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Duo (presque) gagnant

Mais que vois-je ? Non pas un mais deux nouveau trucs d’un coup ! C’est un jour faste…..

Qu’ont donc en commun cette robe (n°5 du magazine Ottobre 05/2015) et le châle qui l’accompagne plutôt bien (patron perso baptisé New Orleans) ? Leur imperfectitude. Je suis tristoune d’avoir raté les deux et inventer des mots me réconforte, c’est comme ça.

On attaque avec le châle :

S vous suivez un peu ce qui se passe par ici, vous savez que j’ai créé ce modèle pour Thread&Needles il y a des années de cela, que c’était mon tout premier patron (nous étions jeunes, nous étions fous..) et qu’il a des défauts. Bref, j’ai décidé de le réécrire et d’en profiter pour faire quelque modifications, d’où des tests, d’où ce châle pour lequel j’ai tenté un truc insatisfaisant qui ne restera donc pas dans les annales, tant pis.

Il a été réalisé avec des aiguilles 6.5mm et pile 2 pelotes de fil Air de la marque Drops, coloris rouge rubis.

En prime il me manquait quelques pauv’ centimètres pour le finir. Comme j’ai utilisé le rabattage extensible de Jeny je savais qu’en dé-rabattant quelques mailles puis en reprenant le rabattage sans utiliser cette technique, très gourmande en fil, je m’en sortirai tout juste. Je n’avais pas réalisé à quel point la technique de Jenny est extensible… Las, la différence entre les deux parties était flagrante lors du blocage, qui n’est pas aussi réussi qu’il aurait dû l’être. Tant pis bis repetita.

Le résultat reste heureusement fort honorable, en fait je suis plutôt contente puisque me voila o-bli-gée de le garder pour ma pomme au lieu de le mettre dans ma mini-boutique, ce qui est fort plaisant puisque je suis fan de ce fil moelleux et très chaud. Dans sa version bleue j’étais quand même un peu freinée par la brillance de l’armature en nylon, mais ici elle est noire, ce qui la rend bien plus discrète et rajoute de la profondeur à la couleur.

 

Au tour de la robe de se faire tailler un costard :

Ce patron Ottobre me faisait de l’œil depuis un bail, et je n’avais même pas encore réalisé à quel point il est facile à coudre. Tenez-vous bien, dans cette version sans poches il n’y a que 3 pièces à couper car la parmenture est incluse dans ces pièces !

Et ouais, c’est la magie de l’encolure quasi-rectangulaire sur une découpe à manches raglans : il suffit de coudre en suivant l’angle, puis on rabat et TADAMMMM l’encolure est en place.

Tout ça est bel et bon, hélas le patronage du reste n’est pas fabuleux. Comme je bossais en vitesse je n’ai pas fait de toile et j’ai un peu bâclé l’ajustement du dos (pourtant fastoche puisque celui-ci est en deux parties). La cambrure est désormais bien marquée mais il reste un vilain pli au niveau de l’attache de mon soutien-gorge, cf les photos ci-dessous. C’est rattrapable mais je ne suis pas certaine d’avoir la motivation pour m’y remettre car…

Il y a un autre souci non négligeable : j’adore ce jersey épais chopé chez Tissu Passion (encore heureux vu qu’il m’en reste 2 mètres), mais il aurait mieux valu le garder pour des projets sans aisance négative car il marque tous les reliefs, y compris les coutures de mon collants. Et mes poignées d’amour. Et ma culotte de cheval d’amour. Et …. Vous avez pigé l’idée. Seul le confort extrême de cette robe et mon amour pour cette encolure m’empêchent de la balancer manu militari.

Reste à savoir ce que je vais faire avec les 2 mètres de jersey bleu moelleux qu’il me reste… Un petit gilet et un sweat-shirt probablement.

 

Bim, bam, boum, une robe et du ukulélé

N’en étant pas à mon coup d’essai,

je SAIS que la robe Centaurée de Deer&Doe est large à la taille et qu’en prime les fronces sur tout le tour lui donnent un effet entre la petite-fille et la mémère, le tout pas du tout amincissant (c’est mon opinion biaisée de fille qu’y n’aime point les fronces).

