Archives du tag: couture

Serial poupées

Ces trois poupées étaient sur ma to-do list depuis des lustres.

Il aura fallu la naissance de ma filleule (yeah !) pour me filer un coup de pied salvateur au popotin. La brune est donc pour cette délicieuse enfant, la rousse pour fiston et la quasi-rasta pour la fille d’une chouette amie.

J’ai à nouveau utilisé le patron du livre Poupées en chiffon, de Corinne Crasbercu. Celui-ci a quelques défauts mais le rendu est choupinet à souhait et surtout il y a une garde-robe complète à coudre incluse, on lui pardonne donc ces quelques points agaçants :

  • Les patrons sont réduits, pour obtenir ces poupées de 48 cm de long (format impeccable pour qu’un enfant leur fasse des câlins satisfaisants) il faut donc photocopier les pièces en les agrandissant à 140%.
  • Il n’y a aucun schéma explicatif, que ce soit pour la poupée elle-même, la chevelure ou les vêtements. À déconseiller aux vrai.e.s débutant.e.s.
  • La méthode expliquée pour la chevelure est vraiment nulle. Rapide hein, mais pas du tout satisfaisante à mon avis.
  • Certains patrons de vêtements sont mal foutus. Par exemple les pièces dos/bretelles de cette salopette qu’il a fallu que je modifie (cf sur photo ci-dessous la différence entre la rouget et la violette).

 

Pour la cheveux j’ai d’abord tricoté une espèce de bonnet, puis je l’ai cousu et j’ai crocheté sur tout le crâne de longs bouts de laine. Cette étape était longue comme un jour sans pain mais ainsi on peut vraiment s’amuser à les coiffer dans tous les sens, ou juste laisser les cheveux détachés.

Comme il s’agissait d’un projet 100% récup’ (tout le matos vient de mes stocks ou a été chopé lors de notre trocante bruxelloise annuelle), j’ai fait avec ce que j’avais sous la main :

  • Baby mérinos de Drops pour la rouquine : ce fil est joli, doux, passe en machine…. Hélas il est trop fin, j’ai passé une plombe à tout fixer, utilisé une pelote et demi (j’avais été pessimiste en commandant ce fil pour un pull) et malgré tout le rendu est bof car on voit beaucoup trop le scalp de la poulette.
  • Merinos extra fine de Drops pour la brunette : le mix noire + fil plus épais a mieux fonctionné, ouf.
  • Mix laine et acrylique pour la rasta. Heureusement que j’avais récupéré plusieurs pelotes de ce fil lors d’une trocante (merci les filles !) : cette perruque a été rapide à faire mais gourmande en fil (le métrage par pelote est faible).

 

Normalement ce patron est conçu pour un tissu non-extensible, teinté au thé pour obtenir une jolie carnation. Cette fois j’ai finalement utilisé un jersey mélangé couleur chair ayant pas mal de répondant. Mille mercis à Mimolette pour ce coupon !

Voici quelques mauvaises photos des étapes.

Le truc vrrrrrraiment cool quand on offre ce genre de cadeaux c’est qu’ensuite plus besoin de se prendre la tête pour les anniversaire. J’offrirai simplement de nouveaux vêtements, de nouvelles chaussures ou le petit cartable sur-mesure.

Malgré ses cheveux filasses, la rouquine est ma préférée car elle me rappelle Mérida, la princesse Rebelle de Dinsey. Je crois que je vais craquer, lui coudre la tenue du dessin animé et bricoler un carquois, un arc et des flèches.

 

Allez, une dernière photo pour la route…

Si ça vous tente de vous lancer dans ce type de projet, zieutez donc cet article que j’ai écrit il y a un bail pour T&N, vous y trouverez moult photos et liens vers différents modèles.

 

Fun wedding #3

Voici quelques mois j’ai eu un méga coup de cœur pour cette jupe un peu folle de N’omose Couture.

