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D-Day top

Je suis fana des tricots d’été.

Ce patron Bonny créé par Emily Wessel pour Tin Can knits, je l’ai vu et mon p’tit cœur de midinette a fait yop-la boum. Maiiiiiisss, j’ai vachement hésité avant de craquer car en zieutant sur Ravelry les photos des différentes réalisations j’ai vite repéré quelques défauts :

  • Une forme super basique malgré le beau détail du col bénitier en dentelle. Cherchez pas : le dos est un bête rectangle et le devant est construit de la même façon, ce sont juste les augmentation régulières de la dentelle qui viennent modifier la coupe.
  • Le côté adorable du truc est forcément cassé par le fait qu’on ne peut pas décemment le porter sans un débardeur en-dessous. Dommage non ? (jai essayé avec juste un soutif : Olivier est fan, mais y’a pas moyen de sortir ainsi)
  • Des finitions inexistantes : on tricote tout en jersey endroit, le bas roulotte mollement. Ce qui peut être joli avec une maille serrée, mais là, avec un fil dentelle tricoté en 3.5 (pour ma version : 3.75), ça fait bâclé.
  • Le prix : 7$ pour un patron aussi simple, ça me semble un chouïa exagéré. Non, j’suis pas radine, je m’insurge contre cette accusation inique. Je suis prête à payer 7$ pour un patron de tricot sans souci, mais en retour je m’attends à ce qu’il propose de chouettes finitions.

 

« Ouais, mais bon, c’est facile d’améliorer les finitions non ? Hop, un rang en mousse ou côtes ou tout autre point un minimum élastique et qui ne roulotte pas, et c’est bon. » Certes.

Il n’y a pas des masses de suspense ici : j’ai craqué, Lyli m’a gentiment filé une pelote entamée de Lace de chez Drops, et j’ai embarqué le tout à la plage. Si si, j’ai tricoté sur la plage en bronzant, une expérience topissime d’ailleurs : ce fil est parfait pour ça, on le sent à peine, il est trop fin pour ramasser des grains de sable (ou à peine et il suffit de le secouer deux secondes pour y remédier), et tricoté en jersey en 3.75 il donne un résultat mousseux et doux, complètement addictif quoi. La pelote était sagement rangée dans mon indispensable dévidoir nomade.

Au cas ou quelqu’un aurait un doute, c’est TRÈS agréable à porter. C’est dingue : malgré la composition (70% alpaga, 30% soie), cette babiole est tellement douce et légère que je la sens à peine.

J’ai eu la flemme de faire des modif’ : en vacances, mon cerveau se met sur pause visiblement, et maintenant forcément je regrette de ne pas avoir fait une belle bordure nette… tant pis. Il s’agit donc d’une version fidèle réalisée en taille M/L car je ne voulais pas un haut trop près du corps. Et le résultat est quasiment celui auquel je m’attendais (le bénitier en dentelle est un peu plus large chez moi, c’est moins joli mais ça reste chouette).

Ah, j’allais oublier : j’ai utilisé environ 70gr de laine, soit 612 yards, ce qui est étrange car le patron annonçait plutôt 800 yards pour cette taille (600 pour le XXS, 650 pour le XS, 700 pour le S et 750 pour le M).

Mon avis sur le patron ? Il ne vaut pas 7$, mais le rendu est tellement chou qu’on lui pardonne. C’est surtout un très bon modèle pour les débutants, nickel pour se faire la main sur le tricot en rond et sur la dentelle (celle-ci se retient assez facilement) et pour s’habituer à travailler avec un fil très fin. Comme il n’y a pas de manches ça va assez vite, mais autant prévenir : je me suis ennuyée comme un rat mort durant toute la première partie (le jersey en rond tout simple). Heureusement, une fois arrivée à la dentelle c’est devenu un peu plus fun.

Pourquoi D-Day top au juste ? Parce que ces photos ont été prises juste avant un rendez-vous très important. En général je me fous un peu de ma tenue, là j’ai repassé mon faux pantalon à pont, dégainé ce joli haut et inauguré mon tout nouveau sac… Une tenue porte-bonheur quoi.

Le pull de copieuse

Je suis faible.

