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[Revue de presse] Fashion style #13

Caramba, encore raté !

J’avais décidé de lever le pied sur les achats de magazines parce que, soyons honnêtes, vu mon rythme de couture actuel j’ai déjà de quoi faire jusqu’à ma retraite. Mais il y a quelques pépites que je n’ai pas réussi à laisser filer dans le Fashion Style de janvier. lire la suite »

Costume 1874 #2 : le corset

Second projet « 1874″ et ce n’est toujours pas juste d’un point de vue historique, damned…

Mais voila, je couds/tricote cet ensemble pour un gn et pas de la reconstitution, de plus j’ai le porte-monnaie en peau de hérisson (ce patron était dans l’un de mes magazines) et ce corset sera porté en guise de lingerie. Son but est purement utilitaire : me faire une jolie ligne.

De ce point de vue, c’est hélas un semi-échec : je ne sais pas comment on ajuste un corset et ça se voit. Certes certes, l’objet est joli, mais il aurait dû être plus serré, et surtout les baleines à trous du dos ne suivent pas du tout ma cambrure, d’où un effet « pot à tabac » très décevant.

Pour tout dire, j’ai maudit ces cochonneries de baleines à trous plus d’une fois. J’avais hâte de les utiliser car dans mes précédents essais en corseterie je me contentais de poser des œillets en rangées, en plaçant ensuite deux baleines pour donner la tenue nécessaire, et ça ne marchait pas mal du tout. Le seul souci était la régularité du placement des œillets.

Là malgré un budget serré je me suis lâchée afin d’avoir le rendu le plus pro possible et je les ai commandées chez Alysse Création, en prenant par la même occasion les œillets conseillés (la site affirme que seuls ceux-ci conviennent) ainsi que le busc.

Bref… Jusqu’à leur pose, ce projet avait été un vrai bonheur. Et là vlan, dérapage incontrôlé dans les gravillons :

  • Ce sont des œillets à une seule pièce, donc qui s’écrasent de façon mochissime.
  • Et surtout ces baleines sont très épaisses, en ajoutant les couches de tissus et d’entoilage ça devient une vraie plaie. Je n’ai pas réussi à bien faire traverser tous les œillets, sur l’envers le rendu est affreux.

 

Le point positif c’est qu’au bout de 28 j’avais à peu près chopé le coup de main, c’est donc faisable. Par contre, bien que cela ne se sente pas du tout quand le corset est porté (heureusement !) je suis dég’ à chaque fois que je vois l’intérieur. Même si j’avais réussi à tous les faire traverser correctement l’aspect écrasé me gâcherait toujours mon plaisir.

Il y a tout de même des points positifs :

Mon objectif principal était de coudre un corset vraiment solide, challenge réussi ! De plus :

  • je suis très bien dedans (pouvoir bouger, respirer et manger, c’est important),
  • à défaut de vraiment m’affiner il gomme efficacement mon ventre ramollo
  • je pense que le souci au niveau de la cambrure sera arrangé quand je fermerai la ceinture de la tournure avec laquelle je vais le porter,
  • j’ai appris pas mal de choses au passage (dont une méthode de laçage simple mais ravissante),
  • j’ai eu l’occasion de tester les baleines spirales métalliques et me voila conquise,
  • et surtout j’adore ce mix de tissus et, de face comme de dos, je trouve ce corset canon.

 

Que-quoi-qu’est-ce ?

Ce patron vient du magazine néerlandais Knipmode de novembre 2015 (qui a été traduit en français et publié dans le mag’ Fashion Style quelques mois plus tard). Les explications sont très bien illustrées, la coupe est belle…

Mais je suis tout de même vachement dubitative car je ne vois pas comment la version du magazine peut avoir une taille aussi marquée par rapport aux empiècements des hanches. Je subodore une tricherie quelconque et c’est agaçant.

De plus, sauf méga et honteuse erreur de compréhension de ma part : ce patron est censé ne pas être doublé, heureusement c’était simplissime d’y remédier.

