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Envol

Il y a un fameux bail de cela, j’ai commencé à me coudre des p’tites culottes.

Pour commencer, des moches dont j’étais incroyable fière. Puis des rigolotes, des confortables, des mignonnes, des colorées… Point de sexy par contre, zéro kinky. Mais ça c’était avant.

Heureusement, la créatrice de la marque de patrons Étoffe Malicieuse a répondu à mes rêves de lingerie faite-maison aussi ludique que féminine, ce grâce à un twist scénaristique au niveau de la partie charnue de mon anatomie, sans que je me sente vulgaire dedans pour autant. En prime cette jolie culotte Envol est aussi confortable qu’un nuage dans lequel mon glorieux fessier serait allé se poser.

Normalement le patron est prévu pour du tissu au format… bein tissu quoi. Genre 140 de large et on coupe ce dont on a besoin en longueur ma brave dame. Mais je désespère de trouver de la dentelle bi-extensible qui me plaise vraiment sous cette forme, celles abordables me semblent toujours trop cheap. C’est pourquoi j’ai utilisé un très large ruban de cette adorable dentelle (extensible, oui oui !); ruban dégotté à vil prix chez Tissus Passion à Saint Gilles : 2 roros le mètre, ça vaaaaaaa quoi. Il n’était toutefois pas assez large pour y couper tout le dos de la culotte, j’ai donc été sage et utilisé pour le reste un simple jersey de coton blanc.

Comme je voulais conserver au maximum la bordure de ma dentelle il n’y a point d’élastique à la taille. Scoop : c’est encore plus confortable et ma bordure tient pourtant bien en place, je recommencerai tiens. Pour ce faire je n’ai pas tout à fait suivi le patron pour la découpe de ces pièces spécifiques, autre scoop : la forme me plaît mieux ainsi (même si elle diffère peu). À refaire vous-dis-je ! (Cela tombe bien, j’en ai déjà deux autres versions découpées qui n’attendent que de passer sous le pied de presseur).

Et pour ceux et celles qui se poseraient la question : bien sûr qu’on peut se coudre ce genre de chose avec une machine à coudre tout simple. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait car mon atelier est surchauffé ces temps-ci, je couds donc le soir dans mon salon en descendant juste ma MAC. Aiguille spécial jersey, point extensible pour les coutures d’assemblage, zig-zag pour les surpiqures (à moins que vous n’ayiez une aiguille double sous la main) et roulez jeunesse !

À bientôt pour une avalanche de ces p’tites choses indispensablo-futiles.

Funky bustier

Ce coupon récupéré lors de la trocante bruxelloise*, il fallait que j’en fasse quelque chose de vraiment fun…

Justement ça faisait longtemps que j’avais envie de sauter le pas et me coudre un bustier. C’est finalement le patron n°113 du Burda de février 2011 que j’ai chopé pour l’occasion. Autant prévenir, ça aura été un projet 100% débrouille.

Je vous jure que j’ai fait de mon mieux pour les raccords des pièces, mais pas moyen de tout faire tenir dans le coupon ainsi, donc hop, l’avant a été coupé dans la bordure contrastante et les 3 parties du bonnet au pifomètre, et finalement ça donne un effet assez sympa je trouve. Second souci : pas moyen de trouver des bandes de crochet dans une autre couleur que blanc ou noir, j’ai donc dégainé la peinture pour tissu. Ça dépanne même si ce n’est pas impeccable (la solution idéale serait d’utiliser de la teinture je pense).

Pour finir, j’ai galéré pour choisir la taille. Je fais du 42/44 du commerce, et ce modèle est prévu pour un tissu extensible en largeur alors que j’utilisais une simple cotonnade, donc j’aurais dû couper du 44, mais avec l’ami Bubu je me méfie, et j’ai bien raison ! En 42 il était un tout petit chouïa grand, j’ai dû le reprendre. Bref, méfiez-vous braves gens !

