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attrape-rêve

Voici un attrape-rêve qui sera vraiment utilisé.

Sa destinataire trouve que ces objets ont une réelle influence sur son sommeil. Tant que ça marche pour elle ça me convient ! Mais pas question de la laisser se contenter d’un bête truc fabriqué à la chaine.

Le cerceau fait 25 cm de diamètre, je l’ai simplement réalisé avec du fil de fer et un point de soudure (de la colle suffit), le tout recouvert ensuite d’un reste de fil à chaussette longuement entortillé. Pour la dentelle c’est un reste de fil Lace de Drops qui a été utilisé, soie et alpaga, what else ?

Il a suffit de dégainer mes fidèles aiguilles circulaires en 2.5 mm (des aiguilles double-pointe auraient sans doute été plus pratique, mais je préfère bosser en circulaire) ainsi qu’un patron de napperon en dentelle, mis à disposition gratuitement sur le site Yarn Over,  pour boucler l’affaire. J’ai juste fait une mini modification en commençant par enfiler 8 perles sur mon fil puis en fermant le cercle avant de crocheter les huit mailles de départ.

Une fois les mailles rabattues souplement il a suffit de bloquer la dentelle et la fixer sur le cercle en cousant à larges points en passant toutes les quatre mailles. Un peu de déco, une chaine crochetée pour pouvoir l’accrocher…

Voila la recette d’un projet amusant et sacrément mignon.


Babioles

J’aime pô rester sur un échec.

Ce patron de bonnet Rikke, créé par Sarah Young, continuait à me trotter dans la tête malgré un premier essai vraiment trop slouchy (qui a dit « bonnet de schtroumph » ?). Hop hop hop, un reste de fil dont j’ai complètement oublié la référence, mes aiguilles circulaires 3.5 et 4.5 mm et un peu de tâtonnement et v’la l’travail !

Il n’y a pas de grand secret : je me suis contentée de commencer les diminutions 4 cm plus tôt que préconisé. Ça marche plutôt bien, emballé c’est pesé donc.

 

Mais ce n’est pas tout !

Si vous attendez que je cause couture vous risquez d’être déçus car en ce moment je couds exclusivement de l’utile pas photogénique, à savoir une flopée de nouveaux faux pantalons de pyjama pour Monsieur Jones. Toujours le même patron, toujours dans des tissus sombres pour costard, autant dire que pour le glamour on repassera et que je ne vais pas prendre le temps de les immortaliser.

Maismaismaismaismais…. J’inaugure ici une toute nouvelle rubrique cosmétique. Je ne vais pas en faire une grande passion mais dans ma p’tite famille on a la peau particulièrement sensible, pas envie de bouffer des modificateurs endocriniens/colorants/parfums et le porte-feuille en peau de hérisson. Autant de raisons pour essayer de fabriquer moi-même les indispensables de la salle de bain.

On attaque aujourd’hui avec mon premier essai de shampoing solide. J’étais convaincue par l’efficacité de celui de la marque Lush, moins par la dose de parfum et colorants glissés dans leur recette pour le rendre plus attractif. Après avoir fouillé internet je me suis lancée dans la recette basique facile à personnaliser proposée sur le blog de Nouillemie, à savoir :

  • 50 gr de tensioactif SCI
  • 8 gr d’eau minérale bouillie ou thé/tisane (infusion de menthe poivrée car je venais de m’en préparer une théière)
  • 5 gr d’huile ou beurre végétal  (huile de coco car j’en trouve à bas prix dans mon supermarché, oui oui elle est bio !)
  • 5 à 8 gr gr d’un(e) autre huile/beurre végétal ou d’un émollient/hydratant (beurre de karité  car très hydratant)
  • 8 gr de poudre végétale (rhassoul, choisi pour ses propriétés lavantes et non irritantes)

 

Il n’y a pas de vitamine E car cela ne semble pas indispensable à la conservation, et de toute façon je n’en avais pas sous la main. L’essentiel des fournitures a été acheté près de chez moi, en supermarché ou herboristerie. Par contre il m’a fallu commander le tensioactif SCI sur Aroma-Zone, j’en ai donc pris directement une bonne quantité.

En plus de cela il faut de petits moules, une balance très précise mais aussi de quoi faire chauffer le tout au bain-marie et manipuler le SCI, qui peut être irritant.

De gauche à droite et haut en bas : beurre de karité | huile de coco | SCI | rhassoul | infusion

Niveau difficulté c’est franchement peanuts : rapide, facile, assez amusant…. J’aurais dû prendre le temps de mieux tasser la pâte au fond des moules afin de bien prendre l’empreinte, mais dans l’ensemble je suis très contente, surtout que je bossais un chouïa au pifomètre à cause de ma vieille balance de cuisine pas assez précise. Heureusement cette recette a une certaine tolérance à l’approximation.

Et le résultat alors ? Après trois jours de patience je viens enfin de l’utiliser et pour l’instant c’est la fête. La consistance est top, plus solide que je ne l’espérais. Il mousse un peu moins que la version de Lush mais a parfaitement lavé mes cheveux gras à pointes sèches. Il faudra tout de même attendre quelques mois pour avoir du recul sur la chose etje vais probablement le tester plusieurs semaines avant qu’il ne touche mon petit gremlins, voire le garder pour moi et réfléchir à une recette encore plus douce pour lui en me basant sur ce conseil trouvé dans les commentaires de la recette :

Pour un enfant utiliser « une poudre douce comme de l’argile blanche, rose ou de la poudre de rose, guimauve, allantoine. Et soit du beurre de karité dans la plus grande quantité possible de la recette ou huile d’avocat ou encore de calendula. Ce sera adapté en cas d’eczema. »

Ma principale crainte : qu’au bout de quelques shampoings le cuir chevelure démange comme c’est arrivé à d’autres personnes ayant bricolé des recettes maison. Donc même si ça vous semble tentant n’essayez pas mon mélange avant que j’aie pu faire un retour constructif sur ses effets ! Voyez plutôt du côté du blog dont j’ai donné le lien, les commentaires regorgent de suggestions de mélanges.

