! Je ne mange pas de viande, pas de produits laitiers, ni miel, ni oeuf. J’essaie d’éviter le cuir, la soie… Et je ne peux m’empêcher de tricoter de la laine ( oui, je sais, c’est pécher! ) Cela dit, je peux comprendre que ce soit difficile surtout quand on s’est laissé parfois tenté par du tout fait. Quand on est vegan, on doit souvent tout préparer et c’est fastidieux et pas facile d’avoir un plat avec un seul élément. Je me souviens que mon mari, il lui manquait la phase de découpage et mastication de la viande. En tout cas, tu peux faire des « Meatless Mondays » Ce serait un bon début…

    A bientôt

    • 86
      12 mars 2015 - 11 h 23 min | Permalien

      Hello Ally&Woozle, merci pour ce commentaire. En fait depuis 10 jours mon copain et moi sommes doucement passés à un régime sans viande plusieurs jours par semaine, à priori ça ne lui manque pas trop, et je suis les conseilles donnés plus haut par Vanessa en rajoutant du croquant pour satisfaire notre besoin de mastiquer.

      J’ai été étonnée de lire que tu ne consommais pas non plus de miel, je pensais que c’était bien le seul produit d’origine animale qu’on pouvait manger sans problème. Va falloir que je fasse gaffe à ne pas en mettre dans mes recettes quand je cuisine pour des végans…

      Pour le tricot…. En fait il existe plusieurs méthodes pour tricoter sans laine : Kaneh Bosem propose des fils à base de chanvre par exemple http://kaneh-bosem.com/
      J’en ai utilisé (le émalnge chanvre et coton) et le fil n’était pas désagréable, mais j’avoue que j’aurais du mal à ne tricoter que ça, donc pour l’instant je continue à acheter de la laine.
      par contre je vérifie la provenance du fil : je n’achète rien qui provienne des pays où le mulesing est encore autorisé http://fr.wikipedia.org/wiki/Mulesing

      Dans l’idéal, je n’achèterais que de la laine produite localement par de petites entreprises, mais le coût est lourd quand comme moi on tricote beaucoup. Je commence tout de même à me renseigner davantage sur des fournisseurs locaux.

  • 87
    Mist
    7 mars 2015 - 12 h 33 min | Permalien

    Des lundis sans viande? En ce qui me concerne, en tous cas en temps normal, je fais déjà des jours entiers sans viande (mais pas sans lait ni fromage ni cuir…). Meatless mondays, c’est sans rien d’origine animal?

  • 88
    Mist
    8 mars 2015 - 17 h 20 min | Permalien

    Ça consiste en quoi exactement « meatless monday »? Lundi sans viande seulement ou sans rien d’animal? Moi en temps normal je suis loin de manger de la viande tous les jours. Est ce que quelqu’un a des liens vers des études qui montrent que la viande n’est pas bonne pour la santé?
    En tous cas C’est un sujet très intéressant.

  • 89
    Mist
    9 mars 2015 - 14 h 27 min | Permalien

    Oups pardon. J’avais cru que ça avait pas marché mon message. Désolée

    • 90
      12 mars 2015 - 11 h 24 min | Permalien

      Aucun souci Mist, c’est la faute de mon blog : en théorie tous les comm’ sont publiés immédiatement sans vérification de ma part, mais mon anti-spam fait aprfois des siennes et bloque quelques messages, que je dois « libérer » manuellement, ce qui prend plus de temps.
      Le comble c’est que aprfois mes propres réponses au commentaires se retrouvent bloquées…

  • 91
    Natacha
    10 mars 2015 - 14 h 51 min | Permalien

    pfiouuuu… moi aussi je suis en plein questionnement. D’abord pour des raisons de santé (digestion très difficile), mais aussi d’environnement et j’avoue que plus le temps passe et plus j’ai du mal à manger de la viande sans penser aux animaux que je mange.

    Et ce n’est pas une question de sensiblerie mais simplement une question d’humanité. La plupart de la viande qui nous ai proposée aujourd’hui vient de l’élevage intensif et quand on voit dans quelles conditions les animaux vivent dans ces élevages, c’est juste innommable. Entre les poulets qu’on gave d’antibio pour qu’ils grandissent plus vite (parqués dans la pénombre, avec très peu d’espace, avec des fois leurs membres qui ne suivent pas la croissance générale), les porcs… Et qui dit élevage intensif dit culture intensive, destruction de l’environnement, moins de terres pour les habitants dans certains pays (sans compter que comme ils sont pauvres bin c’est pas grave s’ils s’empoisonnent!).

    Et pour moi, juste parce que nous sommes au sommet de la chaîne alimentaire, cela ne justifie aucunement de faire n’importe quoi. Le souci c’est qu’avec le système qui prévaut actuellement en agriculture, j’ai bien peur qu’on ait beaucoup de mal à revenir à des choses plus raisonnées.
    Il y a un livre très intéressant à lire à ce sujet. C’est un bouquin de Dan O’Brien qui raconte comment il a repris une ferme dans le Dakota du Sud il y a 20 ans avec des prairies ravagées par l’élevage intensif et comment il y a ré-introduit le bison (en refusant notamment de les bourrer d’antibios). Le bouquin s’appelle « Buffalo for the Broken Heart » en anglais.

