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Fast and (not so) furious

Y’a des jours où tout va mal…

Le bébé chouine, la machine à coudre fait des caprices, les batteries de l’appareil photo sont mortes. Mais on s’en fout, certains projets super simples ne demandent quasiment ni temps, ni neurones. Voici donc : Ze t-shirt raglan à fronces trop mignon-choupinet.

Patron #126 Burda 02/2013 | jersey mélangé de chez Tissu Passion à Bruxelles

Il est basique car blanc pour aller avec tous mes bas sans prise de tête, et surtout composé de trois pièces de rien du tout, quatre en comptant la bande d’encolure. Vite coupé, vite cousu, vite décousu au niveau de l’encolure car elle godillait.

Les trucs à savoir :

  • Je fais soi-disant un 44 Burda, là c’est un 42 (la taille maximum pour ce patron). Le tissu utilisé ici est assez nerveux et malgré cela je le trouve un poil large, c’est donc un modèle avec peu d’aisance négative : si vous aimez les manches moulantes descendez d’une taille supplémentaire.
  • La bande d’encolure est trop large à mon goût (4 cm), je l’ai rétrécie et elle doit faire 2.5 cm en comptant les marges de couture pour la surjeteuse.
  • Cette bande est surtout trop longue pour jouer son rôle et bien maintenir l’encolure. J’ai dû en enlever 4 cm en longueur pour éviter que ce top ne baille trop, là c’est encore un poil mollasson, mais pour y remédier il faudrait que le t-shirt lui-même soit coupé en 40 à ce niveau.
  • Ce modèle est trrrrès long. Là je l’ai raboté de 6 bon cm. Inutile donc de rajouter des marges de fou au niveau de l’ourlet.

 

Alors, heureuse ?

Et bien oui, même si les manches raglans le rendent un chouïa moins confortable que mes t-shirt habituels. Ou p’t'être que c’est juste une habitude à prendre.

Le patron est adopté, après l’avoir légèrement ajusté y’a des chances que je lance un programme de reproduction de la bestiole.


L’œuf de Pâques

On ne le croirait pas en voyant ces photos, mais j’ai commencé à coudre ma garde-robe post-grossesse.

Je suis donc partie en chasse de patrons de robes confortables et légères (en tout cas convenant pour août et septembre en Belgique), offrant un accès rapide au garde-manger de mini-nous, à savoir mes boobs, et qui, sans être des modèles pour la grossesse, me permettent tout de même de caser mon énorme ventre.

C’est dans le magazine Tendances Couture #16 que j’ai trouvé mon bonheur : une robe cache-cœur en jersey (n°24), dotée de manches papillons histoire de camoufler mes bras qui sont devenus grassouillets à souhait, avec en prime un beau décolleté, des pinces dans le dos afin de marquer la cambrure et surtout un pan noué sur l’avant, joli détail qui fait un peu œuf  de Pâques.

Ce modèle est aussi disponible en pochette. Il s’agit d’un patron Simplicity de la gamme Amazing Fit, le numéro 7692 en français et 1653 en anglais (je ne comprends vraiment pas ces différences de références, mais bon, c’est comme ça).

Je vais avoir du mal à donner un avis clair sur ce patron puisque je le porte très enceinte alors qu’il n’est pas destiné à cet usage. De même je n’ai pas suivi du tout les instructions de montage car, cousant en pleine canicule, j’ai préféré faire au plus vite et monter entièrement la robe à la surjeteuse puis faire les finitions à la recouvreuse. N’ayant pas assez de cônes de fil de la bonne couleur pour équiper mes deux machine et ne souhaitant pas perdre de temps à passer les cônes d’une machine à l’autre, il m’a fallu être créative pour obtenir un montage impeccable, mais ça a marché, yeah !

Les points faibles :

  • Je n’ai pas compris pourquoi on préconisait d’acheter un zip et du biais : il s’agit d’une robe en jersey très décolletée, il n’y a aucun besoin de zip puisqu’elle s’enfile facilement. De même j’ai coupé le biais jersey dans mon tissu, comme indiqué sur le croquis de coupe d’ailleurs. (Il est bien précisé qu’elle est à coudre uniquement dans un tissu extensible)
  • Sur le dessin technique du magazine (cf vue C de dos en dessous), on constate qu’il y a 4 pinces dans le dos. Je me suis tué les yeux sur ma planche de patron en n’en trouvant qu’une pour la moitié du dos… Je me suis finalement lancée ainsi, puis en jetant un rapide coup d’œil aux instructions de montage j’ai constaté qu’il n’y a bien qu’une pince par demi-dos.
  • Plus je couds des patrons indépendants en tissu extensible, plus j’apprécie que l’on m’indique le taux d’élasticité requis pour le tissu, ce qui permet d’adapter la taille quand on a un tissu beaucoup plus extensible que prévu. Hélas, misère, douleur incommensurable :  je ne trouve jamais ce genre d’indications dans les magazines, ce qui est dommage. Faisant normalement un 40/42, j’ai choisi la taille 42/44, mais mon tissu est à priori beaucoup plus extensible que ce qu’il aurait fallu, je me retrouve ainsi avec un bon 46 je pense. C’est parfait actuellement, mais après l’accouchement je vais devoir reprendre pas mal de coutures si je veux continuer à porter cette robe.
  • Les marges de couture sont incluses. En général j’aime bien ça, mais pas quand il s’agit de monter un vêtement à la surjeteuse, ce qui demande de mini marges.
  • Je n’aime pas la technique de montage de la ceinture reliée au pan sur le ventre, j’ai préféré m’y prendre autrement, en cousant en sandwich le bout du pan dans la ceinture non montée, en laissant juste une ouverture au bout puis en refermant celle-ci à la main à points invisibles.
  • Il n’y a pas de poches.

