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Mauvais choix #1 : le sac

Y’a des jours semaines mois comme ça, on (sous-entendu : moi-je) est trop feignasse pour réfléchir et vlan, on choisit un mauvais patron.

C’est le cas pour ce sac. En parcourant le tutoriel paru dans un Burda Facile je me suis dit « Ah tiens, l’idée est sympa MAIS on ne voit pas de photos de profil du sac à dos / les fournitures conseillées me font penser à un placement de produit / ça fait plus tutoriel de blog que truc pro de magazine qui a fait ses preuves… » . Et bein surprise (en fait non) c’était bien le cas.

Mais présentons d’abord la bête : j’ai longtemps cherché un patron de sac à « trucs du bébé » vraiment pratique, c’est à dire qui tienne bien en place que je porte le bébé devant moi, dans mon dos ou qu’il soit simplement dans sa poussette. Avec en prime une bonne contenance et un look sympatoche.

Révélation : pour l’usage que nous en faisons, le top of the top c’est un modèle transformable dont on peut déplacer les bretelles pour en faire au choix une besace, courte ou longue, ou un sac à dos.

Je déconseille fortement ce tutoriel car, bien que les photos donnent envie, à mon avis c’est de la grosse daube publicitaire pour vendre des fournitures gadget au lieu d’apprendre à bien faire les choses.

N’ayant nulle envie d’acheter les trucs en question, je me suis dépatouillée avec ce que j’avais sous la main et j’en ai profité pour ajouter une doublure en tissu enduit (Ikéa), car qui dit sac à couche/biberon dit fort risque de fuites de liquides potentiellement immondes.

De plus je n’ai pas gardé les même mesures (y compris pour les sangles, qui ont été diminuées de 7 bons cm, mauvais tutoriel vous dis-je !) et j’ai triplé le fond avec quelque chose de plus costaud que l’entoilage préconisé, qui se serait déformé au moindre poids. J’ai utilisé un truc dont j’ai totalement oublié le nom, promis je le mets ici dès que je remets la main dessus… Il s’agit d’une espèce de feutre épais facile à coudre et qui passe en machine.

Ce tissu d’ameublement London map, j’en rêvais mais à 25€ le mètre au Chien Vert c’était niet, nada, jamais d’la vie ! Et puis, ma doué béniguet, quelle ne fut pas ma surprise de le trouver sur un marché aux tissus à 8€ le mètre. J’ai dégainé direct le porte-monnaie, vous allez donc le revoir par ici.

Suis-je contente ? Non. Le résultat est sympa et correspond à ce dont nous avons besoin mais je vois plein de petits défauts, en particulier le fait que porté dans le dos, de profil, c’est assez moche. Si c’était à refaire je m’inspirerais plutôt de l’un de ces sacs :

Arina Rasputina | Blue Calla

 

À très vite pour un second patron pourri semi plantage, cette fois au tricot et à base de rayures et rangs raccourcis, qui comme vous pouvez le constater ne font pas bon ménage.

 

Balles Montessori

Héééééééé non…. Je ne viens pas encore vous annoncer l’arriver d’Azadî.

Le petit flemmard se fait attendre, mais il faut dire qu’il reste 3 jours avant le terme officiel, il a donc tout à fait le droit de profiter de sa location jusqu’à la fin. En fait, comme je suis une proprio sympa, je suis même prête à le laisser dépasser un peu la date officielle, mais 10 jours max hein ! En attendant je couds et je tricote non-stop.

Mais voila : je fais uniquement des accessoires ou des trucs pour bébé, et je ne suis plus super motivée pour montrer tout ça.

« Bah pourquoi, t’en a marre de ton blog ? » C’est tout l’inverse justement : j’aime toujours autant l’idée de fabriquer des choses et de les montrer par ici, mais je rêve de pièces ambitieuses, de défis techniques….

Las, la baleine que je suis peut à peine passer une heure d’affilé derrière sa machine, en prime je ne sais pas quelle taille je ferai d’ici trois mois. Donc même si je fantasme sur ce que je vais me coudre pour l’automne/hiver, pas moyen de m’y mettre. Et je n’ai pas très envie de montrer ici des projets mignons mais quand même moyennement satisfaisants alors que je suis obnubilée par des vestes et autres projets plus techniques.

Premier essai : une balle réalisée avec les chutes du tissu « monstre » utilisé pour la pochette à langer d’Azadî + celles d’un pantalon d’été cousu pour son père mais pas encore montré ici. Peut mieux faire : il aurait mieux valu prendre un tissu uni pour l’intérieur, les rayures sont perturbantes visuellement, alors que justement ce jouet doit être cousu avec des tissus qui offrent un maximum de contraste.

Voici quand même la série de photos du jour : des balles de préhension (en même temps, y a-t-il des balles qui ne le soient pas ?) venues tout droit de la pédagogie Montessori. Que-quoi-qu’est-ce ? Je vous laisse lire cet article wikipédia pour en savoir plus. Pourquoi tant de balles ? Parce que tous mes amis font des bébés ces jours-ci, une vraie épidémie !

