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La danseuse et l’automate

Alors alors ? À quoi rimait tout ce suspense au juste ?

Et bien figurez-vous qu’aujourd’hui c’est la teuf’, puisque sur Thread and Needles nous lançons un tout nouveau concours, avec des lots plutôt sympatoches. Faisant partie du jury, comme d’hab’ je ne peux pas gagner, mais ça ne m’empêche pas de participer. Le thème : l’art cousu. Il s’agit de réaliser un vêtement (ou une tenue complète) inspiré par une œuvre de votre choix.

Juste un p’tit mot en passant. Voici la parfaite illustration de la solitude de la blogueuse qui s’auto-portraitise : parfois on ne réalise pas que les photos sont floues avant d’avoir tout remballé, et on n’a pas le courage de tout recommencer. Alors voila, sorry-désolée, je bas ma coulpe, ces photos sont foirées. Mais on voit le rendu général, c’est ce qui compte non ? (Ah non ? Bon, la prochaine fois je ferai mieux, promis.)

Comme le thème peut sembler vague, nous avons décidé de vous montrer chacune notre vision de la chose. J’ai choisi de m’inspirer des magnifiques Danseuses bleues de Degas, une toile dont le dessin et les couleurs me bottent terriblement. Pour une réalisation portable au jour le jour, rien de tel que des pièces modulables et assorties, que je vais pouvoir porter de moult façons.

Vous aviez déjà vu le body Nettie, la jupe cercle… Il aurait fallu un vrai tutu, mais je n’avais pas le temps de faire quelque chose de bien ficelé, je me suis donc rabattue sur un jupon. Il est composé d’un long rectangle de tissu de récup’, de composition indéterminée, monté sur une large ceinture en jersey.

En rabattant celle-ci je peux le porter taille basse, et ainsi obtenir un rendu qui flatte ma silhouette : j’ai la taille et les hanches assez fines, mais des cuisses toutes cellulitées hélas. Avec cette forme, taille et hanches sont mises en valeur et hop, le reste est planqué. Magique !

Et c’est quoi cette histoire de danseuse et d’automate alors ?

Figurez-vous que j’ai le bol de vivre avec Simon Damamme, mon coloc’ sculpteur de génie (rien que ça) et que cette semaine, un beau matin est apparu dans notre salon son Golem, une sculpture impressionnante, même si mes photos ne lui rendent pas du tout justice. Je n’ai pas pu résister à l’envie de poser dans ses bras, juste pour le fun….

Alors, vous avez déjà des idées pour votre participation au concours ?

 

Baby boy et méchants bikers

Ça faisait longtemps que j’n'avais pas cousu pour un sale gremlin adorable bambin…

J’ai ressorti mes habituels patrons de veste façon kimono et pseudo-pantalon et roulez jeunesse ! Comme toujours, c’était un projet fun et rapide à coudre.

Le haut est un jersey épais (interlock) de chez In fashion Fabric, le tissu du bas vient de chez Gotex à Bruxelles et j’ai chopé les boutons chez Hema.

Sur la photo que voici on voit bien le système d’attache de l’élastique fin, que je trouve très efficace, ainsi que le bout de biais cousu en appliqué pour offrir une surface plus costaude sous les boutons…

 

Okay, ça c’était pour la partie « baby boy » du titre, causons maintenant des méchants bikers :

Ça n’a rien à voir, mais j’organise depuis mai une campagne de jeu de rôle grandeur nature* inspirée par la série Sons of Anarchy. Ça s’appelle Bloody Old Town, et samedi 28 avait lieu le deuxième épisode de la campagne. Pas moyen de montrer ici les tronches de mes joueurs sans leur autorisation, mais j’peux frimer avec les « patches » des deux gangs créés pour l’occasion. Ils ont été dessinés par Édouard T. (merci !) et je les ai réalisés à la peinture sur tissu à l’aide de pochoirs au freezer paper et à main levée pour certains détails.

Je suis aussi très fan de la superbe blessure par balle réalisée par Simon, mon chouette coloc’/maquilleur.

* Pour plus d’infos sur le jeu de rôle grandeur nature, alias GN, lisez donc les commentaires de cet articles.

Ciao tutti, à bientôt pour de la robe qui tourne, oui, encore.


Dessus-dessous

Pfou, j’ai dû respirer un bon coup avant de commencer cet article…

J’ai beau me dire que poser en sous-vêtements, c’est comme être en bikini à la plage, c’est tout de même une toute autre démarche. Mais que voulez-vous, cet ensemble que je viens de me coudre est beaucoup moins sympa présenté sur un cintre, alors même si je ne suis pas un super mannequin, même si j’ai des p’tits bourrelets ici et là et même si je ne sais pas comment retoucher mes images pour effacer la peau d’orange, j’ai décidé que, bon sang de bois, j’allais vous montrer des photos portées.

Tout a commencé avec le concours Extreme sewing make-over organisé par Thread&Needles. Le concept est simple mais ultra motivant : transformer une (ou plusieurs) vieilles fringues en quelque chose de neuf que l’on aura envie de porter encore et encore. Comme ça faisait un moment que j’avais envie de me lancer dans la couture d’un soutien-gorge, je me suis dit que c’était l’occasion parfaite puisqu’au pire je risquais de saccager un tissu de récup’. Alors hop, « envoyez c’est pesé », j’ai chopé une vieille djellaba donnée par Belle-Maman, une toute aussi vieille jupe en jersey dont j’aime beaucoup le motif, et surtout j’ai commandé un kit de démarrage.

