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La capucharde

Une capucharde, c’est en théorie le combo gagnant : capuche, écharpe… Cadeau bonus : celle-ci a des poches.

En pratique j’ai toujours trouvé le concept un peu foireux car

  • Je ne suis pas du tout convaincue par les capuches tricotées (manque de tenue comparé au crochet normal et tunisien).
  • Ça ne tient pas vraiment chaud (les oreilles ne sont pas protégées).
  • C’est cool d’avoir des poches pour mettre les mains au chaud, mais il faut choisir : écharpe nouée = mains froides, mains dans les poches = froid au cou.
  • Une capuche ça tombe tout le temps…
  • et mal placé ça peut être vraiment moche.

 

Et puis vlan, voila-t-y pas que Mulambo m’en a demandé une dans le cadre d’un troc (troc qui vous intéresse puisqu’en échange ce talentueux graphiste bosse sur mon patron Mellow Yellow). Nous sommes tombés d’accord sur le patron Trifecta, écrit par Lauren Riker pour sa collection…. Girly knits : knits for hip chicks. Aïe me suis-je dit : une capucharde, un esprit ultra girly assumé, des p’tits cœurs partout sur le pdf (oui oui, des p’tits cœurs). Pas du tout ma came tout ça !

Et bein j’avais tort.

Je ne suis toujours pas convaincue par la praticité de la chose, mais ce patron est bien écrit et assez bien pensé. J’aurais de loin préféré que la capuche soit construite d’une pièce à l’aide de rangs raccourcis, ainsi il n’y aurait pas eu la marque de la couture en haut du crâne (en fait un rabattage à trois aiguilles), mais il aurait fallu se passer de la torsade.

Le bon côté de la chose c’est que c’est un vrai doudou. Le fil Big Merino de Drops (coloris bordeaux/12) tricoté en double avec des aiguilles 7 mm (au lieu des 8mm préconisées) donne une maille moelleuse à souhait et fait bien ressortir la torsade et le point fantaisie. Il aura fallu un peu moins de 12 pelotes en tout. J’en avais chopé 13 en suivant les conseils lus sur Ravelry, je pense que j’aurais dû attaquer la 13ème pelote si j’avais bossé en 8 mm.

Las, comme prévu la capuche est mollassonne, j’étais tellement déçue sur le coup que j’ai mis une éternité à me décider à faire des photos… Et je suis tombée sur mon popotin en découvrant qu’en fait j’aime tout de même le résultat, qui a un p’tit quelque chose de romantique sans être tartouille pour autant.

Mission accomplie, ça fait du bien de ressortir les grosses aiguilles et les projets qui montent vite… Hop, je continue sur ma lancée avec un châle rustique pour le gn.

 

[Tuto] Ajouter des poches à un gilet

Je l’ai promis, cochon qui s’en dédit …

Voici donc un tutoriel pour ajouter de grandes poches à la fois jolies et pratiques à un patron de gilet, ici le n°107 du Burda de mars 2013, que l’on peut aussi télécharger « à la pièce » sur le site burdastyle. Vous avez bien lu : grandes poches, oui, car si de l’extérieur on a l’impression d’un détail purement décoratif avec le tissu contrastant, il se trouve qu’en fait on obtient ainsi une bonne contenance où fourrer plein de trucs, le tout sans ruiner l’effet des fronces. L’assemblage a été réalisé ici à la surjeteuse, pour coudre du jersey sans avoir cette machine je vous conseille fortement d’investir dans des aiguilles spéciales jersey pour le coutures d’assemblage ainsi que dans une aiguille jumelée spéciale jersey pour les ourlets (réalisés au point droit dans ce cas), et d’utiliser le point élastique de votre machine à coudre, ou le point zig-zag si vous n’en avez pas.

Commencez par dessiner votre poche :

Il vous faut définir à quelle hauteur vous voulez l’ouverture de votre poche, puis dessiner sur la pièce avant de votre patron un arrondi qui vous permette d’y glisser la main. Découpez-le mais ne jetez pas tout de suite la chute, elle va vous servir rapidement.

Dessinez ensuite les deux parties de la poche :

La poche a le même dessin arrondi, c’est la copie conforme du bas de patron précédent. Pour le fond de poche utilisez la chute de l’étape précédente pour obtenir une version sans découpe. Vous avez vos trois pièces de patrons, on peut donc passer à la suite.

Découpez votre tissu :

Pour rappel, dans les magazines Burda les marges ne sont pas incluses, si vous l’avez téléchargez sur Burdastyle vérifiez si elles ont été ajoutées ou non.

  • Pour l’avant du gilet, ajoutez celles indiquées dans les explications Burda SAUF au niveau de la découpe, qui doit être coupée sans marges car on va utiliser un biais en finition.
  • Pour la poche comme pour le fond de poche, ajoutez vos marges (si celles-ci ne sont pas incluses donc) uniquement du côté de l’ouverture de la poche, mais pas sur la découpe elle-même.
  • Le fond de poche peut être découpé dans votre tissu principal si vous voulez un gilet uni, mais l’idéal à mon avis est de choisir un tissu contrastant pour donner plus de peps. Attention, ici j’ai choisi d’utiliser les chutes de l’une de mes robes dans un tissu non-élastique, ce qui rend le gilet un chouïa moins confortable. Dans l’idéal utilisez donc plutôt du jersey.
  • Coupez en plus deux bandes de jersey qui serviront de biais pour les poches. À vous d’en définir la longueur et la largeur en fonction de votre projet, celles que j’ai utilisées mesuraient 5 cm de large.

