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Le panta-jupe virilisé/froissé

Voila plus d’un an que j’attends d’immortaliser la bestiole,

à savoir une nouvelle jupe-culotte Meïna de Je fais mes dessous, cette fois cousue pour Monsieur Jones. Il aimait tout dans les miennes (ici et ) : l’ampleur, la légèreté en été, le confort de la large ceinture en jersey, les avantages d’une jupe sans ses inconvénients (cuisses qui frottent, sous-vêtements apparents quand on s’accroupit et aspect moyennement virile, quoique j’aie un tableau Pinterest pour prouver le contraire)….

J’ai gardé exactement la même coupe et simplement remplacé les fronces par 8 plis cousus, 4 devant et la même chose dans le dos. Cela donne un rendu assez chouette qui me fait penser au hakama japonais et autres fringues destinées aux arts martiaux.

Monsieur étant un gros lecteur, il y a deux poches plaquées sur les côté, format livre de poche et munies chacune d’un scratch. Pratique, ultra rapide et simple à coudre. C’est dommage que le tissu ligné se froisse facilement, mais comme c’est une fringue pour se rouler dans l’herbe avec Léozilla, hein, on s’en bat les bobines de fil sur un air de samba.

Nous en sommes tous les deux contents mais il y a un défaut, qui va avec ses qualités : certes Monsieur apprécie de ne pas être serré à la taille, mais cela signifie que la ceinture descend un peu de temps en temps, ce qui est ballot dans les escaliers ou quand on trimbale un bébé sur les épaules. Rien de grave quoi.

Bon alors, à votre avis, un mec en panta-jupe : ridicule or not ridicule ?


Jupe-culotte arrondie

Ahhh, Meïna je t’aime toi tu sais !

Meïna c’est la jupe-culotte de la marque Je fais mes dessous. Un patron super simple, super rapide, super adapté aux débutants et aux fainéants dans mon genre… Par contre j’avoue qu’à ce stade de baleinisation pré-maternelle on fait plus flatteur (mes gambettes seraient mieux mises en valeur par un jean slim avec une ceinture adaptée, j’en conviens), mais certainement pas aussi confortable.

J’avais cousu une première version avec ceinture extensible, mais la forme de la dite ceinture ne me satisfaisait pas : certes, c’est fastoche à faire, mais un rectangle, même extensible, suit mal les courbes féminines, surtout quand elles sont bien prononcées à cause d’un alien squatteur.

Cette fois j’ai cousu la version proposée normalement pour les ceintures en tissu non-extensible, maaaiiiis réalisée dans un ponte (extensible donc) assez top repéré grâce à Mimolette et Tassadit chez Tissu Passion à Bruxelles. J’ai un chouïa modifié la coupe afin que le devant couvre un peu plus le ventre, mais dans l’ensemble cela reste assez fidèle au patron. Ainsi le rendu est bien plus flatteur, tient bien en place et marque la cambrure. Moi contente, moi ne plus vouloir le quitter !

Bonus : après l’accouchement je n’aurais qu’à démonter la ceinture et coudre à la place une ceinture noire (par exemple) non extensible pour avoir un pantalon à ma nouvelle taille durant le mois d’août.

Le coton fluide vient lui aussi de chez Tissu passion (5€ le mètre, ça va), on ne le voit guère sur les photos mais il s’agit d’un motif étoilé qui m’avait enthousiasmé sur le coup. Je suis un p’tit peu déçue que de loin on ait l’impression d’un pied de poule. Tant pis. Il est doux, léger, fluide…. C’est déjà pas mal non ?

Promis, une prochaine fois je repasserai mes fringues avant de les prendre en photo….

 

La jupe, la culotte et la malédiction

Or donc, après ma surjeteuse et deux machines à coudre, c’est mon fidèle appareil photo qui vient de me lâcher. C’est la vie !

Moi qui attendais avec impatience de vous montrer mon tout dernier projet et prenant des photos dignes de l’amour que je lui porte, me v’la servie tiens. Mon ami Charles a déjà été bien gentil d’immortaliser la bête à l’aide de son « téléphone qui fait tout sauf le café ».

Je me suis d’abord ridiculisée au bord du canal dans une pose digne de ma rebellitude, mais la triple épaisseur de pulls sous le manteau qui me boudine et le bonnet digne de « Zezette épouse X » n’aidaient pas vraiment à mettre ma tenue en valeur. Puis nous avons fait les clowns près de la place Sainte Catherine, toujours avec un succès mitigé (faut bien le dire : je caillais sévère mine de rien). Au final, nous avons préféré nous réfugier au chaud, à la maison, dans un cadre moins joli mais nettement plus adapté au tombage de pulls. lire la suite »