Pour l’adorable Maé. Les tissus sont ceux de la pochette à bijoux de Super Belle-sœur.

Je trouve ces balles fascinantes :  malgré l’odieuse quantité de couture à la main nécessaire pour chacune, elles sont assez amusantes à faire et ce sont de beaux objets en soi. C’est beaucoup plus simple et rapide qu’on ne pourrait le croire : j’ai suivi ce tutoriel très bien fait de de Mamansou (blog mon bébé bio et moi).

Par contre elle y annonce des temps de réalisation qui peuvent faire peur, genre 45 mn pour simplement découper toutes les pièces puis 1h30 pour finir les coutures à la machine… Rassurez-vous : en étant un peu organisé c’est beaucoup moins longs que ça puisque je mets moins d’une heure pour finir ces deux étapes, en surfilant en plus chaque pièce, ce que je vous conseille de faire.

Pour plus de solidité, j’ai assemblé les boudins avec du cordonnet plutôt que du fil normal, en faisant un plus un max de nœuds. Ainsi je suis certaine que les balles tiendront le coup même si elles sont vraiment malmenées.

Pour Aloïs, le bébé le plus poilant que je connaisse. Les chutes rouges viennent de mon perfecto, le tissu Disney de chez Gotex à Bruxelles.

Mais c’est vrai que la suite, à savoir rembourrer, fermer les 12 boudins à la main à points invisibles puis assembler le tout, et bah ça prend du temps et c’est très moyennement fun. Autant le savoir.

Au passage, est-ce que je suis la seule à être étonnée par la quantité de tutoriels de couture dans lesquels on zappe l’étape du surfilage ? Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas les coutures que le risque d’effilochage du tissu à disparu, surtout pour un jouet destiné à des minots (qui vont forcément tirer dessus dans tous les sens) et dont les marges de couture sont réduites à peau de chagrin.

Allez, j’y retourne : je dois encore coudre 3 autres de ces balles, minimum !

 

La pochette était presque parfaite

Pour l’anniversaire de Super Belle-sœur, je voulais absolument coudre une pochette à bijoux. Va savoir pourquoi.

C’est un projet à la fois fastoche, utile (enfin si la destinataire porte des bijoux) et extra pour utiliser les chutes de tissu. Parmi les nombreux tutoriels disponibles, j’ai choisi celui de Nadège, du blog Frénésie et moi, mais ceux de Pure loisir, Marie Poisson, Kokechic et Merci Giroflée ont l’air tout aussi chouettes.

Je cause de « rentabiliser les chutes » et je me traite moi même d’hypocrite : j’ai encore une fois acheté du tissu exprès pour un projet au lieu de piocher dans mon stock, c’est maaaaaaal. Mais à ma décharge je ne suis pas certaine qu’une pochette à bijoux plaise à SBS, donc je devais au moins être sûre que les couleurs/imprimés la botteraient, et je n’ai rien trouvé qui convienne vraiment dans mes bacs.

Le coton imprimé et la popeline de coton unie viennent tous les deux de chez Gotex à Bruxelles, tout comme les zips et le passepoil d’ailleurs. Je suis vraiment contente de l’ensemble, heureusement que j’ai pris trop de tissus, comme ça je pourrai encore coudre quelques babioles dans ces coloris (je suis faible, j’ai pris un mètre de chaque alors que 30 cm auraient largement suffit…..).

Alors alors, suis-je contente du tuto et de ma réalisation ? Oui et non :

Le tutoriel est sympa à suivre, assez facile et rapide à coudre, j’ai juste remplacé la « saucisse » qui servait de baguier par une simple bande, et utilisé une viesline molletonnée pas trop épaisse au lieu d’un entoilage complètement plat, histoire de donner du moelleux à la pochette (ça rend vraiment mieux ainsi je trouve). J’ai aussi posé du tissu aux extrémités des zips Jusque là, tout va bien.

Pochette pliée en quatre, puis en trois.

Mais voila, j’ai commis deux erreurs qui gâchent un chouïa le tout :

  • L’idée du tissu au bout des zips était bonne, mais j’ai été trop timide sur la longueur. J’aurais dû utiliser des bandes tissu plus longues de deux bons centimètres et surtout couper les bouts de zip qui dépassaient à l’intérieur. Faute de l’avoir fait je me retrouve avec des sur-épaisseurs qui font un peu gondoler les côtés de la pochette, puisque ces bouts de zip ont été pris dans les couture (suis-je claire ?).
  • Je ne sais pas pourquoi, j’étais persuadée que cette pochette se pliait en quatre pans, et pas en trois. J’ai posé les pressions kam en conséquence….. et le résultat est moche. Finalement j’ai démonté et rajouté deux autres pressions, on peut donc choisir de plier cette pochette en trois ou en quatre. Ça passe mais je ne suis pas contente de moi sur ce coup. Tant pis.

