Archives du tag: Tendances Couture n°4

La blouse de la savane

Cette blouse n’est pas du tout à ma taille.

C’est normal, il s’agit d’un haut taille 54/56 cousu pour une amie qui n’était pas disponible pour les photos. Heureusement, la jolie ceinture incluse dans le modèle (elle est cousue sur l’avant) permet de l’ajuster suffisamment pour pouvoir vous la montrer sur moi. On remarquera tout de même sur la photo suivante un flagrant manque « d’arguments » pour remplir correctement la chose au niveau poitrinesque.

Même si je nage un peu dedans je trouve ce patron Simplicity vraiment extra, à tel point que j’en ferais bien une version à ma taille. Le tout étant de choisir un tissu super fluide pour compenser l’ampleur. Celui-ci est un voile de viscose trouvé chez Stop Tissu et c’est un régal à porter.

Les infos techniques : il s’agit du modèle n°40 du magazine Tendances Couture n°4 (une mine décidément !). Il a été vraiment casse-bonbon à recopier car la planche de patron était surchargée, mais le modèle en soi est très agréable à coudre pour un rendu vraiment sympa.


Ze manteau #2, la toile

Allez avouez, qui parmi vous coud systématiquement une toile ?

Je vais commencer par mon auto-critique : ça fait très (trop) peu de temps que je m’y suis vraiment mise. Au début, comme beaucoup, je ne connaissais même pas le principe, pourtant simple et évident. Une toile c’est un croquis, une version d’essai destinée à tester un patron et surtout à le modifier afin de faire un vêtement sur mesure. On commence par choisir un tissu pas cher dont l’épaisseur et le rendu sont proches de ceux de la version définitive. Pas de pitié : celui-ci va être sacrifié pour la cause ! On coupe alors les pièces, on assemble, et là vient le moment fatidique de l’essayage et des retouches afin d’obtenir le meilleur « fit » possible. On pourrait croire que ça s’arrête là mais que nenni, c’est justement à ce point que ça devient vraiment intéressant puisqu’on doit alors découper la toile au niveau des coutures (évidemment, si une ligne de couture a été modifiée, on coupe sur la nouvelle, celle qui ajuste le mieux le vêtement) afin d’obtenir un nouveau patron, modifié aux bonnes mesures.

Vous trouvez mon manteau dénué d’intérêt, voire carrément moche ? C’est normal, comme je le disais il ne s’agit que d’un brouillon cousu dans un tissu cheap. Il lui manque donc tous les petits détails soignés qui lui donneront du caractère. Doublure qui ajoute de la tenue au col, brides, beaux boutons, poches travaillées, surpiqures… Autant de choses qui ne valent pas vraiment la peine d’être cousues quand on fait une toile, ainsi on évite d’y passer trop de temps ou d’argent. Coudre cet version m’aura pris moins de deux heures, recopiage du patron compris, et coûté 10€ de tissu, dépense indispensable car il était hors de question de faire ce genre de modifications au dernier moment sur mon beau drap de laine ! 10€ de dépensés donc, mais potentiellement 55€ d’économisés puisque je suis désormais certaine de ne pas me planter par la suite.

Ces quelques photos moches sont donc censées montrer l’importance cruciale de cette étape. Vos yeux de lynx devraient normalement voir assez facilement les modifications apportées, en effet cette fois le patron tombait presque parfaitement, j’ai simplement dû cintrer davantage le dos afin d’éviter l’effet sac à patate en marquant un maximum la cambrure.  Pas bien compliqué tout ça, il m’a suffit de placer la toile sur mon mannequin de couture et d’épingler le long des découpes princesses pour modifier le tout, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous. Ensuite j’ai cousu sur cette nouvelle ligne afin de pouvoir faire un nouvel essayage et valider le tout.

J’en profite pour causer un peu plus de ce modèle, déjà présenté précédemment : il s’agit d’un patron Simplicity paru dans le mag’ tendances Couture n°4 et dont les manches raglans m’avaient tapé dans l’œil. Je l’ai coupé en 40/42 et je suis ravie car il taille impeccablement : il est juste assez large pour que je puisse porter un très gros pull en dessous quand viendront les grandes froidures. Non, je ne vis pas au pôle nord, je suis simplement très frileuse. Je m’attendais à devoir faire cette retouche dans le dos car j’ai une taille très marquée, c’est donc devenu un réflexe chez moi. Mais revenons au patron : la coupe est très bien, en pochette c’est donc une bonne affaire, mais la publication dans un magazine a visiblement posé quelques problèmes, en effet sur la planche de patron surchargée deux pièces n’étaient pas raccord (rien de bien grave ceci dit) et une troisième manquait carrément à l’appel. Heureusement il ne s’agissait que d’une bride, très facile à dessiner soi-même, mais avouez que c’est agaçant.

