Archives du tag: femme

Mouais…

Que faire quand on a un après-midi férié devant soi ? Coudre, bon sang de bois, enfin !

Le jeu étant sur ce coup d’arriver à combiner 3 éléments importants :

  • ne RIEN acheter (patron, tissu, mercerie… c’était l’occasion rêvée pour rentabiliser ma collec’ de patrons et faire baisser les stocks)
  • coudre quelque chose dont je n’ai pas forcément l’habitude (histoire d’apprendre/progresser)
  • …. et que je n’ai pas encore dans ma garde-robe

 

Il se trouve qu’Olivier n’aime pas des masses le tissu pour costume que j’ai chopé récemment pour lui : il le trouve un peu trop brillant. Ça passe pour un futal, mais pas question de lui faire une veste dedans. Résultat, je me retrouve avec un superbe coupon de 2 mètres sur les bras, c’est ballot. D’où l’envie de me coudre une veste habillée, dans l’esprit costard mais nettement féminisé. Un truc dont j’ai très rarement besoin, et qui, faut bien l’avouer, ne correspond pas du tout à l’idée que je me fais d’une couture fun…. Le truc étant de choper un patron atypique, et d’utiliser une doublure rock’n roll of course.

Le patron, c’est la veste n°25 du mag’ Tendances Couture n°8, mais telle quelle elle me bottait moyen, j’ai donc modifié l’encolure et ajouté un p’tit col graphique à souhait. Je l’ai coupée en taille 40, et je me demande si c’est moi qui me suis plantée quelque part ou si le patron n’est pas très bien dessiné, car les découpes poitrine me laisse dubitative : ça ne tombe pas très bien non ?

Le patron ne prévoit pas de doublure, ce que je trouve couillon pour une veste qui se veut chicos, j’ai donc pallié à ce manque impardonnable. J’en ai profité pour utiliser encore une fois mon voile de coton à têtes de mort bien-aimé, yeah ! Les manchettes aussi ont été modifiées, et tant qu’à faire je les ai coupées dans le biais afin de jouer avec le sens des rayures. À part ça, la coupe est simple, j’aime bien le détail des rubans pour nouer l’avant… Comme il n’y a ni poches ni boutonnières, ni doublure normalement, ce patron est tout à fait accessible aux débutants décidément. Il suffit de commencer par faire une toile dans un tissu sacrifiable histoire d’ajuster les découpes au niveau des « arguments » (ce que j’ai zappé ici, voulant coudre ce projet rapidos).

Au final… Tout est dans le titre : j’aime bien cette pièce, le tissu est extra (super occase chez Stop Tissu), je me suis amusée à la coudre, mais elle ne me correspond absolument pas et je ne sais pas si je vais la porter des masses. Ceci dit, peut être que le mystérieux bas assorti sur lequel j’ai commencé à bosser changera la donne ?!

À suivre…

Batman !

FBA* a grand besoin de nouveaux hauts.

J’ai décidé d’attaquer avec un caprice perso, un t-shirt à manches raglans mixant vieux rose, gris chiné et motif Batman & Robin… Finalement ça marche bien non ?

Bon, ça n’est pas ma taille, il me manque entre autres des rondeurs au niveau du décolleté pour le mettre vraiment en valeur, mais c’est un plaisir à porter : les deux jerseys de coton sont d’une super qualité (ils viennent tous deux de cette boutique en ligne), le patron tiré du dernier Ottobre Design est très sympa à coudre. Et je surkiffe (rien que ça) le motif peint au pochoir et que j’ai piqué à un street artist anonyme dont le boulot a été photographié par Xannel.

Je finirai ce modeste article par la citation du jour, prononcée par le grand Groucho Marx : « Faites des économies d’eau, prenez votre douche avec un(e) ami(e) ! »

(*Frangine Bien-Aimée)

Chaussonite aiguë

Pour contrer une baisse d’envie de tricot il n’y a rien de tel qu’un projet fastoche et rapide, avec de vrais morceaux de fun dedans tant qu’à faire.

