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C’est l’heure de faire un choix


J’ai craqué, j’ai acheté…

… Ce superbe tartan en lainage mélangé très doux, juste assez épais pour coudre une fort jolie veste de mi-saison. Maintenant, il reste à décider quel patron utiliser, surtout que je me suis peut être un brin laissée emporter, et qu’il y a désormais un long manteau, des jupes et des robes dans la liste.


Tous ces patrons sont « Mes Prrrrrécieuxxxxx », à savoir de gros coups de cœur, attendant leur heure dans ma patronthèque depuis parfois des années.  Telle la Golum de la couture, je suis frappadingue obnubilée par certains et crève d’envie d’en faire enfin quelque chose.

Le long manteau ainsi que la jupe Fumeterre sont à priori hors-jeu car mon lettrage ne serait pas suffisant pour les réaliser, mais j’suis une faible, je peux toujours retourner vite vite chez Tissus Passion à Saint Gilles pour compléter mon stock. Mais est-ce que je les porterais souvent ? Pas sûr… la raison me pousse plutôt vers les vestes Burda, et les chutes seraient suffisantes pour coudre la jupe à panneau ou bien quelque chose de mignon pour ma filleule, qui n’a même pas trois ans (un manteau ou une robe chasuble peut être).

la robe Courrèges est fort mignonne, mais le mix manches courtes et tissu assez chaud ne fait jamais bon ménage chez moi ; elle serait aussi trop peu portée, même par-dessus un joli t-shirt à manches longues. Reste la robe Bubu à décolleté en cœur et manches trois-quart… pas le choix le plus raisonnable, mais diablement tentante.

La veste Caramel et le manteau Opium sont aussi dans le bas de ma liste car trop larges. Opium serait superbe en uni par contre. Je les aime bien sur ces croquis, soyons claires, mais en achetant ce tissu j’avais envie de quelque chose de plus ajusté, et la largeur ceinturée fait un poil trop peignoir confortable à mon goût.

Il faut accepter l’inéluctable : choisir c’est renoncer. Damned…


Softshell powa

Le softshell a un grrrros potentiel.

Ce tissu double face est constitué d’un côté déperlant (= l’eau glisse dessus mais il n’est pas non plus étanche) et coupe-vent légèrement extensible, à l’intérieur il s’agit de polaire. Cela donne le matériau parfait pour des manteaux de mi-saison. Surtout qu’on en trouve désormais avec des imprimés canons, comme par exemple ce thème Western dont j’suis super fan.

Attention : ce tissu est très peu extensible, il est essentiel de choisir des patrons sans aisance négative, en fait mieux vaut carrément choper des modèles conçus pour des tissus sans la moindre élasticité, comme c’est le cas ici.

Celui-ci vient de chez tissus.net. Même en profitant d’une promo j’en ai eu pour 17€ en comptant les frais de port, mais un mètre a suffit pour confectionner un manteau à capuche en taille 98 et une veste raglan en taille 6 mois : ça reste très raisonnable quand on voit les prix des manteaux de qualité correcte du commerce.

Pour Léozilla, j’ai ressorti le mag’ Ottobre enfant du printemps 2013. Le manteau à capuche est volontairement trop grand, j’espère qu’il tiendra jusqu’au printemps prochain. C’est un patron super simple…. pour lequel j’ai réussi l’exploit de me planter au moment de coudre la sous-patte de la fermeture à glissière.

Ahhhhh l’arrogance de la couturière qui commence à se sentir trop expérimentée pour regarder les explications…. J’en suis tout de même très contente et Léo l’a adopté illico prestissimo. Le tissu étant double face je ne l’ai pas doublé, il y a juste une parementure sur l’avant de la capuche (prévue dans le patron). L’assemblage a été fait à la surjeteuse, les finitions à la machine à coudre.

 

J’ai enchainé avec un ensemble « cadeau de naissance » en taille 6 mois uniquement réalisé avec de grosses chutes. Un tissu assez léger récupéré lors d’une trocante (merci encore Tassadit !) a donc été utilisé pour coudre le pantalon mais aussi border la veste de biais.

En effet le softshell a plein de qualités mais ne rend pas très bien au niveau des ourlets, because l’épaisseur et la texture qui rappellent un peu un néoprène fin. Les surpiqures au ras des pliures rendent même carrément mal je trouve, mieux vaut les faire à deux cm du bord.