 

Je m’en vais programmer ce billet pour le lendemain de sa fiesta, histoire de garder la surprise : à l’heure où vous me lisez je suis soit en train de nager, soit au chaud devant la fenêtre en train de manger des gaufres en regardant la pluie chasser tout le monde de la plage.

Hasta la vista baby !


Des monstres pour Azadî

Ce tissu monstre, je l’ai vu, je l’ai voulu, je l’ai achetu aussi sec.

 

Comment y résister franchement ? C’est le tissu idéal pour mon marmot, enfin à mes yeux (d’autres sont plus circonspects sur ce point) : fun, pas tarte, unisexe, coloré… En prime c’est du 100% coton chopé à un prix très raisonnable puisque si j’ai bonne mémoire on le trouve à Bruxelles dans le magasin Berger pour 6 ou 7€ le mètre.

J’en ai pris un mètre, de quoi coudre cette chouette pochette à langer nomade et encore une ou deux petites babioles pour Azadî. Probablement un protège carnet de santé et une balle de préhension Montessori.

Le tutoriel d’Hélène du blog Pour mes jolis mômes est ultra simple et sympa à suivre, ce qui en fait un super projet pour les débutants. La partie sous la tête est rembourrée pour plus de confort, et une fois plié, s’il est trop large pour mon sac à main il tient sans souci dans la plupart de mes besaces. Merci Marie de m’avoir signalé ce patron !

J’ai fait de mini modifications : les boutons pression ont été posés avant le montage du sac, c’est bien plus pratique ainsi. Je n’en ai d’ailleurs mis que deux au lieu des quatre prévus, ça me semble largement suffisant (edit, en fait il semble que les 4 soient nécessaires, je suis une bécasse quoi). J’ai aussi doublé le nombre de poches histoire d’avoir encore un peu plus de rangements. Dernier point qui a son importance : j’ai entoilé la doublure, ce afin que les boutons pression ne risquent pas de déchirer mon tissu.

Bêtasse que je suis, je n’y ai pas pensé cette fois-ci mais pour une éventuelle prochaine version je prendrai un tissu enduit facile à nettoyer pour l’intérieur : quelque chose me dit que ça peut être utile en cas de fuite. À moins que je ne l’utilise carrément pour doubler le tapis en tissu éponge (ce qui aurait en plus l’avantage d’être plus costaud au niveau des boutons pression).

Edit : Virgine S l’ayant cousu, elle a eu la gentillesse d’ajouter quelques précieux conseils :

- les 4 pressions sont utiles pour un truc tout bête : passé les premières semaines, un bébé bouge tout le temps, surtout les pieds, et donc la serviette bouge aussi. Je te laisse donc imaginer le bébé qui bouge, la serviette qui se barre, le bébé qui profite d’un moment d’inattention pour pisser (ou autre) pendant qu’on tient la couche propre d’une main et la serviette de l’autre…
– d’où, en effet, le tissu enduit qui est bien utile, c’est ce que j’ai mis à l’intérieur et vu le nombre de pissous que j’ai essuyé, je m’en félicite tous les jours.
– pour le nombre de serviettes, j’en ai fait 3 (mais j’ai réalisé aussi la housse de table à langer sur le même principe de housse en tissu enduit / serviette interchangeable et du coup j’ai tout fait aux mêmes dimensions) et j’ai du mal à tenir plus de 2 jours avec une même serviette. Heureusement j’avais acheté beaucoup trop de serviette éponge et du coup je vais m’atteler à compléter la collection. Mais si tu bouges beaucoup, 3 peut être le bon nombre.
– à l’usage, le bouton servant à fermer la pochette s’est révélé positionné pile au milieu du dos et faisait des marques impressionnantes malgré les épaisseurs (relatives) de tissu. Après 2 ou 3 utilisations avec un bébé de 2 mois en pleurs et qui se tortillait à chaque change, j’ai tout décousu pour virer le bouton et la lanière pour remplacer par deux longs liens de laine. Depuis, plus de problème, mais je n’ai vu aucun commentaire en ce sens nulle part, donc je me dis que j’ai dû me tromper quelque part dans la réalisation (ou que mon fils est un futur « princesse au petit pois »).

 

Comme je n’avais pas envie de payer 12€ le mètre pour du tissu éponge, j’ai chopé dans un magasin une petite serviette de toilette d’un super jaune vif à 2€49. Elle faisait pile poil la bonne taille pour me permettre de couper deux tapis interchangeables, histoire d’en avoir toujours un de prêt quand l’autre est dans le machine à laver.

Le molleton, l’entoilage, la doublure, le biais, le cordon et le bouton ont tous été piochés dans mon stock, histoire d’en profiter pour le vider un chouïa.

J’en suis tellement contente que je pense que ça va devenir mon cadeau de naissance de prédilection : voila un objet joli, pratique et qui servira bien plus longtemps qu’un mignon petit vêtement en taille 6 mois.

Par contre pour une prochaine fois j’ai bien envie de tracer mon propre patron histoire d’avoir une forme plus rigolote.

Tout ça me donne envie de réécouter les Fabulettes d’Anne Sylvestre à fond les ballons !

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