Et je le prouve : premier essai high-low avec fronces, sans retouche = on a l’impression que j’ai pris 10 kilos / second essai ajusté, sans fronces et avec une maxi-jupe = nettement plus flatteur

Pour ce troisième essai j’ai décidé de tester la longueur aux genoux, avec fronces, sans zip parce que je n’aime pas les robes à zip (soit l’aisance est telle qu’on n’en a pas besoin, soit la robe est ajustée et j’ai toujours peur de me coincer la peau en la fermant… Ne riez pas, ça m’est arrivé, c’est très désagréable !) mais en ajustant tout de même le tout à l’aide de pinces dans le dos.

Oui, j’ai l’esprit aventureux d’un explorateur du temps jadis en quête d’une nouvelle façon de cuisiner les nouilles, appelez-moi Marcella Pola.

Bilan : les pinces ajoutées dans le dos alors qu’il y a des fronces, c’était vraiment une idée de neuneu, d’ailleurs je ne pige pas pourquoi elle m’est venue. Il aurait été préférable d’ajuster sur les côtés. À part ce détail qui me donne envie d’aller m’enfouir la tête dans le sable, me voila comme prévu l’heureuse propriétaire d’une robe digne d’un petite fille (vous savez : pas de taille et le bidon rond bien poussé vers l’avant). Ni glamour si super flatteuse, mais tout de même jolie, légère et agréable à porter pour les vacances.

« Et si cette fois j’ai pas envie de poser en levant la jambe ! » « C’est la tradition, tais-toi et lève cette p….n de gambette ! »

Quelques ajustements post-couture ont été nécessaires : les deux pinces dans le dos m’ont permis de supprimer 4 bons centimètres à la taille mais j’aurais encore pu en virer 4 tout en conservant assez d’aisance pour l’enfiler sans souci. De plus, ayant changé de silhouette, cette fois je l’ai coupée en 44 (je correspond quasi exactement aux mesures pour cette taille) et… L’avant ne m’allait plus !

Pour les deux robes en 42, je n’ai pas eu de souci avec les bretelles. Pour cette troisième version elles étaient trop sur le côté et cela me dérangeait, j’avais toujours l’impression qu’elles étaient sur le point de tomber. J’ai fini par démonter le biais sur l’avant, retirer 1,5 cm au niveau de la couture milieu devant haute (pas sur toute la longueur), retiré à nouveau 1,5cm sur la découpe centrale du biais et remonté le tout. C’est nettement mieux ainsi mais l’esthétique du corsage en a pâti quand on le regarde de près. Tant pis.

« Mais pourquoi est-ce que cette télécommande ne marche pas ? Ah tiens, si en fait… »


Si je me décide à la coudre à nouveau ce sera :

  • en modifiant la jupe pour virer les fronces et la faire tourner et/ou la rallonger (mais pas high-low, en revoyant ces photos je réalise à quel point ça ne me va pas)
  • avec le buste vraiment ajusté, donc avec zip
  • en modifiant l’avant pour que les bretelles soient positionnées moins près des épaules

 

Le tissu est un coton léger et assez fragile chopé chez Sacrés Coupons à Paris. Joie, bonheur : il me reste de quoi coudre une p’tite jupe légère ! En bonne droguée déjà en manque, je vais donc compulser frénétiquement ma pile de patrons à la recherche du modèle idéal.

 

Mais d’abord il faut que je vous cause du truc qui me met en joie en ce moment. Non, pas le bébé.

Il s’agit de Yousician, une application (je l’utilise sur une tablette Ipad mini, mais on peut l’avoir sous d’autres formats) qui permet d’apprendre à jouer d’un instrument de musique même quand on n’a en théorie ni le temps, ni l’énergie, ni l’argent pour s’offrir un tel luxe.

Parce que oui, apprendre à jouer de la musique c’est un petit luxe. Je joue de l’accordéon diatonique et un peu d’ukulélé mais je m’y suis mise sur le tard car pendant des années j’étais bloquée par le fait que je n’avais pas appris la musique/le solfège. Rien n’empêche d’acheter un instrument correct et de se lancer en autodidacte ceci dit, c’est ce que j’ai fait pour l’ukulélé et ça fait des années que je m’amuse à gratouiller…. Mais en restant à un niveau médiocre faute de prof/groupe pour me pousser à me botter les fesses.

