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C’est l’histoire d’une blougueuse….

… Qui avait promis d’écrire un article rapidos.

Mais c’était compter sans la mouise, la poisse, la sainte scoumoune. Entre un souci d’ordinateur et la grippe que toute la famille s’est joyeusement refilée, le temps a passé. Résultat, j’ai encore quelques trucs en plus à montrer. Mais rappelons d’abord que la télécommande de mon appareil photo m’a lâchement abandonnée, d’où ces photos moches prisent avec ma tablette.

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Les chaussettes de ski #2 : pas si mal

Cela se voit que ces chaussettes ne sont pas du tout à ma taille ?

Je chausse du 37 1/2 et me v’la en train de vous présenter du 43 fillette faute de pieds adéquats sous la main. Qu’importe, l’important ici n’est pas tant le résultat que les choix techniques (il va falloir que leur nouveau proprio les porte pour skier pour savoir ce que ça donne vraiment).

Pour ma version test j’avais été plutôt convaincue par la technique des Fish lips kiss heel de Sox Therapist, en grande partie parce qu’elle présente l’avantage non-négligeable de ne pas avoir à faire un striptease panardesque pour vérifier l’avancer du boulot. Las, cette fois je suis toute dubitativée faute de les avoir vues portées par Wonder-Beau-Frère : le talon me semble trop pointu, le pied trop serré, enfin en ce qui concerne ce dernier point sur moi c’est parfait mais même s’il est du genre fin il y a des chances pour qu’il ait le pied plus large que moi…. C’est peu de dire que j’ai hâte qu’il les essaie.

En revanche le point choisi me ravi, même si ce tricot m’a semblé long comme un jour sans pain et à peu près aussi passionnant qu’une chanson de Justin Bieber. En effet je voulais quelque chose de fin mais avec une épaisseur confortable offrant en prime une bonne résistance à la friction. C’est Iseult qui m’a offert la solution sur un plateau via le forum de T&N : le twined knitting c’est topissime morbleu !

Il s’agit de tricoter n’importe quel point -jersey, mousse, côtes etc- mais en utilisant deux fils en simultané (mais pas tricoté ensemble !), l’un pour les mailles paires et l’autre pour les impaires. Le fil non utilisé est passé sur l’arrière du travail ce qui donne une double épaisseur sans que l’aspect extérieur ne s’en ressente, mis à part le fait qu’il y a davantage de tension ce qui resserre la maille.

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Dans la vidéo ci-dessus (dans laquelle je prononce « twisted » telle la reine des nouilles, mais c’est la plaie de se filmer seule en train de tricoter donc vous devrez vous en contenter) je montre comment je m’y suis prise pour tricoter deux fils à la fois tout en conservant une vitesse correcte. Le tricot « continental » a ma préférence mais j’ai appris à tricoter « à la portugaise » lors de mes problèmes de tendinite, ça m’a bien rendu service pour l’occasion ! Si vous voulez essayer je vous conseille de tricoter d’abord un projet à la portugaise avant d’essayer de mixer les deux techniques.

Important : j’ai oublié de le préciser dans cette vidéo mais pour avoir un beau rendu il est essentiel de toujours tricoter les mailles paires avec le même fil, idem pour les impaires et le second fil. Sans quoi vous n’aurez pas ce bel effet « côtes » que l’on voit sur les pieds.

Tout allait bien tant que je tricotais en jersey endroit, et bam, dérapage dans les gravillons : j’ai bêtement décidé de passer très rapidement en côtes 1/1 au dessus de la cheville, ce afin de gagner en élasticité au niveau des mollets. Ce qui est couillon puisque après vérification les deux points ont quasiment la même élasticité alors que les côtes sont très moyennement esthétiques (surtout au niveau des augmentations) et nettement plus casse-pieds à tricoter. En effet en « continental » le point le moins agréable est l’envers et « à la portugaise » c’est l’endroit… et malheureusement pour avoir un bon résultat j’ai du bosser ainsi, au lieu de me la couler douce en bossant endroit en « continental » et envers  « à la portugaise ». C’est ballot.