Mais que-quoi-qu’est-ce donc que ce kit ? Ahah ! Grâce à Topinette, j’ai découvert que le site Make bra propose non seulement des patrons et du matos de corseterie vendu à la pièce, mais aussi des kits comprenant tout le petit matériel nécessaire, qu’il s’agisse de l’élastique pour les bretelles, des petits bitoniaux pour accrocher le tout ou du rembourrage. Il n’y manque que les baleines en fait, et comme j’avais justement de vieux sous-vêtements massacrables, j’ai pu sans souci récupérer celles-ci dans mon tiroir. Avec un kit à 21€, disponible en blanc ou en noir, on peut réaliser deux soutiens-gorge. Si on ajoute à ça le patron du-dit soutif (Balconette bra #DL01, 6.95€), celui de la culotte que j’ai chopée par la même occase (Panties pattern DL21, 2.50€) et les frais de livraison (6.60€), ça nous fait un total de 37.05€, et comme je suis absolument ravie de ces deux patrons, je peux vous assurer qu’ils vont être rentabilisés à mort !

Avantages et inconvénients :

  • La créatrice du site Make bra est extra : j’avais un doute pour la taille, elle a répondu aussitôt à mon message, puis par acquis de conscience m’a recontactée pour vérifier certains points de ma commande, alors qu’elle aurait pu juste l’envoyer sans se poser de questions.
  • le kit permet de ne pas se prendre la tête pour une première expérience soutien-gorgesque : aucun risque d’oublier quelque chose donc.
  • L’envoi est rapide et soigné.
  • Les patrons que j’ai testés sont très bien coupés, je n’ai fait aucune retouche.

Ce que j’aime moins :

  • Les finitions de ce soutien-gorge se font avec un élastique utilisé comme du biais, je n’aime pas trop le rendu, même si le résultat est très propre ainsi.
  • Les explications sont en anglais, normalement ça ne me pose pas de souci mais le vocabulaire « lingerie » étant très spécifique, j’ai douté plusieurs fois.
  • Les explications de montage sont à mon avis insuffisante. Heureusement sur le site on peut trouver plus d’informations.
  • Ceci dit, les finitions obtenues ainsi me semblent un peu approximatives, mais peut être est-ce dû au fait que c’était ma toute première fois.
  • Le patron du soutien-gorge n’est pas vendu en multitaille : il faut prendre soigneusement ses mesures avant de commander, et on reçoit un fichier imprimable comprenant cette unique taille, ce que je trouve ennuyeux (bah oui, je peux prendre ou perdre du poids, et alors il me faudra racheter un patron, c’est agaçant).
  • Le site propose des équivalences entre tailles européennes et US… mais pas de tailles françaises (et non, la taille standard européenne n’est pas la même que celle utilisée en France). Pour info, pris un 85C.
  • Le patron de culotte est lui envoyé avec 4 tailles, S,M,L et XL. Après m’être mesurée j’ai coupé la taille L, qui correspond donc à un 40/42, ce qui signifie que le XL doit être du 44/46. Bref, alors que pour les hauts les tailles proposées vont assez loin, pour cette culotte c’est hélas limité.

 

Revenons à nos moutons, enfin à cet ensemble quoi : il est loin d’être parfait mais j’en suis enchantée car, si on passe sur les petits défauts esthétiques, le confort est top ! Ok, le « panties », c’est une culotte de grand-mère : gainante, montante, bref avant de l’enfiler je craignais que ce ne soit 20 fois trop grand… Et en fait non, c’est juste un modèle emboitant à taille haute. Nickel pour moi qui suis une fan de ce genre de coupe et dont tous les pantalons sont justement à taille haute. Et je le répète, niveau confort c’est im-pec-cable.

Pour le fun, j’ai ajouté ici et là de petites touches de dentelle vintage à souhait trouvée dans le stock de la grand-tante de mon copain, et finalement j’aime assez ce méli-mélo de tissus improbables. J’ai beau être hors compétition pour ce concours (en tant que membre du jury, c’est mieux), je suis contente de présenter un projet assez ambitieux mine de rien, et qui m’a appris pas mal de choses au passage.

Vivement le prochaine ensemble, me voila accro !

Wax powa !

Les affaires reprennent…

Mais touuuuuuut douuuuucement, parce que parfois j’aime bien prendre mon temps (et qu’accessoirement j’ai un masse de trucs à faire à côté mine de rien). Le projet du jour c’était un ensemble en taille 12 mois/74 cm qui devait être unisexe et coloré, je pense que j’ai tenu le cahier des charges là.

Le haut kimono et le bloomer viennent tous les deux du mag’ Burda de mars 2011,et ma foi j’en suis plutôt contente, mais il faut dire que j’avais déjà testé les bestioles par le passé.

Ah oui je pars en vacances vendredi, donc bon, comme depuis quelques semaines maintenant, je n’ai pas la moindre idée de quand j’aurais autre chose à vous montrer (j’serai sur la côte belge, puis en région parisienne…. je sais, tant d’exotisme vous fait rêver, je mène une vie de jet-setteuse en fait).

Bonnes vacances !