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La pochette était presque parfaite

Pour l’anniversaire de Super Belle-sœur, je voulais absolument coudre une pochette à bijoux. Va savoir pourquoi.

C’est un projet à la fois fastoche, utile (enfin si la destinataire porte des bijoux) et extra pour utiliser les chutes de tissu. Parmi les nombreux tutoriels disponibles, j’ai choisi celui de Nadège, du blog Frénésie et moi, mais ceux de Pure loisir, Marie Poisson, Kokechic et Merci Giroflée ont l’air tout aussi chouettes.

Je cause de « rentabiliser les chutes » et je me traite moi même d’hypocrite : j’ai encore une fois acheté du tissu exprès pour un projet au lieu de piocher dans mon stock, c’est maaaaaaal. Mais à ma décharge je ne suis pas certaine qu’une pochette à bijoux plaise à SBS, donc je devais au moins être sûre que les couleurs/imprimés la botteraient, et je n’ai rien trouvé qui convienne vraiment dans mes bacs.

Le coton imprimé et la popeline de coton unie viennent tous les deux de chez Gotex à Bruxelles, tout comme les zips et le passepoil d’ailleurs. Je suis vraiment contente de l’ensemble, heureusement que j’ai pris trop de tissus, comme ça je pourrai encore coudre quelques babioles dans ces coloris (je suis faible, j’ai pris un mètre de chaque alors que 30 cm auraient largement suffit…..).

Alors alors, suis-je contente du tuto et de ma réalisation ? Oui et non :

Le tutoriel est sympa à suivre, assez facile et rapide à coudre, j’ai juste remplacé la « saucisse » qui servait de baguier par une simple bande, et utilisé une viesline molletonnée pas trop épaisse au lieu d’un entoilage complètement plat, histoire de donner du moelleux à la pochette (ça rend vraiment mieux ainsi je trouve). J’ai aussi posé du tissu aux extrémités des zips Jusque là, tout va bien.

Pochette pliée en quatre, puis en trois.

Mais voila, j’ai commis deux erreurs qui gâchent un chouïa le tout :

  • L’idée du tissu au bout des zips était bonne, mais j’ai été trop timide sur la longueur. J’aurais dû utiliser des bandes tissu plus longues de deux bons centimètres et surtout couper les bouts de zip qui dépassaient à l’intérieur. Faute de l’avoir fait je me retrouve avec des sur-épaisseurs qui font un peu gondoler les côtés de la pochette, puisque ces bouts de zip ont été pris dans les couture (suis-je claire ?).
  • Je ne sais pas pourquoi, j’étais persuadée que cette pochette se pliait en quatre pans, et pas en trois. J’ai posé les pressions kam en conséquence….. et le résultat est moche. Finalement j’ai démonté et rajouté deux autres pressions, on peut donc choisir de plier cette pochette en trois ou en quatre. Ça passe mais je ne suis pas contente de moi sur ce coup. Tant pis.

 

Je m’en vais programmer ce billet pour le lendemain de sa fiesta, histoire de garder la surprise : à l’heure où vous me lisez je suis soit en train de nager, soit au chaud devant la fenêtre en train de manger des gaufres en regardant la pluie chasser tout le monde de la plage.

Hasta la vista baby !


Des monstres pour Azadî

Ce tissu monstre, je l’ai vu, je l’ai voulu, je l’ai achetu aussi sec.

 

Comment y résister franchement ? C’est le tissu idéal pour mon marmot, enfin à mes yeux (d’autres sont plus circonspects sur ce point) : fun, pas tarte, unisexe, coloré… En prime c’est du 100% coton chopé à un prix très raisonnable puisque si j’ai bonne mémoire on le trouve à Bruxelles dans le magasin Berger pour 6 ou 7€ le mètre.

J’en ai pris un mètre, de quoi coudre cette chouette pochette à langer nomade et encore une ou deux petites babioles pour Azadî. Probablement un protège carnet de santé et une balle de préhension Montessori.

Le tutoriel d’Hélène du blog Pour mes jolis mômes est ultra simple et sympa à suivre, ce qui en fait un super projet pour les débutants. La partie sous la tête est rembourrée pour plus de confort, et une fois plié, s’il est trop large pour mon sac à main il tient sans souci dans la plupart de mes besaces. Merci Marie de m’avoir signalé ce patron !

J’ai fait de mini modifications : les boutons pression ont été posés avant le montage du sac, c’est bien plus pratique ainsi. Je n’en ai d’ailleurs mis que deux au lieu des quatre prévus, ça me semble largement suffisant (edit, en fait il semble que les 4 soient nécessaires, je suis une bécasse quoi). J’ai aussi doublé le nombre de poches histoire d’avoir encore un peu plus de rangements. Dernier point qui a son importance : j’ai entoilé la doublure, ce afin que les boutons pression ne risquent pas de déchirer mon tissu.

