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Messages divers et variés

Pour commencer, pfiou, je ne m’attendais pas à autant de participations pour ce petit concours improvisé.

Ça m’a fait vraiment plaisir de vous lire, mais pour cette fois je crois que je n’aurai pas le courage de répondre à chaque commentaire individuellement donc voila : merci pour vos précieux conseils de jardinage, les très généreuses offres de partage de plantes (je vous referai signe quand je m’attaquerai au jardin), les vœux de bonheur, les « bon courage pour le déménagement/les travaux ». Bienvenue aux nouveaux, à ceux qui écrivaient un commentaire pour la première fois et en ont profité pour faire de bien jolis compliments…. . Et évidemment, moult bises aux amis qui sont passés mettre un petit mot : on ne se voit pas souvent, mais qu’est-ce que je vous aime les gens !

Mais passons aux choses sérieuses : notre test de télépathie. Personne n’est tombé pile poil sur mon chiffre, le 334, mais avec 333, Caro (commentaire 38) a fait fort, et remporte donc le pactole sac. Je te l’enverrai dès que j’aurai reçu ton adresse, à moins que tu ne sois près de Bruxelles, auquel cas une remise en mains propres accompagnée de buvage de coups s’impose.

 

Et comme j’ai enfin trouvé 5 mn pour prendre quelques (mauvaises) photos de mon dernier projet, voici pour changer… Tatatadam…. Un body Nettie.

Ouais, bon, je sais, ça devient répétitif, mais celui-ci était absolument nécessaire. Si ! Tout d’abord parce que je n’avais pas encore testé la brassière intégrée. Ensuite parce que mon premier body était une version d’essai, donc réalisée en vitesse sans soigner certains détails (et la robe qui a suivi, bah c’était une robe, donc ça ne compte pas…) Et surtout parce que ce body n’est que la première partie d’un projet qui devrait carrément vous intéresser, mais dont je ne peux pas vous parler avant le 15 septembre.

Tiens, je constate au passage qu’à force de maigrir doucement (yeah !), mon futal Bella tombe un peu trop… Il va falloir penser à en coudre une nouvelle version.

 

Laminette

Causons donc détails :

Cette fois, j’ai bossé selon les règles de l’Art. Comme indiqué dans le patron, je me suis (enfin !) procuré de la laminette, un ruban élastique transparent à coudre pour soutenir les épaules du body, afin d’éviter que le tissu ne se détende à l’usage. On en utilise une quantité ridicule, et à 0.75€ le mètre environ, ce serait ballot de s’en priver. On en trouve facilement dans les merceries en ligne, mais comme j’étais de passage à paris c’est chez Reine que j’ai chopé toute la mercerie dont je cause ci-dessous, à l’exception de la viesline et des pressions en résine.

Élastique avec joint silicone

En plus de cela, au lieu de coudre des liens à l’intérieur afin de bloquer mes bretelles de soutien-gorge, j’ai décidé de sauter sur l’occasion et tester le ruban siliconé : un élastique à coudre sur lequel il y a un joint de silicone, qui accroche la peau (comme pour les bas sans jarretelle en fait) et évite que le tissu glisse. Et bingo baby ! Contrairement à mon premier body, et malgré le décolleté prononcé dans le dos : cette fois tout tient parfaitement en place.

Et contrairement à ce que je craignais le contact avec la peau n’est pas désagréable du tout. Je crois que cela m’a coûté 1.50€ le mètre (moins de 2€ en tout cas), comme je n’en ai utilisé que 20 cm en tout (10 sur chaque épaule, cousu près de l’encolure), ça reste une solution trrrrrrès économique.

Mesh

En ce qui concerne la brassière par contre, je suis doublement désappointée. j’ai chopé chez Dreyfus (alias le marché Saint Pierre), au rayon jersey etc, un tissu impec’ pour doubler ce genre de vêtement. C’est du mesh (une espèce de maille ajourée et extensible), conseillé entre autres pour doubler les maillots de bain et tenues de sport. Le souci ici c’est que le patron prévoit de doubler uniquement le devant du body, en cousant un élastique en bas de la brassière. Et donc en prenant les côtés de l’élastique dans les coutures.

J’avais comme un doute, qui s’est transformé en certitude : l’élastique tire sur les côtés, et ça se voit malheureusement. Une prochaine fois, je tracerai le dos de la brassière, et celle-ci sera uniquement jointe au body par les couture du haut, pas par les côtés.

Seconde déception : si on coud une brassière, c’est pour porter un haut sans soutien-gorge. Mais pour des questions évidentes de tissu très moulant (chopé chez Tissu Passion à Bruxelles) et risque de pointage tétonnesque (copyright Zibusine), il n’est pas question pour moi de le porter sans ajouter des formes en mousses.