Vais-je le porter comme ça ? Non, niet, pas moyen…. La chose est beeeaaauuuucoup trop décolletée à mon goût. Par contre en guise de lingerie il me botte carrément ce bustier, même si c’est moins efficace qu’un vrai soutien gorge. La prochaine fois j’utiliserai un tissu extensible pour plus de confort, et surtout j’ajouterai des baleines pour un meilleur maintien de mes dignes rondeurs.

Soyez sages, je reviens bientôt  avec une couture surprise et mon pull-boulet en dentelle !

*Encore mille mercis à la généreuse donatrice !

Dessus-dessous

Pfou, j’ai dû respirer un bon coup avant de commencer cet article…

J’ai beau me dire que poser en sous-vêtements, c’est comme être en bikini à la plage, c’est tout de même une toute autre démarche. Mais que voulez-vous, cet ensemble que je viens de me coudre est beaucoup moins sympa présenté sur un cintre, alors même si je ne suis pas un super mannequin, même si j’ai des p’tits bourrelets ici et là et même si je ne sais pas comment retoucher mes images pour effacer la peau d’orange, j’ai décidé que, bon sang de bois, j’allais vous montrer des photos portées.

Tout a commencé avec le concours Extreme sewing make-over organisé par Thread&Needles. Le concept est simple mais ultra motivant : transformer une (ou plusieurs) vieilles fringues en quelque chose de neuf que l’on aura envie de porter encore et encore. Comme ça faisait un moment que j’avais envie de me lancer dans la couture d’un soutien-gorge, je me suis dit que c’était l’occasion parfaite puisqu’au pire je risquais de saccager un tissu de récup’. Alors hop, « envoyez c’est pesé », j’ai chopé une vieille djellaba donnée par Belle-Maman, une toute aussi vieille jupe en jersey dont j’aime beaucoup le motif, et surtout j’ai commandé un kit de démarrage.

Mais que-quoi-qu’est-ce donc que ce kit ? Ahah ! Grâce à Topinette, j’ai découvert que le site Make bra propose non seulement des patrons et du matos de corseterie vendu à la pièce, mais aussi des kits comprenant tout le petit matériel nécessaire, qu’il s’agisse de l’élastique pour les bretelles, des petits bitoniaux pour accrocher le tout ou du rembourrage. Il n’y manque que les baleines en fait, et comme j’avais justement de vieux sous-vêtements massacrables, j’ai pu sans souci récupérer celles-ci dans mon tiroir. Avec un kit à 21€, disponible en blanc ou en noir, on peut réaliser deux soutiens-gorge. Si on ajoute à ça le patron du-dit soutif (Balconette bra #DL01, 6.95€), celui de la culotte que j’ai chopée par la même occase (Panties pattern DL21, 2.50€) et les frais de livraison (6.60€), ça nous fait un total de 37.05€, et comme je suis absolument ravie de ces deux patrons, je peux vous assurer qu’ils vont être rentabilisés à mort !

Avantages et inconvénients :

  • La créatrice du site Make bra est extra : j’avais un doute pour la taille, elle a répondu aussitôt à mon message, puis par acquis de conscience m’a recontactée pour vérifier certains points de ma commande, alors qu’elle aurait pu juste l’envoyer sans se poser de questions.
  • le kit permet de ne pas se prendre la tête pour une première expérience soutien-gorgesque : aucun risque d’oublier quelque chose donc.
  • L’envoi est rapide et soigné.
  • Les patrons que j’ai testés sont très bien coupés, je n’ai fait aucune retouche.