Bêtasse que je suis, je n’y ai pas pensé cette fois-ci mais pour une éventuelle prochaine version je prendrai un tissu enduit facile à nettoyer pour l’intérieur : quelque chose me dit que ça peut être utile en cas de fuite. À moins que je ne l’utilise carrément pour doubler le tapis en tissu éponge (ce qui aurait en plus l’avantage d’être plus costaud au niveau des boutons pression).

Edit : Virgine S l’ayant cousu, elle a eu la gentillesse d’ajouter quelques précieux conseils :

- les 4 pressions sont utiles pour un truc tout bête : passé les premières semaines, un bébé bouge tout le temps, surtout les pieds, et donc la serviette bouge aussi. Je te laisse donc imaginer le bébé qui bouge, la serviette qui se barre, le bébé qui profite d’un moment d’inattention pour pisser (ou autre) pendant qu’on tient la couche propre d’une main et la serviette de l’autre…
– d’où, en effet, le tissu enduit qui est bien utile, c’est ce que j’ai mis à l’intérieur et vu le nombre de pissous que j’ai essuyé, je m’en félicite tous les jours.
– pour le nombre de serviettes, j’en ai fait 3 (mais j’ai réalisé aussi la housse de table à langer sur le même principe de housse en tissu enduit / serviette interchangeable et du coup j’ai tout fait aux mêmes dimensions) et j’ai du mal à tenir plus de 2 jours avec une même serviette. Heureusement j’avais acheté beaucoup trop de serviette éponge et du coup je vais m’atteler à compléter la collection. Mais si tu bouges beaucoup, 3 peut être le bon nombre.
– à l’usage, le bouton servant à fermer la pochette s’est révélé positionné pile au milieu du dos et faisait des marques impressionnantes malgré les épaisseurs (relatives) de tissu. Après 2 ou 3 utilisations avec un bébé de 2 mois en pleurs et qui se tortillait à chaque change, j’ai tout décousu pour virer le bouton et la lanière pour remplacer par deux longs liens de laine. Depuis, plus de problème, mais je n’ai vu aucun commentaire en ce sens nulle part, donc je me dis que j’ai dû me tromper quelque part dans la réalisation (ou que mon fils est un futur « princesse au petit pois »).

 

Comme je n’avais pas envie de payer 12€ le mètre pour du tissu éponge, j’ai chopé dans un magasin une petite serviette de toilette d’un super jaune vif à 2€49. Elle faisait pile poil la bonne taille pour me permettre de couper deux tapis interchangeables, histoire d’en avoir toujours un de prêt quand l’autre est dans le machine à laver.

Le molleton, l’entoilage, la doublure, le biais, le cordon et le bouton ont tous été piochés dans mon stock, histoire d’en profiter pour le vider un chouïa.

J’en suis tellement contente que je pense que ça va devenir mon cadeau de naissance de prédilection : voila un objet joli, pratique et qui servira bien plus longtemps qu’un mignon petit vêtement en taille 6 mois.

Par contre pour une prochaine fois j’ai bien envie de tracer mon propre patron histoire d’avoir une forme plus rigolote.

Tout ça me donne envie de réécouter les Fabulettes d’Anne Sylvestre à fond les ballons !

Image de prévisualisation YouTube

La jupe, la culotte et la malédiction

Or donc, après ma surjeteuse et deux machines à coudre, c’est mon fidèle appareil photo qui vient de me lâcher. C’est la vie !

Moi qui attendais avec impatience de vous montrer mon tout dernier projet et prenant des photos dignes de l’amour que je lui porte, me v’la servie tiens. Mon ami Charles a déjà été bien gentil d’immortaliser la bête à l’aide de son « téléphone qui fait tout sauf le café ».

Je me suis d’abord ridiculisée au bord du canal dans une pose digne de ma rebellitude, mais la triple épaisseur de pulls sous le manteau qui me boudine et le bonnet digne de « Zezette épouse X » n’aidaient pas vraiment à mettre ma tenue en valeur. Puis nous avons fait les clowns près de la place Sainte Catherine, toujours avec un succès mitigé (faut bien le dire : je caillais sévère mine de rien). Au final, nous avons préféré nous réfugier au chaud, à la maison, dans un cadre moins joli mais nettement plus adapté au tombage de pulls. lire la suite »

[Tuto] Une chemise à basque de récup’

J’espère que vous aimez les projets « récup », parce qu’il va y en avoir quelques uns par ici durant l’été.

Veinarde que je suis : je vais encadrer trois semaines de cours dans le cadre d’ateliers d’art contemporain, dont deux ateliers consacrés à la transformation de vêtements. Histoire d’arriver le jour J avec des modèles au point, j’ai commencé à bosser sur divers projets. On commence avec une chemise à manches longues chopée au marché aux puces. lire la suite »