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Minoru mi-raisin

J’aime ma veste Minoru malgré tout.

Malgré tout quoi au juste ? Malgré quelques défauts vraiment agaçants, à commencer par la capuche, dont la forme est très décevante ; trop large, soit elle me tombe sur les yeux, soit elle retombe en arrière, une vraie plaie. De plus il y avait un criant manque de poches, j’ai donc ajouté deux poches à soufflets à l’extérieur.

Mon manteau de pluie a tout de même quelques sacrés atouts. Il est rudement chouette avec sa taille marquée dans le dos par un large élastique, ses poignets bien serrés, sa poche intérieure pratique, sa doublure confortable (réalisée avec un joli coton pour le corps et du satin pour les manches) et surtout le large col qui permet de ranger la capuche. Je l’ai réalisé avec du softshell, un tissu avec une face déperlante et l’autre en polaire fine, ce qui en fait le parfait manteau de mi-saison (que je porte encore en plein hiver, puisque je peux sans souci porter un gros pull en dessous).

Petit détail qui ne se voit guère en photo, j’ai ajouté du biais réfléchissant au niveau de l’encolure et des poignets. Ainsi me voila mine de rien bien visible la nuit, éclairée par les phares des voitures.

Est-ce que je conseille ce patron ? Franchement, bof. Il fait le job mais sans plus. Si c’était à refaire, je testerais plutôt l’Utility jacket Totsi de Waffle Patterns, en modifiant le col pour pouvoir y ranger la capuche et en ajoutant de quoi resserrer les poignets.


L’écureuil volant géant

Fin septembre dernier, je suis partie camper dans un endroit froid et humide, brrrrrrrrr.

Y’avait pas tellement le choix : le confinement était fini mais les mesures covid restaient en place, donc pour ne pas avoir à annuler ces cinq jours avec mes potes il fallait impérativement que ce soit en extérieur. Moi pas aimer avoir froid.

J’ai donc dégainé un patron gratis repéré depuis longtemps, Billie adult wearable blanket de Diby. J’ai cousu la taille M en version longue, à capuche et surtout doublée. Il aura donc fallu pas moins de six mètres de polaire pour réaliser la bestiole, mais ça valait mille fois le coût.

À mon arrivée, quand j’ai revêtu mon habit de lumière mon attirail d’écureuil volant géant (dixit l’un de mes amis), je ne vous cache pas qu’il y eut moult rires et moqueries. Ça a duré environ une heure : après cela tout le monde essayait de se glisser dedans avec moi, me faisait des câlins pour se réchauffer les mains dans la poche ventrale, et j’avais reçu au moins cinq commandes. J’ai même dormi dedans en plus de mon sac de couchage la dernière nuit, qui était particulièrement fraiche.

Depuis j’ai réalisé la version enfant pour mon Gremlin puis cousu d’autres versions pour adultes à offrir aux aminches, mais pas doublées cette fois, c’est plus pour se blottir sur un canapé que pour l’extérieur. Ce patron est diablement simple et efficace.

Bébé marin

Aujourd’hui fiston débute une carrière de mannequin flou.

Cet ensemble n’est pas pour sa pomme (pauv’ enfant misérable à qui sa mère ne coud quasi rien) mais pour le nouveau-né d’une amie. L’expérience m’ayant prouvé qu’à la naissance on est couvert de cadeaux mais rarement au-delà de la taille « 6 mois » j’ai préféré couper l’ensemble en 74 cm…. Et à ma grande surprise ça va encore à peu près à mon grand bonhomme de 18 mois/86 cm. Mais il faut dire qu’il est très mince.

Attaquons avec la marinière à capuche, patron #3 (page 8 )du mag’ Ottobre de l’automne 2014.  Bébé a l’air particulièrement benêt quand elle est boutonnée ? (Le flou le cache, mais croyez-moi sur parole : benêt il a l’air) C’est bien pour ça que j’ai choisi ce patron ! Pas pour le plaisir de prendre des photos sur lesquelles mon fils a l’air nouille (je suis indigne mais pas à ce point) mais parce que les capuches des fringues enfants n’ont souvent qu’une utilité toute relative : ça ne tient pas en place et ne protège pas les oreilles du vent coulis. Là si. Joie !

On voit tout de même que la carrure est trop serrée pour Léozilla et que les manches commencent à être justes. Le jersey épais et peu élastique pour marinière vient de chez Vêtements marins, (attention : je l’avais en stock depuis des lustres et j’ignore si la qualité est restée la même) il est très agréable à coudre car stable, par contre laissez tomber les patrons prévoyant beaucoup d’aisance négative.

J’ai utilisé ma surjeteuse pour le montage et la recouvreuse pour les finitions mais c’est le type de jersey qui supporte très bien d’être travaillé avec le point élastique et l’aiguille double d’une machine à coudre.

Et le futal alors ? Celui-là c’est une autre histoire, mais je vous présente d’abord la bête : le jean #7 (page 6) du mag’ Ottobre de l’automne 2013. Toujours en 74 cm… Mais cette fois non seulement la longueur est toujours bonne en 86 cm mais en plus Léo nage dedans, en particulier au niveau de la taille et ce malgré la ceinture élastiquée au dos.

Pour le coup je pense que c’est de ma faute : en cousant l’élastique j’ai été trop soigneuse et l’une de mes coutures nuit à l’extensibilité du truc.

