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Wonder fan girl

« Oh, tu t’es tricoté une écharpe Griffondor !? »

Hé non, ces couleurs caractéristiques sont bien liées à un projet de fan girl tendance geek, mais il s’agit en réalité de ….

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Comment ne pas craquer devant le canonissime patron Wonder Woman Wrap gracieusement (ça veut dire « pour zéro radis ») mis à disposition par Carissa Browning. Même que PetitBoutDeMoi en a fait une traduction en frenchie.


Ce patron est vraiment bien conçu, avec un paquet de rangs raccourcis qui, presque comme par magie, créent le motif géométrique. Notez tout de même un chouïa de déception de ma part : je ne pige pas comment le motif du modèle peut être impeccable en utilisant comme préconisé la technique du « wrap and turn ».

Sur ma version, le ramassage des « wraps » entre deux rangs de couleurs différentes s’est soldé par quelques pointes de jaune qui dépassent telle des traitresses. J’ai triché et limité les dégâts, mais ça reste agaçant quand on regarde de près.

À part ça c’est du fastoche : point mousse, augmentations, diminutions et quelques fils à rentrer à la fin à cause des changements de couleur. Pour monter et rabattre les mailles j’ai utilisé mes techniques extensibles pref’ de pref’, parce que décidément j’aime autant les châles aux bordures « fixes » que tricoter dans le noir en équilibre sur un trapèze tout en portant des moufles.

C’est un projet « porte-monnaie en peau de hérisson » : patron gratis donc, et j’ai profité des soldes sur le fil Flora de Drops pour choper mon bonheur. Il a fallu environ 1.1 pelote de chaque couleur, ce qui serait ennuyeux si je n’avais pas d’office prévu de tricoter des mitaines assorties. Mitaines quasi-finies et qui déchirent tout (en toute modestie évidemment).

Porté autour du cou, ce mix de laine et d’alpaga me gratouille plus que quand je l’utilise pour mes pulls, mais ça passe si comme moi on n’est pas trop sensible sur le sujet du gratouilli.

 

J’en profite pour montrer deux autres châles, tricotés il y a des semaines de cela pour l’anniv’ d’une meuf que j’kiffe d’amour, j’ai nommé Lathelize. Si vous ne connaissez pas son blog j’ai envie de dire « mais vous sortez d’où ? ». Elle a plein de trucs à raconter et par sa faute je me suis mise à la course à pieds, c’est dire si son influence peut être néfaste.

Pourquoi deux châles ? Parce que je ne suis pas satisfaite du premier, un Color Affection (patron de Veera Välimäki que j’avais déjà tricoté pour ma Wonder Maman). Les bordures en sont « fixes » justement, la faute à ma pomme qui n’a pas su bien gérer les changements de couleurs des rayures. Résultat ça tire, ça gondole un peu… Non. Non quoi.

Dommage car ce mix de fil est super doudou à porter. Le blanc et le noir sont des restes d’écheveaux de Lace de Drops (mélange de soie et d’alpaga), le bleu est un reste d’un fil laine et cachemire dont j’ai perdu l’étiquette depuis des lustres. Le résultat aurait pu être merveilleux : chaud, doux, luxueux mais aussi assez fin et léger pour qu’une grande voyageuse puisse le glisser dans sa valise sans remord.

Histoire de rattraper le coup je lui ai donc tricoté un second châle dans les mêmes fils. Plus petit cette fois, il s’agit d’un patron maison improvisé au fur et à mesure.

Bon, j’en ai fini avec les châles pour un mom…. Ah, on me glisse dans l’oreillette que Frangine Bien-Aimée veut le châle de Wonder Woman pour noël…. Damned, va falloir s’y remettre alors. Heureusement j’ai toujours mes mitaines fun en cours, et à venir des chaussettes ainsi qu’un ensemble béret et mitaines romantiques.

See you soon dudes !

Le petit jean rouge

Je suis futalo-polyamoureuse.

