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Cosméto : multiplions les pains

Je continue gaiement mes essais de cosméto maison, mais….

Ceci ne va pas devenir un bloug sur le sujet, ce pour diverses raisons toutes plus valables (à mes yeux) les unes que les autres. Pour commencer : les blougs, et bah c’est pas fiable. Sérieusement, quand je relis mes premiers articles couture/tricot j’y retrouve pas mal d’âneries qui me piquent les yeux. C’est humain : on découvre un nouveau sujet qui nous passionne, on pense avoir pigé des trucs alors qu’en réalité on pédale dans la semoule, on a à peine commencé à toucher sa bille qu’on veut en causer à tout le monde….

C’est humain donc, mais, à moins d’être chimiste, quand ça touche à la cosméto ça devient un chouïa dangereux. Je le crie donc haut et fort : j’y connais que dalle, et hélas j’ai du mal à trouver des informations qui me semblent réellement fiables sur les ingrédients et recettes présentés ici. Beaucoup de blogs, vendeurs en herboristerie et boutiques en ligne affirment des trucs. Peu m’ont convaincue du sérieux de leurs sources.

Secundo je ne veux surtout pas faire de la cosméto maison un loisir : d’abord je n’ai pas le temps, ensuite je ne veux pas tomber dans le piège de la surconsommation. Je fabrique quelques produits triés sur le volet pour des raisons pratiques et économiques :

  • Toute ma famille a la peau très sensible, il nous faut des produits particulièrement doux avec le moins de composants possible (ni parfum, ni colorants… le superflu dégage).
  • Nous ne roulons pas sur l’or et justement, une fois qu’on a investi pour s’équiper, le fait-maison revient sensiblement moins cher.
  • Nous voulons éliminer les perturbateurs endocriniens et autres produits douteux de notre salle de bain.
  • Si en prime on en profite pour éviter de polluer la planète ou amplifier la déforestation c’est tout bénef’. lire la suite »

Babioles

J’aime pô rester sur un échec.

Ce patron de bonnet Rikke, créé par Sarah Young, continuait à me trotter dans la tête malgré un premier essai vraiment trop slouchy (qui a dit « bonnet de schtroumph » ?). Hop hop hop, un reste de fil dont j’ai complètement oublié la référence, mes aiguilles circulaires 3.5 et 4.5 mm et un peu de tâtonnement et v’la l’travail !

Il n’y a pas de grand secret : je me suis contentée de commencer les diminutions 4 cm plus tôt que préconisé. Ça marche plutôt bien, emballé c’est pesé donc.

 

Mais ce n’est pas tout !

Si vous attendez que je cause couture vous risquez d’être déçus car en ce moment je couds exclusivement de l’utile pas photogénique, à savoir une flopée de nouveaux faux pantalons de pyjama pour Monsieur Jones. Toujours le même patron, toujours dans des tissus sombres pour costard, autant dire que pour le glamour on repassera et que je ne vais pas prendre le temps de les immortaliser.

Maismaismaismaismais…. J’inaugure ici une toute nouvelle rubrique cosmétique. Je ne vais pas en faire une grande passion mais dans ma p’tite famille on a la peau particulièrement sensible, pas envie de bouffer des modificateurs endocriniens/colorants/parfums et le porte-feuille en peau de hérisson. Autant de raisons pour essayer de fabriquer moi-même les indispensables de la salle de bain.

On attaque aujourd’hui avec mon premier essai de shampoing solide. J’étais convaincue par l’efficacité de celui de la marque Lush, moins par la dose de parfum et colorants glissés dans leur recette pour le rendre plus attractif. Après avoir fouillé internet je me suis lancée dans la recette basique facile à personnaliser proposée sur le blog de Nouillemie, à savoir :

  • 50 gr de tensioactif SCI
  • 8 gr d’eau minérale bouillie ou thé/tisane (infusion de menthe poivrée car je venais de m’en préparer une théière)
  • 5 gr d’huile ou beurre végétal  (huile de coco car j’en trouve à bas prix dans mon supermarché, oui oui elle est bio !)
  • 5 à 8 gr gr d’un(e) autre huile/beurre végétal ou d’un émollient/hydratant (beurre de karité  car très hydratant)
  • 8 gr de poudre végétale (rhassoul, choisi pour ses propriétés lavantes et non irritantes)

 

Il n’y a pas de vitamine E car cela ne semble pas indispensable à la conservation, et de toute façon je n’en avais pas sous la main. L’essentiel des fournitures a été acheté près de chez moi, en supermarché ou herboristerie. Par contre il m’a fallu commander le tensioactif SCI sur Aroma-Zone, j’en ai donc pris directement une bonne quantité.

