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Fripée

Lors de cette séance photo tout était fripé.

Ma gueule, ma jupe, le jardin et ma motivation…. Voila deux semaines que je me dis que je vais trouver l’énergie de recommencer ces photos, armée d’un fer à repasser cette fois, et puis non. Mon blog aussi a droit à sa dose de fripitude.

Ce wax, rescapé d’un coupon déjà bien utilisé, est d’une couleur réjouissante mais d’une fripitude extrême. Cela ne m’empêche absolument pas de porter cette jupe régulièrement car elle est aussi très confortable et d’une coupe de la catégorie « plus flatteuse tu meurs ».

D’ailleurs vous la reconnaissez peut être. Il s’agit de la grande sœur de ma jupe grise (environ 5 cm de plus afin d’oser la porter sans collants quand la température rendra l’exhibition de peau indispensable malgré les complexes). Merveilleux patron de jupe crayon, poétiquement baptisé #107A 02/2011.

Finissons sur un peu de contentement de soi : en revanche les nombreux raccords de motifs ne sont pas du tout fripés. J’en suis même toute fiérote.

Blue girl

Hop, deux projets pour le prix d’un aujourd’hui, j’suis d’humeur généreuse.

Faut dire qu’ils vont plutôt bien ensemble ceux-là, et avec le temps changeant. Robe légère en jersey et veste en laine mélangée, avec ça je m’en sors à tous les coups.

La robe est mon uniforme actuel : ma cops Anne m’a prêté la robe en jersey la plus simple et flatteuse qui soit (Agnès B), comme elle ne voulait pas me laisser la lui voler je l’ai recopiée en plusieurs exemplaires. Le patron est bête comme chou et m’a fait réaliser que j’avais jusque là tendance à coudre des modèles trop cintrés. Finalement la simplicité qui suit la ligne sans trop la marquer c’est ce qu’il y a de mieux.

Petite astuce bien utile avec ce décolleté : de mini liens cousus sur les emmanchures qui me permettent d’attacher les bretelles de ma digne lingerie, qui ainsi tient en place mais se fait discrète. Une prochaine fois j’upgraderai le système en mettant plutôt de mini boutons pressions.

Si vous avez envie d’un patron approchant, la Magic Dress que vient de sortir Vanessa Pouzet lui ressemble rudement. N’ayant pas cousu ce patron j’ignore ce qu’il vaut, mais vu la simplivité de la chose ce serait difficile de se planter. Quant au tissu, c’est encore une fois un trophée rapporté de notre trocante bruxelloise annuelle, si je ne m’abuse c’est Mimolette que je dois remercier pour ce coupon choupinou.

 

Passons au nœud du problème : Ze Veste. Qui devait être un manteau mais se trouva fort raccourcie quand un coup de ciseaux malheureux fut venu.

À une époque pas si lointaine j’en aurais été très satisfaite. La couleur du lainage (trouvé chez Gotex à Anderlecht) est superbe, la plupart des finitions sont très propres… Mais au fur et à mesure j’ai commis tellement de petites erreurs qu’il est resté abandonné sur ma table durant deux semaines alors qu’il ne me restait que l’ourlet à finir. Découragée j’étais.

Les erreurs et défauts donc :

  • Ne pas avoir fait de toile et modifié la carrure du dos.
  • Ne pas avoir vérifié ce que donnait le col avant de l’assembler… Et donc ne pas avoir modifié le col, dont je n’aime pas la forme.
  • Avoir coupé un bout du bas par accident. Stupide, l’accident.
  • Mauvais choix d’entoilage pour le col et la patte de boutonnage, qui souffrent donc de molassonerie aiguë.
  • Mauvais choix de doublure, de piètre qualité. J’aurais dû prendre une cotonnade pour le corps et n’utiliser la doublure que pour les manches (à cet endroit, un tissu lisse est indispensable si on veut que les manches des pulls glissent comme sur une patinoire au lieu d’accrocher).
  • Boutonnières réalisées alors que j’étais fatiguée et déjà déçue, donc bâclées (plus deux boutonnières non-visibles sur cette photo qui ont par erreur été faites du mauvais côté… la lose).
  • Ourlets bâclé lui aussi, au lieu de prendre le temps de le positionner pile poil en faisant un essayage sur mon mannequin. Ce qui fait que le bas rebique par endroits. Mais à ce stade je voulais juste en finir.

 

Je l’ai tout de même beaucoup portée ces derniers temps. Ah, oui, on me glisse dans l’oreillette que j’ai oublié de dire de quel patron il s’agit ! Vous le reconnaissez peut être, c’est un modèle Simplicity dont j’ai déjà cousu une version modifiée. On peut aussi le trouver dans le mag’ Tendances Couture n°7. Comme d’hab’, pour éviter que le tissu ne s’use au niveau des boutons j’ai utilisé ce truc tout simple que je recommande chaudement.

Je suis contente d’avoir surmonté la sainte flemme qui m’habite depuis des semaines et blogué un peu. Mais j’ai encore du retard à rattraper, stay tuned!

Bam !

Après le Wonder Châle il me restait pas mal de fil.

Assez pour m’offrir un vieux caprice, enregistré dans mes favoris Ravelry depuis des lustres et qui me fait immanquablement penser à

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Fightin’ words, c’est le p’tit nom de ce patron de mitaines super fun créé par Annie Watts. Pour 6 dollars tout ronds on a droit au patron de la forme de base en english, aux grilles de jacquard utilisées ici (Bam ! et Pow !) mais aussi à une grille bonus « Pew ! » permettant éventuellement de tricoter une pièce raccord (par exemple un bonnet).

