Archives du tag: châle

Vite vite

Me voila enfin rentrée de ce fameux gn 1874.

Je suis sur les rotules mais la tournure et les accessoires ont tous été finis à temps, il ne me reste plus qu’à les immortaliser et ajouter les explications nécessaires.
En attendant voici mon dernier châle, encore un New Orleans puisque je voulais tester les dernières modifications apportées à ce patron maison.

Difficile de donner des détails… Le fil m’a été offert par Lili the banyan tree lors d’un troc il y a plus de deux ans déjà (merci merci !) : deux écheveaux pure laine teints à la main, enfin plutôt au spray je crois, sur la table de sa cuisine.

J’aime énormément les effets obtenus, avec quelques discrètes pointes de vert dans une mer de bleu nuancé.

Il est grand, chaud et moelleux, que demande le peuple ?

 

Duo (presque) gagnant

Mais que vois-je ? Non pas un mais deux nouveau trucs d’un coup ! C’est un jour faste…..

Qu’ont donc en commun cette robe (n°5 du magazine Ottobre 05/2015) et le châle qui l’accompagne plutôt bien (patron perso baptisé New Orleans) ? Leur imperfectitude. Je suis tristoune d’avoir raté les deux et inventer des mots me réconforte, c’est comme ça.

On attaque avec le châle :

S vous suivez un peu ce qui se passe par ici, vous savez que j’ai créé ce modèle pour Thread&Needles il y a des années de cela, que c’était mon tout premier patron (nous étions jeunes, nous étions fous..) et qu’il a des défauts. Bref, j’ai décidé de le réécrire et d’en profiter pour faire quelque modifications, d’où des tests, d’où ce châle pour lequel j’ai tenté un truc insatisfaisant qui ne restera donc pas dans les annales, tant pis.

Il a été réalisé avec des aiguilles 6.5mm et pile 2 pelotes de fil Air de la marque Drops, coloris rouge rubis.

En prime il me manquait quelques pauv’ centimètres pour le finir. Comme j’ai utilisé le rabattage extensible de Jeny je savais qu’en dé-rabattant quelques mailles puis en reprenant le rabattage sans utiliser cette technique, très gourmande en fil, je m’en sortirai tout juste. Je n’avais pas réalisé à quel point la technique de Jenny est extensible… Las, la différence entre les deux parties était flagrante lors du blocage, qui n’est pas aussi réussi qu’il aurait dû l’être. Tant pis bis repetita.

Le résultat reste heureusement fort honorable, en fait je suis plutôt contente puisque me voila o-bli-gée de le garder pour ma pomme au lieu de le mettre dans ma mini-boutique, ce qui est fort plaisant puisque je suis fan de ce fil moelleux et très chaud. Dans sa version bleue j’étais quand même un peu freinée par la brillance de l’armature en nylon, mais ici elle est noire, ce qui la rend bien plus discrète et rajoute de la profondeur à la couleur.

 

Au tour de la robe de se faire tailler un costard :

Ce patron Ottobre me faisait de l’œil depuis un bail, et je n’avais même pas encore réalisé à quel point il est facile à coudre. Tenez-vous bien, dans cette version sans poches il n’y a que 3 pièces à couper car la parmenture est incluse dans ces pièces !

Et ouais, c’est la magie de l’encolure quasi-rectangulaire sur une découpe à manches raglans : il suffit de coudre en suivant l’angle, puis on rabat et TADAMMMM l’encolure est en place.

Tout ça est bel et bon, hélas le patronage du reste n’est pas fabuleux. Comme je bossais en vitesse je n’ai pas fait de toile et j’ai un peu bâclé l’ajustement du dos (pourtant fastoche puisque celui-ci est en deux parties). La cambrure est désormais bien marquée mais il reste un vilain pli au niveau de l’attache de mon soutien-gorge, cf les photos ci-dessous. C’est rattrapable mais je ne suis pas certaine d’avoir la motivation pour m’y remettre car…

Il y a un autre souci non négligeable : j’adore ce jersey épais chopé chez Tissu Passion (encore heureux vu qu’il m’en reste 2 mètres), mais il aurait mieux valu le garder pour des projets sans aisance négative car il marque tous les reliefs, y compris les coutures de mon collants. Et mes poignées d’amour. Et ma culotte de cheval d’amour. Et …. Vous avez pigé l’idée. Seul le confort extrême de cette robe et mon amour pour cette encolure m’empêchent de la balancer manu militari.

Reste à savoir ce que je vais faire avec les 2 mètres de jersey bleu moelleux qu’il me reste… Un petit gilet et un sweat-shirt probablement.

 

Ce châle n’est pas noir

Donc, ce châle aurait dû être noir.

Bêtement (faut bien le dire) j’ai repris le fil Julia de la marque Zeeman puisque pour ce type de tricot le rendu prix/douceur/entretien/moelleux est assez cool. Pas de bol, la gamme de couleur est en revanche bien limitée. « Y’a pas de problème, que des solutions…. Je n’aurai qu’à utiliser la teinte blanc cassé et teindre après coup, et zou galinette ! » sauf qu’en fait, avec 80% d’acrylique et seulement 20 de laine il paraît que c’est une mauvaise idée, donc non, ce châle ne sera pas noir.