 

Les points forts :

  • Je suis incroyablement bien dedans ! Mon ventre est mis en valeur sans que ce soit trop serré par ailleurs, le jersey la rend encore plus agréable à porter. Je suis tellement à l’aise avec que j’envisage de m’en servir comme chemise de nuit à l’hôpital.
  • Comme prévu, l’accès au garde-manger se fera sans souci quand Azadî aura faim.
  • Les emmanchures tombent bas, ce qui est particulièrement agréable en cas de grosse chaleur car je ne me retrouve pas avec d’horribles traces de transpiration.
  • Je la trouve très flatteuse, même si je vois bien quelle rendrait mieux dans un tissu moins mollasson.
  • Le montage est simple et assez rapide.
  • Le dos est bien travaillé : en plus des pinces, il est coupé en deux partie et cintré afin de marquer encore mieux la cambrure. Le parfait modèle pour flouter les formes sur l’avant et mettre en valeur le décolleté mais aussi la silhouette de dos ou de profil.
  • Dans le magazine, elle est proposée dans une chouette variété de tailles, du 38/40 au 54/56, On trouve aussi deux formes de manches possibles. Dans la version pochette il y a en plus une autre longueur de manches, deux longueurs de jupe au choix, et surtout l’ajustement de poitrine qui est la marque de fabrique de la collection Amazing Fit. On peut choisir le patron allant du 38 au 46 ou celui « taille plus » du 48 au 56. C’est le pied non ?

 

Causons tissu : celui-ci vient de chez Tissu passion à Bruxelles et ne m’a pas ruiné (3 roros le mètre si j’ai bonne mémoire). Sa composition est inconnue, mais je suspecte un mélange contenant une bonne part de viscose. Il a les qualités de ses défauts : il est fin et léger…. et marque hélas bien les petits défauts, comme les rondeurs de mes cuissots par exemple. Mais en ce moment j’avoue que c’est le cadet de mes soucis.

Vais-je avoir le courage de me coudre une dernière robe avant de partir en vacances au bord de la mer samedi ? Fera-t-il beau sur la côté belge ? Vous le saurez en lisant les prochaines aventures de Super œuf de Pâques !

 

En vitesse

Je vous montre vite fait le second indice pour la surprise du 15.

Une jupe/robe ultra fastoche et rapide, cousue hier soir dans ce qu’il me restait de jersey bleu. Le patron ? Une jupe cercle, c’est à dire un rond de tissu au centre duquel j’ai coupé un second rond, beeeaaauuuuucoup plus petit (si vous vous lancez, faites attention à ça : avec un tissu extensible, il faut faire bien moins large que votre véritable taille). Pour la ceinture, j’ai bêtement pris une large bande de jersey qui étirée fait tout juste le tour de ma taille.

Pourquoi si large ? Parce que quitte à coudre une jupe, autant qu’elle puisse aussi se porter en robe non ? En tout cas c’est mon opinion de grosse flemmarde, et je la partage. La large ceinture peut se porter telle quelle pour faire un bustier, ou repliée quand je choisi l’option chouette jupette.

À lundi pour la fin du suspense !


Nettie « oui mais… »

Matez-moi donc ce body…

Je ne cause point ici de mon corps de rêve, mais du vêtement qui le revêt fort joliment je trouve. J’avais décidé que je serai forte, que je ne m’achèterai plus de patrons, même « pas trop cher en pdf » ce mois-ci. Et pis vlan, voila quoi, j’ai vu la robe de Once apon a thread et les versions de Carolyn et Lola et j’étais mordue.