Est-ce difficile ? On ne peut pas dire, non. Si on a déjà tricoté des mitaines en circulaire et en prime on a à portée de mains des navettes à jacquard (mais siiiiiii, ces petits machins, parfois en forme de poissons, qui permettent de travailler avec des pelotons pratiques au lieu de la pelote en entier) ce patron est tout à fait abordable.

En ce qui concerne Moi-Je le souci vient du jacquard, que je tricote toujours trop serré et pour lequel parfois ma tension n’est pas régulière. Mais grâce à ce projet j’ai chopé des XPs !

Notez qu’Annie est une super maligne : le fait de tricoter les zones « neutres » du jacquard en alternant les couleurs permet d’avoir un rendu régulier plutôt agréable à tricoter. Enfin régulier…. c’est aussi dans ces zones que l’on voit le mieux les problèmes de tension, qui sauteraient moins au pif en uni, faut bien le reconnaître.

Notez que les bulles façon BD ne sont pas complètes : du côté du pouce elles s’interrompent de façon abrupte. C’est un choix esthétique et pratique (il aurait été compliqué de faire les augmentations du pouce en respectant le motif), le tout est d’être prévenu avant de se lancer.

Autre détail important : la petite taille que voici taille vraiment petit ! Comme je savais que je tricoterais trop serrée je suis donc montée d’une taille d’aiguille et ce n’était pas du luxe.

J’ai utilisé environ une demi pelote de chaque couleur. Il s’agit encore de mon chouchou du moment, Flora de Drops, un mix laine et alpaga qui picote les peaux sensibles mais qui botte mon portefeuille.

Message aux potes : inutile de me supplier de vous en tricoter une paire pour l’instant, c’est typiquement un projet funerminable (fun mais qui semble interminable). Il faudrait de sacrés arguments pour me convaincre de m’y remettre avant quelques mois.

Wonder fan girl

« Oh, tu t’es tricoté une écharpe Griffondor !? »

Hé non, ces couleurs caractéristiques sont bien liées à un projet de fan girl tendance geek, mais il s’agit en réalité de ….

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Comment ne pas craquer devant le canonissime patron Wonder Woman Wrap gracieusement (ça veut dire « pour zéro radis ») mis à disposition par Carissa Browning. Même que PetitBoutDeMoi en a fait une traduction en frenchie.


Ce patron est vraiment bien conçu, avec un paquet de rangs raccourcis qui, presque comme par magie, créent le motif géométrique. Notez tout de même un chouïa de déception de ma part : je ne pige pas comment le motif du modèle peut être impeccable en utilisant comme préconisé la technique du « wrap and turn ».

Sur ma version, le ramassage des « wraps » entre deux rangs de couleurs différentes s’est soldé par quelques pointes de jaune qui dépassent telle des traitresses. J’ai triché et limité les dégâts, mais ça reste agaçant quand on regarde de près.

À part ça c’est du fastoche : point mousse, augmentations, diminutions et quelques fils à rentrer à la fin à cause des changements de couleur. Pour monter et rabattre les mailles j’ai utilisé mes techniques extensibles pref’ de pref’, parce que décidément j’aime autant les châles aux bordures « fixes » que tricoter dans le noir en équilibre sur un trapèze tout en portant des moufles.

C’est un projet « porte-monnaie en peau de hérisson » : patron gratis donc, et j’ai profité des soldes sur le fil Flora de Drops pour choper mon bonheur. Il a fallu environ 1.1 pelote de chaque couleur, ce qui serait ennuyeux si je n’avais pas d’office prévu de tricoter des mitaines assorties. Mitaines quasi-finies et qui déchirent tout (en toute modestie évidemment).

Porté autour du cou, ce mix de laine et d’alpaga me gratouille plus que quand je l’utilise pour mes pulls, mais ça passe si comme moi on n’est pas trop sensible sur le sujet du gratouilli.

 

J’en profite pour montrer deux autres châles, tricotés il y a des semaines de cela pour l’anniv’ d’une meuf que j’kiffe d’amour, j’ai nommé Lathelize. Si vous ne connaissez pas son blog j’ai envie de dire « mais vous sortez d’où ? ». Elle a plein de trucs à raconter et par sa faute je me suis mise à la course à pieds, c’est dire si son influence peut être néfaste.

Pourquoi deux châles ? Parce que je ne suis pas satisfaite du premier, un Color Affection (patron de Veera Välimäki que j’avais déjà tricoté pour ma Wonder Maman). Les bordures en sont « fixes » justement, la faute à ma pomme qui n’a pas su bien gérer les changements de couleurs des rayures. Résultat ça tire, ça gondole un peu… Non. Non quoi.

Dommage car ce mix de fil est super doudou à porter. Le blanc et le noir sont des restes d’écheveaux de Lace de Drops (mélange de soie et d’alpaga), le bleu est un reste d’un fil laine et cachemire dont j’ai perdu l’étiquette depuis des lustres. Le résultat aurait pu être merveilleux : chaud, doux, luxueux mais aussi assez fin et léger pour qu’une grande voyageuse puisse le glisser dans sa valise sans remord.

Histoire de rattraper le coup je lui ai donc tricoté un second châle dans les mêmes fils. Plus petit cette fois, il s’agit d’un patron maison improvisé au fur et à mesure.

Bon, j’en ai fini avec les châles pour un mom…. Ah, on me glisse dans l’oreillette que Frangine Bien-Aimée veut le châle de Wonder Woman pour noël…. Damned, va falloir s’y remettre alors. Heureusement j’ai toujours mes mitaines fun en cours, et à venir des chaussettes ainsi qu’un ensemble béret et mitaines romantiques.

See you soon dudes !