Archives du tag: Simplicity amazing fit

L’œuf de Pâques

On ne le croirait pas en voyant ces photos, mais j’ai commencé à coudre ma garde-robe post-grossesse.

Je suis donc partie en chasse de patrons de robes confortables et légères (en tout cas convenant pour août et septembre en Belgique), offrant un accès rapide au garde-manger de mini-nous, à savoir mes boobs, et qui, sans être des modèles pour la grossesse, me permettent tout de même de caser mon énorme ventre.

C’est dans le magazine Tendances Couture #16 que j’ai trouvé mon bonheur : une robe cache-cœur en jersey (n°24), dotée de manches papillons histoire de camoufler mes bras qui sont devenus grassouillets à souhait, avec en prime un beau décolleté, des pinces dans le dos afin de marquer la cambrure et surtout un pan noué sur l’avant, joli détail qui fait un peu œuf  de Pâques.

Ce modèle est aussi disponible en pochette. Il s’agit d’un patron Simplicity de la gamme Amazing Fit, le numéro 7692 en français et 1653 en anglais (je ne comprends vraiment pas ces différences de références, mais bon, c’est comme ça).

Je vais avoir du mal à donner un avis clair sur ce patron puisque je le porte très enceinte alors qu’il n’est pas destiné à cet usage. De même je n’ai pas suivi du tout les instructions de montage car, cousant en pleine canicule, j’ai préféré faire au plus vite et monter entièrement la robe à la surjeteuse puis faire les finitions à la recouvreuse. N’ayant pas assez de cônes de fil de la bonne couleur pour équiper mes deux machine et ne souhaitant pas perdre de temps à passer les cônes d’une machine à l’autre, il m’a fallu être créative pour obtenir un montage impeccable, mais ça a marché, yeah !

Les points faibles :

  • Je n’ai pas compris pourquoi on préconisait d’acheter un zip et du biais : il s’agit d’une robe en jersey très décolletée, il n’y a aucun besoin de zip puisqu’elle s’enfile facilement. De même j’ai coupé le biais jersey dans mon tissu, comme indiqué sur le croquis de coupe d’ailleurs. (Il est bien précisé qu’elle est à coudre uniquement dans un tissu extensible)
  • Sur le dessin technique du magazine (cf vue C de dos en dessous), on constate qu’il y a 4 pinces dans le dos. Je me suis tué les yeux sur ma planche de patron en n’en trouvant qu’une pour la moitié du dos… Je me suis finalement lancée ainsi, puis en jetant un rapide coup d’œil aux instructions de montage j’ai constaté qu’il n’y a bien qu’une pince par demi-dos.
  • Plus je couds des patrons indépendants en tissu extensible, plus j’apprécie que l’on m’indique le taux d’élasticité requis pour le tissu, ce qui permet d’adapter la taille quand on a un tissu beaucoup plus extensible que prévu. Hélas, misère, douleur incommensurable :  je ne trouve jamais ce genre d’indications dans les magazines, ce qui est dommage. Faisant normalement un 40/42, j’ai choisi la taille 42/44, mais mon tissu est à priori beaucoup plus extensible que ce qu’il aurait fallu, je me retrouve ainsi avec un bon 46 je pense. C’est parfait actuellement, mais après l’accouchement je vais devoir reprendre pas mal de coutures si je veux continuer à porter cette robe.
  • Les marges de couture sont incluses. En général j’aime bien ça, mais pas quand il s’agit de monter un vêtement à la surjeteuse, ce qui demande de mini marges.
  • Je n’aime pas la technique de montage de la ceinture reliée au pan sur le ventre, j’ai préféré m’y prendre autrement, en cousant en sandwich le bout du pan dans la ceinture non montée, en laissant juste une ouverture au bout puis en refermant celle-ci à la main à points invisibles.
  • Il n’y a pas de poches.

 

Les points forts :

  • Je suis incroyablement bien dedans ! Mon ventre est mis en valeur sans que ce soit trop serré par ailleurs, le jersey la rend encore plus agréable à porter. Je suis tellement à l’aise avec que j’envisage de m’en servir comme chemise de nuit à l’hôpital.
  • Comme prévu, l’accès au garde-manger se fera sans souci quand Azadî aura faim.
  • Les emmanchures tombent bas, ce qui est particulièrement agréable en cas de grosse chaleur car je ne me retrouve pas avec d’horribles traces de transpiration.
  • Je la trouve très flatteuse, même si je vois bien quelle rendrait mieux dans un tissu moins mollasson.
  • Le montage est simple et assez rapide.
  • Le dos est bien travaillé : en plus des pinces, il est coupé en deux partie et cintré afin de marquer encore mieux la cambrure. Le parfait modèle pour flouter les formes sur l’avant et mettre en valeur le décolleté mais aussi la silhouette de dos ou de profil.
  • Dans le magazine, elle est proposée dans une chouette variété de tailles, du 38/40 au 54/56, On trouve aussi deux formes de manches possibles. Dans la version pochette il y a en plus une autre longueur de manches, deux longueurs de jupe au choix, et surtout l’ajustement de poitrine qui est la marque de fabrique de la collection Amazing Fit. On peut choisir le patron allant du 38 au 46 ou celui « taille plus » du 48 au 56. C’est le pied non ?