Bref, jusqu’à récemment je jouais comme ça :

Image de prévisualisation YouTube

 

Et un puis un pote de GN (merci « François », tu es beau !) m’a parlé de Yousician. Concept simple mais efficace : comme avec le jeu vidéo Guitar Hero, on voit défiler des repères de couleur et il faut jouer la bonne note/le bon accord au bon moment, et le niveau monte progressivement jusqu’à ce qu’on ait acquis une dextérité de malade. Sauf qu’au lieu de savoir super bien jouer à Guitar Hero on sait super jouer d’un vrai instrument.

Il vous faut donc : un ordinateur/une tablette/un smartphone (même si là ça me semble un peu petit) dont le micro et le son fonctionnent bien + un vrai instrument de musique. Aucun besoin de connecter l’un à l’autre ou d’acheter un instrument spécial, le micro de votre appareil suffit. Mais évidemment, si vous prenez un ukulélé chinois à 20€, il y a des chances pour que les accords bougent tout le temps et que ce soit casse-bonbon, il vous faut un instrument correct (avantage du ukulélé : on peut avoir un « vrai » instrument de musique qui tient bien l’accord pour un prix raisonnable comparé à la majorité des instruments).

En vrai le contenu est encore plus riche : il y a de courtes vidéos avec des cours, un métronome, un accordeur et surtout une fonction « practice » qui permet de ralentir les morceaux pour travailler à son rythme avant de revenir à la fonction « perform » et valider un niveau….. Pour l’instant il y a 4 instruments disponibles : guitare, basse, piano et ukulélé.

Et combien que ça coûte cette affaire ? Et bein rien. Enfin si, on est encouragé à prendre un abonnement de 9.99$ par mois, mais on peut aussi accéder gratuitement à l’application, qui est alors un peu bridée : on n’a droit qu’à 30 mn de cours toutes les 12 heures, durant ces 30 mn il y a 3 interruptions de 30 secondes chacune pour vanter l’abonnement payant, et une fois le temps imparti fini on n’a plus accès à la suite des cours, aux scores et retours…. Mais on peut tout à fait continuer à s’entrainer avec les cours et exercices déjà débloqués, c’est donc parfait pour les gens comme moi qui n’ont de toute façon pas plus de 30 mn à consacrer à ce loisir.

 

Ce que j’aime :

  • C’est super fun !
  • La version gratuite me convient tout à fait.
  • Pas besoin de me déplacer, de trouver un bon prof…
  • Je cale mes 30 mn de cours quand je veux (quand j’arrive à avoir 30 mn).
  • La pédagogie est bien pensée, efficace…. on progresse très rapidement.
  • L’application sur Ipad est très intuitive.

 

Ça me botte moins :

  • Si on aime ça, il y a une fonction « compétition » : on marque des points selon sa dextérité et on peut comparer ses scores avec les copains. Pas du tout mon truc, mais ça plaît beaucoup à mes amis.
  • Les cours sont uniquement en anglais pour l’instant (pas un anglais compliqué, mais mieux vaut le savoir).
  • Le gros point faible à mon sens (mais je n’ai pas fini les cours donc peut être que cela s’arrange) : pour apprendre à jouer d’un instrument on passe soit par la lecture d’un système de notation (solfège, tablatures), soit par un apprentissage à l’oreille (écoute et mémoire). Pour les cours d’ukulélé (je n’ai pas testé les autres) on apprend effectivement les noms des accords mais pas les longueurs de notes (du moins pas les notations habituelles), et on ne travaille malheureusement absolument pas d’oreille. Ce qui est un peu handicapant pour jouer sans l’application sous les yeux, du moins pour ceux qui ne sont vraiment pas sûrs d’eux/n’ont jamais pris le moindre cours de musique.
  • C’est moins agréable que d’avoir un vrai prof sous la main (mais à cheval donné… )
  • Il faut être connecté : moi qui part 3 semaines loin d’internet cet été, je vais plutôt emporter des recueils de tablatures pour continuer à pratiquer tous les jours.
  • Et parfois le chargement des vidéos rame sévèrement, même quand ma connexion internet fonctionne parfaitement (pas bien grave, mais 10 mn pour charger une vidéo de 2 mn c’est longuet).

