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Heu-reuse !

Cette veste automnale, j’y ai pensé un sacré bout de temps.

Il fallait qu’elle soit parfaite : courte, pratique mais jolie, en lainage fin, entièrement doublée évidemment, flatteuse… Le manteau #4 du mag’ Tendances Couture n°7 m’avait violemment tapé dans l’œil (aïe), il m’a juste fallu y apporter quelques modifications pour obtenir le patron de mes rêves : pour commencer, je voulais une fermeture éclair cachée sous la patte de boutonnage afin qu’il ferme parfaitement, avec en prime un col montant et une capuche. Tout ça a été assez facile à tracer, même si l’ensemble de ce projet m’a pris un sacré bout de temps car je voulais soigner au maximum les finitions.

Attention, j’ai pris un paquet de photos ! lire la suite »

Ze manteau #3, la fin du voyage

J’ai un peu le trac …

Après avoir teasé en long en large et en travers je peux enfin vous montrer des photos de mon manteau, mais si ça se trouve vous allez être déçus. le truc étant que moi je ne le suis pas du tout, à vrai dire j’en suis vraiment ravie !

Revoyons donc ce que devait être mon manteau idéal

  • en drap de laine épais, pour la chaleur, le côté déperlant et coupe vent, tout en faisant manteau classique
  • coloré sans être trop extravagant pour autant
  • cousu dans les règles de l’art, avec donc une doublure en satin glissant à souhait, moult surpiqures, des finitions invisibles à la main et des coutures couchées
  • un large col pour protéger mon cou du froid
  • des tas de pattes de boutonnages soulignées de passepoil contrastant
  • une coupe large pour pouvoir porter un énorme pull en dessous, mais tout de même assez seyante
  • des poches prises dans la couture avec une espèce de rabat devant et des boutons pour les fermer

 

Si vous lisez Thread and needles alors vous savez déjà que j’ai renforcé mes boutons en cousant de minis boutons sur l’arrière.

 

J’ai déjà pas mal causé dans les épisodes #1 et #2 donc je vais éviter d’en refaire une tartine, disons que je pense avoir atteint mes objectifs. Il est vraiment chaud et confortable, le seul défaut que je lui trouve va de paire avec le beau drap de laine choisi, en effet celui-ci  est tellement  épais que dans le bas les coutures couchées renforcées par les surpiqures donne un côté rigide, donc le tombé n’est pas exactement ce que j’espérais.

Autre point notable : il me fallait normalement 3.40 m mais mon coupon n’en faisait que 3, et vu le prix pas moyen d’en acheter 2, donc pour la partie verte de la doublure j’ai tout simplement chopé une cotonnade dont la teinte était la plus proche possible de mon lainage.

Bon, je le reconnais, le manteau super large sous lequel on peut porter un gros pull a ses avantages mais aussi ses défauts, autrement dit : niveau sveltesse de la silhouette on fait mieux.

Je dois maintenant faire la partie douloureuse du bilan, le prix total, et là je suis nettement moins bonne élève que Papelhilo : dès le début j’avais décidé d’y mettre le prix que j’aurais payé pour un manteau neuf du commerce, c’est à dire entre 70 et 100€, et j’ai collé à ce budget. 55€ pour le coupon de laine, 20€ pour le satin et le coton de la doublure, 10€50 pour les boutons, 4€ pour le passepoil, soit un total de 89€50 (je ne compte pas le patron car il vient d’un magazine déjà largement rentabilisé), pas donné donc, mais je compte bien le porter plusieurs années et dans le commerce je n’aurais jamais eu un manteau pure laine aussi bien fini pour ce prix là, sans parler de l’aspect sur mesure.

Bref à ce jour c’est à la fois ma réalisation la plus aboutie et la plus chère, mais pour la veste de mi-saison que je compte bien me coudre pour le printemps je rattraperai le coup en tachant d’être super économe en compensation. De plus il me reste une petite largeur de drap et de doublure, de quoi faire éventuellement une capuche amovible, du moins si j’arrive à patronner l’idée qui me trotte par la tête.

Merci à Xave pour les photos, d’accord certaines sont floues, mais que voulez-vous, entre le froid et l’envie d’aller boire des bières cette séance de pose a été expédiée en un temps record.

Drap de laine de chez sacrés Coupons à Paris, doublure violette de chez reine, cotonnade verte et petits boutons violets trouvés sur le marché au tissu itinérant lors de son passage à Louvain, gros boutons violets achetés au Chien du chien à Bruxelles, petits boutons sur la doublure dégottés dans mon stock perso.

Ze manteau #2, la toile

Allez avouez, qui parmi vous coud systématiquement une toile ?