 

Causons tissu : celui-ci vient de chez Tissu passion à Bruxelles et ne m’a pas ruiné (3 roros le mètre si j’ai bonne mémoire). Sa composition est inconnue, mais je suspecte un mélange contenant une bonne part de viscose. Il a les qualités de ses défauts : il est fin et léger…. et marque hélas bien les petits défauts, comme les rondeurs de mes cuissots par exemple. Mais en ce moment j’avoue que c’est le cadet de mes soucis.

Vais-je avoir le courage de me coudre une dernière robe avant de partir en vacances au bord de la mer samedi ? Fera-t-il beau sur la côté belge ? Vous le saurez en lisant les prochaines aventures de Super œuf de Pâques !

 

Sur les starting blocks

Je n’ai rien de concret à vous montrer aujourd’hui hélas …

(encore 5 jours d’après mon médecin, et je serai comme neuve !), mais mais mais voici quelques projets qui pourrait vous intéresser ma foi.

On commence par une chouette initiative à laquelle je vais désormais participer : le Repair Café.

Mais que-quoi-que c’est donc que ce truc ? C’est simple : vous avez un truc cassé et aucune envie de le jeter (pas écolo, attachement sentimental etc) ou pas les sous pour en racheter un autre ? Vous adorez  apprendre à réparer des choses parce que c’est fun et utile ? Ça vous botte sévère de faire connaissance avec des gens de votre quartier ayant un bon esprit ? Alors le Repair Café est ze solution qui va vous plaire !

L’idée c’est d’organiser des rencontres conviviales entres des bénévoles-réparateurs et vous et moi qui avons des trucs à réparer, qu’il s’agisse de vêtements, bicyclettes, grille-pain, j’en passe et des meilleurs. J’adore l’idée de pouvoir me rendre utile en partageant mes modestes connaissances en couture donc me voici inscrite pour la prochaine session organisée dans mon quartier. Je vais aussi en  profiter pour faire le tour de mes affaires et voir si je ne pourrais pas remettre en état certaines babioles en ma possession avec l’aide d’autres bénévoles.

Bref, si vous êtes à Bruxelles dimanche 26 n’hésitez pas à passer au Repair Café de Molenbeek, bd Leopold II, 100, entre 14 et 17h. Si l’initiative vous intéresse sachez qu’il existe déjà pas mal de relais de ce type, vous trouverez toutes les infos nécessaires sur ce site. Et s’il n’y a rien de comparable dans votre coin pourquoi ne pas vous lancer et créer le votre ?

À part ça, que fais-je donc de mes journées ? Et bien je cogite sévère sur toutes sortes de projets :

De la couture d’abord, car ma machine me manque terriblement… Je vais donc me coudre dès que possible ces petites merveilles de robes légères, en croisant très fort les doigts pour que le temps s’arrange d’ici là.

On commence par deux robes de la collection Simplicity Amazing fit. Les promesses du bouzin ? Des pièces de patrons étudiées en fonction des différentes morphologies pour obtenir un « fit » impeccable. Bon, j’ai lu toutes sortes d’avis sur la question, certaines sont enchantées et trouvent que tout tombe parfaitement alors que d’autres ne sont guère convaincues…

On verra bien, en attendant le modèle 1800 me fait fondre avec son décolleté pile-poil perfecto pour moi, les découpes princesse qui font une ligne bien emboitante au niveau des appâts féminins et les poches que je trouve impec’ (évidemment, je vais les souligner de passepoil, pas moyen d’y échapper). Autre point positif : le patron existe en 38/46 et 48/56, et je flaire un sacrément bon potentiel pour celles qui s’habillent en grandes tailles. Je m’en vais donc choper les deux séries de taille afin d’en coudre une version pour frangine Bien-Aimée, qui sera je pense à tomber dans cette jolie p’tite chose.

En chambray chez Fancy that | Passepoilée chez Behind the hedgerow | Rose chez Pretty grievances

 

La pochette 1882 est quant à elle comme une réponse divine envoyée par le Grand Gastéropode Lumineux, pas moins : moi qui adore me costumer pour des jeu de rôle grandeur nature rétro (années 20, 30, 40….), j’avais chopé par hasard une photo de robe vintage carrément tentante, et vlan, voila-t-y pas que c’est le patron idéal pour me la coudre ! Merci qui ? Merci Simplicity ! Je ne suis pas forcément fana du combo nœud-nœud/col mais cette petite chose a un charme fou non ? Et encore une fois on peut se procurer deux pochettes, l’une en 38/46 et l’autre en 48/56, autant dire que j’ai bien envie encore une fois de tester les deux…. D’autant que certaines versions « grande taille » croisée sur le net sont carrément convaincantes.

