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Endorphines, me voila !

J’sais pas comment tu tiens mentalement en cette période toute pourrie compliquée, mais mon truc depuis six mois c’est de faire du sport, quasiment tous les jours.

Il me faut donc quelques ensembles de sport, et bon, on ne va pas se mentir, enfiler une tenue colorée et fun ça fait aussi du bien au moral. En prime avec ce type de fringue je m’autorise à me lâcher sur les imprimés douteux.

Pour ce léopard vert j’avais quand même un peu hésité en magasin, mais bon sang j’adore le résultat ! Depuis je suis retournée dans ce magasin (Tissu Passion à Saint Gilles) et j’ai raflé les deux mêmes tissus bi-extensibles dans d’autres coloris : à 3 roros le mètre ça aurait été dommage de se priver.

D’autant qu’avec ces deux mètres de tissu là j’ai cousu un leggings Stride Athletic de chez Greenstyle Creations, à taille haute et longueur mi-mollet + une brassière de sport Embrace de la même marque… En bonus il restait de quoi couper un débardeur à emmanchures rabaissées et dos nageur (patron issu d’un vieux Burda et tellement modifié qu’on ne le reconnait plus) et il me reste des chutes utilisables, c’est fou.

Niveau patron, c’est aussi la joie dans les chaumières car Greenstyle propose à chaque fois une large gamme de tailles et d’options. Alors oui, pour une simple brassière j’ai donc dû imprimer et scotcher une vingtaine de pages, c’est relou hein… Mais cela permet de choisir entre une pièce devant simple / à pinces poitrine / avec pince et modification pour forte poitrine ; et pour le dos on a l’option simple / avec dos nageur superposé / avec dos nageur et découpe en forme de goutte. Cadeau bonus : le montage de la version avec le dos nageur superposé est intéressant.

Derniers détails qui vont bien, de nombreuses découpes de cette brassière sont renforcées par de la laminette (élastique fin) afin d’éviter les déformations.

En ce qui concerne le débardeur, je suis partagée. C’est effectivement plus agréable à porter qu’un t-shirt normal, ainsi je ne crève pas de chaud si je veux garder quelque chose pour dissimuler le bidon. Mais comme pour l’instant je bosse seule chez moi je ne vois pas de souci à finir en brassière. En prime je regrette de ne pas avoir ajouté de petites pinces poitrine afin d’essayer de donner une forme un poil plus flatteuse à la bestiole, même si, vu la largeur sous les bras, il ne faut pas espérer de miracle de toute façon.

Quant au legging, je lui file une note de 7/10. Il a un super style et est confortable. De plus j’ai envie de tester plusieurs des options proposées et j’aime le fait qu’il n’y ait pas de gros élastique à la taille : il tient grâce à la large ceinture et au fait qu’une bande de laminette est prise dans la couture de taille. Mais…. c’est aussi ce qui lui coûte des points car sa tenue n’est pas impeccable quand je fais des squats. Rien de grave puisque la taille est assez haute pour qu’on ne risque jamais de voir les parties de mon anatomie que la pudeur me fait cacher, mais il me faut tout de même le remonter un chouïa de temps en temps. Et jamais je ne coudrai l’option avec une ceinture montant moins haut (mais là il s’agit aussi d’une préférence d’ordre esthétique).

Attention, je ne le répèterai jamais assez : si vous vous lancez, prenez impérativement des tissus extensibles dans les deux sens, et pas qu’un peu. Le leggings est très serré. D’ailleurs j’en profite pour préciser que d’après mes mesures je fais la taille E. Alors oui, ça me va, mais il ne faut pas que je prenne un gramme. J’ai aussi ajouté 2,5 cm en longueur et choisi la longueur cropped, car la longueur capri m’arrivait au niveau du pli du genou, ce que je trouve très inconfortable (je mesure 1m70).

Suis-je heureuse ? Est-ce que cet ensemble mérite une danse de la joie ? Carrément !

 

La mère indigne

« Accusée, les chefs d’accusation sont graves !