En plus de cela il faut de petits moules, une balance très précise mais aussi de quoi faire chauffer le tout au bain-marie et manipuler le SCI, qui peut être irritant.

De gauche à droite et haut en bas : beurre de karité | huile de coco | SCI | rhassoul | infusion

Niveau difficulté c’est franchement peanuts : rapide, facile, assez amusant…. J’aurais dû prendre le temps de mieux tasser la pâte au fond des moules afin de bien prendre l’empreinte, mais dans l’ensemble je suis très contente, surtout que je bossais un chouïa au pifomètre à cause de ma vieille balance de cuisine pas assez précise. Heureusement cette recette a une certaine tolérance à l’approximation.

Et le résultat alors ? Après trois jours de patience je viens enfin de l’utiliser et pour l’instant c’est la fête. La consistance est top, plus solide que je ne l’espérais. Il mousse un peu moins que la version de Lush mais a parfaitement lavé mes cheveux gras à pointes sèches. Il faudra tout de même attendre quelques mois pour avoir du recul sur la chose etje vais probablement le tester plusieurs semaines avant qu’il ne touche mon petit gremlins, voire le garder pour moi et réfléchir à une recette encore plus douce pour lui en me basant sur ce conseil trouvé dans les commentaires de la recette :

Pour un enfant utiliser « une poudre douce comme de l’argile blanche, rose ou de la poudre de rose, guimauve, allantoine. Et soit du beurre de karité dans la plus grande quantité possible de la recette ou huile d’avocat ou encore de calendula. Ce sera adapté en cas d’eczema. »

Ma principale crainte : qu’au bout de quelques shampoings le cuir chevelure démange comme c’est arrivé à d’autres personnes ayant bricolé des recettes maison. Donc même si ça vous semble tentant n’essayez pas mon mélange avant que j’aie pu faire un retour constructif sur ses effets ! Voyez plutôt du côté du blog dont j’ai donné le lien, les commentaires regorgent de suggestions de mélanges.

En tout cas l’objet me plaît beaucoup, les petits moules en silicone utilisés y sont un peu pour quelque chose.

Prochains projets : des pains dermatologiques sans savon (tellement plus agréable pour les peaux atopiques) et des barres hydratantes. On continue donc dans le solide, fastoche et nécessitant le moins d’ingrédients possible.

 

Et si on causait boustifaille ?

Attention, toi là, qui vient ici pour voir de la couture, du tricot ou ma pomme qui fait l’andouille sur des photos…. Sorry-désolée mais tu vas être déçu.

Aujourd’hui j’ai envie de causer de truc que j’ai envie de changer dans ma vie plutôt que de ce que je fabrique. Et ce que j’ai envie de changer, c’est ma façon de manger. Étrange hein !?

À lire sur le site Vegactu, deux planches de BD dessinées par Cha, une nana talentueuse et vegan dont j’aime beaucoup le blog.

 

Ah bon, y’a quelque chose à changer dans mon alimentation ?

Commençons par le commencement : je suis une grosse viandarde. Gamine je préférais reprendre trois fois de la viande plutôt que manger du dessert. En prime je suis aussi complètement accro aux produits laitiers : pour tout vous avouer, je voue un culte aux fromages au lait cru (mon chouchou absolu étant « le Coulommiers de chez le fromager de mes parents », mais le Saint Nectaire c’est pas mal non plus), et je me suis récemment offert une yaourtière qui me permet de satisfaire mon vice du yaourt à toute heure. Bref, je bouffe de l’animal, donc appelons un chat un chat : je suis une carniste.