    Et ll y avait un très bon article sur Libé hier http://www.liberation.fr/societe/2015/03/06/treize-raisons-de-lacher-le-steak-barbare_1215727

    Merci en tout cas pour cette réflexion et pour les commentaires qui sont tous très intéressants.

    • 92
      12 mars 2015 - 11 h 26 min | Permalien

      Chouette, merci Natacha, il a l’air sympa ce bouquin. Le fait que ce soit en anglais ne me gène pas, au contraire, ça me fera un peu bosser (je ne lis pas assez in english).

  • 93
    11 mars 2015 - 10 h 31 min | Permalien

    Ce sont des points de vue intéressants. Pour ma part, j’estime qu’il n’est pas bon d’éliminer totalement des choses. L’homme est omnivore et opportuniste. J’ai trop lutté à travers régime, problème de poids, effets yoyo, compulsions alimentaires provoqués par les comportements pré-cités pour me contraindre aujourd’hui à quoique ce soit. Pour être bien, j’ai besoin de manger ce que j’aime et comme je l’aime au moment où j’en ai envie. Ce qui s’est approché le plus de mon alimentation idéale, c’est le « régime paléo » enfin disons que je m’en inspire dans les proportions et dans l’idée que l’on doit pas forcement manger moins de viande mais choisir une bonne viande mais je ne le savais pas avant de voir un reportage hier. J’ai visité des élevages porcs intensifs et on sort de la dedans en jurant de ne plus jamais manger un travers de porc. Avec le bio c’est déjà un peu mieux, mais le bio est victime de pas mal de travers par sa définition assez large qu’en a fait la grande distribution. Bref, rien n’est évident, mais consommer près de chez soi et voir ce que l’on mange me semble la meilleure solution, je vois les veaux que je vais faire manger à mes enfants parce qu’ils paissent devant chez moi, l’exploitant nous a ouvert sa ferme sans réserve c’est une tout autre relation à la nourriture.

    • 94
      12 mars 2015 - 11 h 29 min | Permalien

      Merci Furette qui coud, en fait on se rejoint bien sur cette notion de contrainte : j’ai moi aussi subi les effets néfastes des régimes à répétition et depuis j’ai pris conscience du fait que c’était la frustration qui était mon ennemie, pas la nourriture.
      Plus je lis les commentaires, plus je me dis que je vais me contenter de faire de mon mieux, sans me priver si j’ai vraiment envie d’un truc ou si je suis chez quelqu’un…

  • 96
    12 mars 2015 - 14 h 10 min | Permalien

    je t’aime je t’aime je t’aime, toi ^^ c’est dit !!
    je lis cet article trois ans après la bataille, on s’en fout : il est génial ! j’adore ton honnêteté intellectuelle (mettre tous les arguments même les moins rationnels mais qui nous sont constitutifs, dans la balance) et certaines phrases sont carrément hilarantes !
    Je ne suis pas une viandarde dans le sens où si j’aime certaines viandes, je n’adore pas les cuisiner et je m’en passe bien … mais les oeufs/lait/fromages voire charcuterie pour être honnête, j’aime bien (mais pareil, je n’en fais pas des excès)

    J’ai comme toi changé pas mal ma façon de cuisiner par rapport à celle qui était traditionnelle dans ma famille … j’aime m’adapter aux convives (viande pour les beaux-parents, ou végétarisme/allergies pour d’autres), mais au quotidien je fais au plus pratique : ce qui se trouve dans les magasins (sans courir par principe les magasins bio tout le temps), ce que j’ai le temps de cuisiner, ce que je sais faire sans réfléchir …

    je crois (sans en faire un slogan agressif !) que le pragmatisme reste de mise comme pour bcp de sujet : on est le résultat de éducation+environnement+réflexions = un pot-pourri pas toujours rationnel aux yeux des autres ^^ … tant qu’il y a bel et bien la composante « réflexion » et aussi « tolérance », je crois qu’on est sur le bon chemin !

  • 97
    12 mars 2015 - 14 h 20 min | Permalien

    je rebondis sur l’affaire du poulailler : ici, nous faisons poulailler commun avec 2 autres familles de voisins (11 poules pour 3 foyers) et en l’occurrence les bestioles ne sont pas sur notre terrain … c’est un super compromis pour que chacun puisse partir en we/vacances quand il veut ; pour partager les corvées de nettoyage, et pour le dire bêtement « ça crée du lien » !! on se connaissait déjà évidemment, mais nous sommes 3 générations ainsi concernées, le papy voisin et mon fils rangent les graines ensemble, les enfants des uns et ceux des autres font la récolte ensemble … ça y est, je vois les étoiles dans tes yeux ;)
    Tout ça pour dire : le poulailler, ça peut se faire d’une façon inattendue et plus simple finalement !

    (bon, mais maintenant, je voudrais une ruche aussi … mais comme dans la région ya plein de producteurs amateurs qui en font du bon, on se fait un plaisir d’acheter chez eux !)