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Le monstre

En le voyant je me doutais un peu de la suite…

Le châle Color Affection de Veera Välimäki est bien joli mais les kilomètres de point mousse, même égayés par des rayures et rangs raccourcis, laissaient présager un certain ennui. Je n’avais simplement pas réalisé à quel point. Rahhhhhhh, nom de nom, mais qu’il est casse-bonbon ce modèle ! J’ai bien cru ne jamais en voir le bout, enchaînant chaque soir les rangs interminables comme une malheureuse tout en rêvant de dentelle fun.

Au final tout va mieux puisque je me retrouve avec un véritable monstre de douceur à draper de moult façon. Monstre qui va aller rejoindre les épaules de ma mère, parce que c’est comme ça et que j’ai envie de lui en faire cadeau.

Niveau technique j’ai utilisé 9 pelotes du fil Ambre de chez Cheval Blanc, un mélange coton/bambou que j’adore et qui a un tomber génial (et puis bon, 2€ la pelote ça fait toujours plaisir). Il m’aurait normalement fallu 3 pelotes de chaque couleur mais ce projet faisant partie de ma grande opération « vidage des stocks » j’ai fait avec ce que j’avais, c’est à dire 3 pelotes de blanc, 2 pelotes de violet et une de marron, ainsi que 2 de gris et une de vert. Les rayures ont permis au tout de se combiner assez harmonieusement je trouve. On ajoute des aiguilles 4.5 et roulez jeunesse ! Allez, j’avoue : j’avais prévu de faire la large bordure préconisée en vert, hélas je me suis retrouvée en rade de fil, je suis donc passée au blanc qui a manqué à son tour… J’ai reconnu la défaite et je me suis contentée de cette courte bordure bicolore, qui est très bien finalement non ?

La construction de ce châle est très maligne et simple à la fois mais si vous êtes plutôt accro aux défis dentellesques je vous conseille de passer votre chemin. Par contre si le point mousse vous éclate faites vous plaisir et tricotez-le ! Un dernier point tout de même : lors des changements de couleur veillez bien à laisser beaucoup de mou, j’ai eu beau y faire attention je trouve tout de même ma bordure un peu trop serrée.

Edit : J’ai oublié de le signaler mais j’ai visiblement fait une erreur : la partie tri-colore en rangs raccourcis était censée être bien plus fine, mais comme j’avais perdu mon patron imprimé en cours de route j’ai simplement bossé en faisant ce qui me semblait logique. J’ai donc répété le motif en rangs raccourcis jusqu’à ce que cette partie rejoigne/recouvre complètement la partie précédente (bi-colore), puis je suis passée à la bordure. Ce qui explique sans doute que ça m’ait semblé si long… Ceci dit j’adore cette version, je ne regrette donc pas mon erreur.

Tiens, j’en profite pour présenter ce t-shirt cousu il y a quelques semaines. Je ne l’avais pas encore photographié car je ne suis pas méga convaincue par les manches fendues, mais la viscose le rend tellement confortable qu’il est difficile de le bouder.

La robe express

J’ai un scoop incroyable pour vous…

Quelque chose qui pourrait changer votre vision du monde à tout jamais. Attention, accrochez vos ceintures (c’est le cas de le dire) : manger fait grossir ! Boire de la bière belge aussi d’ailleurs. Qui l’eut cru franchement ?

Bref, il se pourrait que j’ai pris du poids, voila l’horrible vérité. Le bon côté des choses c’est que ça justifie le fait de me coudre moult nouvelles fringues, mon armoire étant pleine de choses ravissantes certes, mais dans lesquels je suis un chouïa à l’étroit. La robe du jour a été cousue en deux p’tites heures, le plus long aura été de poser soigneusement ce ruban façon mètre de couturière sur l’encolure américaine. Petite astuce : j’ai d’abord cousu du biais bleu foncé afin d’avoir une encolure nette, puis j’ai ajouté le ruban, le tout rend plutôt bien ainsi.