Allez, une seconde vidéo pour le fun

Image de prévisualisation YouTube

Je vais finir par deux conseils, du moins pour la version ukulélé :

  • Prévoyez des écouteurs car le son de l’instrument couvre souvent l’accompagnement, ce qui est dommage car on ne travaille alors plus du tout d’oreille.
  • Pour les cours, on choisit de travailler les accords ou les arpèges. Faites les deux en alternance ! On est tenté de progresser rapidement dans l’une de ces deux techniques au détriment de l’autre, mais arrivé à un certain niveau pour les arpèges il est indispensable de connaître déjà les accords.

Voila voila, je suis joie, je suis musique ! Je précise au cas où qu’il ne s’agit pas ici de pub déguisée pour laquelle j’aurais été sollicitée : je kiffe tellement ce truc que je me devais de partager le bon plan. Comme quoi les commerciaux qui se sont dit « tiens, mettons une version gratuite, limitée mais quand même chouette, pour attirer le chaland » savaient ce qu’ils faisaient.

Le vrai défaut du truc c’est que, maintenant que je sais que je pourrais apprendre gratuitement et  facilement les bases, et bah je rêve d’un piano….

 

Arum d’allaitement

Il me fallait ABSOLUMENT une nouvelle robe.

Ok pour les taches de bave (si ce n’est pire), les cheveux pleins de bave (si ce n’est pire), la pire crise d’eczéma de ma vie ou encore les traces de lait qui font leur apparition sur le devant de tous mes tops. D’accord pour les yeux cernés, le teint brouillé, et les courbatures à force de porter Léonard. Tout ça, je ne peux pas y faire grand chose. Mais après trois mois à ne ressembler à rien j’ai décidé qu’il n’y avait pas de raison de m’habiller en plus comme un sac.

Mais voila, j’allaite. « Ha. Bon. Et alors ? » Et bien ça signifie que je ne peux mettre que des fringues qui permettent un accès facile à mes boobs sans pour autant me ridiculiser en société. Je ne peux donc pas remettre la plupart de mes robes, qui ne sont point adaptées à ce difficile exercice. En prime, avec un bébé mon mode de vie a bien changé, d’où un cahier des charges précis pour la robe idéale par ces temps bavouilleux :

  • infroissable
  • qui s’enfile/s’enlève aussi facilement qu’un t-shirt
  • mais classe
  • et qui mette en valeur ma cambrure sans mouler le vil bidon qui n’a pas encore complètement fondu
  • ultra rapide à coudre
  • ni portefeuille, ni en jersey
  • avec un système d’ouverture pratique mais joli (ou du moins qui ne choque pas)
  • courte, histoire de faire ma coquette avec de beaux collants

 

En découvrant les derniers patrons Deer&Doe j’ai tout de suite vu le potentiel de la robe à manches kimono Arum. Avant je ne m’y serais pas intéressée puisque c’est un modèle un peu trop large à mon goût, pas super flatteur quand on a ma silhouette et qui ne présente aucun défi technique quand on sait déjà coudre. MAIS ce patron ne comporte que 6 pièces en comptant les parementures (= coupe et réalisation super simple et rapide), et les découpes princesses du dos le rendent nettement plus flatteur que d’autres modèles du même type.

J’ai décidé d’ajouter des zips parce que c’est pratique, simple à ouvrir et fermer d’une seule main, et que les zips apparents sont à la mode depuis quelques temps.

Il a suffit de coudre une toile puis de tracer une courbe passant pile sur ma protubérance tétonesque. J’ai ensuite reporté cette modification sur mon patron papier, dont l’avant s’est retrouvé séparé en trois pièces, et ajouté les marges de couture qui vont bien. Et voila : une robe d’allaitement super simple à coudre, en 8 pièces seulement !