Tout d’abord vol de tissu qui avait à l’origine été acheté pour coudre pour votre bébé, ce qui fait de vous une mère indigne. Secundo, non-repassage de pantalon avant photo de bloug, ce qui fait de vous une ménagère blougueuse lamentable. Et enfin non coupage de frange, ce qui donne une coiffure à faire frémir une blougueuse mode. Qu’avez-vous à dire pour votre défense ? »

« Euh….. J’imite super bien la poule ?! »

« …….. C’est vrai, belle imitation. Ça ira pour cette fois, mais ne pensez pas que vous pourrez toujours vous en tirer à si bon compte. »

 

Que-quoi-qu’est-ce ?

Alors voila, ma pote Dora m’a offert le livre « L’atelier couture » de Blousette Rose, aka Evanthia Economou. Comme j’avais repéré certains modèles sur ma pote Magau (oui, j’ai de chouettes potes) ça m’a fait plutôt plaisir et j’ai dégainé un mini coupon de mon stock afin de tester le modèle le plus simple, rapide et parfait en cas de grosse chaleur : le débardeur Kaki.

Okayyyyyy, à l’origine ces 50cm sur 140 d’adorable jersey extensible dans les deux sens était destinés à Léozilla, mais entre les fringues récupérées et les cadeaux que ma famille ne peut s’empêcher de lui faire, il a déjà une garde-robe de folie, je ne suis donc qu’à moitié mère indigne.

J’ai topé en complément une chute de mon dernier futal, et en un temps record me voici doté d’un pyjama de jour : aussi confortable qu’un vrai pour dormir mais avec lequel je peux sortir sans honte.

En théorie il fallait 75cm de tissu mais comme mon jersey est bi-extensible ET avec un motif qui fonctionne aussi dans les deux sens je l’ai tourné d’un quart, ni vu ni connu j’t'embrouille…. La taille 40 tenait pile poil, ouf. Le rendu est moins loose que si je l’avais coupé à ma taille, 42, mais comme il y a peu d’aisance négative prévue à la base ça passe.

 

Qu’en pense-je ?

En fait il donne un excellent aperçu des points forts et faibles de ce livre. C’est un modèle assez basique mais avec un twist qui le rend intéressant et féminin. Le patron est assez bien coupé, le montage bien expliqué, on bénéficie en plus en fin de livre d’un gros cahier d’explications variées sur les termes et les techniques de couture…. MAIS je n’aime pas les finitions/choix de coupe.

Pour ce patron en particulier on aurait pu ajouter le triangle contrastant sans avoir à couper le haut du dos, et les finitions sont plus que basiques puisqu’on se contente de faire des ourlets fins au col et aux emmanchures. Ça marche, mais si je devais coudre à nouveau ce top je m’y prendrais autrement, probablement en coupant le dos d’une seule pièce, en faisant les finitions avec du biais jersey posé en guise de parement puis en appliquant le triangle.

 

Et le reste du livre alors ?

Les explications claires, le graphisme, les coupes originales sans être trop compliquées, le large choix de tailles (du 34 au 48) et le mix de modèles de différents niveaux (un sac, un snood, des pantalons, gilets, top, vestes, robes….) en font un super cadeau pour les débutantes. Avec ce bouquin elles en ont pour un sacré bout de temps avant de se lasser.

Par contre….

Certaines photos me filent des boutons, en particuliers les trois ci-dessus : entre la coupe et l’ajustement nul du short, la bande à larges festons super ringarde du top (désolée si je semble dure, mais l’équilibre du modèle est foiré) et l’espèce de papillon mal coupé en déco, par moment ce livre semble crier « j’ai cousu mes fringues et ça se voit ! », alors que ce que je recherche c’est un rendu qui ne fasse pas « fait main » et des coupes, techniques de finitions et d’ajustement soignées.

J’ai aussi bien tiqué en lisant que pour rigidifier le fond du sac on utilisait un carton d’1 mm d’épaisseur. Non malheureuse, en cas de pluie ou de forte charge dans le sac (qui n’est pas petit) la tenue sera nulle. Il vaudrait mieux utiliser du Jeffytex (un molleton rigide indéformable). Oui mais tout le monde a du carton sous la main me direz-vous…. Oui mais quand on prend la peine de coudre quelque chose, autant le faire bien.

Ok, pas moyen de choper du jeffytex ? Alors bossez un peu le carton : il suffit de le recouvrir de scotch après l’avoir mis en forme pour limiter les dégâts.

 

Mais je pinaille : ça reste un bon bouquin, bien plus complet et inspirant que le plupart des livres de patrons qui pullulent dans les rayons « loisirs créatifs ».

