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Jasper et les robots

Au début du second confinement, mon stock de tissu m’a sauvé la santé mentale, si si.

Dire que j’ai beaucoup cousu est un doux euphémisme. Mais revenons à mon stock.

Dedans il y a avait un petit coupon d’un molleton de super qualité, et surtout d’une couleur magnifique. Ça faisait des années que je le gardais pour en faire un sweat-shirt Jasper, de Paprika Patterns, et je n’ai pas été déçue du voyage.

Ce patron est extra, mais lors de l’impression il y a eu un p’tit souci, je me suis retrouvée avec le carré témoin trop grand de 5%. Deux heures plus tard, j’avais tout retracé en retirant ces fichus 5% (je ne pouvais pas l’imprimer à nouveau), et réussi par miracle tricherie à couper toutes mes pièces dans le mini coupon. Tout ? Oui, mais la bande de taille est constituée de sept morceaux au lieu de deux. Heureusement cela reste assez discret.

Pour aller avec, vous pouvez admirer mon tout nouveau patron de leggings fétiche, le modèle 114 du magazine Burda de novembre 2014. Taille super haute et confortable, il n’a pas de coulisse avec un gros élastique à la taille mais des pinces qui le mettent joliment en forme. J’ai tout de même ajouté de la laminette dans la couture de taille afin d’éviter que le tissu ne se détende à cet endroit, sans serrer pour autant.

Le patron prévoyait une parementure et une fermeture éclair invisible. Pour la première version j’ai mis la première et supprimée la seconde, comptant sur l’extensibilité de mon tissu, mais le bât blesse au niveau de la couture invisible pour fixer la parementure, un risque de craquer à chaque enfilage. Pour la seconde version j’ai donc viré la parementure et simplement cousu un biais jersey de propreté.

J’en ai donc déjà cousu deux versions, la première est parfaite, dans une maille bi-extensible grise unie. Dans ce tissu la taille monte vraiment très haut et ne bouge pas d’un poil, un vrai bonheur. La seconde a été coupée dans un joli molleton dont l’intérieur est chaud et duveteux ; j’suis fan de ses motifs « robots rigolos ». Las, celui-ci n’est extensible qu’en largeur et manque un poil de répondant, je savais que cela n’était pas l’idéal pour ce modèle mais je voulais absolument utiliser ce tissu très chaud et le rendu reste honorable.

On voit tout de même bien la différence de rendu entre les deux tissus : la taille monte nettement moins haut et le confort n’est pas le même… mais je peux toujours donner des coups de pieds.

J’ai déjà chopé de quoi me coudre un troisième leggings, en version un peu plus classe. Reste à trouver un molleton de chouette qualité à un prix raisonnable pour un second sweat.

 

Endorphines, me voila !

J’sais pas comment tu tiens mentalement en cette période toute pourrie compliquée, mais mon truc depuis six mois c’est de faire du sport, quasiment tous les jours.

Il me faut donc quelques ensembles de sport, et bon, on ne va pas se mentir, enfiler une tenue colorée et fun ça fait aussi du bien au moral. En prime avec ce type de fringue je m’autorise à me lâcher sur les imprimés douteux.

Pour ce léopard vert j’avais quand même un peu hésité en magasin, mais bon sang j’adore le résultat ! Depuis je suis retournée dans ce magasin (Tissu Passion à Saint Gilles) et j’ai raflé les deux mêmes tissus bi-extensibles dans d’autres coloris : à 3 roros le mètre ça aurait été dommage de se priver.

D’autant qu’avec ces deux mètres de tissu là j’ai cousu un leggings Stride Athletic de chez Greenstyle Creations, à taille haute et longueur mi-mollet + une brassière de sport Embrace de la même marque… En bonus il restait de quoi couper un débardeur à emmanchures rabaissées et dos nageur (patron issu d’un vieux Burda et tellement modifié qu’on ne le reconnait plus) et il me reste des chutes utilisables, c’est fou.

Niveau patron, c’est aussi la joie dans les chaumières car Greenstyle propose à chaque fois une large gamme de tailles et d’options. Alors oui, pour une simple brassière j’ai donc dû imprimer et scotcher une vingtaine de pages, c’est relou hein… Mais cela permet de choisir entre une pièce devant simple / à pinces poitrine / avec pince et modification pour forte poitrine ; et pour le dos on a l’option simple / avec dos nageur superposé / avec dos nageur et découpe en forme de goutte. Cadeau bonus : le montage de la version avec le dos nageur superposé est intéressant.

Derniers détails qui vont bien, de nombreuses découpes de cette brassière sont renforcées par de la laminette (élastique fin) afin d’éviter les déformations.

En ce qui concerne le débardeur, je suis partagée. C’est effectivement plus agréable à porter qu’un t-shirt normal, ainsi je ne crève pas de chaud si je veux garder quelque chose pour dissimuler le bidon. Mais comme pour l’instant je bosse seule chez moi je ne vois pas de souci à finir en brassière. En prime je regrette de ne pas avoir ajouté de petites pinces poitrine afin d’essayer de donner une forme un poil plus flatteuse à la bestiole, même si, vu la largeur sous les bras, il ne faut pas espérer de miracle de toute façon.

