Archives du tag: manteau

Minoru mi-raisin

J’aime ma veste Minoru malgré tout.

Malgré tout quoi au juste ? Malgré quelques défauts vraiment agaçants, à commencer par la capuche, dont la forme est très décevante ; trop large, soit elle me tombe sur les yeux, soit elle retombe en arrière, une vraie plaie. De plus il y avait un criant manque de poches, j’ai donc ajouté deux poches à soufflets à l’extérieur.

Mon manteau de pluie a tout de même quelques sacrés atouts. Il est rudement chouette avec sa taille marquée dans le dos par un large élastique, ses poignets bien serrés, sa poche intérieure pratique, sa doublure confortable (réalisée avec un joli coton pour le corps et du satin pour les manches) et surtout le large col qui permet de ranger la capuche. Je l’ai réalisé avec du softshell, un tissu avec une face déperlante et l’autre en polaire fine, ce qui en fait le parfait manteau de mi-saison (que je porte encore en plein hiver, puisque je peux sans souci porter un gros pull en dessous).

Petit détail qui ne se voit guère en photo, j’ai ajouté du biais réfléchissant au niveau de l’encolure et des poignets. Ainsi me voila mine de rien bien visible la nuit, éclairée par les phares des voitures.

Est-ce que je conseille ce patron ? Franchement, bof. Il fait le job mais sans plus. Si c’était à refaire, je testerais plutôt l’Utility jacket Totsi de Waffle Patterns, en modifiant le col pour pouvoir y ranger la capuche et en ajoutant de quoi resserrer les poignets.


C’est l’heure de faire un choix


J’ai craqué, j’ai acheté…

… Ce superbe tartan en lainage mélangé très doux, juste assez épais pour coudre une fort jolie veste de mi-saison. Maintenant, il reste à décider quel patron utiliser, surtout que je me suis peut être un brin laissée emporter, et qu’il y a désormais un long manteau, des jupes et des robes dans la liste.


Tous ces patrons sont « Mes Prrrrrécieuxxxxx », à savoir de gros coups de cœur, attendant leur heure dans ma patronthèque depuis parfois des années.  Telle la Golum de la couture, je suis frappadingue obnubilée par certains et crève d’envie d’en faire enfin quelque chose.

Le long manteau ainsi que la jupe Fumeterre sont à priori hors-jeu car mon lettrage ne serait pas suffisant pour les réaliser, mais j’suis une faible, je peux toujours retourner vite vite chez Tissus Passion à Saint Gilles pour compléter mon stock. Mais est-ce que je les porterais souvent ? Pas sûr… la raison me pousse plutôt vers les vestes Burda, et les chutes seraient suffisantes pour coudre la jupe à panneau ou bien quelque chose de mignon pour ma filleule, qui n’a même pas trois ans (un manteau ou une robe chasuble peut être).

la robe Courrèges est fort mignonne, mais le mix manches courtes et tissu assez chaud ne fait jamais bon ménage chez moi ; elle serait aussi trop peu portée, même par-dessus un joli t-shirt à manches longues. Reste la robe Bubu à décolleté en cœur et manches trois-quart… pas le choix le plus raisonnable, mais diablement tentante.

La veste Caramel et le manteau Opium sont aussi dans le bas de ma liste car trop larges. Opium serait superbe en uni par contre. Je les aime bien sur ces croquis, soyons claires, mais en achetant ce tissu j’avais envie de quelque chose de plus ajusté, et la largeur ceinturée fait un poil trop peignoir confortable à mon goût.

Il faut accepter l’inéluctable : choisir c’est renoncer. Damned…


Heu-reuse !

Cette veste automnale, j’y ai pensé un sacré bout de temps.

Il fallait qu’elle soit parfaite : courte, pratique mais jolie, en lainage fin, entièrement doublée évidemment, flatteuse… Le manteau #4 du mag’ Tendances Couture n°7 m’avait violemment tapé dans l’œil (aïe), il m’a juste fallu y apporter quelques modifications pour obtenir le patron de mes rêves : pour commencer, je voulais une fermeture éclair cachée sous la patte de boutonnage afin qu’il ferme parfaitement, avec en prime un col montant et une capuche. Tout ça a été assez facile à tracer, même si l’ensemble de ce projet m’a pris un sacré bout de temps car je voulais soigner au maximum les finitions.