La bande du haut en côtes 1/1 bicolores est en revanche très jolie, manque de bol cela roulotte, j’ignore si c’est à cause de la technique de rabattage choisie pour son élasticité, ze famous Jeny’s surprinsingly stretchy bind off. Pourtant jusqu’à présent celle-ci ne m’avait encore jamais fait défaut…

Le choix du fil aussi avait son importance : celui-ci devait être chaud, respirant, doux, assez fin, passer en machine et être disponible dans un bel orange. Rien que ça. C’est encore une fois chez Drops que j’ai trouvé mon bonheur avec la qualité Baby Merino. 3 pelotes d’orange (uni 36) et quelques grammes de bleu électrique (uni 33) y sont passés, le tout bossé en circulaire avec mes toutes nouvelles aiguilles circulaires 3mm HiyaHiya qui sont pour l’instant aussi agréable qu’on me l’avait promis, vive le câble qui tourne !

Vivement mars qu’elles aient droit à leur baptême de la poudreuse ! Je mettrai à jour cet article, croisons les doigts pour que ce ne soit pas une cuisante défaite.

 

Les chaussettes de ski #1 : le test

Il n’est pas question de foirer des chaussettes de ski !

Imaginez le drame : le destinataire de ce superbe cadeau de noël (que j’aurais passé des plombes à tricoter) enfile tout guilleret ses chaussettes de ski avant de foncer sur les pistes, rapidement il se sent trop serré mais pense que ça va aller, ce jusqu’à ce qu’il passe 10 mn à se geler les miches les orteils sur un télésiège. Le point de non-retour est atteint, il passera une journée pourrie et rentrera enrhumé et furieux. Pire : déçu.

Avant d’attaquer ce cadeau il était donc indispensable de bien réfléchir au modèle et au fil, puis de faire quelques tests, d’où ces chaussettes roses en acrylique.

Comme les futures chaussettes doivent monter au genou d’un homme que je n’ai pas sous la main pour faire des essais, l’occasion était idéale pour dégainer les explications des Fish Lips Kiss Heels de Sox Therapist.

Attention ! Il ne s’agit pas d’un patron mais du descriptif détaillé d’une méthode pour améliorer l’ajustement de n’importe quel patron de chaussettes (bossé de haut en bas ou de bas en haut) en tricotant ZE talons sur mesure qui garantiront un confort absolu. Du moins d’après l’auteur.

L’avantage non négligeable c’est que l’on commence par découper une forme en carton et dessiner dessus. Dès la fin de cette étape le destinataire peut filer, il suffit de marquer son nom sur l carton et on n’a plus besoin de lui. Pratique non ?

 

Et alors, ça marche ?

Rien que pour le plaisir de pouvoir tricoter des chaussettes dans le métro sans avoir à me mettre pied nu pour les essayer, je ne regrette pas mes 1$20. Le système présenté est bien vu, clair (mais uniquement en anglais) et intéressant. De plus j’ai appris une nouvelle technique canon pour réaliser les « wrap and turn » des rangs raccourcis.

Je conseille fortement de commencer par un essai pour voir comment la chaussette doit s’ajuster sur la forme en carton. Bien que le talon soit effectivement très confortable et reste bien en place, ces chaussettes sont un poil trop larges à mon goût. Mais désormais je pense piger comment tout ça doit se mettre en place.

Destinataire : j’attends ton panard en carton de pied ferme !


Soquettes et tawashi

Je n’ai pas pu résister….

Il FALLAIT que je me tricote une paire de soquettes à rayures changeantes, mais cette fois en combinant deux fils de coloris différents, quoique copains comme les doigts de la main. On ne le dirait pas en voyant cette paire mais il s’agit bien des deux mêmes pelotes de fil à chaussettes Delight de Drops, coloris mauve/vert-14 et turquoise/violet-09.

Le patron, encore et toujours, est celui de Noro stripey socks de Faith. Gratos, en english, canon. Je les ai juste raccourcies en tricotant uniquement 4 rangs en jersey entre la bordure et le talon. Aiguilles 2.25mm, 64 mailles montées de façon élastique, côtes 1/1…. Pour plus d’info n’hésitez pas à aller jeter un œil à ma première version de ce chouette patron.

Je les SURKIFFE ! Oui. Même si les hasards des changements de couleur font qu’elles sont très différentes. Comme en prime je n’ai utilisé que la moitié de chaque pelote il me reste de quoi en tricoter une autre paire qui sera surement tout aussi dissemblable, je pourrai m’amuser à les mélanger.