Caramba, encore raté !

À part ça je suis vraiment contente. Je voulais une construction en triangle simple, du type Galachio mais avec une construction un chouïa différente, un rendu parfaitement réversible et un p’tit quelque chose en plus en finition, c’est chose faite.

J’aime beaucoup la texture du double point de riz ainsi que le discret détail des points ajourés juste avant le rang de rabattage (qui n’est guère visible sur mes photos, il va donc falloir me croire sur parole).

Que dire d’autre ? Il est grand, mais alors vraiment grand.

Là il est 06h42, l’insomnie m’a eue de guerre lasse et poussée vers mon clavier* mais il n’est pas question de réveiller la maisonnée à la recherche de mon mètre de couturière. J’ajouterai les mensurations de la bête plus tard. Sachez juste que 4 pelotes y sont passées, soient 680 m/400 gr tricoté avec des aiguilles circulaires 6.5mm.

Wonder Belle-soeur le porte trrrrrrrès joliment sur ces photos de vacances (merci oh, chère mannequin !) mais, si elle valide la couleur, ce sont les épaules de ma pote Isabelle qu’il va aller rejoindre. Sinon tant pis, je lui en tricoterai un autre…. Auquel cas j’hésite entre me le garder (gningningnin à moaaaaaaa !) ou être raisonnable (comment ça, j’ai trop de châles ?!) et le proposer dans ma boutique.

Les prochaines semaines de vacances seront studieuses dans la famille Jones, mais pour une fois il n’y aura ni couture ni tricot, ou alors trois fois rien : je planche actuellement sur un scénario de gn que je compte bien faire jouer plusieurs fois à partir de septembre. C’est la dernière ligne droite et il me reste pas mal de rédaction avant d’être satisfaite. N’attendez donc pas trop après les mises à jour de ce blog.

Par contre si cet automne/hiver vous pouvez vous déplacer à Bruxelles ou Paris et avez envie de tester un jeu de rôle grandeur nature un peu expérimental, sans costume, de 5 heures environ (en comptant des ateliers préparatoires) et qui causera d’amour, d’amitié et du destin, alors…. Bah laissez un ‘ptit mot ci-dessous afin que je puisse éventuellement vous faire signe.

Allez, un p’tit coup d’Anne Sylvestre en phase grandiloquente pour fêter ça !

Image de prévisualisation YouTube


* Ne me plaignez pas trop pour l’insomnie : là j’écris face à une baie vitrée avec vue sur la mer. La lumière du petit jour est superbe, la plage déserte, un chat ronronne en écoutant le bruit des vagues…. Y’a pire dans l’existence.


New Orleans moelleux

J’ai bêtement cherché pendant des plombes quel châle tricoter avec ce fil.

J’m'explique : Drops a sorti un fil intriguant, baptisé Air, que je voulais tester. On l’obtient par soufflage, ce qui donne un résultat assez cool, très léger. Une pelote de 50 gr de fil aran mesure donc 150 mètres au lieu de 75 à 85.

Photographié de près, on voit bien la structure en nylon, qui est nettement moins visible normalement, j’ai juste collé un coup de flash pour la faire bien ressortir. Cela donne un fil poilu et légèrement brillant, agréable à travailler mais avec peu de définition (pas top pour les torsades).

Pas de torsades donc, et j’avais (encore) envie de tricoter un châle amusant et fifille à souhait. Le choix logique était la dentelle. Donc chasse au châle en dentelle avec un fil aran, puis échec, puis chasse à n’importe quel châle… Et boum, je suis retombée sur…. le tout premier patron que j’ai écrit, le New Orleans. Je l’avais créé pour T&N dans un fil plus fin (et qui finalement rend beaucoup moins bien que celui-ci).

Ça se voit que c’était le premier : j’étais jeune, nous étions fous, l’enthousiasme l’emportait sur la clarté…

Le patron est cool mais médiocrement écrit, avec en prime un petit bug à corriger. Je me suis bien amusée car il monte vite et varie les points tout en restant simple, et je vais recommencer très vite afin de corriger le-dit bug, réécrire la chose, en faire un pdf et plof, je le remettrai à disposition sur t&n.

Comme je le disais, le mix fil aran/aiguilles 6.5mm lui va particulièrement bien, et j’ai utilisé pile poil deux pelotes. Si c’était à refaire j’enlèverais juste une répétition pour la dentelle finale car j’ai à peine réussi à le finir, j’ai bien cru manquer de fil.

Le rendu est très agréable, mais pour les plus sensibles à la laine passez votre chemin car ce mélange laine/alpaga peut légèrement picoter.

Avant blocage, j’ai eu un gros doute à cause du nylon. À tort car ce fil se bloque parfaitement après lavage (j’ai préféré éviter d’utiliser la vapeur).

Il a suffit de trois épingles par arrondi pour donner une forme impeccable. Si je n’avais pas déjà trop de châles je le garderais, mais il va aller rejoindre ma pile de tricots à vendre pour arrondir les fins de mois (faut bien payer ma dope laine m’sieur l’juge !).