Voila, c’est fait, j’ai cousu un autre patron de jean à taille haute que mon fidèle Bella de Burdastyle. Le nouvel objet de mon affection est un jean droit extensible de forme classique à braguette zippée. Il vient du magazine Fashion Style de septembre 2016 et m’a séduite à force de détails craquants : taille supposément très haute donc, ceinture en forme (au lieu d’un bête rectangle comme trop souvent) et poches fendues.

Entendons-nous bien : avec Bella c’est « à la vie à la mort », c’est mon régulier, rien à faire. J’adore sentir son empiècement enserrant si bien mes hanches. Sur ce point le jean FS ne tient pas la comparaison à mon avis. Il ne monte encore pas assez haut à mon goût, et porté sans ceinture je dois régulièrement le remonter. Quant aux fameuses poches elles sont jolies sur le papier et faciles à réaliser mais à l’usage je dois les remettre elles aussi en place de temps en temps.

J’ai commis une erreur en oubliant que les planches étaient en néerlandais, ce qui fausse les tailles. J’ai donc coupé par erreur du 46 au lieu de 44 (sachant qu’à la taille et aux hanches je fais du 42, mais il faut monter d’un cran pour espérer caser mes moelleux cuissots). Qu’à cela ne tienne, j’ai pris le temps de bâtir le pantalon, ce qui m’a permis de faire les modifications nécessaires.

Le résultat me plaît bien malgré la cheapitude absolue du jean extensible rouge (tirant sur le rosé). En effet, pour cet essai j’ai préféré ne pas sacrifier l’un de mes beaux coupons et le tombé s’en ressent.

Dans l’ensemble il me semble bien tailler. Il est tracé pour une stature d’1m72 mais avec mon 1m70 j’ai tout de même dû recouper pas mal en longueur. N’espérez pas faire d’ourlet large car la jambe se resserre sur tout le long.

Pour celles que cela tenterait sachez que le patron va du 36 au 56, mais je ne sais pas si il ira de la même façon à tous les popotins car les poches arrières ne sont pas gradées, et si je ne m’abuse c’est typiquement ce qui peut casser l’équilibre d’un modèle.

D’ailleurs sur une éventuelle prochaine version je pense remonter un peu celles-ci, elles sont trop basses non ?

Lève les bras, balance toi !

Blast from the past,

je ne vois pas d’autre explication au fait que je n’aie pas réussi une photo convenable sans avoir les bras levés (et encore, j’en ai gardé deux moches pour cet article). Les nineties ont dû prendre possession de mon corps, cassette audio style.

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Mais passons aux choses sérieuses : j’ai repris le patron Pavement de Veera Välimäki (dont j’ai déjà dis beaucoup de bien par ici) en faisant quelques modifications.

Pour rappel, c’est un modèle ultra loose qui se tricote en circulaire de haut en bas avec des aiguilles 3mm pour les bords mais 4.5mm pour le corps et les bras, ce qui donne une maille aérée très agréable et un beau tombé.

Désormais c’est une marinière, les manches ont été rallongées, elles sont aussi moins larges, comme le corps, et le bas a été modifié.

Pour cette dernière modif’ il s’agissait surtout d’utiliser moins de fil. Presque cinq pelotes de Flora de Drops y sont passées, environ 2.9 de gris clair et 1.8 de corail, soit quasiment la même quantité que pour la version unie à manche 3/4. En ce qui concerne la largeur du corps c’était un choix esthétique : trop de loose tue le loose. J’ai donc monté en tout 24 mailles de moins après la mise en attente des manches (12 de chaque côté, soit 4 x 14 mailles au lieu de 20)et le résultat me botte à fond ainsi.

Pour chaque manche il y a donc eu 12 mailles de moins, j’ai tout de même rajouté quelques diminutions pour resserrer un peu la forme : au bout de 20 cm de manche j’ai fait un rang avec 2 diminutions (tricoter 2 mailles, tricoter 2 mailles ensemble, tricoter jusqu’à 4 mailles de la fin du rang, glisser une maille comme pour la tricoter + tricoter la suivante + rabattre la maille glissée par-dessus et pour finir tricoter les 2 mailles restantes). Idem à 25, 30 et 35cm de long (= 8 mailles en moins). Pour finir j’ai utilisé mon rabattage « super stretchy » préféré.