Le fil n’est pas désagréable à travailler une fois que l’on s’est habitué à son aspect irrégulier et presque feutré, mais aux pieds elles picotent un chouïa je trouve. Rien de grave mais si vous êtes sensibles n’utilisez surtout pas ce fil pour tricoter un châle.

 

Mmmmmmmmais ce n’est pas tout : je vais vous causer japonais pour changer.

En fait non, je ne cause pas un mot de japonais et en vrai je m’appelle Amélie, pas Sakiko. Un tawashi, j’ignorais ce que c’était jusqu’à ce que ces drôles de bestioles commencent à envahir Ravelry. Il s’agit d’un objet permettant de frotter (la vaisselle, la peau pour exfolier….), comme une éponge. Sauf que les tawashi tricotés/crochetés ont le gros avantages d’être plus écolo car ils se lavent en machine et durent longtemps.

Pour un séchage rapide et éviter la prolifération des bactéries, mieux vaut utiliser de l’acrylique. Pas du tout écolo en théorie, mais j’ai utilisé ici une pelote récupérée lors d’une trocante, et il suffit de peu de fil donc c’est un super projet pour finir les restes.

Il paraît que le plus efficace est de tricoter en double un fil acrylique avec une bande de tulle, pour un rendu plus abrasif mais tout de même doux pour la peau…. N’ayant pas de tulle sous la main et pas l’intention d’en acheter exprès, j’attendrai de trouver un moyen d’en récupérer d’occasion pour tester la chose. J’ai aussi vu passer quelques réalisations en coton, voire réalisées avec des bandes de t-shirt découpé. Ça me semble une très mauvaise idée car le coton n’évacue pas bien l’humidité, d’où un temps de séchage plus long et tous les inconvénients qui l’accompagnent.

Ce tawashi fait environ 2/3 d’une éponge de cuisine normale, et se câle agréablement dans le creux de ma mimine.

Après avoir zieuter quelques patrons et réalisations, j’ai opté pour un mélange perso, au tricot car je n’aime pas crocheter :

  1. Pour la forme, j’ai utilisé le patron d’hexipuff initialement destiné à la couverture Beekeeper’s quilt de Tiny Owl Knits (sympa, mais plus de 6€ pour un patron en réalité si simple, c’est un chouïa exagéré à mon avis, j’dis ça j’dis rien).
  2. Il se tricote en rond après un montage équivalent à celui des chaussettes toe-up, normalement avec des doubles pointes mais c’est très bien passé en magic loop avec mes aiguilles circulaires 3.5 mm.
  3. Après un premier essai dont la maille ne se tenait pas assez à mon goût et qui laissait voir le rembourrage (le plus petit des trois), j’ai préféré tricoter en double, toujours avec les aiguilles 3.5 mm : résultat serré assuré, même si c’est plus fatiguant pour les mains.
  4. Chaînette crochetée pour pouvoir les faire sécher en hauteur.
  5. Rembourrage avec un sac plastique (ça permet de faire baisser le stock qui encombre la cuisine de ma mère) : le tawashi est plus agréable à tenir en main ainsi. Les versions plates ne me disaient rien.
  6. Pas de couture, après rembourrage j’ai refermé le tawashi en grafting plutôt qu’avec un rabattage aiguilles/crochet comme indiqué dans le patron.
  7. Pour un rendu en relief pour mieux « gratter », j’ai tricoté un rang sur deux avec un point fantaisie simple : faire un jeté, tricoter deux mailles (pas ensemble, juste les tricoter à la suite), rabattre le jeté par dessus ces deux mailles, recommencer jusqu’à la fin du rang.
    Pour les deux premiers essais j’ai utilisé ce point sur l’endroit, puis réalisé que l’envers était encore plus texturé, cf la photo ci-dessus.

 

Je suis très satisfaite du rendu et c’est tellement fastoche et rapide à tricoter que je compte bien m’en faire de toutes les couleurs…. Mes tawashis tiendront-ils le coup ? Met-on un S au pluriel de tawashi ? Monsieur Jones me fera-t-il enfermer quand il apprendra que j’ai cessé d’acheter des éponges ?

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