En tout cas l’objet me plaît beaucoup, les petits moules en silicone utilisés y sont un peu pour quelque chose.

Prochains projets : des pains dermatologiques sans savon (tellement plus agréable pour les peaux atopiques) et des barres hydratantes. On continue donc dans le solide, fastoche et nécessitant le moins d’ingrédients possible.

 

Hugo aime le bordeaux

Certes, je vous le concède : le poncho n’est pas l’accessoire le plus frime du moment.

Il n’a point l’élégance de la veste ajustée, la praticité du pull bien pensé ou encore la sexitude du t-shirt moulant cousu dans un jersey de soie hors de prix de la couleur Pantone du moment…. Mais quand on est à la recherche de l’équivalent portable en public d’une couverture bien chaude on peut difficilement trouver mieux.

Précisons-le tout de suite : je ne le porte pas comme il faudrait. En effet ce modèle, qui se tricote de haut en bas, est construit en répartissant les augmentations autour des torsades. D’abord 4 au niveau des épaules puis 2 pour le reste du corps. Ces deux longues torsades sont censées être placées au milieu du devant et du dos alors que je les porte ici sur les côtés.

Pourquoi ce crime anti mode ? Parce qu’ainsi les surplus drapés sont placés sur les côtés et évitent les plis pas du tout amincissants sur le bide, et surtout parce que la longueur couvre bien mieux les bras, y compris quand on tape à l’ordinateur. Mais sa destinataire, ma pote Astrid, sera évidemment libre de le porter comme bon lui semble sans que la police du tricot ne débarque chez elle pour lui demander des comptes.

Que dire d’autre ? Qu’il s’agit du patron gratos Hugo, créé par Gosia Grajdek et disponible sur Ravelry en anglais, danois, polonais et italien. Aiguilles circulaires 5 mm (il est tricoté d’une seule pièce), un peu moins de 7 pelotes du fil Air de Drops, dont j’ai déjà causé en bien ici et .

Comme ce fil un peu poilu ne se prête pas bien aux torsades je n’ai pas réalisé celles censées décorer le bas. À la place j’ai rallongé au maximum la bête (le modèle original est beaucoup plus court) et fini par 5 rangs de points mousse pour éviter tout roulottement intempestif.

Au passage, en arrière plan vous pouvez admirer le détail déco qui me met en joie en ce moment : j’ai piqué sur Pinterest l’idée d’imprimer des photos au format carré avec un cadre façon polaroid puis de les fixer au mur bien alignées. Le résultat est très sympa, l’avantage étant qu’on peut en faire tirer davantage et changer les photos dont on se lasse, les déplacer etc. Pas de trous dans le mur, pas de cadres à manipuler… Yeah !

Oui, je me suis ennuyée comme un rat mort en tricotant tout ce jersey, mais ne dit-on point qu’à tricoter sans péril on triomphe sans gloire ? Et le résultat est tellement doudou que ça valait le coup.


La sororité du bonnet

Frangine-Bien-Aimée et moi avons bien mérité d’avoir chacune un nouveau bonnet.

Elle a choisi le fil Merino extra fine de Drops coloris violet-21 (environ 1.6 pelote), et à l’aide de mes fidèles aiguilles circulaires 4 et 5mm et du patron gratos Barley de Tin Can Knits j’en ai fait un couvre-chef qui devrait lui plaire.

Le patron est simple mais très agréable à tricoter, et surtout juste assez slouchy pour me plaire. Précisons que FBA a un tour de tête supérieur au mien, il s’agit donc ici d’une taille M, alors qu’il me faudrait du S.

Pour plus de confort et des finitions soignées j’ai commencé par monter très très souplement mes mailles (on s’en fiche si cela donne une bordure irrégulière car elle ne sera pas visible), tricoté la bande en côte deux fois plus large que préconisé (3 inches au lieu d’1.5) puis je l’ai repliée. La bande a été fermée bord à bord lors du premier rang de jersey et point mousse, ainsi le rendu est moelleux, très élastique et joli. Enfin j’trouve.

Autre patron gratos et slouchy mais qui donne un résultat très différent : le Rikke Hat de Sarah Young.

Celui-ci est pour moi, il a été tricoté avec des aiguilles 3.5 et 4.5mm et environ 1.4 pelotes du fil Quito de Cheval Blanc, un super mélange alpaga/laine qui gratouille un peu les peau sensibles mais qui ne me pose pas de souci. (merci encore à ma généreuse donatrice Mimolette !)

L’originalité de ce bonnet c’est qu’il est entièrement réalisé au point mousse, en variant simplement les tailles d’aiguilles pour faire la bordure et le corps. Le fait de tricoter du point mousse en rond donne une petite démarcation qui heureusement reste discrète, surtout si on prend la peine de la placer à l’arrière. On la voit sur la photo ci-dessus.

C’était la première fois que je montais mes mailles avec le « twisted german cast on« , une technique intéressante qui donne un rendu proche du point mousse, et qui est surtout très élastique. Je la réutiliserai avec plaisir pour d’autres projets. Le reste est basique, mot gentil pour dire qu’on s’ennuie comme un rat mort avec ce patron.

Alors, sommes nous heureuses ? Pour FBA je le saurai demain en le lui offrant. De mon côté je ne suis pas convaincue par le Rikke rose : trop slouchy à mon goût, et décidément je préfère mes bonnets avec une bande nette plutôt que du point mousse plus ou moins serré.

Barley 1 – Rikke 0