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Costume 1874 #1

Il y a des organisateurs de GN* qui n’ont peur de rien….

Par exemple ceux qui m’ont généreusement octroyé le rôle d’une jeune fille de 20 piges alors que je fêterai bientôt mes 40.

Pour ce jeu historique se déroulant à Paris en 1874 j’ai donc dégainé ce vieux rose délicat, qui à défaut de me rajeunir devraient convenir au personnage. Coup de bol, il s’agit d’un très chouette mélange alpaga et laine récupéré gratos lors de notre dernière trocante bruxelloise (merci Mimolette !).

Ce fil de la marque Cheval Blanc est baptisé Quito, et j’en suis trrrrrrrès contente, tellement que j’ai fait de mini chauffe-pouls au lieu des longues mitaines prévues, ce afin d’économiser mes pelotes et de pouvoir tricoter un bonnet avec ce qu’il reste (en tout j’ai utilisé environ 1.4 pelotes).

Mais telle une jument de concours mal dressée je saute des étapes. Reprenons…. Que-quoi-qu’est-ce ?

Un ensemble CPCP (= cache-cou et chauffe-pouls) destiné à m’empêcher de choper la crève puisque ce gn aura lieu mi-novembre dans un château certes, mais avec la possibilité du profiter du parc qui va avec. À ma connaissance ce n’est pas du tout historique, mais comme il s’agit d’un gn et pas de reconstitution je ne me prends pas le chou tant que l’ensemble rend bien avec le reste de la tenue.

Le cache-cou est un patron gratuit, le Ruffled victorian Neckwarmer d’Alicia Infanti. J’en ai déjà parlé en long, en large et en travers par ici, vous y trouverez même les modifications apportées par ma pomme.

Les chauffe-pouls ont été tricotés en rond avec les mêmes points. J’ai monté 36 mailles, puis une fois la longueur de dentelle désirée atteinte j’ai diminué de 10 mailles, restaient donc 26. Le rendu est pile ce qu’il faut pour ce costume puisque j’aurai des manches longues et que je veux simplement empêcher le vent coulis de passer dessous, sans couvrir les mains pour autant.

Pour ce modèle de chauffe-cou le blocage est indispensable pour faire tenir le col droit et ouvrir la dentelle, et pour ne pas changer j’ai fait ça à la vapeur du fer pour gagner du temps.

Le cou a d’abord été bloqué à mes mesures (34 cm de long), puis ça a été le tour de la dentelle. Attention : si vous débutez avec cette technique pensez bien à utiliser des épingles avec des têtes en verre ou en métal, surtout pas en plastique !

Après un passage chez le magicien réparateur ma machine à coudre a cessé de faire des caprices, je vais donc ENFIN pouvoir finir le corset, puis enquiller sur le reste du costume, ET coudre la tenue d’Halloween de Léo, ET un pantalon + gilet pour Monsieur Jones, ET….

Non, je crois que ce sera tout pour l’instant. Ouf.

* Vous ne savez pas ce qu’est le GN ? Alors lisez donc les commentaires sous ce vieil article….


Un bal venitien

Vous aussi vous trouvez que le père de fiston fait un très beau cadavre ?

Je ne spoilerai pas le scénario du gn* des Uchronautes baptisé Nuit blanche à Venise, mais d’après mon cadavre préféré il y eut du sang, des larmes, de la danse…. Et de fort beaux costumes. Las, j’ai dû raboter deux des très chouettes photos prises par Elodie afin de couper les visages des autres joueurs. On dira donc que chéri fut assassiné par l’homme sans tête.

À l’exception du collant blanc chopé dans mon tiroir, ce costume a été entièrement cousu pour l’occasion, en grande partie à l’aide de la pochette 7032 de Simplicity. Elle comprend deux variations d’un même pourpoint, un pantacourt, un chapeau et deux variations de chemise bouffante. Le tout est d’un niveau intermédiaire mais un(e) débutant(e) motivé(e) peut tout à fait en venir à bout. J’ai ajouté une paire de guêtres réalisées sans aucun changement avec cet excellent patron gratos de The indigo Phial. Ce n’était pas finger in the nose mais presque.

Le pantacourt, les guêtres et le chapeau ont été coupés dans un lin noir de chez Gotex (cadeau de ma pote Lyli, merci poulette), le tissu du pourpoint brodé de feuilles argentées vient aussi de cette boutique d’ailleurs. Tout ça tombe plutôt bien même si j’aurais aimé avoir plus de choix dans les tailles que XS à XL (c’est du M) : ok, ces pièces demandent peu d’ajustements, mais comme j’ai pu faire très peu d’essayages des tailles plus détaillées n’auraient as été du luxe.

Le chapeau a été entoilé avec de la viesline costaude afin que la « visière » tienne la route. Les plumes viennent de la mercerie de Bruxelles, boulevard Anspach juste à côté de la Bourse. Quant au pourpoint, le corps a été doublé mais les petites pièces qui le finissent ont simplement été bordées de biais satiné, tout comme les mancherons (qui eux sont tout de même entoilés et doublés pour une bonne tenue, faut pas pousser la fainéantise non plus).