La partie fun c’est clairement le feutrage, ce truc magique qui transforme un tricot informe quatre fois trop grand en petite ballerine épaisse, moelleuse et donc ultra confortable. En fait c’est la lecture de ce chouette article sur T&N qui m’a donné envie de me lancer.

Bon. OK. Les tricot feutrés ça peut vite virer kitch et pataud, mais quand je suis tombée sur ce patron de chaussons j’ai eu très très envie d’essayer, et même si esthétiquement parlant on a vu plus classe (pour tout dire, mon copain m’appelle « mamie » quand je les porte) je suis vraiment heureuse de me pavaner avec ces babioles.

Comme tout ça rentrait dans mon fameux plan de vidage du stock de laine j’ai utilisé le système D : à la fin de mon écheveau de 100gr de cascade 220 (reste d’un certain cardigan) il me manquait quelques grammes pour la seconde semelle ? Pas grave, j’ai chopé une pelote verte d’origine inconnue qui trainait dans le coin et, ni vu ni connu j’t'embrouille, c’était arrangé. J’ai eu du bol car toutes les laines ne feutrent pas de la même façon, ça aurait donc pu faire foirer mon plan machiavélique mais heureusement le Grand Gastéropode Céleste devait être avec moi ce jour là, loué soit-Il.

Le dessus se tricote en double et la semelle en triple pour plus de confort, la patte de boutonnage est quant à elle feutrée à part puis cousue une fois le chausson mis en forme. Le tout est super rapide, merci merci les aiguilles 10 ! Même si je chausse du 37 j’ai préféré voir large et tricoter la taille M, et bien m’en a pris : les chaussons sont ressortis de la machine vraiment serrés, à tel point que j’ai passé un bout de temps à tirer dessus dans tous les sens pour gagner les quelques centimètres nécessaires. Comme vous pouvez le constater j’ai vaincu, hourra ! En fait le souci vient bêtement du fait que je n’ai pas pu respecter le temps de cuisson feutrage en machine : je ne vois absolument pas comment ouvrir ma machine en cours de cycle de lavage pour vérifier comme indiqué l’évolution du rétrécissage, bref j’ai croisé les doigts, lancé un cycle court et basta.

Je ne suis pas super fièrotte de ce projet, très basique quand même …. mais qu’est-ce que je me suis amusée ! Ouvrir la machine pour voir le résultat du feutrage c’était à peu près aussi bon qu’ouvrir un paquet cadeau à Noël. À refaire donc, cette fois sous forme de sac peut être.

Pyj’ en série

J’avais prévenu : il me fallait AB-SO-LU-MENT des pantalons de pyj’…

L’avantage de ce type de projet c’est que c’est tellement rapide à coudre qu’on peut aussi bien en faire plusieurs dans la foulée, voici donc deux pantalons pour moi et un troisième pour Olivier, tous en jersey pour plus de confort et de douceur, car nos popotins le valent bien. Sauf qu’au final Olivier n’aime pas le tissu du sien : les carreaux ne posent pas de problème, par contre il ne le trouve pas agréable à porter. Perso je l’aime bien donc hop, adopté, me voila avec un pyj’ de plus !

On ne change pas une équipe qui gagne, ces deux patrons ont été plusieurs fois testés et approuvés, je les ai juste cousus ici sans poches pour cause de manque de tissu (moi, flemmarde ? Jamais). Pour moi il s’agit du n°114 du Burda de juin 2011, et pour lui du pyjama pour homme de celui de décembre 2010.

Tous les tissus viennent de chez Berger à Bruxelles, j’ai dû transformer celui à ronds bleu en pantacourt pour cause de très petit coupon : j’ai eu beau essayer de feinter au moment de la coupe il n’y avait pas moyen de faire mieux dans un coupon de 1 m sur 1.10 de large, mais il me plait bien ainsi.

Par contre il paraît que tout ça ne va pas très bien avec mon kimono, ça vous choque vous ?