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Blue girl

Hop, deux projets pour le prix d’un aujourd’hui, j’suis d’humeur généreuse.

Faut dire qu’ils vont plutôt bien ensemble ceux-là, et avec le temps changeant. Robe légère en jersey et veste en laine mélangée, avec ça je m’en sors à tous les coups.

La robe est mon uniforme actuel : ma cops Anne m’a prêté la robe en jersey la plus simple et flatteuse qui soit (Agnès B), comme elle ne voulait pas me laisser la lui voler je l’ai recopiée en plusieurs exemplaires. Le patron est bête comme chou et m’a fait réaliser que j’avais jusque là tendance à coudre des modèles trop cintrés. Finalement la simplicité qui suit la ligne sans trop la marquer c’est ce qu’il y a de mieux.

Petite astuce bien utile avec ce décolleté : de mini liens cousus sur les emmanchures qui me permettent d’attacher les bretelles de ma digne lingerie, qui ainsi tient en place mais se fait discrète. Une prochaine fois j’upgraderai le système en mettant plutôt de mini boutons pressions.

Si vous avez envie d’un patron approchant, la Magic Dress que vient de sortir Vanessa Pouzet lui ressemble rudement. N’ayant pas cousu ce patron j’ignore ce qu’il vaut, mais vu la simplivité de la chose ce serait difficile de se planter. Quant au tissu, c’est encore une fois un trophée rapporté de notre trocante bruxelloise annuelle, si je ne m’abuse c’est Mimolette que je dois remercier pour ce coupon choupinou.

 

Passons au nœud du problème : Ze Veste. Qui devait être un manteau mais se trouva fort raccourcie quand un coup de ciseaux malheureux fut venu.

À une époque pas si lointaine j’en aurais été très satisfaite. La couleur du lainage (trouvé chez Gotex à Anderlecht) est superbe, la plupart des finitions sont très propres… Mais au fur et à mesure j’ai commis tellement de petites erreurs qu’il est resté abandonné sur ma table durant deux semaines alors qu’il ne me restait que l’ourlet à finir. Découragée j’étais.

Les erreurs et défauts donc :

  • Ne pas avoir fait de toile et modifié la carrure du dos.
  • Ne pas avoir vérifié ce que donnait le col avant de l’assembler… Et donc ne pas avoir modifié le col, dont je n’aime pas la forme.
  • Avoir coupé un bout du bas par accident. Stupide, l’accident.
  • Mauvais choix d’entoilage pour le col et la patte de boutonnage, qui souffrent donc de molassonerie aiguë.
  • Mauvais choix de doublure, de piètre qualité. J’aurais dû prendre une cotonnade pour le corps et n’utiliser la doublure que pour les manches (à cet endroit, un tissu lisse est indispensable si on veut que les manches des pulls glissent comme sur une patinoire au lieu d’accrocher).
  • Boutonnières réalisées alors que j’étais fatiguée et déjà déçue, donc bâclées (plus deux boutonnières non-visibles sur cette photo qui ont par erreur été faites du mauvais côté… la lose).
  • Ourlets bâclé lui aussi, au lieu de prendre le temps de le positionner pile poil en faisant un essayage sur mon mannequin. Ce qui fait que le bas rebique par endroits. Mais à ce stade je voulais juste en finir.

 

Je l’ai tout de même beaucoup portée ces derniers temps. Ah, oui, on me glisse dans l’oreillette que j’ai oublié de dire de quel patron il s’agit ! Vous le reconnaissez peut être, c’est un modèle Simplicity dont j’ai déjà cousu une version modifiée. On peut aussi le trouver dans le mag’ Tendances Couture n°7. Comme d’hab’, pour éviter que le tissu ne s’use au niveau des boutons j’ai utilisé ce truc tout simple que je recommande chaudement.

Je suis contente d’avoir surmonté la sainte flemme qui m’habite depuis des semaines et blogué un peu. Mais j’ai encore du retard à rattraper, stay tuned!

Easy wax

Cette robe Burda quoi….

Elle est quasi parfaite. Originale tout en restant facile à porter, confortable bien qu’elle ne soit pas en tissu extensible (merci merci dos smocké et manches 3/4 ouvertes).

Comme pour ma première version j’ai supprimé la patte de boutonnage, avantageusement remplacée par un zip invisible sur le côté, et coupé une jupe dansante. Mais il y a un twist : cette fois ce n’est pas un simple cercle mais une jupe à quatre panneaux et poches chopée sur un patron du mag’ Knipmode.