Je vais commencer par mon auto-critique : ça fait très (trop) peu de temps que je m’y suis vraiment mise. Au début, comme beaucoup, je ne connaissais même pas le principe, pourtant simple et évident. Une toile c’est un croquis, une version d’essai destinée à tester un patron et surtout à le modifier afin de faire un vêtement sur mesure. On commence par choisir un tissu pas cher dont l’épaisseur et le rendu sont proches de ceux de la version définitive. Pas de pitié : celui-ci va être sacrifié pour la cause ! On coupe alors les pièces, on assemble, et là vient le moment fatidique de l’essayage et des retouches afin d’obtenir le meilleur « fit » possible. On pourrait croire que ça s’arrête là mais que nenni, c’est justement à ce point que ça devient vraiment intéressant puisqu’on doit alors découper la toile au niveau des coutures (évidemment, si une ligne de couture a été modifiée, on coupe sur la nouvelle, celle qui ajuste le mieux le vêtement) afin d’obtenir un nouveau patron, modifié aux bonnes mesures.

Vous trouvez mon manteau dénué d’intérêt, voire carrément moche ? C’est normal, comme je le disais il ne s’agit que d’un brouillon cousu dans un tissu cheap. Il lui manque donc tous les petits détails soignés qui lui donneront du caractère. Doublure qui ajoute de la tenue au col, brides, beaux boutons, poches travaillées, surpiqures… Autant de choses qui ne valent pas vraiment la peine d’être cousues quand on fait une toile, ainsi on évite d’y passer trop de temps ou d’argent. Coudre cet version m’aura pris moins de deux heures, recopiage du patron compris, et coûté 10€ de tissu, dépense indispensable car il était hors de question de faire ce genre de modifications au dernier moment sur mon beau drap de laine ! 10€ de dépensés donc, mais potentiellement 55€ d’économisés puisque je suis désormais certaine de ne pas me planter par la suite.

Ces quelques photos moches sont donc censées montrer l’importance cruciale de cette étape. Vos yeux de lynx devraient normalement voir assez facilement les modifications apportées, en effet cette fois le patron tombait presque parfaitement, j’ai simplement dû cintrer davantage le dos afin d’éviter l’effet sac à patate en marquant un maximum la cambrure.  Pas bien compliqué tout ça, il m’a suffit de placer la toile sur mon mannequin de couture et d’épingler le long des découpes princesses pour modifier le tout, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous. Ensuite j’ai cousu sur cette nouvelle ligne afin de pouvoir faire un nouvel essayage et valider le tout.

J’en profite pour causer un peu plus de ce modèle, déjà présenté précédemment : il s’agit d’un patron Simplicity paru dans le mag’ tendances Couture n°4 et dont les manches raglans m’avaient tapé dans l’œil. Je l’ai coupé en 40/42 et je suis ravie car il taille impeccablement : il est juste assez large pour que je puisse porter un très gros pull en dessous quand viendront les grandes froidures. Non, je ne vis pas au pôle nord, je suis simplement très frileuse. Je m’attendais à devoir faire cette retouche dans le dos car j’ai une taille très marquée, c’est donc devenu un réflexe chez moi. Mais revenons au patron : la coupe est très bien, en pochette c’est donc une bonne affaire, mais la publication dans un magazine a visiblement posé quelques problèmes, en effet sur la planche de patron surchargée deux pièces n’étaient pas raccord (rien de bien grave ceci dit) et une troisième manquait carrément à l’appel. Heureusement il ne s’agissait que d’une bride, très facile à dessiner soi-même, mais avouez que c’est agaçant.

On pourrait croire que je suis prête à attaquer la version finale,

mais en fait ça va me prendre encore un peu de temps : en effet maintenant que la coupe générale est validée je m’en vais dessiner les pièces que je veux ajouter pour « habiller » un peu le tout. Rien de bien compliqué en fait, il s’agit juste de multiples brides et surtout d’une larges martingale que je vais honteusement copier sur celles du manteau Talea. J’envisage aussi d’ajouter une capuche amovible (merci Mélanie pour cette suggestion) mais je ne suis pas certaine de pouvoir la couper dans ce qu’il restera de mon coupon, à voir donc. Car oui, j’ai enfin dégotté le drap de laine de mes rêves ! Enfin disons plutôt celui que je ne cherchais pas mais qui m’a charmée illico presto. À la base je voulais un drap pure laine assez épais rouge vif ou moutarde, et je désespérais devant de tristes rayonnages de tissus gris, marron et noir… Et vlan, voila-t-y pas que chez Sacrés Coupons je suis tombée sur cette merveille d’un superbe vert forêt, parcouru par un fin tissage en biais façon sergé pour mieux tenir la fibre, 100% laine trrrrès épaisse, trop peut être, de quoi en tout cas tester la résistance de ma machine à coudre car je sens que coudre les épaisseurs ne va pas être si simple. Mais avec ça sur le dos je suis certaine de passer l’hiver sans avoir froid !

