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Ze manteau #3, la fin du voyage

J’ai un peu le trac …

Après avoir teasé en long en large et en travers je peux enfin vous montrer des photos de mon manteau, mais si ça se trouve vous allez être déçus. le truc étant que moi je ne le suis pas du tout, à vrai dire j’en suis vraiment ravie !

Revoyons donc ce que devait être mon manteau idéal

  • en drap de laine épais, pour la chaleur, le côté déperlant et coupe vent, tout en faisant manteau classique
  • coloré sans être trop extravagant pour autant
  • cousu dans les règles de l’art, avec donc une doublure en satin glissant à souhait, moult surpiqures, des finitions invisibles à la main et des coutures couchées
  • un large col pour protéger mon cou du froid
  • des tas de pattes de boutonnages soulignées de passepoil contrastant
  • une coupe large pour pouvoir porter un énorme pull en dessous, mais tout de même assez seyante
  • des poches prises dans la couture avec une espèce de rabat devant et des boutons pour les fermer

 

Si vous lisez Thread and needles alors vous savez déjà que j’ai renforcé mes boutons en cousant de minis boutons sur l’arrière.

 

J’ai déjà pas mal causé dans les épisodes #1 et #2 donc je vais éviter d’en refaire une tartine, disons que je pense avoir atteint mes objectifs. Il est vraiment chaud et confortable, le seul défaut que je lui trouve va de paire avec le beau drap de laine choisi, en effet celui-ci  est tellement  épais que dans le bas les coutures couchées renforcées par les surpiqures donne un côté rigide, donc le tombé n’est pas exactement ce que j’espérais.

Autre point notable : il me fallait normalement 3.40 m mais mon coupon n’en faisait que 3, et vu le prix pas moyen d’en acheter 2, donc pour la partie verte de la doublure j’ai tout simplement chopé une cotonnade dont la teinte était la plus proche possible de mon lainage.

Bon, je le reconnais, le manteau super large sous lequel on peut porter un gros pull a ses avantages mais aussi ses défauts, autrement dit : niveau sveltesse de la silhouette on fait mieux.

Je dois maintenant faire la partie douloureuse du bilan, le prix total, et là je suis nettement moins bonne élève que Papelhilo : dès le début j’avais décidé d’y mettre le prix que j’aurais payé pour un manteau neuf du commerce, c’est à dire entre 70 et 100€, et j’ai collé à ce budget. 55€ pour le coupon de laine, 20€ pour le satin et le coton de la doublure, 10€50 pour les boutons, 4€ pour le passepoil, soit un total de 89€50 (je ne compte pas le patron car il vient d’un magazine déjà largement rentabilisé), pas donné donc, mais je compte bien le porter plusieurs années et dans le commerce je n’aurais jamais eu un manteau pure laine aussi bien fini pour ce prix là, sans parler de l’aspect sur mesure.

Bref à ce jour c’est à la fois ma réalisation la plus aboutie et la plus chère, mais pour la veste de mi-saison que je compte bien me coudre pour le printemps je rattraperai le coup en tachant d’être super économe en compensation. De plus il me reste une petite largeur de drap et de doublure, de quoi faire éventuellement une capuche amovible, du moins si j’arrive à patronner l’idée qui me trotte par la tête.

Merci à Xave pour les photos, d’accord certaines sont floues, mais que voulez-vous, entre le froid et l’envie d’aller boire des bières cette séance de pose a été expédiée en un temps record.

Drap de laine de chez sacrés Coupons à Paris, doublure violette de chez reine, cotonnade verte et petits boutons violets trouvés sur le marché au tissu itinérant lors de son passage à Louvain, gros boutons violets achetés au Chien du chien à Bruxelles, petits boutons sur la doublure dégottés dans mon stock perso.