Est-ce que cela me pose un problème moral ? Pendant longtemps la réponse a été « absolument pas ». Et puis autour de moi les choses ont commencé à changer. Parmi mes amis, il y a de plus en plus de gens ayant des régimes alimentaires différents. lire la suite »

[Cuisine] Fondants au choco light

Adieu gras, sucre et féculents… Me voila au régime. Oui, encore.

Ahah, sauf que je ne compte pas me laisser abattre, puisque après tout avec un peu d’imagination on peut tout à fait adapter les recettes que l’on adore. Ne me remerciez pas, c’est cadeau.

L’adaptation du jour, c’est celle de mes fameux fondants au chocolat noir :

Pour cette recette à se rouler par terre de bonheur, il faut normalement 125 gr de beurre, 150 gr de sucre et 3 œuf, ainsi que 60 gr de farine et, évidement, 100 gr de chocolat noir que l’on fait fondre à la casserole avec le beurre. Vous voyez un peu le topo : chaque fondant est une délicieuse bombe calorique. Comment tricher alors ?

  • Pour commencer, on n’a pas besoin de mettre les 3 jaunes d’œufs, les 3 blancs suffisent à faire tenir les gâteaux après tout. J’en ai tout de même mis deux ici, puisque sur une fournée de 12 gâteaux je n’en mange en général que deux ou trois, mais une prochaine fois j’essaierai sans pour voir si ça change vraiment quelque chose au goût ou à la consistance (un blanc d’œuf = environ 18 kcal, contre 61 pour un jaune)
  • Je remplace désormais systématiquement le sucre par de l’Hermesetas*, un édulcorant liquide qui a vraiment le goût de sucre (ce n’est pas de l’aspartame) et surtout tient bien à la cuisson. Ici j’en ai mis une cuillère à soupe.
  • Pour finir, la compote de pomme est un excellent aliment de substitution pour le beurre. Je la choisie évidemment la moins sucrée possible. On troque ainsi 928 kcal contre… 107 !

 

Commencez par faire fondre le chocolat à la casserole à feu doux, voire carrément au bain-marie. Pendant ce temps battez les œufs puis incorporez le reste des ingrédients jusqu’à obtention d’une pâte homogène.

Avant cuisson

Et c’est bon alors ?

Ma foi, ça se défend ! J’ai préchauffé mon four à 210° puis cuit les gâteaux à 180° dans des moules à cupcake en silicone pendant 11 minute. Avec la version beurre/sucre, ce temps de cuisson est nickel pour obtenir des fondants, ici j’ai plutôt récupéré des mi-cuits (next time, je baisserai à 160° et je surveillerai mieux en cours de cuisson) mais ils ont tout de même une très bonne tête. Et un super goût aussi : certes, c’est moins incroyablement délicieux que la version calorique, mais j’ai été surprise par le goût et le moelleux de mes gâteaux, et ils ont eu du succès auprès des amis.

Ouais, mais bon, ça reste du chocolat quoi, tu vas pas nous faire croire que c’est light !

Et bah si. Faisons un rapide calcul : 125 gr de beurre (928 kcal) + 3 œufs entiers (237 kcal) + 150 gr de sucre (600 kcal) + 60 gr de farine de blé (216 kcal) + 100 gr de chocolat noir 70 % de cacao (495 kcal) = 2476, divisé par 12 ça nous fait 206 kcal par gâteau. Pour la version light on tombe à 994 en tout soit 82 la pièce. Pas mal non ? Surtout qu’ils restent copieux et qu’un seul suffit largement à me faire plaisir de temps en temps.

En fait j’en suis tellement contente que je pense ne plus utiliser ma recette originale telle quelle : à l’avenir, même pour la version calorique je remplacerai la moitié du beurre par de la compote. Je trouve que ça apporte vraiment un p’tit quelque chose au niveau du goût, et le résultat sera plus digeste tout en restant délicieux.

Hum, quelle recette fétiche vais-je modifier ensuite ?….

* Je trouve de l’Hermesetas en France au rayon édulcorant de certains supermarchés. La bouteille peut sembler chère (plus de 7€ si j’ai bonne mémoire), mais 7 à 10 goutes suffisent à sucrer mon thé, et j’en mets seulement 25 dans un gros bol de fromage blanc. Bref, une bouteille me dure un bail.