Et vlan, un mariage un peu fou a été l’occasion de la réaliser. J’ai déjà causer de la jupe tulipe par ici (et de ce que j’ai cousu pour Fiston et Chéri par là), aujourd’hui je montre enfin la version portée avec une sur-jupe high-low qui tourne !

Edit : je donne le lien vers cette boutique car c’est là que j’ai piqué l’idée mais il ne s’agit pas d’une marque de patrons. J’ai tracé moi-même celui-ci, ce qui était très simple puisqu’il s’agit d’une base en cercle.

Ce système est une vraie trouvaille : c’est le meilleur rapport facilité/effet wahou/confort/prix que j’aie cousu à ce jour !

J’ai croulé sous les compliments le jour J tout en étant trrrrès à l’aise toute la journée, la réalisation a été un peu longue car j’ai préféré doubler la jupe et pris le temps de bien aligner la doublure, mais sinon on ne fait pas plus simple puisqu’il s’agit d’un bête cercle monté sur une ceinture coupée avec le même patron que celle de la jupe tulipe du dessous.

De dos et de profil le rendu me plaît tout autant… Comme le prix puisque pour 30 € en tout (soit 20 pour le coupon de wax d’environ 6m x 1m10 + 2m50 de doublure à 4€ le mètre) j’ai pu me coudre une jupe que je porte quotidiennement, la sur-jupe super frime, deux shorts et un gilet pour Fiston et quelques babioles avec les chutes restantes. Et il me reste encore de grandes chutes de la doublure qui devraient m’être utiles pour des sacs.

Le jour J je portais ceci avec mon top noir en crêpe mais ça passe tout à fait avec mon t-shirt rouge fétiche.

Les mesures utilisées (je mesure 1m70) : 30 cm devant, 70 cm sur le côté et 1m dans le dos, marges de couture à rajouter. Pour fermer l’avant j’ai fait simple et dégainé des boutons pression en résine recouverts avec le tissu de la jupe pour un effet plus discret.

Au passage, je suis vraiment contente du raccord à l’arrière qui est impeccable. À cause de la petite largeur j’ai dû couper la sur-jupe dans le droit fil, il a donc fallu deux hauteur mais les grosses chutes que cela a créé ont pu être rentabilisées. La doublure a elle était coupée dans le biais, pour cela j’ai du couper mon patron au niveau du côté.

En conclusion, ce mix de patrons a un potentiel énorme à mon avis. Pour un mariage plus classique il me suffira de choisir un beau tissu uni, en fait je verrais bien une vraie tenue de mariée cousue ainsi, cette fois avec le top et les deux jupes du même blanc mais quelque chose qui tranche ou avec de subtiles détails pour la doublure. Le gros avantage étant qu’au moins deux des pièces seraient portables au quotidien au lieu de tout remiser dans une housse protectrice, de plus on peut couper la sur-jupe pour en faire une tenue de baptême par exemple.

Si c’était à refaire…. J’ajouterais des poches à la jupe tulipe et je modifierais la ceinture afin qu’elle soit plus haute et emboitante. Ah, j’oubliais : j’investirais aussi dans une doublure de meilleure qualité, celle-ci me semble trop fragile, ça passe pour une tenue que je porterai peu mais pas pour un usage plus intensif.

Je vous laisse avec une (mauvaise mais tant pis) photo de la famille au complet.

Fun wedding #2

Avant de vous montrer LA pièce qui tue de ma tenue de mariage,

Voici ce que j’ai cousu pour mes mecs, le tout avec les restes de mon coupon. Pour léozilla, un ensemble short et gilet issu de magazines Ottobre. Simple et avec un sacré potentiel de choupitude. Bonus : le gilet est réversible en cas de tache.

Quant à l’HLPFDM (l’homme le plus formidable du monde, pour celleux qui ne suivent pas), il a eu droit à un nœud papillon parfaitement clownesque, mais tant que nous étions à ses côtés il n’avait pas l’air ridicule avec. Seul c’était une autre histoire, faut bien le reconnaître. J’ai utilisé ce patron gratos de La Fabrique Éthique.

