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Je manche, tu manches, nous manchons

Il pleut ! Et je crois avoir déjà signalé que « moi pas aimer le froid, surtout mouillé ».

Pour continuer à aller bosser à vélo sans me retrouver trempée et de mauvaise humeur, j’ai improvisé des manchons de guidon avec ce que j’avais en stock. Mais… pourquoi ça plutôt que des gants ou moufles étanches ? Ce serait moins chaud ou trop épais à mon goût, je préfère garder les doigts bien flexibles.

Sans appeler ça un tutoriel, j’ai pris quelques photos des différentes étapes, si jamais ça intéresse du monde. Mais garde bien en tête que c’est ma première version, et donc que ce système peut sans doute être amélioré.

Pourquoi ces choix de matériel ?
  • le softshell a une face déperlante pour protéger de la pluie, l’autre en polaire fine, il est aussi respirant (car pas tout à fait imperméable) et bien plus agréable à coudre et porter que les tissus enduits. En prime je l’avais en stock : il s’agit d’une grande chute du coupon utilisé pour mon manteau de pluie (ouais, la classe à Dallas : les manchons sont assortis à ma tenue !)
  • j’ai tout de même ajouté une doublure en polaire épaisse parce que mes gants ne sont pas très chauds (et de toute façon je les ai perdus)
  • le biais réfléchissant est là pour me rendre plus visible des voitures, mais aussi pour faire une finition fine sur les bandes destinées à resserrer le système : le softshell est un tissu un peu épais, en double épaisseur ce serait trop pour mes boutons pressions en résine

Ça ne se voit pas sur les photos mais la doublure fait deux cm de moins au niveau de l’ouverture pour les main, ce afin d’éviter les épaisseurs superflues pour l’ourlet, mais aussi d’avoir le softshell qui rentre un peu plus à l’intérieur, et donc éviter que la polaire ne prenne la pluie. De plus je n’ai pas mis de système pour serrer au niveau des poignets pour des raisons de sécurité : il est essentiel de pouvoir rapidement sortir ses mains.
LE défaut du truc : je ne peux plus utiliser la sonnette quand ma gauche est dans le manchon, mais de toute façon je m’en sers très rarement.
Suis-je parée ? Non ! maintenant tout ce qui manque à mon bonheur c’est un pantalon de pluie, mais je n’ai pas de tissu adéquat en stock. Zuuuut alors; me voila OBLIGÉE d’aller chez mon dealer pas cher préféré pour en trouver.

Ze manteau #3, la fin du voyage

J’ai un peu le trac …

Après avoir teasé en long en large et en travers je peux enfin vous montrer des photos de mon manteau, mais si ça se trouve vous allez être déçus. le truc étant que moi je ne le suis pas du tout, à vrai dire j’en suis vraiment ravie !

Revoyons donc ce que devait être mon manteau idéal

  • en drap de laine épais, pour la chaleur, le côté déperlant et coupe vent, tout en faisant manteau classique
  • coloré sans être trop extravagant pour autant
  • cousu dans les règles de l’art, avec donc une doublure en satin glissant à souhait, moult surpiqures, des finitions invisibles à la main et des coutures couchées
  • un large col pour protéger mon cou du froid
  • des tas de pattes de boutonnages soulignées de passepoil contrastant
  • une coupe large pour pouvoir porter un énorme pull en dessous, mais tout de même assez seyante
  • des poches prises dans la couture avec une espèce de rabat devant et des boutons pour les fermer

 

Si vous lisez Thread and needles alors vous savez déjà que j’ai renforcé mes boutons en cousant de minis boutons sur l’arrière.

 

J’ai déjà pas mal causé dans les épisodes #1 et #2 donc je vais éviter d’en refaire une tartine, disons que je pense avoir atteint mes objectifs. Il est vraiment chaud et confortable, le seul défaut que je lui trouve va de paire avec le beau drap de laine choisi, en effet celui-ci  est tellement  épais que dans le bas les coutures couchées renforcées par les surpiqures donne un côté rigide, donc le tombé n’est pas exactement ce que j’espérais.

Autre point notable : il me fallait normalement 3.40 m mais mon coupon n’en faisait que 3, et vu le prix pas moyen d’en acheter 2, donc pour la partie verte de la doublure j’ai tout simplement chopé une cotonnade dont la teinte était la plus proche possible de mon lainage.

Bon, je le reconnais, le manteau super large sous lequel on peut porter un gros pull a ses avantages mais aussi ses défauts, autrement dit : niveau sveltesse de la silhouette on fait mieux.

Je dois maintenant faire la partie douloureuse du bilan, le prix total, et là je suis nettement moins bonne élève que Papelhilo : dès le début j’avais décidé d’y mettre le prix que j’aurais payé pour un manteau neuf du commerce, c’est à dire entre 70 et 100€, et j’ai collé à ce budget. 55€ pour le coupon de laine, 20€ pour le satin et le coton de la doublure, 10€50 pour les boutons, 4€ pour le passepoil, soit un total de 89€50 (je ne compte pas le patron car il vient d’un magazine déjà largement rentabilisé), pas donné donc, mais je compte bien le porter plusieurs années et dans le commerce je n’aurais jamais eu un manteau pure laine aussi bien fini pour ce prix là, sans parler de l’aspect sur mesure.

Bref à ce jour c’est à la fois ma réalisation la plus aboutie et la plus chère, mais pour la veste de mi-saison que je compte bien me coudre pour le printemps je rattraperai le coup en tachant d’être super économe en compensation. De plus il me reste une petite largeur de drap et de doublure, de quoi faire éventuellement une capuche amovible, du moins si j’arrive à patronner l’idée qui me trotte par la tête.

Merci à Xave pour les photos, d’accord certaines sont floues, mais que voulez-vous, entre le froid et l’envie d’aller boire des bières cette séance de pose a été expédiée en un temps record.

Drap de laine de chez sacrés Coupons à Paris, doublure violette de chez reine, cotonnade verte et petits boutons violets trouvés sur le marché au tissu itinérant lors de son passage à Louvain, gros boutons violets achetés au Chien du chien à Bruxelles, petits boutons sur la doublure dégottés dans mon stock perso.