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Me Made May, première semaine

Le #memademay c’est un défi tout simple : durant un mois, on porte chaque jour au moins une pièce faite maison, qu’elle soit cousue, tricotée, crochetée… C’est aussi un excellent moyen pour se pousser à ressortir de vieilles fringues délaissées à tort, ou cerner si il nous manque quelque chose (ou si au contraire il est temps d’arrêter de coudre juste pour consommer).

Pour l’instant je m’amuse bien, et j’espère que ces photos t’amuseront aussi.

 








Le Gremlin est gâté

Pour une fois je vais réutiliser des photos moches publiées sur Instagram, parce que franchement j’ai la flemme d’essayer de faire une vraie séance photo avec le Gremlin. Et certaines de ces fringues ont été cousues il y a un bail et ne lui vont plus. Attaquons avec un ensemble qu’il adore et porte l’hiver en guise de pyjama et l’été tel quel. Son père avait depuis trente ans un t-shirt immense (avec lequel lui-même dormait quand il était enfant). Las, certaines parties commençaient à être élimées, il y avait des taches… Bref, le t-shirt traînait telle une âme en peine. Ça aura été notre premier projet à quatre mains avec le Gremlin : il a choisi le tissu à rayures dans mon stock et a aidé à couper et coudre l’ensemble, à base de deux patrons issus de magazines Ottobre. Je ne me lasse pas de le voir le porter, et il a déjà décidé que quand il ne lui irait plus, nous le garderions précieusement pour ses futurs enfants.   Patrons Ottobre toujours (d’ailleurs c’est le même modèle de bermuda), avec cette fois des chemises, pièces qu’il aime particulièrement porter et que je ne lui couds pas assez. Il a choisi les boutons et le tissu de la version ananas, réalisée il y a un an et demi. L’ensemble Pattes Patrouille est une surprise que je lui ai faite durant le confinement : quand les magasins de tissu on réouvert je suis tombée sur ce tissu tiré de son dessin animé préféré, comment résister ? C’était encore à l’époque où on conseillait aussi de mettre un masque aux enfants de moins de six à ans. Depuis il n’a porté celui-ci que pour approcher ses grands-parents, afin de rassurer ceux-ci. Le jean utilisé pour le corps de la chemise provient d’une grosse chute de l’un de mes jeans.   bous vous souvenez de ma tenue d’écureuil volant géant ? La marque DIBY propose le même patron en version enfant, et toujours gratos : la Blaise children wearable blanket. La polaire, chopée chez Tissus.net, est une merveille de douceur mais été une vraie plaie à couper et coudre, car la fibre volait dans tous les sens. Mais ça valait le coup, il l’enfile dès qu’il a un peu froid dans la maison. Nous avons un sacré look en duo non ?   Honte à moi, le costume de ninja a été cousu il y a plus de deux et je ne l’avais pas encore montré par ici. Il voulait absolument être en rose, sa couleur préférée. Comme cet ensemble était pour le carnaval, donc en hiver, j’ai utilisé de la polaire épaisse associée avec du faux cuir argenté. Les patrons sont encore une fois issus de magazines Ottobre, le haut a été énormément modifié pour arriver au bon résultat. Les shuriken visibles sont cousus à la tunique et donc purement décoratifs, mais j’en avais fabriqués trois autres, bien rangés dans une poche secrète. La trousse à elle été cousue pendant le premier confinement, histoire de nous occuper en duo, et que Léo ait toujours des crayons attachés à son carnet de dessin. Ce système avec élastique est super pratique, d’ailleurs c’est un cadeau que je réalise en général en fin d’année pour ses institutrices.

 


Maître Sith ou Jedi ? On peut se poser la question. Ce patron de déguisement provient d’un vieux Burda. Il faut vraiment que je me mette à coudre le reste du costume….

 

Last mais certainement not least : nos costumes de Batman et Robin ! Eux datent de 2019, je les avais finis juste à temps pour une super fête d’Halloween. Je n’ai pas de photo de mon costume en entier, mais j’avais cousu une jupe courte en plus du t-shirt et de la cape. La tenue de Batman avait elle été prévue deux tailles trop grandes, il peut donc encore la porter aujourd’hui. Cette fois le pantalon et le haut viennent encore de mag’ Ottobre, mais la cagoule provient elle d’un vieux Burda. Normalement elle va avec une combinaison, mais jamais je n’imposerais une combi à un enfant de quatre ans, ou alors bonjour les accidents de pipi. J’ai beaucoup travailler pour modifier tous ces patrons, et ajouté une cape cousue dans le haut, afin de ne pas risquer de l’étrangler. Allez, c’est décidé : je vais prendre mon courage à deux mains et essayer de faire poser le Gremlin avec les quelques autres fringues que je lui ai cousu récemment. Croisons les doigts !

