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Odette jolie

Voici donc ce pull tant attendu…

« Tant attendu » car plusieurs tricoteuses de ma connaissance, apprenant que j’allais suivre ce patron, m’ont expliqué qu’elles en avaient rudement envie elles aussi mais attendaient de voir ce que ça donnait tricoté et surtout porté par d’autres. Il faut dire que La Poule, la créatrice du modèle en question, est une ravissante et mince créature à qui un sac irait, et qu’elle a présenté très peu de photos de son pull… Difficile donc de se faire une idée du rendu sur des formats moins sylphideux.

Pour être parfaitement honnête, malgré un gros coup de foudre en le voyant pour la première fois, j’avais tout de même quelques doutes puisqu’en général je n’aime pas des masses l’aspect du point mousse, ou alors juste par touches. En prime, en grande admiratrice d’Hélène, j’ai de plus en plus envie de petits pulls tricotés fins fins fins et bien ajustés. Tout le contraire de ce patron donc.

Mais voila : primo, je suis tombée en amour en voyant le panneau en point confetti du dos, et secundo, la construction m’a beaucoup intriguée, il fallait que je teste donc. Ajoutez à ça un bras en vrac et donc une sacrée limitation (point mousse et aiguilles 5 = win dans ce cas), et des soldes chez Drops qui ont fait baissé de 35% le prix de ma laine, et emballez c’est pesé, Odette jolie est à moi !

Alors alors alors, qu’en pense-je ?

Ma foi, plutôt du bien en fait : la matière est douce, moelleuse, un vrai régal à porter si comme moi on n’a pas une peau trop sensible, car certains trouvent que le mix baby alpaca et mohair picote malgré la soie. Qu’on se rassure, aucun souci pour ma pomme, j’adore ! La forme quant à elle est surprenante au début car les manches peuvent sembler courtes (30 cm avant blocage)… Alors qu’en fait elles sont bien longues, c’est juste que les emmanchures sont placées au milieu du biceps. Une fois ce détail éclairci pas de souci, c’est du pull loose ma bonne dame, avec une encolure et surtout un corps très très larges donc, mais ça me plaît finalement.

Détail anti-glamour mais qui a son importance : en fait cette largeur m’arrange bien car j’avais peur de transpirer avec une telle matière, mais il n’y a pas un brin de fil sous les aisselles donc aucun souci de ce côté là.

Les détails techniques qui vont bien :

j’ai suivi très exactement les explications de La Poule, et c’était super simple. C’est censé être un 38/40, je fais actuellement plutôt du 40/42 et si le corps est large les manches vont pile poil (mais je précise que cette fois j’ai tricoté peu serré je pense). J’ai acheté la quantité de laine préconisée en remplaçant simplement l’alpaga par du BabyAlpaca silk coloris gris bleu 6235 (un fil équivalent niveau métrage mais tellllllement plus chouette), et finalement je n’ai utilisé que 4,7 pelotes de cette laine (au lieu de 6 achetées), et j’ai à peine entamé la 5ème pelote de Kid Silk coloris bleu gris 08. Ça tombe bien finalement puisque je suis en train de me tricoter un col assorti avec mes reste de laine, histoire de « compléter » l’encolure.

Si vous avez un peu suivi mon bloug, vous savez que je me suis mise à tricoter à la portugaise afin d’utiliser au minimum mon bras droit tendiniteux, et il se trouve qu’avec cette technique le point envers est de loin le mouvement le plus simple, donc ni une ni deux, j’ai tricoté tout le point mousse en rangs envers. Les torsades, le point confetti et surtout les bordures tricotées en rond ont été réalisés en dernier, en utilisant donc un chouïa plus mon bras droit.

Si je devais le refaire…

Soyons clairs, j’aime beaucoup ce pull tel quel, donc je ne regrette rien, mais pour une éventuelle prochaine version je ferais des bordures plus larges (4 rangs, c’est peu mine de rien), je remplacerais p’t'être bien le point mousse par du jersey que je trouve plus joli, je resserrerais un chouïa le bas des manches, et surtout je diminuerais drastiquement la largeur en faisant les emmanchures plus près du corps grâce à une modif’ ultra fastoche : au lieu de faire 30 cm de manches puis 18 de corps, je ferais plutôt 39 puis 9 cm. Cadeau bonus, les 18 cm en questions ayant été de loin les plus ennuyeux de tout l’ouvrage, cela rendrait ce projet à la fois plus économique en laine (4 pelotes de kid silk et 5 d’alpaga ou de baby alpaca silk suffiraient je pense) tout en étant moins barbant.

