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C’est l’heure de faire un choix


J’ai craqué, j’ai acheté…

… Ce superbe tartan en lainage mélangé très doux, juste assez épais pour coudre une fort jolie veste de mi-saison. Maintenant, il reste à décider quel patron utiliser, surtout que je me suis peut être un brin laissée emporter, et qu’il y a désormais un long manteau, des jupes et des robes dans la liste.


Tous ces patrons sont « Mes Prrrrrécieuxxxxx », à savoir de gros coups de cœur, attendant leur heure dans ma patronthèque depuis parfois des années.  Telle la Golum de la couture, je suis frappadingue obnubilée par certains et crève d’envie d’en faire enfin quelque chose.

Le long manteau ainsi que la jupe Fumeterre sont à priori hors-jeu car mon lettrage ne serait pas suffisant pour les réaliser, mais j’suis une faible, je peux toujours retourner vite vite chez Tissus Passion à Saint Gilles pour compléter mon stock. Mais est-ce que je les porterais souvent ? Pas sûr… la raison me pousse plutôt vers les vestes Burda, et les chutes seraient suffisantes pour coudre la jupe à panneau ou bien quelque chose de mignon pour ma filleule, qui n’a même pas trois ans (un manteau ou une robe chasuble peut être).

la robe Courrèges est fort mignonne, mais le mix manches courtes et tissu assez chaud ne fait jamais bon ménage chez moi ; elle serait aussi trop peu portée, même par-dessus un joli t-shirt à manches longues. Reste la robe Bubu à décolleté en cœur et manches trois-quart… pas le choix le plus raisonnable, mais diablement tentante.

La veste Caramel et le manteau Opium sont aussi dans le bas de ma liste car trop larges. Opium serait superbe en uni par contre. Je les aime bien sur ces croquis, soyons claires, mais en achetant ce tissu j’avais envie de quelque chose de plus ajusté, et la largeur ceinturée fait un poil trop peignoir confortable à mon goût.

Il faut accepter l’inéluctable : choisir c’est renoncer. Damned…


Wedding Wars épisode 2 : la revanche des robes clones

Attention : avalanche de photos !

Toute la familia était de mariage en juin (mais ça vous le saviez déjà). Civil le vendredi, religieux le samedi et brunch le dimanche. Comme je manquais de temps j’ai décidé de me faire trois fois la même robe mais dans des tissus et longueurs variés. En prime cela me donnait l’occasion de tester mon patron sur la robe Dimanche et de faire les modif’ qui vont bien pour Vendredi et Samedi. (Et de me coudre plein de robes d’été à ma taille.)

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Blue girl

Hop, deux projets pour le prix d’un aujourd’hui, j’suis d’humeur généreuse.

Faut dire qu’ils vont plutôt bien ensemble ceux-là, et avec le temps changeant. Robe légère en jersey et veste en laine mélangée, avec ça je m’en sors à tous les coups.

La robe est mon uniforme actuel : ma cops Anne m’a prêté la robe en jersey la plus simple et flatteuse qui soit (Agnès B), comme elle ne voulait pas me laisser la lui voler je l’ai recopiée en plusieurs exemplaires. Le patron est bête comme chou et m’a fait réaliser que j’avais jusque là tendance à coudre des modèles trop cintrés. Finalement la simplicité qui suit la ligne sans trop la marquer c’est ce qu’il y a de mieux.

Petite astuce bien utile avec ce décolleté : de mini liens cousus sur les emmanchures qui me permettent d’attacher les bretelles de ma digne lingerie, qui ainsi tient en place mais se fait discrète. Une prochaine fois j’upgraderai le système en mettant plutôt de mini boutons pressions.

Si vous avez envie d’un patron approchant, la Magic Dress que vient de sortir Vanessa Pouzet lui ressemble rudement. N’ayant pas cousu ce patron j’ignore ce qu’il vaut, mais vu la simplivité de la chose ce serait difficile de se planter. Quant au tissu, c’est encore une fois un trophée rapporté de notre trocante bruxelloise annuelle, si je ne m’abuse c’est Mimolette que je dois remercier pour ce coupon choupinou.

 

Passons au nœud du problème : Ze Veste. Qui devait être un manteau mais se trouva fort raccourcie quand un coup de ciseaux malheureux fut venu.

À une époque pas si lointaine j’en aurais été très satisfaite. La couleur du lainage (trouvé chez Gotex à Anderlecht) est superbe, la plupart des finitions sont très propres… Mais au fur et à mesure j’ai commis tellement de petites erreurs qu’il est resté abandonné sur ma table durant deux semaines alors qu’il ne me restait que l’ourlet à finir. Découragée j’étais.