Si c’était à refaire :

Je vais sans aucun doute coudre d’autres corsets et serre-tailles car c’est extrêmement amusant et beaucoup plus simple qu’on ne l’imagine, mais il faut d’abord que je chope entre quat’ yeux quelqu’un qui s’y connaît vraiment pour lui poser des question essentielles sur les méthodes d’ajustement et le matériel (pas question de retoucher à ces œillets façon « éclats d’obus » !).

Les détails techniques qui vont bien :

Taille 40 (= un 42 Burda). Le tissu à motif vient d’Emmaüs (2€ le coupon, joie), le bleu extérieur ainsi que la cotonnade de la doublure ont été récupérés gratos lors de l’une de nos trocantes bruxelloises, j’avais l’entoilage en stock.

Les baleines spirales ont été achetées chez mon mercier-dealer préféré boulevard Anspach dans le centre de Bruxelles. Hélas il n’avait ni busc ni baleines trouées, j’ai donc commandé le reste chez Alysse Création.

Mille mercis à Charline qui m’a envoyé des photos des explications en français.

Prochaine étape : le tournure, youhouhou !

 

Hell yeah!

Joie, félicité, petits bons de bonheur, youkaïdi youkaïda…. Mon nouveau pantalon me donne un sacrée pêche.

J’en causais il y a peu : le pantalon 21 du Fashion Style n°9 était destiné à s’unir à mon popotin. La preuve, dans mon stock j’avais pile poil le bon métrage du bon tissu pour le coudre. Un tissu légèrement extensible en largeur, fin et d’une couleur canon pour ne rien gâcher.

 

J’ai pas mal de magazines Knip Mode et Fashion Style (l’un étant la traduction de l’autre) mais je n’avais jamais cousu de pantalon de cette marque, c’était l’occasion de tester leur patronage. J’ai donc pris mes mesures et suivi à la lettre les indications, en commençant par couper une taille 42. Et bien je n’ai fait qu’une petite retouche en enlevant 1 cm de chaque côté au niveau de la taille. Et vlan, me voila l’heureuse propriétaire d’un futal incroyablement confortable, doté d’une vraie taille haute, d’une forme joliment emboitante et flatteuse et qui passe haut la main le test de « l’accroupissage sans dévoilage de fessier ».

On peut douter de l’intérêt de supprimer ces 2 cm à la taille en voyant mes photos, puisqu’on voit bien que ça boudine très légèrement à ce niveau, ce qui ne serait pas arrivé sans… Mais je commence à connaître la musique : comme prévu, au bout d’une journée le tissu s’était détendu et zou, plus le moindre boudinage sans que cela baille pour autant.

Je lui trouve tout de même deux mini défauts, tous deux situé sur la partie la moins bronzée de mon anatomie. D’abord il est trrrrès près du corps, me voila dans l’obligation de dégainer les p’tites culottes « sans couture ou quasi » sans quoi l’effet n’est pas franchement flatteur. Et segundo il rentre un tout petit peu trop au niveau du bas des fesses. Ce n’est pas inconfortable mais je ne vois que ça sur mes photos de dos.

Ce qu’il faut savoir :

  • Le côté pantalon à pont, c’est du flan : on pourrait tout à fait faire de petites modifications et obtenir ce résultat mais cette version inclut une fermeture à glissière invisible.
  • Les planches de patron sont celles de Knipmode, donc en néerlandais et avec les tailles hollandaises : le 42 du magazine français correspond au 40 des planches.
  • J’ai dû couper 6 cm avant de faire mes ourlets alors que je mesure 1m70 et que la stature est soi-disant pour une femme de 1m72 : les jambes sont immenses !
  • Les explications sont bien foutues et plutôt agréables à suivre, d’ailleurs à l’avenir je continuerai à monter mes pantalons de cette façon.

 

Pour résumer : je suis conquise ! Non seulement je compte bien réitérer dans une couleur plus sobre, mais en prime je vais certainement profiter de la large gamme de tailles (du 36 au 56) et coudre le même pour Frangine Bien-Aimée.

Comme vous pouvez le constater, l’élasticité du tissu permet de prendre des poses excentrico-stupides avec le sourire.

Surtout, je vais m’empresser de tester un autre patron de ce mag’. Il me FAUT une tunique fluide pour aller avec Super Futal.