On pourrait croire que je suis prête à attaquer la version finale,

mais en fait ça va me prendre encore un peu de temps : en effet maintenant que la coupe générale est validée je m’en vais dessiner les pièces que je veux ajouter pour « habiller » un peu le tout. Rien de bien compliqué en fait, il s’agit juste de multiples brides et surtout d’une larges martingale que je vais honteusement copier sur celles du manteau Talea. J’envisage aussi d’ajouter une capuche amovible (merci Mélanie pour cette suggestion) mais je ne suis pas certaine de pouvoir la couper dans ce qu’il restera de mon coupon, à voir donc. Car oui, j’ai enfin dégotté le drap de laine de mes rêves ! Enfin disons plutôt celui que je ne cherchais pas mais qui m’a charmée illico presto. À la base je voulais un drap pure laine assez épais rouge vif ou moutarde, et je désespérais devant de tristes rayonnages de tissus gris, marron et noir… Et vlan, voila-t-y pas que chez Sacrés Coupons je suis tombée sur cette merveille d’un superbe vert forêt, parcouru par un fin tissage en biais façon sergé pour mieux tenir la fibre, 100% laine trrrrès épaisse, trop peut être, de quoi en tout cas tester la résistance de ma machine à coudre car je sens que coudre les épaisseurs ne va pas être si simple. Mais avec ça sur le dos je suis certaine de passer l’hiver sans avoir froid !

Dans la foulée j’ai chopé du satin violet de bonne qualité pour la doublure, ainsi que du passepoil et des boutons assortis pour donner du peps à tout ce vert. Maintenant que j’ai tout ça sous la main je peux enfin entrer dans le vif du sujet, et curieusement j’ai passé le stade de la trouille : là j’ai hâte de coudre ce manteau, et ma foi je me sens plutôt sûre de moi !

La mini grise

J’ai grandement besoin de jupes à ma taille, et justement sur Thread&Needles il y a chaque mois un défi jupe.

Le thème cette fois était « non couleur », gris donc, or moi le gris je ne le conçois qu’avec des touches de couleurs vives pour l’animer, sinon « bonjour tristesse » comme disait l’autre. Un tour dans mon stock pour sortir un superbe coupon de jean gris très souple trouvé à vil prix sur le marché de Fontainebleau, ainsi qu’une bonne longueur de passepoil vermillon qui dépote. Un tour dans mes patrons pour trouver un modèle amusant, finalement mon choix s’est porté sur la mini-jupe à poches n°24 du Tendances Couture n°4, dont le large empiècement de taille me tentait bien.

Une soirée, beaucoup de fun à coudre ce patron très simple et agréable, une petite déception au moment de l’essayage car décidément les petits plis sur l’avant sont adorables de face…. Mais font de vilains plis de profil. Mais qu’importe : je suis très bien dedans, je l’aime d’amûr, bref non, rrrrrien de rrrrrien, non, je ne regrette rrrrrrien.

Les détails techniques, dès fois que ça vous intéresserait : chez Simplicity/Tendances Couture je fais en général du…. 41. Pour résumer : le 40 est serré, le 42 large, j’ai donc recopié le 40 et profité du fait que les marges de 1.5 cm sont comprises pour rattraper le coup en cousant à la place des marges de 1 cm. Ni vu ni connu j’t'embrouille, ça a fonctionné du tonnerre de dieu, je n’ai eu aucune retouche à faire (à part déplacer la fermeture éclair sur le côté plutôt que dans le dos, mais ça c’est une question de préférences personnelles) et la forme est parfaite sur moi : j’ai la place de caser mon royal popotin et la taille est joliment marquée. Une excellente base donc, je sens que je vais la redessiner pour supprimer les plis, ce sera moins charmant mais plus flatteur au final.

L’utile et l’agréable

Je continue à me coudre de l’utile, du pratique, bref des basiques à  manches longues.

Aujourd’hui c’est un nouveau patron de t-shirt qui y passe, et entre la couleur un peu terne et la coupe moyenne le résultat me laisse dubitative j’avoue….

C’est assez étonnant, car je préfère de loin les couleurs vives, mais j’ai craqué sur ce jersey fin à trou-trous quand je suis tombée dessus (sans me faire trop mal, je vous rassure) sur le marché de Fontainebleau. Le coupon de 3 mètre était à 10€, j’ai embarqué la bestiole aussi sec avec l’idée de couper enfin le t-shirt n°57 du magazine Tendances Couture n°4, repéré depuis un sacré bail donc.

Voila un patron simple mais tout de même un chouïa intriguant : le dos est coupé en deux pièces (donc une couture au milieu, donc pas beau), ce afin d’affiner la découpe et donc de cintrer le modèle sans coudre de pince (beau). Si on ajoute à ça une encolure bateau très large ça donne un potentiel casse-gueule quand même. Et effectivement cassage de gueule il y a : l’encolure baille dans le dos, les emmanchures sont beaucoup trop basses, bref si la ligne du corps est effectivement assez jolie le modèle mérite des ajustements, et comme j’ai des tonnes d’autres patrons à manches longues sous le coude je pense que je vais m’épargner cet effort et simplement passer à un autre modèle pour les prochains hauts que je ne devrais pas tarder à me coudre.

En tout cas me voila dans la mouise car je n’ai pas la moindre idée de ce que je vais faire du bon gros métrage de jersey troué qu’il me reste, parce qu’il ne faut pas déconner non plus : un haut sobre ça va, deux ce serait trop.

J’ai besoin de couleur si je veux survivre à l’hiver belge !