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La brassière de la déception

Ça faisait des mois que je me retenais d’acheter ce patron de brassière au décolleté profond…

Pourquoi ? Déjà il est trop cher : un PDF de ce type à 18€ c’est trop, même si il y a en fait deux patrons qui ne sont pas vendus séparément, la brassière et un string assorti qui ne me plaît pas des masses. Ensuite parce que la créatrice, Madalynne, n’a quasi pas de poitrine elle-même et créé en général des modèles dont l’esthétique prime sur le soutient.

Comme celui-ci est aussi présenté sur un mannequin grande taille à très forte poitrine et qu’il inclut quatre options de profondeur de bonnet ainsi qu’un grand choix de tailles, le tout saupoudré de chouettes prises de position body positive et inclusives, j’ai espérais une bonne surprise et finalement craqué.

Je vous spoile la fin : si je me base sur ce premier essai, la brassière Maris est fort jolie mais ne soutient rien du tout. Que dalle. Nada. Une seconde version risque de voir le jour, avec cette fois un jersey plus nerveux et des élastiques un peu resserrés. Je ne me fais pas d’illusions, mais une erreur de ma part n’est pas exclue, il faut donc tirer cela au clair.

Je suis tout de même assez contente de ma réalisation. L’effet de la résille à pois sur le mesh couleur chaire est vavavoum non ? Dommage que mes seins tentent de s’enfuir (et parfois réussissent) dès que je me penche.

Pour l’accompagner j’ai cousu mon nouveau patron de culotte préféré, j’ai nommé le Cutie Booty Boxer Briefs de chez Patterns for Pirates. Un modèle tout simple et très rapide à assembler dont je causerai très rapidement par ici.

À très vite (promis, cette fois je ne disparaitrais pas pendant deux mois).


Handle me tote, troisième du nom

Bon, que dire de nouveau sur ce patron ?

J’ai déjà expliqué en long, en large et en travers pourquoi je l’aime et pourquoi je ne l’aime pas. on peut causer choix des tissus par contre : pour mes deux premières versions j’avais utilisé des tissus d’ameublement qui se tenaient vraiment bien ; ici j’ai commis l’erreur de prendre un tissu ligné fort joli mais beaucoup trop fin, en pensant que l’entoilage avec du molleton thermocollant compenserait. Et bah non. La tenue est meilleure évidemment, mais le tissu a désormais un aspect un chouïa gaufré au lieu d’être bien lisse, ça fait moins net.

À part cela j’ai fait mes modifications habituelles :

  • augmenté les marges de couture à 1 cm (6 mm c’est vraiment trop peu), puis surjeté les bords et cranté les arrondis
  • modifié la doublure afin d’y ajouter une bande qui ferme à ‘laide d’une grande fermeture éclair séparable
  • posé un encadrement en faux cuir autour de la petite fermeture à glissière de la poche intérieure
  • rajouté un fond en jeffytex ainsi que des pieds de sac

 

Malgré le petit souci de tissu pas très net, je l’aime vraiment beaucoup. Espérons que ce sera aussi le cas pour sa destinataire

Un jour, oh oui un jour, j’en coudrai un pour ma pomme.


Minoru mi-raisin

J’aime ma veste Minoru malgré tout.

Malgré tout quoi au juste ? Malgré quelques défauts vraiment agaçants, à commencer par la capuche, dont la forme est très décevante ; trop large, soit elle me tombe sur les yeux, soit elle retombe en arrière, une vraie plaie. De plus il y avait un criant manque de poches, j’ai donc ajouté deux poches à soufflets à l’extérieur.

Mon manteau de pluie a tout de même quelques sacrés atouts. Il est rudement chouette avec sa taille marquée dans le dos par un large élastique, ses poignets bien serrés, sa poche intérieure pratique, sa doublure confortable (réalisée avec un joli coton pour le corps et du satin pour les manches) et surtout le large col qui permet de ranger la capuche. Je l’ai réalisé avec du softshell, un tissu avec une face déperlante et l’autre en polaire fine, ce qui en fait le parfait manteau de mi-saison (que je porte encore en plein hiver, puisque je peux sans souci porter un gros pull en dessous).

Petit détail qui ne se voit guère en photo, j’ai ajouté du biais réfléchissant au niveau de l’encolure et des poignets. Ainsi me voila mine de rien bien visible la nuit, éclairée par les phares des voitures.

Est-ce que je conseille ce patron ? Franchement, bof. Il fait le job mais sans plus. Si c’était à refaire, je testerais plutôt l’Utility jacket Totsi de Waffle Patterns, en modifiant le col pour pouvoir y ranger la capuche et en ajoutant de quoi resserrer les poignets.


L’écureuil volant géant

Fin septembre dernier, je suis partie camper dans un endroit froid et humide, brrrrrrrrr.

Y’avait pas tellement le choix : le confinement était fini mais les mesures covid restaient en place, donc pour ne pas avoir à annuler ces cinq jours avec mes potes il fallait impérativement que ce soit en extérieur. Moi pas aimer avoir froid.

J’ai donc dégainé un patron gratis repéré depuis longtemps, Billie adult wearable blanket de Diby. J’ai cousu la taille M en version longue, à capuche et surtout doublée. Il aura donc fallu pas moins de six mètres de polaire pour réaliser la bestiole, mais ça valait mille fois le coût.

À mon arrivée, quand j’ai revêtu mon habit de lumière mon attirail d’écureuil volant géant (dixit l’un de mes amis), je ne vous cache pas qu’il y eut moult rires et moqueries. Ça a duré environ une heure : après cela tout le monde essayait de se glisser dedans avec moi, me faisait des câlins pour se réchauffer les mains dans la poche ventrale, et j’avais reçu au moins cinq commandes. J’ai même dormi dedans en plus de mon sac de couchage la dernière nuit, qui était particulièrement fraiche.

Depuis j’ai réalisé la version enfant pour mon Gremlin puis cousu d’autres versions pour adultes à offrir aux aminches, mais pas doublées cette fois, c’est plus pour se blottir sur un canapé que pour l’extérieur. Ce patron est diablement simple et efficace.