Ce que j’aime moins :

  • Les finitions de ce soutien-gorge se font avec un élastique utilisé comme du biais, je n’aime pas trop le rendu, même si le résultat est très propre ainsi.
  • Les explications sont en anglais, normalement ça ne me pose pas de souci mais le vocabulaire « lingerie » étant très spécifique, j’ai douté plusieurs fois.
  • Les explications de montage sont à mon avis insuffisante. Heureusement sur le site on peut trouver plus d’informations.
  • Ceci dit, les finitions obtenues ainsi me semblent un peu approximatives, mais peut être est-ce dû au fait que c’était ma toute première fois.
  • Le patron du soutien-gorge n’est pas vendu en multitaille : il faut prendre soigneusement ses mesures avant de commander, et on reçoit un fichier imprimable comprenant cette unique taille, ce que je trouve ennuyeux (bah oui, je peux prendre ou perdre du poids, et alors il me faudra racheter un patron, c’est agaçant).
  • Le site propose des équivalences entre tailles européennes et US… mais pas de tailles françaises (et non, la taille standard européenne n’est pas la même que celle utilisée en France). Pour info, pris un 85C.
  • Le patron de culotte est lui envoyé avec 4 tailles, S,M,L et XL. Après m’être mesurée j’ai coupé la taille L, qui correspond donc à un 40/42, ce qui signifie que le XL doit être du 44/46. Bref, alors que pour les hauts les tailles proposées vont assez loin, pour cette culotte c’est hélas limité.

 

Revenons à nos moutons, enfin à cet ensemble quoi : il est loin d’être parfait mais j’en suis enchantée car, si on passe sur les petits défauts esthétiques, le confort est top ! Ok, le « panties », c’est une culotte de grand-mère : gainante, montante, bref avant de l’enfiler je craignais que ce ne soit 20 fois trop grand… Et en fait non, c’est juste un modèle emboitant à taille haute. Nickel pour moi qui suis une fan de ce genre de coupe et dont tous les pantalons sont justement à taille haute. Et je le répète, niveau confort c’est im-pec-cable.

Pour le fun, j’ai ajouté ici et là de petites touches de dentelle vintage à souhait trouvée dans le stock de la grand-tante de mon copain, et finalement j’aime assez ce méli-mélo de tissus improbables. J’ai beau être hors compétition pour ce concours (en tant que membre du jury, c’est mieux), je suis contente de présenter un projet assez ambitieux mine de rien, et qui m’a appris pas mal de choses au passage.

Vivement le prochaine ensemble, me voila accro !

Classique ?

Je continue à m’adonner à la lingerie…

Cette fois je ne suis pas certaine d’aimer le résultat : niveau confort rien à redire, mais le patron, au demeurant très bien pensé puisqu’il n’y a que trois couture (milieu devant, milieu dos, raccord au niveau de la fourche), ne couvre pas assez la partie la plus charnue de mon anatomie, du moins à mon goût. La bonne nouvelle c’est que ce patron imprimable at home est dispo gratos. Et pour info, utilisant un jersey de coton raisonnablement élastique, j’ai coupé la taille 10 qui me va parfaitement.

L’autre souci étant que je suis actuellement en vacances/repos forcé chez mes parents, privée donc de Sisi, ma surjeteuse adorée, et qu’en cousant avec une seule main (encore une semaine d’immobilisation du bras droit, le plus dur est derrière moi !) j’ai bien galéré pour assembler correctement les trois élastiques sans les épingler : l’épinglage est LA partie que je n’arrive pas à maîtriser d’une seule main, et je réalise maintenant combien c’est important comme étape. Y’a des jours avec et des jours sans ma bonne dame !

Les deux bouts de froufrous sur les côtés sont uniquement décoratifs, celui du centre aussi d’ailleurs : le devant me semblait très vide donc j’ai cherché de quoi « l’habiller »… Hélas, point de petit ruban crème pour faire un nœud, ni de mini boutons noirs dans les stocks généreusement mis à ma disposition, je me suis donc rabattue sur le mix froufrous/boutons blancs, joli tout de même.

J’espère que vous apprécierez à leur juste valeur ces photos portées : le fondu « artistique » leur donne un p’tit côté « film érotique soft des années 70″ qui m’amuse beaucoup.