C’est l’heure de faire un choix


J’ai craqué, j’ai acheté…

… Ce superbe tartan en lainage mélangé très doux, juste assez épais pour coudre une fort jolie veste de mi-saison. Maintenant, il reste à décider quel patron utiliser, surtout que je me suis peut être un brin laissée emporter, et qu’il y a désormais un long manteau, des jupes et des robes dans la liste.


Tous ces patrons sont « Mes Prrrrrécieuxxxxx », à savoir de gros coups de cœur, attendant leur heure dans ma patronthèque depuis parfois des années.  Telle la Golum de la couture, je suis frappadingue obnubilée par certains et crève d’envie d’en faire enfin quelque chose.

Le long manteau ainsi que la jupe Fumeterre sont à priori hors-jeu car mon lettrage ne serait pas suffisant pour les réaliser, mais j’suis une faible, je peux toujours retourner vite vite chez Tissus Passion à Saint Gilles pour compléter mon stock. Mais est-ce que je les porterais souvent ? Pas sûr… la raison me pousse plutôt vers les vestes Burda, et les chutes seraient suffisantes pour coudre la jupe à panneau ou bien quelque chose de mignon pour ma filleule, qui n’a même pas trois ans (un manteau ou une robe chasuble peut être).

la robe Courrèges est fort mignonne, mais le mix manches courtes et tissu assez chaud ne fait jamais bon ménage chez moi ; elle serait aussi trop peu portée, même par-dessus un joli t-shirt à manches longues. Reste la robe Bubu à décolleté en cœur et manches trois-quart… pas le choix le plus raisonnable, mais diablement tentante.

La veste Caramel et le manteau Opium sont aussi dans le bas de ma liste car trop larges. Opium serait superbe en uni par contre. Je les aime bien sur ces croquis, soyons claires, mais en achetant ce tissu j’avais envie de quelque chose de plus ajusté, et la largeur ceinturée fait un poil trop peignoir confortable à mon goût.

Il faut accepter l’inéluctable : choisir c’est renoncer. Damned…


Jasper et les robots

Au début du second confinement, mon stock de tissu m’a sauvé la santé mentale, si si.

Dire que j’ai beaucoup cousu est un doux euphémisme. Mais revenons à mon stock.

Dedans il y a avait un petit coupon d’un molleton de super qualité, et surtout d’une couleur magnifique. Ça faisait des années que je le gardais pour en faire un sweat-shirt Jasper, de Paprika Patterns, et je n’ai pas été déçue du voyage.

Ce patron est extra, mais lors de l’impression il y a eu un p’tit souci, je me suis retrouvée avec le carré témoin trop grand de 5%. Deux heures plus tard, j’avais tout retracé en retirant ces fichus 5% (je ne pouvais pas l’imprimer à nouveau), et réussi par miracle tricherie à couper toutes mes pièces dans le mini coupon. Tout ? Oui, mais la bande de taille est constituée de sept morceaux au lieu de deux. Heureusement cela reste assez discret.

Pour aller avec, vous pouvez admirer mon tout nouveau patron de leggings fétiche, le modèle 114 du magazine Burda de novembre 2014. Taille super haute et confortable, il n’a pas de coulisse avec un gros élastique à la taille mais des pinces qui le mettent joliment en forme. J’ai tout de même ajouté de la laminette dans la couture de taille afin d’éviter que le tissu ne se détende à cet endroit, sans serrer pour autant.

Le patron prévoyait une parementure et une fermeture éclair invisible. Pour la première version j’ai mis la première et supprimée la seconde, comptant sur l’extensibilité de mon tissu, mais le bât blesse au niveau de la couture invisible pour fixer la parementure, un risque de craquer à chaque enfilage. Pour la seconde version j’ai donc viré la parementure et simplement cousu un biais jersey de propreté.

J’en ai donc déjà cousu deux versions, la première est parfaite, dans une maille bi-extensible grise unie. Dans ce tissu la taille monte vraiment très haut et ne bouge pas d’un poil, un vrai bonheur. La seconde a été coupée dans un joli molleton dont l’intérieur est chaud et duveteux ; j’suis fan de ses motifs « robots rigolos ». Las, celui-ci n’est extensible qu’en largeur et manque un poil de répondant, je savais que cela n’était pas l’idéal pour ce modèle mais je voulais absolument utiliser ce tissu très chaud et le rendu reste honorable.

On voit tout de même bien la différence de rendu entre les deux tissus : la taille monte nettement moins haut et le confort n’est pas le même… mais je peux toujours donner des coups de pieds.

J’ai déjà chopé de quoi me coudre un troisième leggings, en version un peu plus classe. Reste à trouver un molleton de chouette qualité à un prix raisonnable pour un second sweat.