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La blouse de la savane

Cette blouse n’est pas du tout à ma taille.

C’est normal, il s’agit d’un haut taille 54/56 cousu pour une amie qui n’était pas disponible pour les photos. Heureusement, la jolie ceinture incluse dans le modèle (elle est cousue sur l’avant) permet de l’ajuster suffisamment pour pouvoir vous la montrer sur moi. On remarquera tout de même sur la photo suivante un flagrant manque « d’arguments » pour remplir correctement la chose au niveau poitrinesque.

Même si je nage un peu dedans je trouve ce patron Simplicity vraiment extra, à tel point que j’en ferais bien une version à ma taille. Le tout étant de choisir un tissu super fluide pour compenser l’ampleur. Celui-ci est un voile de viscose trouvé chez Stop Tissu et c’est un régal à porter.

Les infos techniques : il s’agit du modèle n°40 du magazine Tendances Couture n°4 (une mine décidément !). Il a été vraiment casse-bonbon à recopier car la planche de patron était surchargée, mais le modèle en soi est très agréable à coudre pour un rendu vraiment sympa.


Première Airelle

En ce moment j’ai besoin de jupes, et de blouses à porter avec.

Certaines personnes de mon entourage ont sous entendu que peut être je n’en avais pas vraiment « besoin », mon armoire étant assez pleine (doux euphémisme), donc je me sens obligée de me justifier : oui, j’ai plein de fringues, mais mon mode de consommation en la matière est particulier. En effet cela fait maintenant deux ans que je n’achète plus rien que je ne puisse coudre ou tricoter moi-même. Oh, on m’a bien donné quelques trucs en plus, et j’ai été plutôt productive, mais voila : entre l’usure naturelle des choses, le fait qu’à mes débuts je n’étais pas forcément la reine des finitions qui font qu’on vêtement dure et un poids et donc une taille qui varient au fil des mois… J’ai certes beaucoup de choses en stock mais au niveau jupes automne/hiver et blouses pour les accompagner c’est plutôt la dèche. Le patron Airelle de chez Deer&Doe tombait donc à point pour me combler.

Franchement, au début le col Claudine m’a stoppée dans mon élan, ça n’est absolument pas mon truc bien que sur d’autres je trouve le résultat assez charmant. Et puis j’ai vu la toute première version de Lathelize et mon petit cœur de midinette a fait « boum ». Je vais sans doute me coudre une version sweat-shirt, tout comme elle, mais je voulais d’abord me faire la main sur ce patron. J’ai donc ressorti un bout de ma viscose super fluide à mini têtes de mort, j’ai ajouté un biais maison pour finir proprement l’encolure et du passepoil ici et là, et roulez jeunesse ! J’ai tout de même fait une petite modification en plus : j’ai davantage creusé l’encolure pour obtenir quelque chose qui soit plus loin du cou.

Au final je la porte avec plaisir mais au niveau des finitions ça reste améliorable : dans le dos mon biais gondole légèrement, tout comme l’encolure hélas. En effet j’ai utilisé un tissu tellement fluide qu’il ne se tient pas des masses, mais au niveau confort on fait difficilement mieux !

Une seconde version est en cours, j’ai hâte de vous montrer ça.

La robe africaine

Ma copine Claire part vivre en Afrique, au pays des moustiques sanguinaires.

Bref elle m’a demandé de lui concocter une tenue trrrrès longue pour couvrir ses gambettes, et justement j’avais envie de coudre ce modèle depuis un bail. Il s’agit de la robe n°10 du mag’ Tendances Couture n°5, c’est à dire un patron Simplicity qui existe aussi en pochette. Facile, agréable à suivre et tombant assez joliment… Rien à redire donc, à part peut être la taille :  j’ai cousu du 40 comme demandé et je la trouve un peu large telle quelle : j’ai dans l’idée que le patron taille grand, qu’on se le tienne pour dit ! Celles et ceux qui suivent un peu ce qui se passe par ici peuvent se moquer au passage… Oui, certes, okay, d’accord, j’avoue : j’ai eu la flemme de modifier le modèle et j’ai donc cousu les fronces prévues et pourtant amplement critiquées, je suis faible et flemmarde. Je me fouetterai avec des orties fraiches en punition (en fait non, mais c’est l’intention qui compte n’est-ce pas).

Le jersey de viscose corail (oui, vous avez bien, j’utilise ZE terme tendance pour décrire ce rose/orangé) a été chopée au marché de la Ferme de Bobigny pour 2€ le mètre, quant au tissu bleu foncé il s’agit d’un reste de jersey de coton très agréable à travailler décidément. Prochaine étape : voir s’il me reste de quoi lui coudre le boléro assorti, cette fois pour protéger ses bras des odieux buveurs de sangs.

Quel dommage que je ne parte pas moi aussi vivre au soleil car j’en aurais bien cousu une version à garder égoïstement… Tant pis, ce sera pour l’été prochain.

Froufrous 3.0

Voici un nouveau test de boxer, et cette fois je crois que je vais lui rester fidèle.

Comme pour les versions précédentes j’ai utilisé mes sous-vêtements du commerce les plus confortables pour patronner cette petite chose. La hauteur de celui-ci, l’échancrure de celui-là… « Oh et puis tiens, j’ajouterais bien un empiècement contrastant souligné de froufrous par ici histoire de varier les plaisirs ». Un tour dans mon stock de chutes pour récupérer un mini-bout de ce voile de viscose à tête de mort qui commence à être bien connu par ici (il vient de chez Stop Tissu mais ne rêvez pas, y’en a plus) ainsi qu’une grosse chute de jersey de viscose violet et un reste de jersey de coton pour faire le fond.

J’ai assemblé l’essentiel à la surjeteuse et fignolé avec 4 coutures au point de chaînette, décidément mon option préférée sur la recouvreuse. Il y a aussi un élastique fin dissimulé dans la couture de la taille, je l’ai tout même cousu assez lâche car je déteste être saucissonnée. Et devinez quoi ? Je suis incroyablement bien dedans !