Rétro à souhait chez The new Vintage | Lumineuse chez A sewing life | Classique chez Creative pursuits

Pour finir, je vais sans doute céder, 3 ans après tout le monde, à la grande mode de l’empiècement en dentelle : en effet avec Jolies Bobines nous nous sommes partagé un petit métrage de dentelle sur fond de plumetis d’une finesse à se rouler par terre de bonheur (merci merci à ma mercière préférée pour cette trouvaille à vil prix… ne cherchez pas : on a raflé sans pitié tout ce qui restait !). Je pense utiliser mon désormais fétiche patron de petit haut ajusté, reste à trouver le bon tissu et faire quelques modifications. Une exploration de mes bacs à tissus s’impose (mais en sortirais-je vivante ? Rien n’est moins sûr quand on considère le bazar qu’est mon atelier actuellement).

Et le tricot alors ?

Et bien figurez-vous que je m’y suis déjà remise, si. Mais il a fallu changer quelques petites choses puisque ma technique habituelle n’est absolument pas compatible avec une tendinite du coude droit. Le Grand Gastéropode Lumineux soit remercié, j’ai reçu une foule de bons conseils et je me suis mise à tricoter à la portugaise, mais dans une position vraiment étrange (qui a dit « ridicule » ?) qui me permet de coincer l’aiguille droite dans la pliure de mon genou, pendant que la tension du fil se fait en passant autour de ma nuque et que mon pouce gauche fait tout le boulot.

Image de prévisualisation YouTube

Voila à quoi ressemble normalement le tricot à la portugaise, quand on est bien équipé et que l’on peut utiliser ses deux mains.

Yep, je vais faire des photos et tout un récapitulatif d’ici peu, et vous allez pouvoir vous fendre la poire à mes dépends ! Mais je me dis que cela pourra servir à d’autres subissant le même genre de mésaventure. Je persiste donc à tricoter mon projet du moment, un châle heureusement assez simple. Je vais à la vitesse de l’escargot neurasthénique et suite à différents tests le rendu n’est pas toujours parfait, mais je m’accroche et c’est tout ce qui compte non ?

Vivement que cette galère soit derrière moi, car j’ai sur ma liste deux gros projets (entendez par là : des pulls. Avec des manches. Longues, les manches… Tout ce qui me barbe en général). Pour commencer j’ai craqué et profité des soldes chez Drops pour commander de quoi me faire Odette Jolie, le dernier patron de la Poule. Pour être honnête, d’ordinaire je trouve que ses modèles font un peu sac, parce que la demoiselle est du genre jolie fille fine et gracieuse et que sur elle ce genre de chose est topissime, alors que sur moi, comment dire… Mais voila, Odette Jolie est trop charmante, c’est un caprice et je croise les doigts pour ne pas être déçue par le résultat. Au pire je troquerai, mais bon, je ne vois pas trop ce qu’on pourrait m’offrir qui vaille le temps passé sur un pull à manches longues en kid-silk et Baby alpaca silk (yep, on ne se refuse rien, j’ai remplacé l’alpaga tout simple par cette matière délicieuse). Un rein peut être ? Okay, aiguilles 5… Quelques orteils alors ?

Le second pull est en théorie ennuyeux comme la pluie : du jersey, du jersey et encore du jersey. Avec quelques côtes et un col roulé. MAIS… Il s’agit d’une idée fun de mon pote Loris : il m’a proposé de troquer des objectifs pour mon appareil photo contre le pull de Gaston Lagaffe. Il faut donc qu’il soit vert avec un col roulé (seule différence : étonnamment, il le veut à sa taille, pas trop court comme l’original), et ce patron Drops à manches raglans lui plaît bien. Niveau laine ce sera la 220 Superwash de chez Cascade Yarns, coloris 864/vert Noël.

Comme on peut s’en douter je trépigne d’impatience, je suis au taquet, sur les starting blocks … Je casse les pieds à tout le monde en comptant les jours et les anti-inflammatoires. Mon conseil du jour : quand vous avez mal et que tout le monde vous dit d’aller voir un docteur, ne répondez pas « oh, je vais quand même attendre un peu, des fois que ça passe tout seul ».

On va chez le médecin, on prend ses médocs et on se tait, nom d’un p’tit bonhomme !

ps : merci à tous pour vos petits mots ces dernières semaines, ça m’a fait un plaisir fou de vous lire !