Dans la foulée j’ai chopé du satin violet de bonne qualité pour la doublure, ainsi que du passepoil et des boutons assortis pour donner du peps à tout ce vert. Maintenant que j’ai tout ça sous la main je peux enfin entrer dans le vif du sujet, et curieusement j’ai passé le stade de la trouille : là j’ai hâte de coudre ce manteau, et ma foi je me sens plutôt sûre de moi !

Ze manteau #1, le patron

Ça y est, c’est décidé, cette année je couds mon manteau !

Ça semble bien basique comme déclaration, je l’avoue, mais quand on sait que c’est ZE projet qui me donne des sueurs froides depuis que j’ai commencé à coudre je pense que ça donne une assez bonne idée de la dose de motivation nécessaire sur ce coup, surtout que j’ai des sacrées exigences: il doit être chaud, très chaud, confortable et flatteur à la fois, bref je veux le beurre, l’argent du beurre et le sourire du crémier.

Pourtant, en théorie, je me doute bien que ça n’est pas plus compliqué qu’un autre projet avec beaucoup de pièces à assembler, genre mon perfecto, donc que j’en suis capable à priori. Sauf que voila, va savoir pourquoi, l’idée de coudre un manteau me paralyse… En vrai,  il se pourrait bien que je sache pourquoi : le prix du bouzin y est sans doute pour beaucoup ! Se planter avec du drap de laine à 55€ les 3 mètres ça n’est pas exactement la même chose que foirer une blouse en voile de viscose niveau brousouffes (flouze, pépètes, monnaies, sous …), ce qui explique que j’aie autant cogité sur le choix du patron : une bonne préparation est la clef du succès à ce qu’il paraît, donc je préparationne à fond les ballons. Voici mes modèles coups de cœur en exclusivité mondiale.

On commence par un patron gratos de chez Burdastyle

(donc téléchargeable et imprimable à domicile, yeah baby !), j’ai nommé le manteau Talea, qui franchement est une petite merveille : bien que cette version soit visiblement trop grande pour la jolie mannequine les détails rendent rudement bien je trouve. Moi qui pensais que les pattes de boutonnage n’était possible que sur du drap fin, je me dis qu’en fait ça a aussi de la gueule avec le rendu moelleux d’un lainage épais. C’est une excellente base à modifier à volonté. Perso je verrai bien un col droit « tube » pour bien protéger la gorge, et des poches prises dans les coutures plutôt que plaquées.

Le truc coolissime avec Burdastyle c’est qu’on peut aller voir aussi sec les versions cousues par d’autres, qui donnent elles aussi envie.

Plaid turquoise par Yuki M, My way par Missb-1, Court et à capuche par Juebejue

Secundo, la délicieuse version Zibusinesque de la veste Pavot,

un patron Deer&Doe qui commence déjà a être bien connu. Comme souvent avec les modèles créés par Éléonore c’est la facilité avec laquelle on peut s’approprier le patron qui me bluffe le plus : telle quelle Pavot est charmante mais pas vraiment ma came, et vlan, Zib’ m’en fait tomber amoureuse à coup de grande capuche ajoutée et de longueur révisée, tout bêtement. J’aime particulièrement la ceinture surpiquée et la coupe impeccable. Intemporel quoi.

Tertio, des manches raglans by Simplicity.

Dès que j’ai chopé le mag’ Tendance Couture n°4 j’ai repéré cette base de veste/manteau : aucune version ne me plaît telle quelle, mais j’aime énormément la coupe et certains détails qui sont pile poil ce dont j’ai envie pour mon manteau.

 

Pour finir voici en vrac quelques images qui me font envie, même si aucune ne correspond exactement à ce que je recherche :

Le trench violet à passepoil vert du Burda de novembre, le manteau noir du numéro de décembre (pas encore sorti donc), du peps jaune dont j’ignore l’origine, la veste mi-longue de Malam ainsi que sa cape à capuche, le chaperon rouge vu par la Redoute

Laissons tomber le suspense, j’ai déjà fait mon choix : je vais partir sur la base de manteau raglan Simplicity en y ajoutant plusieurs détails du manteau Talea, en particulier la large martingale qui vient joliment couper la ligne du dos. Une seule question demeure : capuche or not capuche ? Ça va dépendre de mon métrage de laine, à voir donc, mais je doute d’en avoir assez.

Prochaine étape : choix du tissu et réalisation de la toile, y’apluka !