Si c’était à refaire je choperais une pelote de gris en plus afin de rallonger le pull et faire l’empiècement travaillé en rangs raccourcis (donc le même nombre de rayures puis L empiècement uni). En fait maintenant j’ai trrrrrrrès envie d’une version plus classique, blanche et bleue, pour rejoindre la « team marinière » des tricopines Bruxelloises (hello girls !).

Coming soon : deux ou trois châles et surtout mon nouveau jean.

Serial poupées

Ces trois poupées étaient sur ma to-do list depuis des lustres.

Il aura fallu la naissance de ma filleule (yeah !) pour me filer un coup de pied salvateur au popotin. La brune est donc pour cette délicieuse enfant, la rousse pour fiston et la quasi-rasta pour la fille d’une chouette amie.

J’ai à nouveau utilisé le patron du livre Poupées en chiffon, de Corinne Crasbercu. Celui-ci a quelques défauts mais le rendu est choupinet à souhait et surtout il y a une garde-robe complète à coudre incluse, on lui pardonne donc ces quelques points agaçants :

  • Les patrons sont réduits, pour obtenir ces poupées de 48 cm de long (format impeccable pour qu’un enfant leur fasse des câlins satisfaisants) il faut donc photocopier les pièces en les agrandissant à 140%.
  • Il n’y a aucun schéma explicatif, que ce soit pour la poupée elle-même, la chevelure ou les vêtements. À déconseiller aux vrai.e.s débutant.e.s.
  • La méthode expliquée pour la chevelure est vraiment nulle. Rapide hein, mais pas du tout satisfaisante à mon avis.
  • Certains patrons de vêtements sont mal foutus. Par exemple les pièces dos/bretelles de cette salopette qu’il a fallu que je modifie (cf sur photo ci-dessous la différence entre la rouget et la violette).

 

Pour la cheveux j’ai d’abord tricoté une espèce de bonnet, puis je l’ai cousu et j’ai crocheté sur tout le crâne de longs bouts de laine. Cette étape était longue comme un jour sans pain mais ainsi on peut vraiment s’amuser à les coiffer dans tous les sens, ou juste laisser les cheveux détachés.

Comme il s’agissait d’un projet 100% récup’ (tout le matos vient de mes stocks ou a été chopé lors de notre trocante bruxelloise annuelle), j’ai fait avec ce que j’avais sous la main :

  • Baby mérinos de Drops pour la rouquine : ce fil est joli, doux, passe en machine…. Hélas il est trop fin, j’ai passé une plombe à tout fixer, utilisé une pelote et demi (j’avais été pessimiste en commandant ce fil pour un pull) et malgré tout le rendu est bof car on voit beaucoup trop le scalp de la poulette.
  • Merinos extra fine de Drops pour la brunette : le mix noire + fil plus épais a mieux fonctionné, ouf.
  • Mix laine et acrylique pour la rasta. Heureusement que j’avais récupéré plusieurs pelotes de ce fil lors d’une trocante (merci les filles !) : cette perruque a été rapide à faire mais gourmande en fil (le métrage par pelote est faible).

 

Normalement ce patron est conçu pour un tissu non-extensible, teinté au thé pour obtenir une jolie carnation. Cette fois j’ai finalement utilisé un jersey mélangé couleur chair ayant pas mal de répondant. Mille mercis à Mimolette pour ce coupon !

Voici quelques mauvaises photos des étapes.

Le truc vrrrrrraiment cool quand on offre ce genre de cadeaux c’est qu’ensuite plus besoin de se prendre la tête pour les anniversaire. J’offrirai simplement de nouveaux vêtements, de nouvelles chaussures ou le petit cartable sur-mesure.

Malgré ses cheveux filasses, la rouquine est ma préférée car elle me rappelle Mérida, la princesse Rebelle de Dinsey. Je crois que je vais craquer, lui coudre la tenue du dessin animé et bricoler un carquois, un arc et des flèches.

 

Allez, une dernière photo pour la route…

Si ça vous tente de vous lancer dans ce type de projet, zieutez donc cet article que j’ai écrit il y a un bail pour T&N, vous y trouverez moult photos et liens vers différents modèles.