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Tutoriel – dessin technique et tissu

Puisque mes petits dessins techniques intéressent du monde, j’ai commis un tutoriel.

Pour info, l’app que j’utilise est sans prétention : pas chère (6,99€ en achat définitif), intuitive. Elle propose peu d’actions possibles comparé à des géants comme procreate mais on peut tout de même faire beaucoup de choses avec. Si vous avez déjà vu passer mes illustrations, je ne les fais qu’avec cette app.

Évidemment, il existe d’autres app, d’autres moyens d’arriver aux mêmes résultats…  Je propose juste une façon de faire.  Have fun !


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Je manche, tu manches, nous manchons

Il pleut ! Et je crois avoir déjà signalé que « moi pas aimer le froid, surtout mouillé ».

Pour continuer à aller bosser à vélo sans me retrouver trempée et de mauvaise humeur, j’ai improvisé des manchons de guidon avec ce que j’avais en stock. Mais… pourquoi ça plutôt que des gants ou moufles étanches ? Ce serait moins chaud ou trop épais à mon goût, je préfère garder les doigts bien flexibles.

Sans appeler ça un tutoriel, j’ai pris quelques photos des différentes étapes, si jamais ça intéresse du monde. Mais garde bien en tête que c’est ma première version, et donc que ce système peut sans doute être amélioré.

Pourquoi ces choix de matériel ?
  • le softshell a une face déperlante pour protéger de la pluie, l’autre en polaire fine, il est aussi respirant (car pas tout à fait imperméable) et bien plus agréable à coudre et porter que les tissus enduits. En prime je l’avais en stock : il s’agit d’une grande chute du coupon utilisé pour mon manteau de pluie (ouais, la classe à Dallas : les manchons sont assortis à ma tenue !)
  • j’ai tout de même ajouté une doublure en polaire épaisse parce que mes gants ne sont pas très chauds (et de toute façon je les ai perdus)
  • le biais réfléchissant est là pour me rendre plus visible des voitures, mais aussi pour faire une finition fine sur les bandes destinées à resserrer le système : le softshell est un tissu un peu épais, en double épaisseur ce serait trop pour mes boutons pressions en résine

Ça ne se voit pas sur les photos mais la doublure fait deux cm de moins au niveau de l’ouverture pour les main, ce afin d’éviter les épaisseurs superflues pour l’ourlet, mais aussi d’avoir le softshell qui rentre un peu plus à l’intérieur, et donc éviter que la polaire ne prenne la pluie. De plus je n’ai pas mis de système pour serrer au niveau des poignets pour des raisons de sécurité : il est essentiel de pouvoir rapidement sortir ses mains.
LE défaut du truc : je ne peux plus utiliser la sonnette quand ma gauche est dans le manchon, mais de toute façon je m’en sers très rarement.
Suis-je parée ? Non ! maintenant tout ce qui manque à mon bonheur c’est un pantalon de pluie, mais je n’ai pas de tissu adéquat en stock. Zuuuut alors; me voila OBLIGÉE d’aller chez mon dealer pas cher préféré pour en trouver.

Mauvais choix #1 : le sac

Y’a des jours semaines mois comme ça, on (sous-entendu : moi-je) est trop feignasse pour réfléchir et vlan, on choisit un mauvais patron.

C’est le cas pour ce sac. En parcourant le tutoriel paru dans un Burda Facile je me suis dit « Ah tiens, l’idée est sympa MAIS on ne voit pas de photos de profil du sac à dos / les fournitures conseillées me font penser à un placement de produit / ça fait plus tutoriel de blog que truc pro de magazine qui a fait ses preuves… » . Et bein surprise (en fait non) c’était bien le cas.

Mais présentons d’abord la bête : j’ai longtemps cherché un patron de sac à « trucs du bébé » vraiment pratique, c’est à dire qui tienne bien en place que je porte le bébé devant moi, dans mon dos ou qu’il soit simplement dans sa poussette. Avec en prime une bonne contenance et un look sympatoche.

Révélation : pour l’usage que nous en faisons, le top of the top c’est un modèle transformable dont on peut déplacer les bretelles pour en faire au choix une besace, courte ou longue, ou un sac à dos.

Je déconseille fortement ce tutoriel car, bien que les photos donnent envie, à mon avis c’est de la grosse daube publicitaire pour vendre des fournitures gadget au lieu d’apprendre à bien faire les choses.

N’ayant nulle envie d’acheter les trucs en question, je me suis dépatouillée avec ce que j’avais sous la main et j’en ai profité pour ajouter une doublure en tissu enduit (Ikéa), car qui dit sac à couche/biberon dit fort risque de fuites de liquides potentiellement immondes.

De plus je n’ai pas gardé les même mesures (y compris pour les sangles, qui ont été diminuées de 7 bons cm, mauvais tutoriel vous dis-je !) et j’ai triplé le fond avec quelque chose de plus costaud que l’entoilage préconisé, qui se serait déformé au moindre poids. J’ai utilisé un truc dont j’ai totalement oublié le nom, promis je le mets ici dès que je remets la main dessus… Il s’agit d’une espèce de feutre épais facile à coudre et qui passe en machine.