Le masque aussi est fait maison : je suis partie d’une base de masque de Halloween que j’ai coupé pour obtenir la forme qui-va-bien. Et puis hop, patouillage niveau maternuche à l’aide de papier mâché et de peinture acrylique. Il fallait qu’il soit noir et mauve, j’ai suivi les ordres à la lettre mon capitaine ! Je m’auto-jette des fleurs (aïe ça pique !) car l’effet froissé donné par le papier mâché a permis de faire une patine pas mal cool.

« À l’assassin, au meurtrier ! Justice, juste au ciel, je suis perdu, je suis assassiné… » Ah nan, mince, on me glisse dans l’oreillette que je me trompe de pièce et de crime.

Mille mercis à Elodie Laurencin qui m’a autorisé à utiliser ses photos, et à l’équipe des Uchronautes pour ce jeu au thème réjouissant. Le cadavre avait les yeux suspicieusement pétillants en rentrant.

À très vite pour…. La guerre des chaussettes !

* Si vous vouez en savoir plus sur le gn, lisez donc les commentaires de cet article.

 

Mouais…

Que faire quand on a un après-midi férié devant soi ? Coudre, bon sang de bois, enfin !

Le jeu étant sur ce coup d’arriver à combiner 3 éléments importants :

  • ne RIEN acheter (patron, tissu, mercerie… c’était l’occasion rêvée pour rentabiliser ma collec’ de patrons et faire baisser les stocks)
  • coudre quelque chose dont je n’ai pas forcément l’habitude (histoire d’apprendre/progresser)
  • …. et que je n’ai pas encore dans ma garde-robe

 

Il se trouve qu’Olivier n’aime pas des masses le tissu pour costume que j’ai chopé récemment pour lui : il le trouve un peu trop brillant. Ça passe pour un futal, mais pas question de lui faire une veste dedans. Résultat, je me retrouve avec un superbe coupon de 2 mètres sur les bras, c’est ballot. D’où l’envie de me coudre une veste habillée, dans l’esprit costard mais nettement féminisé. Un truc dont j’ai très rarement besoin, et qui, faut bien l’avouer, ne correspond pas du tout à l’idée que je me fais d’une couture fun…. Le truc étant de choper un patron atypique, et d’utiliser une doublure rock’n roll of course.

Le patron, c’est la veste n°25 du mag’ Tendances Couture n°8, mais telle quelle elle me bottait moyen, j’ai donc modifié l’encolure et ajouté un p’tit col graphique à souhait. Je l’ai coupée en taille 40, et je me demande si c’est moi qui me suis plantée quelque part ou si le patron n’est pas très bien dessiné, car les découpes poitrine me laisse dubitative : ça ne tombe pas très bien non ?

Le patron ne prévoit pas de doublure, ce que je trouve couillon pour une veste qui se veut chicos, j’ai donc pallié à ce manque impardonnable. J’en ai profité pour utiliser encore une fois mon voile de coton à têtes de mort bien-aimé, yeah ! Les manchettes aussi ont été modifiées, et tant qu’à faire je les ai coupées dans le biais afin de jouer avec le sens des rayures. À part ça, la coupe est simple, j’aime bien le détail des rubans pour nouer l’avant… Comme il n’y a ni poches ni boutonnières, ni doublure normalement, ce patron est tout à fait accessible aux débutants décidément. Il suffit de commencer par faire une toile dans un tissu sacrifiable histoire d’ajuster les découpes au niveau des « arguments » (ce que j’ai zappé ici, voulant coudre ce projet rapidos).

Au final… Tout est dans le titre : j’aime bien cette pièce, le tissu est extra (super occase chez Stop Tissu), je me suis amusée à la coudre, mais elle ne me correspond absolument pas et je ne sais pas si je vais la porter des masses. Ceci dit, peut être que le mystérieux bas assorti sur lequel j’ai commencé à bosser changera la donne ?!

À suivre…

Le pantalon à pont

Un peu de changement palsembleu !

Ça risque de faire un choc à toute personne suivant mon modeste bloug, mais voila, j’ai cousu un pantalon sans le modifier à l’aide du patron Bella de chez Burdastyle, qui est pourtant la base de mon armoire pantalonesque. J’avais envie de changer, et surtout besoin d’un pantalon de marin, de pirate même, pour un prochain costume (en effet, je vais sous peu m’acoquiner dans les bas fond de Tortuga, d’ailleurs il reste quelques places si vous avez envie de venir !). Mais bon, autant faire d’une pierre deux coups, voici donc mon nouveau futal bien-aimé, tout aussi portable au quotidien finalement.

Le tissu est un coton basique mais assez agréable à porter, j’ai sauté sur ce coupon lors de notre trocante bruxelloise, sachant d’office ce que j’allais en faire. Les boutons quant à eux viennent d’un troc fait avec Mirza il y a un bail de cela, j’avais hâte de pouvoir enfin les utiliser.

Causons patron : celui-ci vient du mag’ Burda d’août 2012. J’ai cousu une taille 40 sans faire le moindre changement. Okay, je vous l’accorde, le côté « pantalon à pont » c’est du pipeau : les boutons sont simplement cousus par-dessus deux plis et il y a un zip invisible sur le côté, mais foi de pirate, ça passe assez bien en fait.

D’autres suivront peut être, enfin si je trouve le tissu qui va bien évidemment.