Il ne le perd pas, c’est déjà ça. Si le fils de mon amie ne marche pas tout de suite il y a de bonnes chances pour qu’il fasse du gras et le remplisse mieux, mais au cas où j’ai tout de même bricolé à l’arrière un système de boutons pression afin de le resserrer.

À part ce détail je suis ultra fan de ce jean qui a tout d’un vrai : poches, empiècement dos, coutures rabattues, braguette zippée et bouton riveté… J’ai juste fait l’impasse sur les passants (j’ai eu tort : il m’aurait suffit de coudre vite fait une ceinture pour arranger le souci d’ajustement).

Le jean stretch rouge a été pioché dans mon stock, il me reste de quoi en faire un à ma taille et surtout un autre mini pour Léo : quand je l’ai changé après les photos il était désespéré que je le lui enlève, à tel point qu’il a retiré son pantalon et essayé de remettre celui-ci. C’est la première fois qu’il montre un quelconque intérêt pour un vêtement, c’est ballot que ce soit pour un autre.

Que dire d’autre ? On ne le voit pas bien sur les photos mais le biais utilisé pour souligner les diverses poches est décoré de petites ancres marines, c’est ultra chou. Malgré la largeur du futal je suis enchantée, et le destinataire pourra le porter durant des mois (en roulant les manches et les jambes d’abord).

Ottobre propose décidément des patrons extra pour les enfants (enfin quand on aime coudre des tissus extensibles, sinon c’est la lose) et ça fait plaisir de bosser sur ce genre de mignonneries miniatures.

 

Le petit ninja rouge

Tremblez loups, rassurez-vous grand-mères !

Munie de son tout nouveau Montana hat and cowl, le p’tit ninja rouge a décidé de ne plus se laisser malmener, en particulier par le froid.

Ce patron de Grace Rose est le parfait complément à ma collection de cols et capuches pour froid extrême, aux côtés de l’OCNI et du Ninja mask of awsomness. Certes, cette collection est peu utilisée puisque je ne vis pas dans un pays si froid que ça, mais j’adore être prête à toute éventualité et le mix capuche/col qui se glisse sous le manteau/col intérieur qui peut être remonté sur le nez me botte à fond les ballons.

Je ne regrette pas mes sous car ce modèle m’a définitivement réconciliée avec les capuches tricotées, que je trouve souvent ratées. Celle-ci a une forme nickel et tient en place, tout en étant simple et agréable à tricoter.

Le tout monde vite et bien, j’ai juste rallongé les deux cols (intérieur et extérieur) car je tricote plus serré que ce qui est préconisé. Ma capuche est donc moins large que celle du modèle mais ça m’arrange, je la préfère juste assez large pour pouvoir porter un bonnet dessous.

Il a fallu environ 3.9 pelotes de laine Eskimo de la marque Drops, tricotée avec des aiguilles circulaires 9mm. Ce fil est top pour ce type de projet, il pique un peu mais je ne suis pas sensible à la laine donc ça passe bien, de plus j’ai pu faire des raccords de pelotes invisibles grâce à la technique du joint feutré (en désépaississant les deux fils au préalable).

Mille mercis à Hélène qui m’a généreusement fait don de 11 pelotes lors de notre trocante, j’ai encore de quoi m’amuser avec le reste du stock, youhou !

 

Maiiiiiiis ce n’est pas tout pour aujourd’hui.

D’abord je ne suis vraiment pas convaincue par mon bonnet Rikke Rose, joli et qui tient bien en place mais qui est décidément trop slouchy à mon goût. Comme il plaisait à certaine il est donc à gagner.

C’est simple : je pense à un chiffre entre 0 et 1000, ce bonnet ira à celui ou celle qui, grâce à ses dons de télépathie, donnera le chiffre le plus proche dans les commentaires. Attention, il a été tricoté dans un mélange d’alpaga et laine moelleux mais qui gratouillera les peaux les plus sensibles, abstenez-vous si c’est votre cas.

Une seule participation par personne et aucune restriction de pays. Vous avez jusqu’au 6 novembre à minuit pour participer.

 

Maiiiiiiis…. Quoi, j’ai encore des trucs à raconter ?

Sachez que se tiendra les 10 et 11 décembre la toute première Convention du Costume, organisée par l’association CHA près du métro Kremlin-Bicêtre à Paris. Je peux enfin dévoiler le programme des festivités et, oh surprise, j’y animerai un atelier dédié à la dentelle tricotée samedi 10 de 12h à 13h (il est indispensable de savoir déjà tricoter les points de base pour y participer : tricoter endroit et envers, et si possible savoir monter les mailles et les rabattre).

Samedi

Dimanche

 

Le reste du programme déchire, que vous soyez fan de reconstitution historique ou de costumes plus fantaisistes, de modélisme, de broderie… ou juste curieux/se, vous y trouverez forcément votre bonheur. Je ferai signe dès que les billets seront mis en vente (moins de 10€ par jour car les organisateurs et intervenants sont tous des passionnés bénévoles). Au passage, si vous voulez rejoindre l’équipe organisatrice et passer du bon temps là-bas tout en filant un coup de main, ils cherchent encore du monde.

Je ne pourrai pas venir tout le week-end mais j’y serai samedi, à priori entre 11 et 16h. N’hésitez pas à me sauter dessus si on se croise.