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Amelia

Ce châle, baptisé Amélia, me faisait de l’oeil depuis un moment.

Ça va être difficile de l’envoyer à ma pote Aloïne, heureusement grâce à mon amie Astrid la douleur ne sera que passagère puisqu’elle vient de m’offrir de quoi le réaliser en noir, pour ma pomme cette fois, joie ! Si je suis aussi enthousiaste c’est parce que sa forme particulière le rend aussi facile à porter en châle romantique que noué autour du cou et des épaules.

Il vous plaît mais vous débutez ? Ça tombe bien : Audrey Collete a créé un modèle joli et fastoche. Long comme un jour sans pain à tricoter…. mais fastoche. La dentelle ne se tricote que sur l’endroit et est très simple à mémoriser, comme la construction d’ailleurs. Bonus : le patron existe en français et en anglais.

Le fil choisi est par-fait. J’ai opté pour le Baby Merino de chez Drops pour sa grande douceur, le fait qu’il se lave en machine à 30° n’est pas mal non plus.

Il aura fallu un peu plus de 5 pelotes tricotée en 4.5mm pour obtenir ce résultat, mais ce fut chaud : je n’en avais prévu que 5, voyant que j’allais tomber en rade 10 rangs avant la fin des côtes j’ai commencé à rabattre, le rabattage étant trrrrès gourmand je suis tombée en rade tout de même…. Heureusement qu’il me restait dans un coin un peloton du même fil, que j’avais utilisé pour mon pull foireux.

À propos du rabattage justement, j’ai préféré ne pas suivre le patron car, après un essai, les picots ne me plaisaient pas, ils étaient trop irréguliers. Pour un effet de vaguelette moins marqué j’ai opté pour cette technique : (tout est tricoté endroit)

tricoter 2 mailles | tourner l’ouvrage (= envers) tricoter à nouveau ces 2 mailles | tourner à nouveau (= endroit) tricoter encore ces 2 mailles | rabattre 1 maille | tricoter 1 maille (il y a à nouveau 2 mailles sur l’aiguille droite). Recommencer jusqu’à ce qu’il ne reste que 2 mailles et les rabattre.

 

Prochains projets : un manteau pour Léozilla, des robes pour moi, des pyjamas et robes pour Frangine Bien Aimée, le cadeau de noël incroyablement en retard de Wonder Belle-Soeur…

Quelqu’un sait où je pourrais acheter un « retourneur de temps » à prix compétitif ?


Vite vite

Me voila enfin rentrée de ce fameux gn 1874.

Je suis sur les rotules mais la tournure et les accessoires ont tous été finis à temps, il ne me reste plus qu’à les immortaliser et ajouter les explications nécessaires.
En attendant voici mon dernier châle, encore un New Orleans puisque je voulais tester les dernières modifications apportées à ce patron maison.

Difficile de donner des détails… Le fil m’a été offert par Lili the banyan tree lors d’un troc il y a plus de deux ans déjà (merci merci !) : deux écheveaux pure laine teints à la main, enfin plutôt au spray je crois, sur la table de sa cuisine.

J’aime énormément les effets obtenus, avec quelques discrètes pointes de vert dans une mer de bleu nuancé.

Il est grand, chaud et moelleux, que demande le peuple ?

 

Duo (presque) gagnant

Mais que vois-je ? Non pas un mais deux nouveau trucs d’un coup ! C’est un jour faste…..

Qu’ont donc en commun cette robe (n°5 du magazine Ottobre 05/2015) et le châle qui l’accompagne plutôt bien (patron perso baptisé New Orleans) ? Leur imperfectitude. Je suis tristoune d’avoir raté les deux et inventer des mots me réconforte, c’est comme ça.

On attaque avec le châle :

S vous suivez un peu ce qui se passe par ici, vous savez que j’ai créé ce modèle pour Thread&Needles il y a des années de cela, que c’était mon tout premier patron (nous étions jeunes, nous étions fous..) et qu’il a des défauts. Bref, j’ai décidé de le réécrire et d’en profiter pour faire quelque modifications, d’où des tests, d’où ce châle pour lequel j’ai tenté un truc insatisfaisant qui ne restera donc pas dans les annales, tant pis.

Il a été réalisé avec des aiguilles 6.5mm et pile 2 pelotes de fil Air de la marque Drops, coloris rouge rubis.

En prime il me manquait quelques pauv’ centimètres pour le finir. Comme j’ai utilisé le rabattage extensible de Jeny je savais qu’en dé-rabattant quelques mailles puis en reprenant le rabattage sans utiliser cette technique, très gourmande en fil, je m’en sortirai tout juste. Je n’avais pas réalisé à quel point la technique de Jenny est extensible… Las, la différence entre les deux parties était flagrante lors du blocage, qui n’est pas aussi réussi qu’il aurait dû l’être. Tant pis bis repetita.

Le résultat reste heureusement fort honorable, en fait je suis plutôt contente puisque me voila o-bli-gée de le garder pour ma pomme au lieu de le mettre dans ma mini-boutique, ce qui est fort plaisant puisque je suis fan de ce fil moelleux et très chaud. Dans sa version bleue j’étais quand même un peu freinée par la brillance de l’armature en nylon, mais ici elle est noire, ce qui la rend bien plus discrète et rajoute de la profondeur à la couleur.

