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Jersey for ever

En ce moment j’ai de folles envies de robes…

J’ai ressorti tous mes magazines (et croyez-moi il y en a un paquet) et eu un mal de chien à choisir par quel patron de robette j’allais commencer. Finalement c’est cette petite beauté du magazine Knipmode de décembre 2016 qui l’a emporté.

Il s’agit du patron 9 à jupe dansante. La version 8 plus ajustée et à manches longues me fait de l’œil aussi, je la verrais bien unie et dans une couleur sombre pour un effet plus chicos. D’autant qu’il faut peu de tissu pour la réaliser, 1m35 ici (taille 40 = un 42 français), donc pourquoi se priver ? Je précise au passage qu’il y a une grosse erreur dans le mag’ puisque d’après celui-ci il en fallait 2m35.

J’en suis trrrrrrrès contente, je fais la danse de joie tellement elle est chou, confortable et originale. Dommage qu’elle soit aussi un chouïa trop courte à mon goût. Et surtout que je n’ai pas prévu d’entoilage pour soutenir le tissu au niveau des découpes du col : celui-ci se détend et arrondi les angles qui devraient être nets, c’est ballot.

Ce super jersey vient de chez Gotex à Anderlecht, à 5€ le mètre il aurait été dommage de s’en priver. Joie : il me reste de quoi me coudre une babiole. Edit : par contre comme prévu le fait qu’il s’agisse d’un jersey de coton n’est pas top car il se détend un peu. Les prochaines fois j’utiliserai des tissus ayant plus de nervosité, donc un peu élasthanne ou équivalent dedans.

 

Quitte à dégainer surjeteuse et recouvreuse, autant en profiter : dans la foulée j’ai sorti les chutes de mes précédents t-shirts ainsi qu’un mini-coupon de jersey noir à mignons mini-clous dorés récupéré lors d’une trocante (merci Yanoudatoi !). Il a fallu feinter pour réussir à en faire un t-shirt à manches longues….

Le patron a déjà fait ses preuves, il s’agit d’un modèle raglan (05/2013, page 2) qui a la particularité d’avoir une pince sur l’épaule afin de suivre harmonieusement la courbe.

En suis-je contente ? Pas tant que ça : je le porte car j’aime beaucoup les tissus utilisés, super doux et amusants ensemble, mais les découpes sont…. meuhhh. Et surtout la différence de nervosité entre les tissus fait qu’il poche un peu au niveau de certaines couture. Tant pis…

Attention braves gens, il se pourrait que je couse bientôt une PRN (petite robe noire). Le truc parait-il indispensable qu’il manque à ma garde-robe. J’ai le patron (canon), le tissu (pas mal non plus), trouverais-je le temps ?

Costume 1874 #2 : le corset

Second projet « 1874″ et ce n’est toujours pas juste d’un point de vue historique, damned…

Mais voila, je couds/tricote cet ensemble pour un gn et pas de la reconstitution, de plus j’ai le porte-monnaie en peau de hérisson (ce patron était dans l’un de mes magazines) et ce corset sera porté en guise de lingerie. Son but est purement utilitaire : me faire une jolie ligne.

De ce point de vue, c’est hélas un semi-échec : je ne sais pas comment on ajuste un corset et ça se voit. Certes certes, l’objet est joli, mais il aurait dû être plus serré, et surtout les baleines à trous du dos ne suivent pas du tout ma cambrure, d’où un effet « pot à tabac » très décevant.

Pour tout dire, j’ai maudit ces cochonneries de baleines à trous plus d’une fois. J’avais hâte de les utiliser car dans mes précédents essais en corseterie je me contentais de poser des œillets en rangées, en plaçant ensuite deux baleines pour donner la tenue nécessaire, et ça ne marchait pas mal du tout. Le seul souci était la régularité du placement des œillets.

Là malgré un budget serré je me suis lâchée afin d’avoir le rendu le plus pro possible et je les ai commandées chez Alysse Création, en prenant par la même occasion les œillets conseillés (la site affirme que seuls ceux-ci conviennent) ainsi que le busc.

Bref… Jusqu’à leur pose, ce projet avait été un vrai bonheur. Et là vlan, dérapage incontrôlé dans les gravillons :

  • Ce sont des œillets à une seule pièce, donc qui s’écrasent de façon mochissime.
  • Et surtout ces baleines sont très épaisses, en ajoutant les couches de tissus et d’entoilage ça devient une vraie plaie. Je n’ai pas réussi à bien faire traverser tous les œillets, sur l’envers le rendu est affreux.