Les erreurs et défauts donc :

  • Ne pas avoir fait de toile et modifié la carrure du dos.
  • Ne pas avoir vérifié ce que donnait le col avant de l’assembler… Et donc ne pas avoir modifié le col, dont je n’aime pas la forme.
  • Avoir coupé un bout du bas par accident. Stupide, l’accident.
  • Mauvais choix d’entoilage pour le col et la patte de boutonnage, qui souffrent donc de molassonerie aiguë.
  • Mauvais choix de doublure, de piètre qualité. J’aurais dû prendre une cotonnade pour le corps et n’utiliser la doublure que pour les manches (à cet endroit, un tissu lisse est indispensable si on veut que les manches des pulls glissent comme sur une patinoire au lieu d’accrocher).
  • Boutonnières réalisées alors que j’étais fatiguée et déjà déçue, donc bâclées (plus deux boutonnières non-visibles sur cette photo qui ont par erreur été faites du mauvais côté… la lose).
  • Ourlets bâclé lui aussi, au lieu de prendre le temps de le positionner pile poil en faisant un essayage sur mon mannequin. Ce qui fait que le bas rebique par endroits. Mais à ce stade je voulais juste en finir.

 

Je l’ai tout de même beaucoup portée ces derniers temps. Ah, oui, on me glisse dans l’oreillette que j’ai oublié de dire de quel patron il s’agit ! Vous le reconnaissez peut être, c’est un modèle Simplicity dont j’ai déjà cousu une version modifiée. On peut aussi le trouver dans le mag’ Tendances Couture n°7. Comme d’hab’, pour éviter que le tissu ne s’use au niveau des boutons j’ai utilisé ce truc tout simple que je recommande chaudement.

Je suis contente d’avoir surmonté la sainte flemme qui m’habite depuis des semaines et blogué un peu. Mais j’ai encore du retard à rattraper, stay tuned!

Easy wax

Cette robe Burda quoi….

Elle est quasi parfaite. Originale tout en restant facile à porter, confortable bien qu’elle ne soit pas en tissu extensible (merci merci dos smocké et manches 3/4 ouvertes).

Comme pour ma première version j’ai supprimé la patte de boutonnage, avantageusement remplacée par un zip invisible sur le côté, et coupé une jupe dansante. Mais il y a un twist : cette fois ce n’est pas un simple cercle mais une jupe à quatre panneaux et poches chopée sur un patron du mag’ Knipmode.

Diantre, foutre diable, screugneugneu : le dos est un peu trop large, même pour moi. On y remédie assez facilement en déplaçant le bouton, mais dans le cas le triangle du dos baille à s’en décrocher la mâchoire. Problème facilement réglé en cousant en court de séance photo un discret bouton pression qui tient tout en place comme par magie. Mais une prochaine fois il faudra que je fasse une toile et que j’adapte cette partie.

Le buste est en revanche fort court. Ça tombe bien puisque la destinataire est foutue pile poil comme il faut pour ça, pour mon mètre 70 en revanche il faudrait que je rajoute au minimum 3 cm pour ne pas transformer la chose en robe empire mal taillée.

C’est bien simple : je veux la même. Mais faute d’avoir assez de ce wax pour jouer la copycat je vais p’t'être bien en faire une version un chouïa plus discrète.

 

Je profite de ce post pour causer d’un truc qui me tient à cœur.

Au cours des deux dernières années j’ai écrit un jeu qui s’appelle Oracle. Il s’agit d’un GN d’environ 5 heures pour 7 joueur.euse.s et deux orga. Après un paquet de sessions test je l’ai enfin mis à disposition sur l’indispensable site murder-party.org. C’est gratos, ça m’fait plaisir, si vous y jouez un de ces jours je serais curieuse de savoir ce que vous en pensez.

C’est bien beau tout ça mais de quoi ça cause au juste ? (Vous pouvez aussi lire une critique du jeu par ici.)

Advanced Timing a inventé un implant révolutionnaire baptisé Oracle. Celui-ci permet de savoir quand on rencontrera son âme soeur. Ce qui semblait au début un gadget douteux s’avère fonctionner réellement et a des implications telles qu’au cours des dix années suivantes notre société entière en sera bouleversée.

Durant ce huis clos en séquence, un groupe d’ami.e.s vivra ce changement. Chacun.e étant parfaitement libre de se faire ou non poser un implant. Mais passé un certain stade ne pas accepter l’Oracle ne permet plus vraiment d’échapper à son influence.

L’essentiel du jeu se passe à table autour d’un bon repas, de plusieurs bons repas en réalité puisque les personnages survoleront ainsi une décennie en quelques heures.

Coming soon : j’ai ENFIN cousu une poupée pour mon fils !