Moralité :

Voila un pull parfait pour les débutants voulant se lancer dans de vrais vêtements : les instructions sont ultra simples à suivre, avec juste ce qu’il faut de petits détails qui vont bien pour le rendre intéressant (torsades, point confetti très sympa pour une première dentelle, un peu de tricot en rond et des diminutions pour former l’encolure). En revanches les confirmés risquent de s’ennuyer et d’être frustrés par la forme assez basique malgré de jolis détails. Ceci dit, les aiguilles 5 rendent l’ouvrage vraiment rapide : avec mon bras en vrac j’ai mis 15 jours à tricoter  les deux manches/corps (je pense que ce serait allé nettement plus vite si tout ce point mousse ne m’avait pas profondément ennuyée), puis 3 jours sans me presser pour faire les deux panneaux et toutes les finitions.

La bonne nouvelle du jour c’est que j’ai récupéré mon bras, on va voir si ça tient !

Edit : j’ai oublié de le préciser, mais à peine guérie j’enchaine avec des vacances programmées de longue date, donc même si j’ai des projets en cours je ne sais toujours pas quand j’aurais quelque chose à vous montrer, et je ne pense pas reprendre un rythme soutenu avant quelques temps.

De plus, ami(e)s belges sachez que sur T&N nous parlons d’organiser une trocante de matériel de couture et de tricot à Bruxelles, fin août ou début septembre. Pour plus d’info c’est par ici que ça se passe !

Sur les starting blocks

Je n’ai rien de concret à vous montrer aujourd’hui hélas …

(encore 5 jours d’après mon médecin, et je serai comme neuve !), mais mais mais voici quelques projets qui pourrait vous intéresser ma foi.

On commence par une chouette initiative à laquelle je vais désormais participer : le Repair Café.

Mais que-quoi-que c’est donc que ce truc ? C’est simple : vous avez un truc cassé et aucune envie de le jeter (pas écolo, attachement sentimental etc) ou pas les sous pour en racheter un autre ? Vous adorez  apprendre à réparer des choses parce que c’est fun et utile ? Ça vous botte sévère de faire connaissance avec des gens de votre quartier ayant un bon esprit ? Alors le Repair Café est ze solution qui va vous plaire !

L’idée c’est d’organiser des rencontres conviviales entres des bénévoles-réparateurs et vous et moi qui avons des trucs à réparer, qu’il s’agisse de vêtements, bicyclettes, grille-pain, j’en passe et des meilleurs. J’adore l’idée de pouvoir me rendre utile en partageant mes modestes connaissances en couture donc me voici inscrite pour la prochaine session organisée dans mon quartier. Je vais aussi en  profiter pour faire le tour de mes affaires et voir si je ne pourrais pas remettre en état certaines babioles en ma possession avec l’aide d’autres bénévoles.

Bref, si vous êtes à Bruxelles dimanche 26 n’hésitez pas à passer au Repair Café de Molenbeek, bd Leopold II, 100, entre 14 et 17h. Si l’initiative vous intéresse sachez qu’il existe déjà pas mal de relais de ce type, vous trouverez toutes les infos nécessaires sur ce site. Et s’il n’y a rien de comparable dans votre coin pourquoi ne pas vous lancer et créer le votre ?

À part ça, que fais-je donc de mes journées ? Et bien je cogite sévère sur toutes sortes de projets :

De la couture d’abord, car ma machine me manque terriblement… Je vais donc me coudre dès que possible ces petites merveilles de robes légères, en croisant très fort les doigts pour que le temps s’arrange d’ici là.

On commence par deux robes de la collection Simplicity Amazing fit. Les promesses du bouzin ? Des pièces de patrons étudiées en fonction des différentes morphologies pour obtenir un « fit » impeccable. Bon, j’ai lu toutes sortes d’avis sur la question, certaines sont enchantées et trouvent que tout tombe parfaitement alors que d’autres ne sont guère convaincues…

On verra bien, en attendant le modèle 1800 me fait fondre avec son décolleté pile-poil perfecto pour moi, les découpes princesse qui font une ligne bien emboitante au niveau des appâts féminins et les poches que je trouve impec’ (évidemment, je vais les souligner de passepoil, pas moyen d’y échapper). Autre point positif : le patron existe en 38/46 et 48/56, et je flaire un sacrément bon potentiel pour celles qui s’habillent en grandes tailles. Je m’en vais donc choper les deux séries de taille afin d’en coudre une version pour frangine Bien-Aimée, qui sera je pense à tomber dans cette jolie p’tite chose.

En chambray chez Fancy that | Passepoilée chez Behind the hedgerow | Rose chez Pretty grievances

 

La pochette 1882 est quant à elle comme une réponse divine envoyée par le Grand Gastéropode Lumineux, pas moins : moi qui adore me costumer pour des jeu de rôle grandeur nature rétro (années 20, 30, 40….), j’avais chopé par hasard une photo de robe vintage carrément tentante, et vlan, voila-t-y pas que c’est le patron idéal pour me la coudre ! Merci qui ? Merci Simplicity ! Je ne suis pas forcément fana du combo nœud-nœud/col mais cette petite chose a un charme fou non ? Et encore une fois on peut se procurer deux pochettes, l’une en 38/46 et l’autre en 48/56, autant dire que j’ai bien envie encore une fois de tester les deux…. D’autant que certaines versions « grande taille » croisée sur le net sont carrément convaincantes.