Au début j’ai pensé modifier la parementure et la couper en 4 pièces au lieu de 2 afin de coller aux découpes du haut, puis j’ai réalisé que c’était complètement couillon de se rajouter du travail alors qu’au contraire il vaut mieux que le haut ne s’ouvre pas complètement ! La parementure bloque les deux zips, ce qui rend bien mieux puisque la robe reste parfaitement en place quand j’allaite.

Afin de suivre les courbes, les zips ont été crantés, puis recouverts de biais pour une finition impec’. J’ai un moment craint que cette épaisseur supplémentaire se voit sur l’endroit, mais heureusement ce tissu est pile assez épais pour éviter ce souci.

Causons tissu justement : j’vous jure m’sieur l’juge, j’avais prévu de faire sobre pour une fois ! J’allais me coudre ma première Petite Robe Noire… Et puis vlan, dans la magasin j’ai dérapé et je suis repartie de chez Tissu Passion avec cet imprimé improbable. À ma décharge il faut dire que la matière est parfaite pour ce que j’avais en tête : une composition inconnue qui le rend infroissable et lui donne à la fois fluidité et beau tombé, le tout pour 5€ le mètre.

Vive les photos floues !

J’ai un moment eu peur que ce soit un peu inconfortable, mais après une longue journée à porter ma robe je n’ai noté ni démangeaisons ni transpiration excessive. Et toujours aucun pli, youpi !

Le bilan est positif : bien qu’elle ne mette pas assez la taille en valeur et fasse des épaules un peu tombantes, cette robe est un très bon compromis entre esthétique, confort et rapidité d’exécution. Et surtout elle s’avère réellement pratique pour allaiter sans devoir me tortiller pour me dessaper/remonter mon bas/descendre mon haut et autres joyeusetés du même acabit.

Une prochaine fois j’espère juste que je penserai à rallonger le buste de 2 cm au lieu de faire cet ajout au niveau de l’ourlet. Ainsi la découpe du dos se placera un peu mieux. Peut être que je l’ajusterai aussi davantage, même si cela signifie que je dois un peu me tortiller pour la mettre et en sortir.

Maintenant il me FAUT tricoter un gilet noir pour aller avec (c’est sans fin cette histoire)

 

Edit : À la demande de Camille voici une photo moche et mal cadrée, mais qui montre un peu mieux le rendu du devant.



L’œuf de Pâques

On ne le croirait pas en voyant ces photos, mais j’ai commencé à coudre ma garde-robe post-grossesse.

Je suis donc partie en chasse de patrons de robes confortables et légères (en tout cas convenant pour août et septembre en Belgique), offrant un accès rapide au garde-manger de mini-nous, à savoir mes boobs, et qui, sans être des modèles pour la grossesse, me permettent tout de même de caser mon énorme ventre.

C’est dans le magazine Tendances Couture #16 que j’ai trouvé mon bonheur : une robe cache-cœur en jersey (n°24), dotée de manches papillons histoire de camoufler mes bras qui sont devenus grassouillets à souhait, avec en prime un beau décolleté, des pinces dans le dos afin de marquer la cambrure et surtout un pan noué sur l’avant, joli détail qui fait un peu œuf  de Pâques.

Ce modèle est aussi disponible en pochette. Il s’agit d’un patron Simplicity de la gamme Amazing Fit, le numéro 7692 en français et 1653 en anglais (je ne comprends vraiment pas ces différences de références, mais bon, c’est comme ça).

Je vais avoir du mal à donner un avis clair sur ce patron puisque je le porte très enceinte alors qu’il n’est pas destiné à cet usage. De même je n’ai pas suivi du tout les instructions de montage car, cousant en pleine canicule, j’ai préféré faire au plus vite et monter entièrement la robe à la surjeteuse puis faire les finitions à la recouvreuse. N’ayant pas assez de cônes de fil de la bonne couleur pour équiper mes deux machine et ne souhaitant pas perdre de temps à passer les cônes d’une machine à l’autre, il m’a fallu être créative pour obtenir un montage impeccable, mais ça a marché, yeah !