Quant au legging, je lui file une note de 7/10. Il a un super style et est confortable. De plus j’ai envie de tester plusieurs des options proposées et j’aime le fait qu’il n’y ait pas de gros élastique à la taille : il tient grâce à la large ceinture et au fait qu’une bande de laminette est prise dans la couture de taille. Mais…. c’est aussi ce qui lui coûte des points car sa tenue n’est pas impeccable quand je fais des squats. Rien de grave puisque la taille est assez haute pour qu’on ne risque jamais de voir les parties de mon anatomie que la pudeur me fait cacher, mais il me faut tout de même le remonter un chouïa de temps en temps. Et jamais je ne coudrai l’option avec une ceinture montant moins haut (mais là il s’agit aussi d’une préférence d’ordre esthétique).

Attention, je ne le répèterai jamais assez : si vous vous lancez, prenez impérativement des tissus extensibles dans les deux sens, et pas qu’un peu. Le leggings est très serré. D’ailleurs j’en profite pour préciser que d’après mes mesures je fais la taille E. Alors oui, ça me va, mais il ne faut pas que je prenne un gramme. J’ai aussi ajouté 2,5 cm en longueur et choisi la longueur cropped, car la longueur capri m’arrivait au niveau du pli du genou, ce que je trouve très inconfortable (je mesure 1m70).

Suis-je heureuse ? Est-ce que cet ensemble mérite une danse de la joie ? Carrément !

 

Sirocco deuxième du nom

À peine ma première version finie, j’avais déjà coupé la seconde.

Je n’ai pô pu résister, il fallait que je teste cette combinaison Sirocco de Deer&Doe avec un tissu ad hoc, c’est à dire avec 60% d’élasticité et surtout plus nerveux que mon milano précédent. Elle est toujours aussi facile à enfiler et enlever, mais nettement mieux ajustée.

Alors oui, bon, certes, d’accord : les jambes longues + les manches longues + cet imprimé, c’est peut être un peu trop. L’effet aurait probablement été plus joli avec la version short. Mais j’m'en fiche, je l’aime. La bestiole est confortable et chaude comme un pyjama, en plus d’être fun.

Comme pour la précédente, j’ai

  • rallongé les manches
  • remplacé les plis du dos du corsage par de simples pinces
  • rallongé le buste de 2,5 cm
  • rallongé le bas de 2,5 cm

 

J’ai déjà choisi le tissu pour la version que je me coudrai au printemps, cette fois à manches courtes et jambes longues.

Sirocco et Poppy sont sur un bateau

Deux ans après tout le monde,

J’ai moi aussi craqué pour ce patron de la marque Deer&Doe. À ce stade on peut certes dire que je suis la mode, mais à la vitesse d’un escargot asthmatique.

Sirocco, c’est une intrigante combinaison en jersey dotée de poches, de plis, d’un décolleté non négligeable… Mais sans boutons ni fermeture à glissière, vu qu’on l’enfile par le décolleté ; pour accomplir ce miracle il faut impérativement choisir un tissu avec 60% d’élasticité. Cette jolie combi est assez facile et rapide à coudre, du moins quand on a l’habitude de bosser avec des tissus extensibles. Le patron inclut deux versions : short ou pantalon. Les manches sont censée être courtes mais je voulais faire une version hiver compatible (oui, en hiver j’adore porter des shorts et des décolletés), cette partie a donc été immédiatement modifiée.

Dans la foulée j’ai aussi transformé en pinces les plis du dos du corsage, et rallongé le buste et le bas de 2.5 cm chacun, soit 5 cm au total. En effet, les patrons de cette marque sont conçus pour une stature de 1m65 alors que je mesure 1m70.

Las, le milano que j’ai chopé n’est pas assez nerveux, je me retrouve donc avec un merveille de confort MAIS un rendu un peu trop mou, qui me gène surtout quand je regarde la ceinture qui godille par endroits. Ou quand, après plusieurs heures, la fourche est un peu descendue et donne en effet moyennement flatteur au niveau de mon digne fessier.

Le décolleté a aussi tendance à s’ouvrir plus facilement qu’il ne le devrait, le fourbe. Mais tout va bien car j’ai mon arme pas si secrète : une brassière assortie, cousue il y a quelques mois dans un autre tissu qui a presque la même couleur. Pour celle-ci j’ai utilisé mon nouveau patron de lingerie préféré, j’ai nommé Poppy, créé par House Morrighan. Un p’tit bijou de confort et de soutien que je recommande à fond les ballons.

Comme tu peux le constater, l’encolure est très bien conçue, avec ce qu’il faut d’ampleur pour s’ouvrir sans souci.

Malgré ses quelques défauts, j’aime beaucoup cette combi et la porte régulièrement (il m’arrive même de la mettre en guise de pyjama). Comment résister à un tel ratio de confort / classe / sexytude ?

(Portée ici sans brassière)

À très vite pour ma seconde version, plus ajustée cette fois.