 

Assemblez la première partie de la poche :

Placez la poche sur la partie correspondante de la pièce avant du gilet, sur l’envers de celle-ci. Assemblez les bords au niveau de la découpe puis utilisez la technique du biais jersey pour faire de belles finitions sur cette partie.

Comme vous pouvez le constater sur la seconde photo, il n’y a pas de surpiqure pour tenir mon biais. En effet pour de plus jolies finitions j’ai préféré finir de le coudre à la main en faisant des points élastiques (coudre en V quoi). Ca m’a pris quelques minutes à peine et sur l’endroit le rendu est nickel (bon, à l’intérieur par contre on voit que c’est cousu à mano évidemment). Bref je conseille cette astuce si vous n’avez pas de recouvreuse pour faire les finitions et si le rendu du point zig-zag ou de l’aiguille double ne vous plaît pas des masses. J’ai fait de même par la suite sur toute la longueur de la patte de boutonnage, mais là j’avoue que c’était du masochisme pur dur et tatoué, ça m’a pris une plombe ! Ceci dit « noooooon, rrrrrien de rrrrrien, noooooon je ne regrrrrette rrrrrrriennnnnn ».

Ajoutez le fond de poche :

Assemblez les deux parties de la poche. Pour cela posez le fond de poche comme indiqué sur la photo, l’endroit du tissu sur l’envers de votre gilet, les bords coïncidant avec ceux de la partie de la poche déjà fixée. Ne cousez ensemble que ces deux partie, le fond de poche ne doit pas encore être fixé au gilet même afin de pouvoir réaliser les fronces sans souci.

Fixez la poche mais seulement sur un côté du gilet :

Comme montré sur la photo, faites une dernière couture sur le côté de l’ouverture de la poche afin de bien bloquer celle-ci. Pour que l’autre côté soit assemblé au gilet il faudra attendre la fin du montage, au moment des ourlets de finitions.

Ça y est, votre gilet est presque fini :

Il ne vous reste plus qu’à bloquer deux des bords restés libre de la poches (sur le côté et en bas), d’abord dans l’ourlet de la patte de boutonnage (cf photo) puis dans l’ourlets du bas. Je n’ai pris qu’une photo sur laquelle celui-ci n’est pas encore fait mais vous comprenez l’idée. Vous vous retrouvez donc ainsi avec vos deux poches parfaitement fixées sans pour autant gêner les fronces sur l’avant ou risquer de dépasser.

J’espère que ce tutoriel vous a semblé clair, surtout n’hésitez pas à poser des questions si un truc vous échappe !

 

 

La jupe parfaite

Oui, tu as bien lu, oh Toi lecteur tombé ici Zeus sait comment : cette jupe est parfaite, pour moi en tout cas.


Remontons le temps : je feuillette le magazine Burda du mois de mai 2012 d’un air dédaigneux. « Mouais » dis-je les lèvres boudeuses « seulement deux modèles qui m’intriguent vaguement, cette jupe à panneaux et à taille haute là, c’est vrai qu’elle semble intéressante mais nan, je ne vais pas dépenser 6 roros pour moins de 3 patrons qui me motivent, donc niet ! ».

Grossière erreur, j’ai bu la coupe de l’amertume jusqu’à la lie lorsque j’ai vu cette même jupe sur Maggyy et que la bave m’est brusquement montée aux lèvres. La perfection je vous dis ! Une taille haute et emboitante, pas de ceinture sciante, une belle ampleur de jupe « qui tourne » mais ne révèle pas la culotte pour autant, un côté rétro qui va très bien sur les silhouettes comme la mienne et enfin, last but not least, de vraies poches très joliment construites. Cette obsession des poches peut sembler un peu exagérée mais voila : je déteste avoir les mains encombrées par un sac et j’ai des problèmes d’allergies qui signifient, en gros, que je me sépare rarement de mes paquets de mouchoirs, d’où l’importance de la poche dans ma vie trépidante.

Bref, je vous passe les étapes douloureuses pour trouver le-dit magazine 2 mois après sa parution, j’ai fini par l’acheter en ligne et tout va désormais pour le mieux dans le meilleur des mondes puisque j’ai enfin ZE modèle de jupe que j’adore, qui me va et est super agréable à coudre. Je vais le décliner à l’infini celui-là, il rejoint d’office mon top trois des patrons « entre eux et moi c’est à la vie à la mort ».

Niveau technique j’ai tout de même fait une modif’ pour cette première version : le patron existe en deux longueur mais aucune ne me plaisait vraiment, j’ai donc rétréci la longueur B de 9 cm afin d’avoir une jupe qui arrive simplement aux genoux. Ce qui m’a permis en prime de couper toutes mes pièces dans ce petit coupon de coton de 1m50/1m50 dégotté au marché de Maastricht. Théoriquement il fallait 2 m et ça n’a pas été de la tarte de tout faire tenir en respectant à peu près le droit fil, c’est moi qui vous le dis ! J’ai fini par triompher en trichant légèrement pour couper les fonds de poche, l’honneur est sauf. Un coup de surfilage en rose bonbon pour rendre l’envers plus amusant, j’ai pour finir ajouté 8 boutons recouverts du même tissu et le tour était joué.

Edit : la bonne nouvelle c’est que ce modèle est désormais dispo sur Burdastyle, du moins dans sa version longue à patte de boutonnage cachée.