 

Au tour de la robe de se faire tailler un costard :

Ce patron Ottobre me faisait de l’œil depuis un bail, et je n’avais même pas encore réalisé à quel point il est facile à coudre. Tenez-vous bien, dans cette version sans poches il n’y a que 3 pièces à couper car la parmenture est incluse dans ces pièces !

Et ouais, c’est la magie de l’encolure quasi-rectangulaire sur une découpe à manches raglans : il suffit de coudre en suivant l’angle, puis on rabat et TADAMMMM l’encolure est en place.

Tout ça est bel et bon, hélas le patronage du reste n’est pas fabuleux. Comme je bossais en vitesse je n’ai pas fait de toile et j’ai un peu bâclé l’ajustement du dos (pourtant fastoche puisque celui-ci est en deux parties). La cambrure est désormais bien marquée mais il reste un vilain pli au niveau de l’attache de mon soutien-gorge, cf les photos ci-dessous. C’est rattrapable mais je ne suis pas certaine d’avoir la motivation pour m’y remettre car…

Il y a un autre souci non négligeable : j’adore ce jersey épais chopé chez Tissu Passion (encore heureux vu qu’il m’en reste 2 mètres), mais il aurait mieux valu le garder pour des projets sans aisance négative car il marque tous les reliefs, y compris les coutures de mon collants. Et mes poignées d’amour. Et ma culotte de cheval d’amour. Et …. Vous avez pigé l’idée. Seul le confort extrême de cette robe et mon amour pour cette encolure m’empêchent de la balancer manu militari.

Reste à savoir ce que je vais faire avec les 2 mètres de jersey bleu moelleux qu’il me reste… Un petit gilet et un sweat-shirt probablement.

 

Ce châle n’est pas noir

Donc, ce châle aurait dû être noir.

Bêtement (faut bien le dire) j’ai repris le fil Julia de la marque Zeeman puisque pour ce type de tricot le rendu prix/douceur/entretien/moelleux est assez cool. Pas de bol, la gamme de couleur est en revanche bien limitée. « Y’a pas de problème, que des solutions…. Je n’aurai qu’à utiliser la teinte blanc cassé et teindre après coup, et zou galinette ! » sauf qu’en fait, avec 80% d’acrylique et seulement 20 de laine il paraît que c’est une mauvaise idée, donc non, ce châle ne sera pas noir.

Caramba, encore raté !

À part ça je suis vraiment contente. Je voulais une construction en triangle simple, du type Galachio mais avec une construction un chouïa différente, un rendu parfaitement réversible et un p’tit quelque chose en plus en finition, c’est chose faite.

J’aime beaucoup la texture du double point de riz ainsi que le discret détail des points ajourés juste avant le rang de rabattage (qui n’est guère visible sur mes photos, il va donc falloir me croire sur parole).

Que dire d’autre ? Il est grand, mais alors vraiment grand.

Là il est 06h42, l’insomnie m’a eue de guerre lasse et poussée vers mon clavier* mais il n’est pas question de réveiller la maisonnée à la recherche de mon mètre de couturière. J’ajouterai les mensurations de la bête plus tard. Sachez juste que 4 pelotes y sont passées, soient 680 m/400 gr tricoté avec des aiguilles circulaires 6.5mm.

Wonder Belle-soeur le porte trrrrrrrès joliment sur ces photos de vacances (merci oh, chère mannequin !) mais, si elle valide la couleur, ce sont les épaules de ma pote Isabelle qu’il va aller rejoindre. Sinon tant pis, je lui en tricoterai un autre…. Auquel cas j’hésite entre me le garder (gningningnin à moaaaaaaa !) ou être raisonnable (comment ça, j’ai trop de châles ?!) et le proposer dans ma boutique.

Les prochaines semaines de vacances seront studieuses dans la famille Jones, mais pour une fois il n’y aura ni couture ni tricot, ou alors trois fois rien : je planche actuellement sur un scénario de gn que je compte bien faire jouer plusieurs fois à partir de septembre. C’est la dernière ligne droite et il me reste pas mal de rédaction avant d’être satisfaite. N’attendez donc pas trop après les mises à jour de ce blog.

Par contre si cet automne/hiver vous pouvez vous déplacer à Bruxelles ou Paris et avez envie de tester un jeu de rôle grandeur nature un peu expérimental, sans costume, de 5 heures environ (en comptant des ateliers préparatoires) et qui causera d’amour, d’amitié et du destin, alors…. Bah laissez un ‘ptit mot ci-dessous afin que je puisse éventuellement vous faire signe.

Allez, un p’tit coup d’Anne Sylvestre en phase grandiloquente pour fêter ça !

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* Ne me plaignez pas trop pour l’insomnie : là j’écris face à une baie vitrée avec vue sur la mer. La lumière du petit jour est superbe, la plage déserte, un chat ronronne en écoutant le bruit des vagues…. Y’a pire dans l’existence.