Diantre, foutre diable, screugneugneu : le dos est un peu trop large, même pour moi. On y remédie assez facilement en déplaçant le bouton, mais dans le cas le triangle du dos baille à s’en décrocher la mâchoire. Problème facilement réglé en cousant en court de séance photo un discret bouton pression qui tient tout en place comme par magie. Mais une prochaine fois il faudra que je fasse une toile et que j’adapte cette partie.

Le buste est en revanche fort court. Ça tombe bien puisque la destinataire est foutue pile poil comme il faut pour ça, pour mon mètre 70 en revanche il faudrait que je rajoute au minimum 3 cm pour ne pas transformer la chose en robe empire mal taillée.

C’est bien simple : je veux la même. Mais faute d’avoir assez de ce wax pour jouer la copycat je vais p’t'être bien en faire une version un chouïa plus discrète.

 

Je profite de ce post pour causer d’un truc qui me tient à cœur.

Au cours des deux dernières années j’ai écrit un jeu qui s’appelle Oracle. Il s’agit d’un GN d’environ 5 heures pour 7 joueur.euse.s et deux orga. Après un paquet de sessions test je l’ai enfin mis à disposition sur l’indispensable site murder-party.org. C’est gratos, ça m’fait plaisir, si vous y jouez un de ces jours je serais curieuse de savoir ce que vous en pensez.

C’est bien beau tout ça mais de quoi ça cause au juste ? (Vous pouvez aussi lire une critique du jeu par ici.)

Advanced Timing a inventé un implant révolutionnaire baptisé Oracle. Celui-ci permet de savoir quand on rencontrera son âme soeur. Ce qui semblait au début un gadget douteux s’avère fonctionner réellement et a des implications telles qu’au cours des dix années suivantes notre société entière en sera bouleversée.

Durant ce huis clos en séquence, un groupe d’ami.e.s vivra ce changement. Chacun.e étant parfaitement libre de se faire ou non poser un implant. Mais passé un certain stade ne pas accepter l’Oracle ne permet plus vraiment d’échapper à son influence.

L’essentiel du jeu se passe à table autour d’un bon repas, de plusieurs bons repas en réalité puisque les personnages survoleront ainsi une décennie en quelques heures.

Coming soon : j’ai ENFIN cousu une poupée pour mon fils !

Jersey for ever

En ce moment j’ai de folles envies de robes…

J’ai ressorti tous mes magazines (et croyez-moi il y en a un paquet) et eu un mal de chien à choisir par quel patron de robette j’allais commencer. Finalement c’est cette petite beauté du magazine Knipmode de décembre 2016 qui l’a emporté.

Il s’agit du patron 9 à jupe dansante. La version 8 plus ajustée et à manches longues me fait de l’œil aussi, je la verrais bien unie et dans une couleur sombre pour un effet plus chicos. D’autant qu’il faut peu de tissu pour la réaliser, 1m35 ici (taille 40 = un 42 français), donc pourquoi se priver ? Je précise au passage qu’il y a une grosse erreur dans le mag’ puisque d’après celui-ci il en fallait 2m35.

J’en suis trrrrrrrès contente, je fais la danse de joie tellement elle est chou, confortable et originale. Dommage qu’elle soit aussi un chouïa trop courte à mon goût. Et surtout que je n’ai pas prévu d’entoilage pour soutenir le tissu au niveau des découpes du col : celui-ci se détend et arrondi les angles qui devraient être nets, c’est ballot.

Ce super jersey vient de chez Gotex à Anderlecht, à 5€ le mètre il aurait été dommage de s’en priver. Joie : il me reste de quoi me coudre une babiole. Edit : par contre comme prévu le fait qu’il s’agisse d’un jersey de coton n’est pas top car il se détend un peu. Les prochaines fois j’utiliserai des tissus ayant plus de nervosité, donc un peu élasthanne ou équivalent dedans.

 

Quitte à dégainer surjeteuse et recouvreuse, autant en profiter : dans la foulée j’ai sorti les chutes de mes précédents t-shirts ainsi qu’un mini-coupon de jersey noir à mignons mini-clous dorés récupéré lors d’une trocante (merci Yanoudatoi !). Il a fallu feinter pour réussir à en faire un t-shirt à manches longues….