Le nœud est un poil prise de caboche à faire, mais tout va bien puisqu’on n’a à le faire qu’une fois : il se ferme en réalité dans le dos avec un bouton pression en résine recouvert du même tissu.

 

Tant qu’à faire….

J’en profite pour vous montrer de trrrrrrrrrrès mauvaises photos d’une paire de mitaines en pure laine que je viens de tricoter. Parce que voila, mon sens du timing et de la météo est décidément imbattable.

Patron Borough de Veronica O’Neil, gratuit et en français (traduction d’Elise dispo sur le site In The Loop) . Comme d’hab’ j’ai monté 30 mailles au lieu de 36, le tout avec des aiguilles 5mm, environ 1.7 pelotes de Mérinos Extra Fine de chez Drops.

Y’a pas à ergoter : le rabat qui transforme les mitaines en moufles, c’est bien agréable.

 

Softshell powa

Le softshell a un grrrros potentiel.

Ce tissu double face est constitué d’un côté déperlant (= l’eau glisse dessus mais il n’est pas non plus étanche) et coupe-vent légèrement extensible, à l’intérieur il s’agit de polaire. Cela donne le matériau parfait pour des manteaux de mi-saison. Surtout qu’on en trouve désormais avec des imprimés canons, comme par exemple ce thème Western dont j’suis super fan.

Attention : ce tissu est très peu extensible, il est essentiel de choisir des patrons sans aisance négative, en fait mieux vaut carrément choper des modèles conçus pour des tissus sans la moindre élasticité, comme c’est le cas ici.

Celui-ci vient de chez tissus.net. Même en profitant d’une promo j’en ai eu pour 17€ en comptant les frais de port, mais un mètre a suffit pour confectionner un manteau à capuche en taille 98 et une veste raglan en taille 6 mois : ça reste très raisonnable quand on voit les prix des manteaux de qualité correcte du commerce.

Pour Léozilla, j’ai ressorti le mag’ Ottobre enfant du printemps 2013. Le manteau à capuche est volontairement trop grand, j’espère qu’il tiendra jusqu’au printemps prochain. C’est un patron super simple…. pour lequel j’ai réussi l’exploit de me planter au moment de coudre la sous-patte de la fermeture à glissière.

Ahhhhh l’arrogance de la couturière qui commence à se sentir trop expérimentée pour regarder les explications…. J’en suis tout de même très contente et Léo l’a adopté illico prestissimo. Le tissu étant double face je ne l’ai pas doublé, il y a juste une parementure sur l’avant de la capuche (prévue dans le patron). L’assemblage a été fait à la surjeteuse, les finitions à la machine à coudre.

 

J’ai enchainé avec un ensemble « cadeau de naissance » en taille 6 mois uniquement réalisé avec de grosses chutes. Un tissu assez léger récupéré lors d’une trocante (merci encore Tassadit !) a donc été utilisé pour coudre le pantalon mais aussi border la veste de biais.

En effet le softshell a plein de qualités mais ne rend pas très bien au niveau des ourlets, because l’épaisseur et la texture qui rappellent un peu un néoprène fin. Les surpiqures au ras des pliures rendent même carrément mal je trouve, mieux vaut les faire à deux cm du bord.

Bref, les finitions au biais lui vont bien.

Détail très cool, le patron du pantalon est constitué de deux pièces : une unique jambe de pantalon qui fait le tour de la guibole + un carré pour faire les poches arrière. Plus simple à coudre je ne vois pas. Les deux patrons viennent du même livre en japonais que j’ai déjà largement rentabilisé et dont je suis incapable d’écrire le nom (référence 13 chez les JCA).

Quel pied de coudre en petit format, ça va vite et le taux de mignonitude est impressionnant.