Comme la technique de pose est ultra simple et expliquée dans le patron, j’ai joyeusement investi dans une paire de renfort pour maillot de bain/lingerie… et c’est une catastrophe : ces formes ne sont pas en mousse (j’aurais dû mieux regarder), elles ont en prime une forme étrangement pointue particulièrement aguicheuse. Pour se faire un costume de scène façon Madonna dans les années 90, c’est nickel. Pour mon joli body, c’est niet. Donc en attendant de trouver quelque chose de plus adapté, bah je le porte sur un soutien-gorge, dommage.

Pour finir, j’ai une grosse méfiance vis-à-vis des pressions cousues à l’entrejambe : j’ai toujours peur que ma couture lâche. Donc jai entoilé les bandes de tissu avec de la viesline adaptée  afin de renforcer le support, et j’ai posé deux pressions Kam en résine.

Je sais que vous vous inquiétez pour mon confort donc je vous rassure : ce n’est pas du tout inconfortable. Je n’y fais même pas attention en fait.

À dans 5 jours pour une chouette annonce (il se pourrait que je vous montre un tricot d’ici là, mais il faut d’abord que je peigne un ou deux plafond).

 

Ma robe Nettiesque

Une robe que je ne porte pas en robe, c’est concept non?

Mais voila quoi, la robe courte et moulante, c’est pas ce que je préfère en général. Je me suis tout de même laissée tenter par cette version de Nettie, cette fois avec un décolleté devant mais pas dans le dos, parce que parfois trop de sexy tue le sexy, si si. Et puis ce piqué ombré à motif kaléïdoscopique est déjà bien assez chargé comme ça.

Bon, sur ces photos, j’ai remonté les manches, elles sont tout de même moins courtes que ça.

Je voulais absolument faire un body avec ce tissu, mais telle la nouille de service j’avais zappé qu’il fallait du bi-stretch, ce qui n’est évidemment pas le cas ici. Après avoir relu le patron et quelques conseils sur la toile, jai sagement opté pour la version robe, en montant de deux tailles (donc du 16 au lieu du 12) car ce piqué est très peu extensible. Bien m’en a pris. C’est bête, j’aurais aussi dû penser à rallonger un peu les manches au passage (et la longueur de la jupe tant qu’à faire) : celles-ci étaient justes sur le body, elles sont carrément courtes avec ce tissu, tant pis.

Pour ceux qui avaient suivi, je confirme : sans le décolleté dans le dos on élimine complètement le souci d’écartement des épaules (en même temps, on s’en doutait un peu), qui tiennent parfaitement en place sans dévoiler les bretelles de soutien-gorge.

Ah tiens, la balance des blancs est foirée sur ces photos, sorry-désolée !

L’avantage de cette mini-chose, c’est qu’en fait je peux la porter telle quelle (enfin si j’arrive à assumer le manque de longueur) ou encore en guise de t-shirt rentré dans ma jupe préférée ou par-dessus mon futal Bella. On ne se prive de rien quoi.

Rien à redire sur ce patron de Closet Case déjà cousu une fois par ici : simple, efficace, avec plusieurs options toujours bien coupées. Miam ! Le tissu de composition inconnue (mais probablement plein de polyester) vient du magasin Passion à Bruxelles, grand spécialiste du motif non-euclidien à petit prix (j’ai un trou de mémoire, je ne sais plus si celui-ci était à 2 ou 4 roros le mètre). Et attention : tout le montage a été effectué au point élastique de ma machine à coudre. La finition de l’encolure a été faite à la main afin d’avoir un rendu impeccable avec couture invisible… Je n’ai utilisé ma recouvreuse que pour les ourlets, que l’on peut tout aussi bien coudre avec une aiguille jumelée. Donc vous n’avez aucune excuse pour ne pas vous lancer.

Vous n’avez pas fini d’entendre causer de Nettie par ici…


Nettie « oui mais… »

Matez-moi donc ce body…

Je ne cause point ici de mon corps de rêve, mais du vêtement qui le revêt fort joliment je trouve. J’avais décidé que je serai forte, que je ne m’achèterai plus de patrons, même « pas trop cher en pdf » ce mois-ci. Et pis vlan, voila quoi, j’ai vu la robe de Once apon a thread et les versions de Carolyn et Lola et j’étais mordue.

Pourquoi ce patron Nettie de chez Closet Case est-il un bon plan au juste ? Parce que la créatrice, Heather Lou, a méchamment réussi son coup : elle aurait pu se contenter du patron du body avec les quelques variations d’encolure (décolletés plus ou moins profonds devant et dos), mais nan, en plus elle nous a collé la version robe (donc t-shirt ou tunique en raccourcissant) + un patron et des explications détaillées pour ajouter une brassière avec ou sans pièces de rembourrage en mousse intégrée si on en a envie (et j’en ai envie pour une prochaine fois justement). Le tout bien présenté et parfaitement expliqué (en english uniquement, mais je ne suis pas bilingue et ça m’a semblé tout à fait simple à piger).