Attention, j’ai pris un paquet de photos ! lire la suite »

Ze manteau #3, la fin du voyage

J’ai un peu le trac …

Après avoir teasé en long en large et en travers je peux enfin vous montrer des photos de mon manteau, mais si ça se trouve vous allez être déçus. le truc étant que moi je ne le suis pas du tout, à vrai dire j’en suis vraiment ravie !

Revoyons donc ce que devait être mon manteau idéal

  • en drap de laine épais, pour la chaleur, le côté déperlant et coupe vent, tout en faisant manteau classique
  • coloré sans être trop extravagant pour autant
  • cousu dans les règles de l’art, avec donc une doublure en satin glissant à souhait, moult surpiqures, des finitions invisibles à la main et des coutures couchées
  • un large col pour protéger mon cou du froid
  • des tas de pattes de boutonnages soulignées de passepoil contrastant
  • une coupe large pour pouvoir porter un énorme pull en dessous, mais tout de même assez seyante
  • des poches prises dans la couture avec une espèce de rabat devant et des boutons pour les fermer

 

Si vous lisez Thread and needles alors vous savez déjà que j’ai renforcé mes boutons en cousant de minis boutons sur l’arrière.

 

J’ai déjà pas mal causé dans les épisodes #1 et #2 donc je vais éviter d’en refaire une tartine, disons que je pense avoir atteint mes objectifs. Il est vraiment chaud et confortable, le seul défaut que je lui trouve va de paire avec le beau drap de laine choisi, en effet celui-ci  est tellement  épais que dans le bas les coutures couchées renforcées par les surpiqures donne un côté rigide, donc le tombé n’est pas exactement ce que j’espérais.

Autre point notable : il me fallait normalement 3.40 m mais mon coupon n’en faisait que 3, et vu le prix pas moyen d’en acheter 2, donc pour la partie verte de la doublure j’ai tout simplement chopé une cotonnade dont la teinte était la plus proche possible de mon lainage.

Bon, je le reconnais, le manteau super large sous lequel on peut porter un gros pull a ses avantages mais aussi ses défauts, autrement dit : niveau sveltesse de la silhouette on fait mieux.

Je dois maintenant faire la partie douloureuse du bilan, le prix total, et là je suis nettement moins bonne élève que Papelhilo : dès le début j’avais décidé d’y mettre le prix que j’aurais payé pour un manteau neuf du commerce, c’est à dire entre 70 et 100€, et j’ai collé à ce budget. 55€ pour le coupon de laine, 20€ pour le satin et le coton de la doublure, 10€50 pour les boutons, 4€ pour le passepoil, soit un total de 89€50 (je ne compte pas le patron car il vient d’un magazine déjà largement rentabilisé), pas donné donc, mais je compte bien le porter plusieurs années et dans le commerce je n’aurais jamais eu un manteau pure laine aussi bien fini pour ce prix là, sans parler de l’aspect sur mesure.

Bref à ce jour c’est à la fois ma réalisation la plus aboutie et la plus chère, mais pour la veste de mi-saison que je compte bien me coudre pour le printemps je rattraperai le coup en tachant d’être super économe en compensation. De plus il me reste une petite largeur de drap et de doublure, de quoi faire éventuellement une capuche amovible, du moins si j’arrive à patronner l’idée qui me trotte par la tête.

Merci à Xave pour les photos, d’accord certaines sont floues, mais que voulez-vous, entre le froid et l’envie d’aller boire des bières cette séance de pose a été expédiée en un temps record.

Drap de laine de chez sacrés Coupons à Paris, doublure violette de chez reine, cotonnade verte et petits boutons violets trouvés sur le marché au tissu itinérant lors de son passage à Louvain, gros boutons violets achetés au Chien du chien à Bruxelles, petits boutons sur la doublure dégottés dans mon stock perso.