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Mon sac Saint Laurent

Deuxième épisode de ma série Récup’ : un bête sac mais avec de chouettes détails.

En fouillant chez mes parents j’ai chopé une très vieille ceinture tressée mais aussi une veste pour homme de chez Saint Laurent. Papa, mais alors, tu m’avais caché que tu étais une bête de mode !?! Après une grosse cogitation, je me suis dit que tout ça ferait un sac assez mignon, en utilisant en plus mes restes de cuir fin (de récup’ aussi).

J’ai repris le patron du Buttercup Bag de Rae, un patron pdf gratos simple et bien conçu. Histoire de mettre en valeur la ceinture et surtout d’éviter de coudre de grosses épaisseurs de cuir, j’ai profité des pièces en métal de la ceinture et ajouté deux pattes en tissu entoilé. Pour finir, le bout de la ceinture a été fixé avec de la colle néoprène, histoire que rien ne bouge.

Comme je l’avais dit la dernière fois, ma machine n’aime pas des masses coudre de grosses épaisseurs de cuir. Donc cette fois seuls les empiècements extérieur ont été coupés dans de la peau, tout le reste est en tissu entoilé, et ainsi je n’ai eu aucun problème. Pas moyen de résister au détail frime : on retrouve dans le sac la poche décorée du logo YSL.

Pour rappel, j’utilise une peau d’environ 1 mm d’épaisseur que je couds avec ma machine familiale, un pied normal, du fil de base, le tout tenu en place par des pinces à linge (car des aiguille abimeraient le cuir)… Je me contente d’utiliser une aiguille spéciale cuir et d’augmenter au maximum la longueur de mon point, et ça marche impec’ ainsi, sans le moindre problème d’entrainement.

J’ai deux ou trois idées de ce que je vais faire du reste de la veste et de la ceinture… À bientôt pour la suite !

 

[Tuto] Une chemise à basque de récup’

J’espère que vous aimez les projets « récup », parce qu’il va y en avoir quelques uns par ici durant l’été.

Veinarde que je suis : je vais encadrer trois semaines de cours dans le cadre d’ateliers d’art contemporain, dont deux ateliers consacrés à la transformation de vêtements. Histoire d’arriver le jour J avec des modèles au point, j’ai commencé à bosser sur divers projets. On commence avec une chemise à manches longues chopée au marché aux puces. lire la suite »

Ukuléliste !

Ça faisait loooooongtemps que j’avais envie de coudre un truc dans ce genre ! Depuis que j’ai vu sur le net une photo de bébé avec un ukulélé peint sur ses fringues et sur lequel son père « jouait ». Forcément, dès qu’on m’a demandé un ensemble pour un fils de musicos ça a fait tilt !

Ce projet aura été fun du début à la fin puisqu’en prime il est constitué uniquement de récup’ : on m’a filé deux belles chemises en parfait état, dont une dans un chambray doux à se damner, et je me suis empressée de les assassiner à coups de ciseaux, récupérant boutons et tissu pour la Cause. J’ai repris mes patrons japonais pour le short et la veste, tout de même modifiée à ma sauce, et vas-y chauffe Marcel chauffe !

Okay, okay, une fois sur cintre on a un chouïa l’impression que l’ukulélé débande, mes coloc’ me l’ont déjà signalé. Ça n’est guère classe, j’en conviens. Mais je suis vraiment contente du rendu quand on joue.

Comme d’hab’ j’ai soigné les détails, ça m’aurait pris pas mal de temps mine de rien d’ajouter l’ukulélé (bécasse que je suis, je n’avais pas réfléchi AVANT à comment j’allais faire ça, et coudre une fois le vêtement monté n’était pas vraiment l’idée du siècle). À refaire donc, puisque maintenant je suis au point.

Le sac à tricot de compet’

Il était une fois une gonzesse qui aimait tricoter partout…

Voiture, bus, train, métro, tram, parfois même en marchant ou encore dans les salles d’attente, partout vous dis-je ! Bon, le mystère n’est pas bien épais, c’est évidemment de moi qu’il s’agit, et j’avais absolument besoin d’un nouveau sac à tricot, l’ancien ne faisant plus l’affaire pour des raisons diverses et variées : trop grand, sans système de fermeture… je l’avais patronné pour contenir toutes mes affaires de tricot, bouquins de référence compris, et j’ai finalement réalisé que l’idéal pour moi c’est plutôt un sac tout terrain.

Qu’est-ce qu’un sac tout terrain au juste ? Bah une besace dans laquelle je peux laisser ma pelote alors que je tricote, avec un format juste assez grand pour trimballer mes plus gros tricot en cours (genre couverture ou pull), un système de fermeture qui ne risque pas de coincer mon fil (à bas les fermetures éclairs !), un fond plat pour qu’il soit plus pratique à poser sur les genoux, et deux poches extérieures qui elles ferment parfaitement pour ranger l’indispensable, à savoir une pochette en plastique contenant mon « kit de survie tricot » ainsi que mon porte-feuille, mes clefs, le téléphone portable et un paquet de mouchoir.

J’ai donc fait un tour dans mes stock pour dégotter tissus, passepoil, deux fermetures éclairs pour les poches, de quoi faire une bandoulière ajustable, de quoi renforcer le fond afin qu’il soit bien plat aussi, et surtout un système de fermeture qui me botte. J’ai tout bêtement opté pour l’option « élastique rond et embout de fermeture », ainsi il n’y a aucun risque pour que mon fil se retrouve coincé, voire carrément coupé (horreur suprême !). J’ai enfin eu l’occasion de tester le jeffytex, un molleton rigide qui sert à donner de la tenue aux sacs en tous genre. Le résultat me semble vraiment réussi ainsi, même si ma technique habituelle du tapis de sol est aussi très efficace.

j’ai fait des photos tout au long de la réalisation de ce sac (y compris le montage des deux poches avec fermetures éclair, la pose du passepoil et la réalisation de la sangle réglable) donc si jamais ça intéresse du monde je mettrai le patron à disposition. Je préfère demander au préalable s’il y a des amatrices car c’est un boulot long et peu poilant, et en bonne fainéante je préfère de loin éviter les efforts inutiles. Ceci dit si ça peut aider quelqu’un je serai évidemment ravie de partager !