Le patron a déjà fait ses preuves, il s’agit d’un modèle raglan (05/2013, page 2) qui a la particularité d’avoir une pince sur l’épaule afin de suivre harmonieusement la courbe.

En suis-je contente ? Pas tant que ça : je le porte car j’aime beaucoup les tissus utilisés, super doux et amusants ensemble, mais les découpes sont…. meuhhh. Et surtout la différence de nervosité entre les tissus fait qu’il poche un peu au niveau de certaines couture. Tant pis…

Attention braves gens, il se pourrait que je couse bientôt une PRN (petite robe noire). Le truc parait-il indispensable qu’il manque à ma garde-robe. J’ai le patron (canon), le tissu (pas mal non plus), trouverais-je le temps ?

Duo (presque) gagnant

Mais que vois-je ? Non pas un mais deux nouveau trucs d’un coup ! C’est un jour faste…..

Qu’ont donc en commun cette robe (n°5 du magazine Ottobre 05/2015) et le châle qui l’accompagne plutôt bien (patron perso baptisé New Orleans) ? Leur imperfectitude. Je suis tristoune d’avoir raté les deux et inventer des mots me réconforte, c’est comme ça.

On attaque avec le châle :

S vous suivez un peu ce qui se passe par ici, vous savez que j’ai créé ce modèle pour Thread&Needles il y a des années de cela, que c’était mon tout premier patron (nous étions jeunes, nous étions fous..) et qu’il a des défauts. Bref, j’ai décidé de le réécrire et d’en profiter pour faire quelque modifications, d’où des tests, d’où ce châle pour lequel j’ai tenté un truc insatisfaisant qui ne restera donc pas dans les annales, tant pis.

Il a été réalisé avec des aiguilles 6.5mm et pile 2 pelotes de fil Air de la marque Drops, coloris rouge rubis.

En prime il me manquait quelques pauv’ centimètres pour le finir. Comme j’ai utilisé le rabattage extensible de Jeny je savais qu’en dé-rabattant quelques mailles puis en reprenant le rabattage sans utiliser cette technique, très gourmande en fil, je m’en sortirai tout juste. Je n’avais pas réalisé à quel point la technique de Jenny est extensible… Las, la différence entre les deux parties était flagrante lors du blocage, qui n’est pas aussi réussi qu’il aurait dû l’être. Tant pis bis repetita.

Le résultat reste heureusement fort honorable, en fait je suis plutôt contente puisque me voila o-bli-gée de le garder pour ma pomme au lieu de le mettre dans ma mini-boutique, ce qui est fort plaisant puisque je suis fan de ce fil moelleux et très chaud. Dans sa version bleue j’étais quand même un peu freinée par la brillance de l’armature en nylon, mais ici elle est noire, ce qui la rend bien plus discrète et rajoute de la profondeur à la couleur.

 

Au tour de la robe de se faire tailler un costard :

Ce patron Ottobre me faisait de l’œil depuis un bail, et je n’avais même pas encore réalisé à quel point il est facile à coudre. Tenez-vous bien, dans cette version sans poches il n’y a que 3 pièces à couper car la parmenture est incluse dans ces pièces !

Et ouais, c’est la magie de l’encolure quasi-rectangulaire sur une découpe à manches raglans : il suffit de coudre en suivant l’angle, puis on rabat et TADAMMMM l’encolure est en place.

Tout ça est bel et bon, hélas le patronage du reste n’est pas fabuleux. Comme je bossais en vitesse je n’ai pas fait de toile et j’ai un peu bâclé l’ajustement du dos (pourtant fastoche puisque celui-ci est en deux parties). La cambrure est désormais bien marquée mais il reste un vilain pli au niveau de l’attache de mon soutien-gorge, cf les photos ci-dessous. C’est rattrapable mais je ne suis pas certaine d’avoir la motivation pour m’y remettre car…

Il y a un autre souci non négligeable : j’adore ce jersey épais chopé chez Tissu Passion (encore heureux vu qu’il m’en reste 2 mètres), mais il aurait mieux valu le garder pour des projets sans aisance négative car il marque tous les reliefs, y compris les coutures de mon collants. Et mes poignées d’amour. Et ma culotte de cheval d’amour. Et …. Vous avez pigé l’idée. Seul le confort extrême de cette robe et mon amour pour cette encolure m’empêchent de la balancer manu militari.

Reste à savoir ce que je vais faire avec les 2 mètres de jersey bleu moelleux qu’il me reste… Un petit gilet et un sweat-shirt probablement.