Rétro à souhait chez The new Vintage | Lumineuse chez A sewing life | Classique chez Creative pursuits

Pour finir, je vais sans doute céder, 3 ans après tout le monde, à la grande mode de l’empiècement en dentelle : en effet avec Jolies Bobines nous nous sommes partagé un petit métrage de dentelle sur fond de plumetis d’une finesse à se rouler par terre de bonheur (merci merci à ma mercière préférée pour cette trouvaille à vil prix… ne cherchez pas : on a raflé sans pitié tout ce qui restait !). Je pense utiliser mon désormais fétiche patron de petit haut ajusté, reste à trouver le bon tissu et faire quelques modifications. Une exploration de mes bacs à tissus s’impose (mais en sortirais-je vivante ? Rien n’est moins sûr quand on considère le bazar qu’est mon atelier actuellement).

Et le tricot alors ?

Et bien figurez-vous que je m’y suis déjà remise, si. Mais il a fallu changer quelques petites choses puisque ma technique habituelle n’est absolument pas compatible avec une tendinite du coude droit. Le Grand Gastéropode Lumineux soit remercié, j’ai reçu une foule de bons conseils et je me suis mise à tricoter à la portugaise, mais dans une position vraiment étrange (qui a dit « ridicule » ?) qui me permet de coincer l’aiguille droite dans la pliure de mon genou, pendant que la tension du fil se fait en passant autour de ma nuque et que mon pouce gauche fait tout le boulot.

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Voila à quoi ressemble normalement le tricot à la portugaise, quand on est bien équipé et que l’on peut utiliser ses deux mains.

Yep, je vais faire des photos et tout un récapitulatif d’ici peu, et vous allez pouvoir vous fendre la poire à mes dépends ! Mais je me dis que cela pourra servir à d’autres subissant le même genre de mésaventure. Je persiste donc à tricoter mon projet du moment, un châle heureusement assez simple. Je vais à la vitesse de l’escargot neurasthénique et suite à différents tests le rendu n’est pas toujours parfait, mais je m’accroche et c’est tout ce qui compte non ?

Vivement que cette galère soit derrière moi, car j’ai sur ma liste deux gros projets (entendez par là : des pulls. Avec des manches. Longues, les manches… Tout ce qui me barbe en général). Pour commencer j’ai craqué et profité des soldes chez Drops pour commander de quoi me faire Odette Jolie, le dernier patron de la Poule. Pour être honnête, d’ordinaire je trouve que ses modèles font un peu sac, parce que la demoiselle est du genre jolie fille fine et gracieuse et que sur elle ce genre de chose est topissime, alors que sur moi, comment dire… Mais voila, Odette Jolie est trop charmante, c’est un caprice et je croise les doigts pour ne pas être déçue par le résultat. Au pire je troquerai, mais bon, je ne vois pas trop ce qu’on pourrait m’offrir qui vaille le temps passé sur un pull à manches longues en kid-silk et Baby alpaca silk (yep, on ne se refuse rien, j’ai remplacé l’alpaga tout simple par cette matière délicieuse). Un rein peut être ? Okay, aiguilles 5… Quelques orteils alors ?

Le second pull est en théorie ennuyeux comme la pluie : du jersey, du jersey et encore du jersey. Avec quelques côtes et un col roulé. MAIS… Il s’agit d’une idée fun de mon pote Loris : il m’a proposé de troquer des objectifs pour mon appareil photo contre le pull de Gaston Lagaffe. Il faut donc qu’il soit vert avec un col roulé (seule différence : étonnamment, il le veut à sa taille, pas trop court comme l’original), et ce patron Drops à manches raglans lui plaît bien. Niveau laine ce sera la 220 Superwash de chez Cascade Yarns, coloris 864/vert Noël.

Comme on peut s’en douter je trépigne d’impatience, je suis au taquet, sur les starting blocks … Je casse les pieds à tout le monde en comptant les jours et les anti-inflammatoires. Mon conseil du jour : quand vous avez mal et que tout le monde vous dit d’aller voir un docteur, ne répondez pas « oh, je vais quand même attendre un peu, des fois que ça passe tout seul ».

On va chez le médecin, on prend ses médocs et on se tait, nom d’un p’tit bonhomme !

ps : merci à tous pour vos petits mots ces dernières semaines, ça m’a fait un plaisir fou de vous lire !