Archives du tag: softshell

Minoru mi-raisin

J’aime ma veste Minoru malgré tout.

Malgré tout quoi au juste ? Malgré quelques défauts vraiment agaçants, à commencer par la capuche, dont la forme est très décevante ; trop large, soit elle me tombe sur les yeux, soit elle retombe en arrière, une vraie plaie. De plus il y avait un criant manque de poches, j’ai donc ajouté deux poches à soufflets à l’extérieur.

Mon manteau de pluie a tout de même quelques sacrés atouts. Il est rudement chouette avec sa taille marquée dans le dos par un large élastique, ses poignets bien serrés, sa poche intérieure pratique, sa doublure confortable (réalisée avec un joli coton pour le corps et du satin pour les manches) et surtout le large col qui permet de ranger la capuche. Je l’ai réalisé avec du softshell, un tissu avec une face déperlante et l’autre en polaire fine, ce qui en fait le parfait manteau de mi-saison (que je porte encore en plein hiver, puisque je peux sans souci porter un gros pull en dessous).

Petit détail qui ne se voit guère en photo, j’ai ajouté du biais réfléchissant au niveau de l’encolure et des poignets. Ainsi me voila mine de rien bien visible la nuit, éclairée par les phares des voitures.

Est-ce que je conseille ce patron ? Franchement, bof. Il fait le job mais sans plus. Si c’était à refaire, je testerais plutôt l’Utility jacket Totsi de Waffle Patterns, en modifiant le col pour pouvoir y ranger la capuche et en ajoutant de quoi resserrer les poignets.


Je manche, tu manches, nous manchons

Il pleut ! Et je crois avoir déjà signalé que « moi pas aimer le froid, surtout mouillé ».

Pour continuer à aller bosser à vélo sans me retrouver trempée et de mauvaise humeur, j’ai improvisé des manchons de guidon avec ce que j’avais en stock. Mais… pourquoi ça plutôt que des gants ou moufles étanches ? Ce serait moins chaud ou trop épais à mon goût, je préfère garder les doigts bien flexibles.

Sans appeler ça un tutoriel, j’ai pris quelques photos des différentes étapes, si jamais ça intéresse du monde. Mais garde bien en tête que c’est ma première version, et donc que ce système peut sans doute être amélioré.

Pourquoi ces choix de matériel ?
  • le softshell a une face déperlante pour protéger de la pluie, l’autre en polaire fine, il est aussi respirant (car pas tout à fait imperméable) et bien plus agréable à coudre et porter que les tissus enduits. En prime je l’avais en stock : il s’agit d’une grande chute du coupon utilisé pour mon manteau de pluie (ouais, la classe à Dallas : les manchons sont assortis à ma tenue !)
  • j’ai tout de même ajouté une doublure en polaire épaisse parce que mes gants ne sont pas très chauds (et de toute façon je les ai perdus)
  • le biais réfléchissant est là pour me rendre plus visible des voitures, mais aussi pour faire une finition fine sur les bandes destinées à resserrer le système : le softshell est un tissu un peu épais, en double épaisseur ce serait trop pour mes boutons pressions en résine

Ça ne se voit pas sur les photos mais la doublure fait deux cm de moins au niveau de l’ouverture pour les main, ce afin d’éviter les épaisseurs superflues pour l’ourlet, mais aussi d’avoir le softshell qui rentre un peu plus à l’intérieur, et donc éviter que la polaire ne prenne la pluie. De plus je n’ai pas mis de système pour serrer au niveau des poignets pour des raisons de sécurité : il est essentiel de pouvoir rapidement sortir ses mains.
LE défaut du truc : je ne peux plus utiliser la sonnette quand ma gauche est dans le manchon, mais de toute façon je m’en sers très rarement.
Suis-je parée ? Non ! maintenant tout ce qui manque à mon bonheur c’est un pantalon de pluie, mais je n’ai pas de tissu adéquat en stock. Zuuuut alors; me voila OBLIGÉE d’aller chez mon dealer pas cher préféré pour en trouver.

Softshell powa

Le softshell a un grrrros potentiel.

Ce tissu double face est constitué d’un côté déperlant (= l’eau glisse dessus mais il n’est pas non plus étanche) et coupe-vent légèrement extensible, à l’intérieur il s’agit de polaire. Cela donne le matériau parfait pour des manteaux de mi-saison. Surtout qu’on en trouve désormais avec des imprimés canons, comme par exemple ce thème Western dont j’suis super fan.

Attention : ce tissu est très peu extensible, il est essentiel de choisir des patrons sans aisance négative, en fait mieux vaut carrément choper des modèles conçus pour des tissus sans la moindre élasticité, comme c’est le cas ici.

Celui-ci vient de chez tissus.net. Même en profitant d’une promo j’en ai eu pour 17€ en comptant les frais de port, mais un mètre a suffit pour confectionner un manteau à capuche en taille 98 et une veste raglan en taille 6 mois : ça reste très raisonnable quand on voit les prix des manteaux de qualité correcte du commerce.

Pour Léozilla, j’ai ressorti le mag’ Ottobre enfant du printemps 2013. Le manteau à capuche est volontairement trop grand, j’espère qu’il tiendra jusqu’au printemps prochain. C’est un patron super simple…. pour lequel j’ai réussi l’exploit de me planter au moment de coudre la sous-patte de la fermeture à glissière.

Ahhhhh l’arrogance de la couturière qui commence à se sentir trop expérimentée pour regarder les explications…. J’en suis tout de même très contente et Léo l’a adopté illico prestissimo. Le tissu étant double face je ne l’ai pas doublé, il y a juste une parementure sur l’avant de la capuche (prévue dans le patron). L’assemblage a été fait à la surjeteuse, les finitions à la machine à coudre.

 

J’ai enchainé avec un ensemble « cadeau de naissance » en taille 6 mois uniquement réalisé avec de grosses chutes. Un tissu assez léger récupéré lors d’une trocante (merci encore Tassadit !) a donc été utilisé pour coudre le pantalon mais aussi border la veste de biais.

En effet le softshell a plein de qualités mais ne rend pas très bien au niveau des ourlets, because l’épaisseur et la texture qui rappellent un peu un néoprène fin. Les surpiqures au ras des pliures rendent même carrément mal je trouve, mieux vaut les faire à deux cm du bord.

Bref, les finitions au biais lui vont bien.

Détail très cool, le patron du pantalon est constitué de deux pièces : une unique jambe de pantalon qui fait le tour de la guibole + un carré pour faire les poches arrière. Plus simple à coudre je ne vois pas. Les deux patrons viennent du même livre en japonais que j’ai déjà largement rentabilisé et dont je suis incapable d’écrire le nom (référence 13 chez les JCA).

Quel pied de coudre en petit format, ça va vite et le taux de mignonitude est impressionnant.