Je garde sous le coude trois autres modèles qui me font sérieusement du gringue :

La robe Macha

Terriblement féminine et originale malgré un décolleté dos qui ne me semble guère soutif-compatible (il faudrait que je couse une doublure avec bonnets intégrés) et des surpiqures au niveau des bretelles qui gâchent un peu l’effet du pliage… On va voir si j’arrive à un bon résultat sans.

 

Le gilet Gaillet

Je craque pour son originalité mais je doute de pouvoir le porter au quotidien. En revanche il serait fa-bu-leux pour un costume de sorcière chic pour un gn Harry Potter.

 

La blouse Aloé

En fait un bête t-shirt, mais le détail du dos est très joli. En revanche je virerai les fronces du bas.

 

Allez, pour le fun, voici la photo de la honte ménagéro-bloguesque : le débardeur rentré dans un pantalon complètement froissé. J’aime pô repasser…

 

La mère indigne continuera-t-elle à coudre égoïstement pour elle alors que Monsieur Jones a désespérément besoin de nouveaux pantalons ? Vous le saurez dans le prochain épisode de votre série « Anderlecht, ton univers impitoya-a-bleuhhhhhhhh ».


[Tuto] Let’s swim again

Nous y voila…

Le troisième essai aura été le bon (quoi que décidément j’adore porter mes versions 1 et 2), mon patron fonctionne, il est temps de refiler le bébé à celles que ça tente de le coudre ! Cette fois les pans arrières se recouvrent complètement sur le haut du dos nageur, ce qui donne une meilleure tenue. Un p’tit conseil comme ça en passant : évitez les jersey qui se tiennent trop bien, la fluidité va mieux à ce petit haut, à moins de rajouter des pinces sur l’avant pour mieux marquer la poitrine (celui-ci vient de chez berger à Bruxelles).

Comme pour les autres « épisodes » de mon défi T’ (1, 2, 3 et 4), j’ai détourné un patron basique chopé dans le mag’ Burda de février 2011, mais n’importe quel modèle de t-shirt de même forme convient. Les bords du dos et l’ourlet ont été roulottés à la surjeteuse mais on peut les finir au biais jersey ou avec un parement. De même j’ai choisi de faire un col en V souligné par un parement d’encolure (comme les emmanchures d’ailleurs), mais pour une version à col arrondi on peut tout à fait bosser au biais à la place. Ou carrément tracer une parementure en plus… À vous de voir donc. La bonne nouvelle du jour c’est que dans un élan de générosité j’ai dessiné un tuto dans le tuto, bref, lisez la suite et à priori le parement d’encolure en V n’aura plus de secret pour vous !

Le petit détail qui va bien : j’ai encore une fois recouvert mes pressions résine avec le tissu du débardeur, l’occasion idéale pour jouer avec les motifs rayés selon mon envie car il y a juste assez de jeu pour les bouger à volonté, tout en restant bien en place par la suite.

Place au traditionnel tutoriel de Tatie Saki :

Si vous cousez ce haut, n’hésitez pas à m’envoyer des photos ou un lien afin que je montre le résultat par ici !

[Tuto] Défi T’ #2 : Menthe à l’eau

Hop hop hop, sans tarder voici le second top modifié de ce défi T’…

Résumé du défi T’ : un patron de t-shirt ultra basique mais taillant impeccablement, 4 semaines pour proposer 4 variations et leurs tuto, le tout dans l’idée de prouver que c’est simple et plutôt fun de cogiter pour rentabiliser à mort ses patrons, plutôt que consommer toujours plus de modèles.

Au programme : un haut baptisé « Menthe à l’eau » qui mixe les matières et les motifs… Le corps en jersey tombe naturellement bien, sans prise de tête donc, alors que l’empiècement en tissu non-élastique est dessiné avec sa parmenture pour des finitions impec’.

Lle « décolleté qui n’en est pas un » est légèrement arrondi en forme de cœur, et au niveau de la nuque j’ai ajouté une ouverture, une bride et p’tit bouton histoire de pouvoir l’enfiler sans souci. Je ne sais plus du tout où j’ai chopé ce minuscule coupon de coton « pliages » mais décidément je le trouve craquant, et il se marie plutôt bien avec un simple jersey de coton bleu.

Le tuto en images : lire la suite »