Pourquoi ce patron Nettie de chez Closet Case est-il un bon plan au juste ? Parce que la créatrice, Heather Lou, a méchamment réussi son coup : elle aurait pu se contenter du patron du body avec les quelques variations d’encolure (décolletés plus ou moins profonds devant et dos), mais nan, en plus elle nous a collé la version robe (donc t-shirt ou tunique en raccourcissant) + un patron et des explications détaillées pour ajouter une brassière avec ou sans pièces de rembourrage en mousse intégrée si on en a envie (et j’en ai envie pour une prochaine fois justement). Le tout bien présenté et parfaitement expliqué (en english uniquement, mais je ne suis pas bilingue et ça m’a semblé tout à fait simple à piger).

J’ai envie de dire : yeah baby !

Les points super-positifs-de-la-mort-qui-tue :

  • J’avais peur que la découpe très basse sur les cuisses n’amplifie ma (moche) culotte de canasson, en fait non, je trouve même cette forme très flatteuse…. (Même que je vous colle une photo pour le prouver, alors que j’étais bien décidée à ne pas montrer la partie la moins exposée au soleil de cette tenue).
  • En prime elle fait son office, c’est à dire parfaitement dissimuler ma p’tite culotte.
  • Je me sens ultra bien dedans : merci merci l’effet seconde peau sans être trop serrée pour autant (taille 12 = 42, sans aucun changement, pourtant je suis plus grande que la taille moyenne utilisée pour ce modèle).
  • Les décolletés devant et dos ont chacun une jolie forme, pile de la bonne profondeur (on ne voit donc pas mon soutien-gorge _attention je parle de la base, pas des bretelles, ça j’en cause un peu plus bas_).
  • Les bras sont serrés mais je peux tout de même relever les manches, pile ce que j’aime.
  • Les vils courants d’airs sur le bidon ne passeront plus ! (je déteste avoir le ventre/bas du dos à l’air).
  • J’ai reçu pas mal de compliments, mon ego en est fort aise.
  • Je me sens (peut être à tort, mais qu’importe) comme une héroïne de film de danse des années 80, genre Fame : sexy et fun.
  • J’ai envie de faire toutes les versions proposées, plus la robe modifiée de Once upon a thread (lien plus haut) que je trouve canonissime. Ce patron va être rentabilisé à mort.
  • Oui : on peut tout à fait le coudre sans surjeteuse. Je n’avais pas la mienne sous la main, j’ai donc monté entièrement la bestiole avec le point élastique de ma machine à coudre.
  • Et le patron est « débutant friendly » : fastoche et rapide à coudre du moment qu’on voit à peut près comment monter des manches.

 

Oui mais…

Pour commencer, c’est ma faute, ma très grande faute : je n’ai pas pris le bon tissu. Je le savais hein, je voulais juste tester la bête en vitesse, mais si mon jersey de viscose est comme demandé bi-strech (extensible dans les deux sens), il n’a pas une « good recovery », c’est à dire qu’après l’avoir étiré il se remet en place de façon un peu trop mollassonne…

Il aurait fallu un tissu avec du lycra ou du spandex dedans (faites le test chez vous si vous ne voyez pas trop ce que good recovery veut dire : étirez le tissu d’un maillot de bain, vous verrez qu’il reprend aussi sec sa forme quand on le relâche… ça c’est idéal pour ce type de vêtement). Le résultat c’est un body fort joli mais qui ne moule pas autant qu’il le devrait et fait des plis. En prime la viscose marque vraiment tous les défauts (pas moyen de dissimuler ses bourrelets quoi).

Secundo, avec un décolleté aussi marqué dans le dos (donc offrant peu de tenue) j’avais de gros doutes sur le fait que les emmanchures restent sagement en place sans dévoiler les bretelles de soutien-gorge. J’avais raison… Ici j’ai choisi de le porter sur un soutif sans bretelles, mais j’envisage de rajouter de petits rubans cousus à l’intérieur, histoire de pouvoir les nouer autour des bretelles et faire tenir tout ça en place plus fermement. Et la prochaine fois, je ferai la modification expliquée à la fin de ce sew-along afin de rajouter 1.5 cm de chaque côté et mieux cacher tout ça, on verra bien si cela suffit.

Et pour finir, je regrette d’avoir fait ces photos avec un jean dont la taille est un peu trop basse à mon goût : pour une silhouette comme la mienne, je trouve qu’un body est bien plus flatteur porté avec un futal ou une jupe taille haute qui marque bien la cambrure et offre un vrai contraste entre la taille et les hanches/fesses. Je suis donc o-bli-gée de me coudre une jupe noire à découpes hautes et bien emboitantes pour aller avec mes futurs nombreux Nettie.

Mais ça, ce sera après la semaine de vacances bien méritée qui m’attend à partir de demain.

 


Ps : Au cas où quelqu’un se poserait la question, j’ai pris ces photos devant des métiers à tisser, pendant que je bossais dans l’atelier textiles de l’académie royale des beaux arts de Bruxelles… Le job de rêve quoi.

 

Edit puisqu’on me pose la question :Yep, l’entrejambe s’ouvre grâce à des pressions, c’est beaucoup plus pratique ainsi.