Bref, les finitions au biais lui vont bien.

Détail très cool, le patron du pantalon est constitué de deux pièces : une unique jambe de pantalon qui fait le tour de la guibole + un carré pour faire les poches arrière. Plus simple à coudre je ne vois pas. Les deux patrons viennent du même livre en japonais que j’ai déjà largement rentabilisé et dont je suis incapable d’écrire le nom (référence 13 chez les JCA).

Quel pied de coudre en petit format, ça va vite et le taux de mignonitude est impressionnant.


La manche du sac à vin

J’avais prévenu qu’il me restait une manche complète à utiliser…

Et oui, après avoir coupé de quoi faire deux sacs dans une veste d’homme, je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin. En regardant cette manche je me demandais « Qu’en-faire, bon sang, qu’en faire ? » quand j’ai réalisé que c’était la taille parfaite pour transporter une bonne bouteille de pinard (ou d’eau plate hein, j’suis pas sectaire). Il faut dire que j’ai toujours aimé le concept, comme vous pouvez le constater avec ce vieux tuto.

Bref, j’ai juste coupé une pièce ronde pour faire le fond, que j’ai renforcée avec un entoilage costaud. Et roulez jeunesse ! La sangle était auparavant la ceinture du manteau en cuir dans lequel j’ai découpé les pièces contrastantes des sacs.

Décidément rien ne se perd, tout se transforme.

 

Mouais…

Que faire quand on a un après-midi férié devant soi ? Coudre, bon sang de bois, enfin !

Le jeu étant sur ce coup d’arriver à combiner 3 éléments importants :

  • ne RIEN acheter (patron, tissu, mercerie… c’était l’occasion rêvée pour rentabiliser ma collec’ de patrons et faire baisser les stocks)
  • coudre quelque chose dont je n’ai pas forcément l’habitude (histoire d’apprendre/progresser)
  • …. et que je n’ai pas encore dans ma garde-robe

 

Il se trouve qu’Olivier n’aime pas des masses le tissu pour costume que j’ai chopé récemment pour lui : il le trouve un peu trop brillant. Ça passe pour un futal, mais pas question de lui faire une veste dedans. Résultat, je me retrouve avec un superbe coupon de 2 mètres sur les bras, c’est ballot. D’où l’envie de me coudre une veste habillée, dans l’esprit costard mais nettement féminisé. Un truc dont j’ai très rarement besoin, et qui, faut bien l’avouer, ne correspond pas du tout à l’idée que je me fais d’une couture fun…. Le truc étant de choper un patron atypique, et d’utiliser une doublure rock’n roll of course.

Le patron, c’est la veste n°25 du mag’ Tendances Couture n°8, mais telle quelle elle me bottait moyen, j’ai donc modifié l’encolure et ajouté un p’tit col graphique à souhait. Je l’ai coupée en taille 40, et je me demande si c’est moi qui me suis plantée quelque part ou si le patron n’est pas très bien dessiné, car les découpes poitrine me laisse dubitative : ça ne tombe pas très bien non ?

Le patron ne prévoit pas de doublure, ce que je trouve couillon pour une veste qui se veut chicos, j’ai donc pallié à ce manque impardonnable. J’en ai profité pour utiliser encore une fois mon voile de coton à têtes de mort bien-aimé, yeah ! Les manchettes aussi ont été modifiées, et tant qu’à faire je les ai coupées dans le biais afin de jouer avec le sens des rayures. À part ça, la coupe est simple, j’aime bien le détail des rubans pour nouer l’avant… Comme il n’y a ni poches ni boutonnières, ni doublure normalement, ce patron est tout à fait accessible aux débutants décidément. Il suffit de commencer par faire une toile dans un tissu sacrifiable histoire d’ajuster les découpes au niveau des « arguments » (ce que j’ai zappé ici, voulant coudre ce projet rapidos).

Au final… Tout est dans le titre : j’aime bien cette pièce, le tissu est extra (super occase chez Stop Tissu), je me suis amusée à la coudre, mais elle ne me correspond absolument pas et je ne sais pas si je vais la porter des masses. Ceci dit, peut être que le mystérieux bas assorti sur lequel j’ai commencé à bosser changera la donne ?!

À suivre…