Ce tissu d’ameublement London map, j’en rêvais mais à 25€ le mètre au Chien Vert c’était niet, nada, jamais d’la vie ! Et puis, ma doué béniguet, quelle ne fut pas ma surprise de le trouver sur un marché aux tissus à 8€ le mètre. J’ai dégainé direct le porte-monnaie, vous allez donc le revoir par ici.

Suis-je contente ? Non. Le résultat est sympa et correspond à ce dont nous avons besoin mais je vois plein de petits défauts, en particulier le fait que porté dans le dos, de profil, c’est assez moche. Si c’était à refaire je m’inspirerais plutôt de l’un de ces sacs :

Arina Rasputina | Blue Calla

 

À très vite pour un second patron pourri semi plantage, cette fois au tricot et à base de rayures et rangs raccourcis, qui comme vous pouvez le constater ne font pas bon ménage.

 

Balles Montessori

Héééééééé non…. Je ne viens pas encore vous annoncer l’arriver d’Azadî.

Le petit flemmard se fait attendre, mais il faut dire qu’il reste 3 jours avant le terme officiel, il a donc tout à fait le droit de profiter de sa location jusqu’à la fin. En fait, comme je suis une proprio sympa, je suis même prête à le laisser dépasser un peu la date officielle, mais 10 jours max hein ! En attendant je couds et je tricote non-stop.

Mais voila : je fais uniquement des accessoires ou des trucs pour bébé, et je ne suis plus super motivée pour montrer tout ça.

« Bah pourquoi, t’en a marre de ton blog ? » C’est tout l’inverse justement : j’aime toujours autant l’idée de fabriquer des choses et de les montrer par ici, mais je rêve de pièces ambitieuses, de défis techniques….

Las, la baleine que je suis peut à peine passer une heure d’affilé derrière sa machine, en prime je ne sais pas quelle taille je ferai d’ici trois mois. Donc même si je fantasme sur ce que je vais me coudre pour l’automne/hiver, pas moyen de m’y mettre. Et je n’ai pas très envie de montrer ici des projets mignons mais quand même moyennement satisfaisants alors que je suis obnubilée par des vestes et autres projets plus techniques.

Premier essai : une balle réalisée avec les chutes du tissu « monstre » utilisé pour la pochette à langer d’Azadî + celles d’un pantalon d’été cousu pour son père mais pas encore montré ici. Peut mieux faire : il aurait mieux valu prendre un tissu uni pour l’intérieur, les rayures sont perturbantes visuellement, alors que justement ce jouet doit être cousu avec des tissus qui offrent un maximum de contraste.

Voici quand même la série de photos du jour : des balles de préhension (en même temps, y a-t-il des balles qui ne le soient pas ?) venues tout droit de la pédagogie Montessori. Que-quoi-qu’est-ce ? Je vous laisse lire cet article wikipédia pour en savoir plus. Pourquoi tant de balles ? Parce que tous mes amis font des bébés ces jours-ci, une vraie épidémie !

Pour l’adorable Maé. Les tissus sont ceux de la pochette à bijoux de Super Belle-sœur.

Je trouve ces balles fascinantes :  malgré l’odieuse quantité de couture à la main nécessaire pour chacune, elles sont assez amusantes à faire et ce sont de beaux objets en soi. C’est beaucoup plus simple et rapide qu’on ne pourrait le croire : j’ai suivi ce tutoriel très bien fait de de Mamansou (blog mon bébé bio et moi).

Par contre elle y annonce des temps de réalisation qui peuvent faire peur, genre 45 mn pour simplement découper toutes les pièces puis 1h30 pour finir les coutures à la machine… Rassurez-vous : en étant un peu organisé c’est beaucoup moins longs que ça puisque je mets moins d’une heure pour finir ces deux étapes, en surfilant en plus chaque pièce, ce que je vous conseille de faire.

Pour plus de solidité, j’ai assemblé les boudins avec du cordonnet plutôt que du fil normal, en faisant un plus un max de nœuds. Ainsi je suis certaine que les balles tiendront le coup même si elles sont vraiment malmenées.

Pour Aloïs, le bébé le plus poilant que je connaisse. Les chutes rouges viennent de mon perfecto, le tissu Disney de chez Gotex à Bruxelles.

Mais c’est vrai que la suite, à savoir rembourrer, fermer les 12 boudins à la main à points invisibles puis assembler le tout, et bah ça prend du temps et c’est très moyennement fun. Autant le savoir.

Au passage, est-ce que je suis la seule à être étonnée par la quantité de tutoriels de couture dans lesquels on zappe l’étape du surfilage ? Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas les coutures que le risque d’effilochage du tissu à disparu, surtout pour un jouet destiné à des minots (qui vont forcément tirer dessus dans tous les sens) et dont les marges de couture sont réduites à peau de chagrin.

Allez, j’y retourne : je dois encore coudre 3 autres de ces balles, minimum !