Les points faibles :

  • Je n’ai pas compris pourquoi on préconisait d’acheter un zip et du biais : il s’agit d’une robe en jersey très décolletée, il n’y a aucun besoin de zip puisqu’elle s’enfile facilement. De même j’ai coupé le biais jersey dans mon tissu, comme indiqué sur le croquis de coupe d’ailleurs. (Il est bien précisé qu’elle est à coudre uniquement dans un tissu extensible)
  • Sur le dessin technique du magazine (cf vue C de dos en dessous), on constate qu’il y a 4 pinces dans le dos. Je me suis tué les yeux sur ma planche de patron en n’en trouvant qu’une pour la moitié du dos… Je me suis finalement lancée ainsi, puis en jetant un rapide coup d’œil aux instructions de montage j’ai constaté qu’il n’y a bien qu’une pince par demi-dos.
  • Plus je couds des patrons indépendants en tissu extensible, plus j’apprécie que l’on m’indique le taux d’élasticité requis pour le tissu, ce qui permet d’adapter la taille quand on a un tissu beaucoup plus extensible que prévu. Hélas, misère, douleur incommensurable :  je ne trouve jamais ce genre d’indications dans les magazines, ce qui est dommage. Faisant normalement un 40/42, j’ai choisi la taille 42/44, mais mon tissu est à priori beaucoup plus extensible que ce qu’il aurait fallu, je me retrouve ainsi avec un bon 46 je pense. C’est parfait actuellement, mais après l’accouchement je vais devoir reprendre pas mal de coutures si je veux continuer à porter cette robe.
  • Les marges de couture sont incluses. En général j’aime bien ça, mais pas quand il s’agit de monter un vêtement à la surjeteuse, ce qui demande de mini marges.
  • Je n’aime pas la technique de montage de la ceinture reliée au pan sur le ventre, j’ai préféré m’y prendre autrement, en cousant en sandwich le bout du pan dans la ceinture non montée, en laissant juste une ouverture au bout puis en refermant celle-ci à la main à points invisibles.
  • Il n’y a pas de poches.

 

Les points forts :

  • Je suis incroyablement bien dedans ! Mon ventre est mis en valeur sans que ce soit trop serré par ailleurs, le jersey la rend encore plus agréable à porter. Je suis tellement à l’aise avec que j’envisage de m’en servir comme chemise de nuit à l’hôpital.
  • Comme prévu, l’accès au garde-manger se fera sans souci quand Azadî aura faim.
  • Les emmanchures tombent bas, ce qui est particulièrement agréable en cas de grosse chaleur car je ne me retrouve pas avec d’horribles traces de transpiration.
  • Je la trouve très flatteuse, même si je vois bien quelle rendrait mieux dans un tissu moins mollasson.
  • Le montage est simple et assez rapide.
  • Le dos est bien travaillé : en plus des pinces, il est coupé en deux partie et cintré afin de marquer encore mieux la cambrure. Le parfait modèle pour flouter les formes sur l’avant et mettre en valeur le décolleté mais aussi la silhouette de dos ou de profil.
  • Dans le magazine, elle est proposée dans une chouette variété de tailles, du 38/40 au 54/56, On trouve aussi deux formes de manches possibles. Dans la version pochette il y a en plus une autre longueur de manches, deux longueurs de jupe au choix, et surtout l’ajustement de poitrine qui est la marque de fabrique de la collection Amazing Fit. On peut choisir le patron allant du 38 au 46 ou celui « taille plus » du 48 au 56. C’est le pied non ?

 

Causons tissu : celui-ci vient de chez Tissu passion à Bruxelles et ne m’a pas ruiné (3 roros le mètre si j’ai bonne mémoire). Sa composition est inconnue, mais je suspecte un mélange contenant une bonne part de viscose. Il a les qualités de ses défauts : il est fin et léger…. et marque hélas bien les petits défauts, comme les rondeurs de mes cuissots par exemple. Mais en ce moment j’avoue que c’est le cadet de mes soucis.

Vais-je avoir le courage de me coudre une dernière robe avant de partir en vacances au bord de la mer samedi ? Fera-t-il beau sur la côté belge ? Vous le saurez en lisant les prochaines aventures de Super œuf de Pâques !