Normalement je déteste copier exactement quelque chose, mais là, quand je suis tombée sur ce pull de Liselotte (qui a elle même copié sur cette demoiselle), mon p’tit cœur de tricoteuse a fait boum ! Il me le fallait quoi.

J’ai profité d’une promo chez Drops pour choper tout ce qu’il me fallait en Cotton Merino (4 pelotes de noir, 1.1 d’orange, et le reste n’a été utilisé qu’en petites quantités), dégainé les aiguilles circulaires (4mm pour le corps et 3.5 pour les parties en côtes) et avanti populi ! Ah, j’allais oublié le plus important : le patron. J’ai fouillé longtemps à la recherche du modèle impec’ pour ce que je voulais. Il devait être top-down, peu ajusté, tout simple, gratos, si possible avec un joli détail…. C’est le pull Flax de Tin can knits qui a emporté la donne : j’aime vraiment bien le détail des bandes en point mousse le long des bras, et, joie et bonheur, sachez qu’il fait partie d’une collection de 10 patrons gratos idéaux pour apprendre à tricoter diverses techniques. Tentant hein !

Ouaisouaisouais, mais voila, je ne suis pas du tout contente de ce pull. Il est correct mais loin d’être parfait, et ce pour deux raisons (développées en trois points) :

  • Je suis encore débutante en jacquard et j’ai merdouillé : j’avais commencé par entortiller mon fil toutes les 2 mailles, c’était super propre sur l’envers mais loooong… Et surtout au bout de deux soirées de tricot j’ai réalisé que la tension trop importante avait fait perdre 2 tailles au pull, ce qui était moche et a été défait.
  • Seconde technique : entortiller le fil toutes les 5 mailles environ. Nouveau fail : la maille étant peu serrée, le fil coincé à l’arrière se voit ! Si si, sur la photo de dos on voit vraiment bien des points roses dans la première bande, c’est moche, mais là je n’ai pas eu le courage de défaire encore (j’aurais dû, tant pis).
  • Pour finir, j’ai à nouveau merdouillé, cette fois avec le patron : je voulais absolument utiliser ce fil, mais il ne correspondait pas du tout à l’échantillon. « pas grave » me suis-je dit en bonne guerrière de la maille : « c’est du top-down, j’ajusterai le tout au fur et à mesure sans souci »…. Ça a marché au début, mais j’ai visiblement raté mon coup au niveau des emmanchures, qui sont beaucoup trop basses et me gênent un peu. Tant pis encore. Sans ce détail, je serais ravie du patron qui est agréable à suivre (cadeau bonus : il est unisexe et va de la taille bébé à celle pour ours homme imposant)

 

Au final, je sais que certains vont hurler que j’abuse, mais je vais m’entrainer à fond pour réussir (enfin !) de beaux jacquards, et quand je me sentirai au point je déferai ce pull pour le re-tricoter, mais en mieux. En attendant je vais tout de même le porter avec plaisir, parce que malgré ses défauts il est bien joli.

Bon, j’ai un cadeau de naissance à tricoter en vitesse, et après je pourrai enfin attaquer mon Everest, celui qui me fait baver depuis des mois et pour lequel j’ai acheté 22 pelotes de Nepal de chez Drops (et ouais, j’ai profité à fond des promo)… Je sens que ce gilet va être un vrai boulet !

Allez, j’ai l’eye of the tiger, je peux le faire !

Ps : je préfère briser le mythe avant que vous ne vous fassiez des idées : non, mille fois hélas, mes cheveux ne bouclent pas naturellement depuis que je les ai fait couper, ceci est l’œuvre de mes bigoudis magiques (Mimolette, merci encore pour le truc !), autant dire que je n’aurai pas le courage de faire ça régulièrement même si contrairement à la vidéo ça m’a pris 10 mn max… (bon, j’ai pas mis tous les soins de la demoiselle hein, juste de la mousse spéciale boucles).

Au passage, dans la vidéo les bigoudis sont mis un peu n’importe comment, sachez que dans mon kit, les roses bouclent dans un sens (ils vont à droite) et les oranges dans l’autre (je les mets donc à gauche). Crocheter ses cheveux, c’est la classe non ?