Pas de surprise avec cette robe T-shirt (rallongée de quelques cm) issue du magazine japonais Pochée n°8 : le patron est super basique et mériterait d’être amélioré, mais ma foi de temps en temps un modèle simple et sans prise de tête ça fait du bien.

Le jersey est un mélange coton et lycra à 2 roros le mètre de chez Stop Tissu, le ruban vient de la Mercerie de Charonne, au passage il existe aussi en blanc et en écru. En faisant le compte je réalise que j’en ai eu pour 3€ de tissu, 1€ de ruban et 50 centimes pour le biais : 4€50 la robe ça reste raisonnable.

Première brassière

Coudre ma lingerie me plaît bien, je continue donc sur ma lancée…

Mais bon, avant de m’attaquer à de la vraie corseterie je me suis dit que j’allais me faire la main sur une brassière toute simple, et patronner quelque chose de pas trop compliqué par la même occasion (après quelques croquis préparatifs j’ai tracé le tout en prenant religieusement mes mesures et en abusant de ma nouvelle règle de confection, quant à l’idée des quatre bretelles je l’ai piquée sur un vieux top H&M). Pourquoi diable porter une brassière quand on a comme moi un tour de poitrine plus que conséquent ? Et bien parce que j’adore les larges encolures bateau mais qu’en même temps je déteste qu’on voit mes moches bretelles de soutien-gorge, bref les jolies bretelles rayées que voici sont nettement plus chouettes à montrer non ?

Mon patron va avoir besoin de quelques petits ajustements mais j’aime assez le rendu général de la bestiole, surtout le dos. J’ai doublé la pièce avant afin d’avoir un meilleur soutien, et j’ai utilisé un large élastique pour resserrer l’ourlet du bas, bref tel quel il me va déjà  assez bien. Niveau efficacité, ne nous leurrons pas, ça ne vaut pas la bonne vieille corseterie baleinée, mais niveau confort ça se défend mine de rien. Yeah !

Bon allez, dites-moi tout : c’est moi qui ai vu la vierge ou bien est-ce que le résultat est assez chou ?

 

L’ensemble rayé

Vous n’allez pas me trouver bien originale sur ce coup….

Cet ensemble est quasi le même que celui montré il y a quelques semaines : le débardeur n°119 du Burda de mars 2012 (un très très bon cru ce magazine là décidément !) accompagné d’un shorty d’après mon patron perso, pas de quoi grimper au rideau quoi. Sauf que j’ai fait de subtiles modifications qui font toute la différence. Il faut dire que « subtile » c’est mon deuxième prénom ! (bon, en fait c’est Constance)


La première fois j’avais coupé ce haut en 40 et il était trop large. En bonne flemmarde je n’ai pas décalquer à nouveau mon patron, je me suis contentée de ne pas ajouter de marges de couture et zou, il me va maintenant nickel. J’ai aussi préféré remplacer la parmenture par un simple biais jersey, fastoche quoi.

Quant au shorty ça n’est pas le patron que j’ai changé mais ma technique de montage : je pense maintenant être arrivée au meilleur résultat possible, tant au niveau du temps de réalisation que du rendu final. Rendons à césar ce qui lui appartient, j’avoue que tout le mérite de ces finitions super propres revient à mes machines adorées… Entre ma surjeteuse, ma recouvreuse et moi c’est décidément pour la vie ! Seul petit défaut du truc : j’ai utilisé cette fois un jersey de coton (trouvé chez Berger à Bruxelles) qui est moins élastique que mon habituel jersey de viscose, j’aurais donc dû prendre une taille de plus pour être vraiment à l’aise car si celui-ci me va je le trouve tout de même un chouïa moins confortable que d’habitude.

Pour fêter ça je vous montre même l’envers de mes dessous, la couleur n’est pas tout à fait celle du tissu mais ça donne une assez bonne idée du rendu.

Y’a pas à dire, ce tissu permet de bien s’amuser en jouant sur le sens des rayures !