 

Le point positif c’est qu’au bout de 28 j’avais à peu près chopé le coup de main, c’est donc faisable. Par contre, bien que cela ne se sente pas du tout quand le corset est porté (heureusement !) je suis dég’ à chaque fois que je vois l’intérieur. Même si j’avais réussi à tous les faire traverser correctement l’aspect écrasé me gâcherait toujours mon plaisir.

Il y a tout de même des points positifs :

Mon objectif principal était de coudre un corset vraiment solide, challenge réussi ! De plus :

  • je suis très bien dedans (pouvoir bouger, respirer et manger, c’est important),
  • à défaut de vraiment m’affiner il gomme efficacement mon ventre ramollo
  • je pense que le souci au niveau de la cambrure sera arrangé quand je fermerai la ceinture de la tournure avec laquelle je vais le porter,
  • j’ai appris pas mal de choses au passage (dont une méthode de laçage simple mais ravissante),
  • j’ai eu l’occasion de tester les baleines spirales métalliques et me voila conquise,
  • et surtout j’adore ce mix de tissus et, de face comme de dos, je trouve ce corset canon.

 

Que-quoi-qu’est-ce ?

Ce patron vient du magazine néerlandais Knipmode de novembre 2015 (qui a été traduit en français et publié dans le mag’ Fashion Style quelques mois plus tard). Les explications sont très bien illustrées, la coupe est belle…

Mais je suis tout de même vachement dubitative car je ne vois pas comment la version du magazine peut avoir une taille aussi marquée par rapport aux empiècements des hanches. Je subodore une tricherie quelconque et c’est agaçant.

De plus, sauf méga et honteuse erreur de compréhension de ma part : ce patron est censé ne pas être doublé, heureusement c’était simplissime d’y remédier.

Si c’était à refaire :

Je vais sans aucun doute coudre d’autres corsets et serre-tailles car c’est extrêmement amusant et beaucoup plus simple qu’on ne l’imagine, mais il faut d’abord que je chope entre quat’ yeux quelqu’un qui s’y connaît vraiment pour lui poser des question essentielles sur les méthodes d’ajustement et le matériel (pas question de retoucher à ces œillets façon « éclats d’obus » !).

Les détails techniques qui vont bien :

Taille 40 (= un 42 Burda). Le tissu à motif vient d’Emmaüs (2€ le coupon, joie), le bleu extérieur ainsi que la cotonnade de la doublure ont été récupérés gratos lors de l’une de nos trocantes bruxelloises, j’avais l’entoilage en stock.

Les baleines spirales ont été achetées chez mon mercier-dealer préféré boulevard Anspach dans le centre de Bruxelles. Hélas il n’avait ni busc ni baleines trouées, j’ai donc commandé le reste chez Alysse Création.

Mille mercis à Charline qui m’a envoyé des photos des explications en français.

Prochaine étape : le tournure, youhouhou !

 

Aussitôt dit…

Comme le cas de la robe Ottobre nous le démontre, tous les jerseys ne sont pas faits pour l’aisance négative.

Il me fallait rebondir, et il me fallait un sweat-shirt super confortable, mignon quoi que pas du tout ajusté et allant bien avec mon nouveau futal. La présence de poches n’est qu’un heureux bonus.

Que-quoi-qu’est-ce ?

Le patron n°2 du magazine néerlandais Knipmode d’avril 2016, coupé en taille 40 qui correspond à un 42 français.

 

Si c’était à refaire :

Ce sweat taillant large j’aurais mieux fait de couper un 38, de plus je ne suis pas fan des finitions des manches avec un simple ourlet, il manque un truc non ? En même temps du bord-côte donnerait un effet un peu trop « sport ». Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdue : bord-côte or not bord-côte ?

Le point plus que positif c’est que sur ces photos je kiffe… mon pantalon, alors que j’étais un poil déçue quand j’ai écris l’article qui lui était consacré.

Sur ce, je vous laisse avec le clip qui me fait remuer du booty tous les matins !

Image de prévisualisation YouTube

 

Knipmode d’avril

Poussons ensemble des Houga Bouga d’allégresse !

En effet le magazine francophone Fashion Style sort à nouveau, ce qui signifie que, si le plan se déroule sans accroc, le Knipmode que voici sera traduit et disponible en français d’ici deux mois.

Est-ce qu’il donne envie de trépigner sur place d’enthousiasme ? À vous de voir, moi je l’ai chopé pour une seule pièce en fait. L’argument majeur de ce magazine c’est que tous les patrons sont gradés du 34 au 54 pour les néerlandaises, ce qui correspond à peu près à du 36-56 chez Burda. Autant dire que c’est la fête quand comme moi on coud aussi pour des grandes tailles.

J’allais oublier : il coûte 7,95 pour 23 patrons différents (sans compter les déclinaisons), autant dire que c’est un bon plan.

Mais zieutons d’abord les dessins techniques

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