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Sirocco et Poppy sont sur un bateau

Deux ans après tout le monde,

J’ai moi aussi craqué pour ce patron de la marque Deer&Doe. À ce stade on peut certes dire que je suis la mode, mais à la vitesse d’un escargot asthmatique.

Sirocco, c’est une intrigante combinaison en jersey dotée de poches, de plis, d’un décolleté non négligeable… Mais sans boutons ni fermeture à glissière, vu qu’on l’enfile par le décolleté ; pour accomplir ce miracle il faut impérativement choisir un tissu avec 60% d’élasticité. Cette jolie combi est assez facile et rapide à coudre, du moins quand on a l’habitude de bosser avec des tissus extensibles. Le patron inclut deux versions : short ou pantalon. Les manches sont censée être courtes mais je voulais faire une version hiver compatible (oui, en hiver j’adore porter des shorts et des décolletés), cette partie a donc été immédiatement modifiée.

Dans la foulée j’ai aussi transformé en pinces les plis du dos du corsage, et rallongé le buste et le bas de 2.5 cm chacun, soit 5 cm au total. En effet, les patrons de cette marque sont conçus pour une stature de 1m65 alors que je mesure 1m70.

Las, le milano que j’ai chopé n’est pas assez nerveux, je me retrouve donc avec un merveille de confort MAIS un rendu un peu trop mou, qui me gène surtout quand je regarde la ceinture qui godille par endroits. Ou quand, après plusieurs heures, la fourche est un peu descendue et donne en effet moyennement flatteur au niveau de mon digne fessier.

Le décolleté a aussi tendance à s’ouvrir plus facilement qu’il ne le devrait, le fourbe. Mais tout va bien car j’ai mon arme pas si secrète : une brassière assortie, cousue il y a quelques mois dans un autre tissu qui a presque la même couleur. Pour celle-ci j’ai utilisé mon nouveau patron de lingerie préféré, j’ai nommé Poppy, créé par House Morrighan. Un p’tit bijou de confort et de soutien que je recommande à fond les ballons.

Comme tu peux le constater, l’encolure est très bien conçue, avec ce qu’il faut d’ampleur pour s’ouvrir sans souci.

Malgré ses quelques défauts, j’aime beaucoup cette combi et la porte régulièrement (il m’arrive même de la mettre en guise de pyjama). Comment résister à un tel ratio de confort / classe / sexytude ?

(Portée ici sans brassière)

À très vite pour ma seconde version, plus ajustée cette fois.

Nouveautés variées

Trois mois après avoir déménagé, j’ai enfin pu coudre un truc pour ma pomme, youhou !

C’était ma récréation au milieu des nombreux accessoires que je fabrique pour le marché de Noël des Tanneurs, donc il fallait que ce projet-là soit:

  • ultra rapide et sans prise de tête (moins de deux heures tout compris)
  • avec très peu de pièces
  • d’après un patron déjà recopié et approuvé
  • en jersey ou tout autre tissu qui ne s’effiloche pas, car ma surjeteuse est en grève (la traitresse !) et je n’avais pas le temps de soigner les finitions intérieures en faisant des coutures anglaises etc
  • dans un tissu « doudou », parce que j’ai envie de fringues très douces à porter sous mes gros pulls

 

J’aurais adoré refaire ma robe Ottobre inspirée par le modèle Lola de chez Victory Patterns, mais j’ai paumé le patron dans le déménagement, c’est donc finalement la robe Nettie qui l’a emporté, en faisant les modifs’ qui vont bien : comme le tissu est nettement moins extensible que prévu, je l’ai coupée en taille 16 au lieu de 12. Cette fois j’ai pensé à rajouter 10cm au bas de la jupe et 4 pour les manches, qui sont ainsi vraiment longues.

En ce qui concerne le tissu, j’ai chopé de l’interlock très doux et confortable (l’épaisseur est celle d’un t-shirt « épais mais pas trop », mais le tissage correspond à des côtes 1/1 et est réversible : ce n’est pas du jersey). Ce coupon là vient de chez Tissu Passion à Saint Gilles, et à 3 roros le mètre c’est une super bonne affaire, d’autant qu’ils l’ont reçu dans pas mal de chouettes couleurs. J’ai assemblé le tout avec le point élastique de ma machine à coudre et une aiguille adaptée, pour les finitions j’ai fini de fixer le biais d’encolure à la main avec un point invisible et les ourlets de la jupe et des manches ont été réalisés à la recouvreuse.

Pour une robe réalisée en moins de deux heures, j’suis plutôt contente car elle est très mais alors trrrrrrès agréable à porter, mais il faut bien reconnaître qu’elle moule vachement quand même. Trop. Genre on voit vraiment tous les défauts avec un truc pareil. Bah c’est pas bien grave, elle sera nickel sous mes gros pulls de toute façon, c’est bien pour ça que je l’ai cousue.

C’était aussi l’occasion de prendre mes premières photos dans notre jardin, et de montrer ma moche nouvelle coupe de cheveux (j’ai hâte que ça repousse, même si je sais, je sais : ce n’est pas catastrophique non plus, juste casse-bonbon à coiffer). Et bien figurez-vous que je me suis méchamment caillée sur ce coup.

 

J’en profite pour causer d’une toute nouvelle marque de patrons de tricot, créée par ze marvelous Lili the banyan tree. J’étais censée faire partie des testeurs de son premier né, le gilet amourette. Hélas hélas tendinite oblige, j’ai dû passer mon tour, et je le regrette parce que ce gilet est vraiment canon.

Vivement que mes bras fonctionnent à nouveau à plein rendement…