J’ai envie de dire : yeah baby !

Les points super-positifs-de-la-mort-qui-tue :

  • J’avais peur que la découpe très basse sur les cuisses n’amplifie ma (moche) culotte de canasson, en fait non, je trouve même cette forme très flatteuse…. (Même que je vous colle une photo pour le prouver, alors que j’étais bien décidée à ne pas montrer la partie la moins exposée au soleil de cette tenue).
  • En prime elle fait son office, c’est à dire parfaitement dissimuler ma p’tite culotte.
  • Je me sens ultra bien dedans : merci merci l’effet seconde peau sans être trop serrée pour autant (taille 12 = 42, sans aucun changement, pourtant je suis plus grande que la taille moyenne utilisée pour ce modèle).
  • Les décolletés devant et dos ont chacun une jolie forme, pile de la bonne profondeur (on ne voit donc pas mon soutien-gorge _attention je parle de la base, pas des bretelles, ça j’en cause un peu plus bas_).
  • Les bras sont serrés mais je peux tout de même relever les manches, pile ce que j’aime.
  • Les vils courants d’airs sur le bidon ne passeront plus ! (je déteste avoir le ventre/bas du dos à l’air).
  • J’ai reçu pas mal de compliments, mon ego en est fort aise.
  • Je me sens (peut être à tort, mais qu’importe) comme une héroïne de film de danse des années 80, genre Fame : sexy et fun.
  • J’ai envie de faire toutes les versions proposées, plus la robe modifiée de Once upon a thread (lien plus haut) que je trouve canonissime. Ce patron va être rentabilisé à mort.
  • Oui : on peut tout à fait le coudre sans surjeteuse. Je n’avais pas la mienne sous la main, j’ai donc monté entièrement la bestiole avec le point élastique de ma machine à coudre.
  • Et le patron est « débutant friendly » : fastoche et rapide à coudre du moment qu’on voit à peut près comment monter des manches.

 

Oui mais…

Pour commencer, c’est ma faute, ma très grande faute : je n’ai pas pris le bon tissu. Je le savais hein, je voulais juste tester la bête en vitesse, mais si mon jersey de viscose est comme demandé bi-strech (extensible dans les deux sens), il n’a pas une « good recovery », c’est à dire qu’après l’avoir étiré il se remet en place de façon un peu trop mollassonne…

Il aurait fallu un tissu avec du lycra ou du spandex dedans (faites le test chez vous si vous ne voyez pas trop ce que good recovery veut dire : étirez le tissu d’un maillot de bain, vous verrez qu’il reprend aussi sec sa forme quand on le relâche… ça c’est idéal pour ce type de vêtement). Le résultat c’est un body fort joli mais qui ne moule pas autant qu’il le devrait et fait des plis. En prime la viscose marque vraiment tous les défauts (pas moyen de dissimuler ses bourrelets quoi).

Secundo, avec un décolleté aussi marqué dans le dos (donc offrant peu de tenue) j’avais de gros doutes sur le fait que les emmanchures restent sagement en place sans dévoiler les bretelles de soutien-gorge. J’avais raison… Ici j’ai choisi de le porter sur un soutif sans bretelles, mais j’envisage de rajouter de petits rubans cousus à l’intérieur, histoire de pouvoir les nouer autour des bretelles et faire tenir tout ça en place plus fermement. Et la prochaine fois, je ferai la modification expliquée à la fin de ce sew-along afin de rajouter 1.5 cm de chaque côté et mieux cacher tout ça, on verra bien si cela suffit.

Et pour finir, je regrette d’avoir fait ces photos avec un jean dont la taille est un peu trop basse à mon goût : pour une silhouette comme la mienne, je trouve qu’un body est bien plus flatteur porté avec un futal ou une jupe taille haute qui marque bien la cambrure et offre un vrai contraste entre la taille et les hanches/fesses. Je suis donc o-bli-gée de me coudre une jupe noire à découpes hautes et bien emboitantes pour aller avec mes futurs nombreux Nettie.

Mais ça, ce sera après la semaine de vacances bien méritée qui m’attend à partir de demain.

 


Ps : Au cas où quelqu’un se poserait la question, j’ai pris ces photos devant des métiers à tisser, pendant que je bossais dans l’atelier textiles de l’académie royale des beaux arts de Bruxelles… Le job de rêve quoi.

 

Edit puisqu’on me pose la question :Yep, l’entrejambe s’ouvre grâce à des pressions, c’est beaucoup plus pratique ainsi.