Archives du tag: bonnet

Babioles

J’aime pô rester sur un échec.

Ce patron de bonnet Rikke, créé par Sarah Young, continuait à me trotter dans la tête malgré un premier essai vraiment trop slouchy (qui a dit « bonnet de schtroumph » ?). Hop hop hop, un reste de fil dont j’ai complètement oublié la référence, mes aiguilles circulaires 3.5 et 4.5 mm et un peu de tâtonnement et v’la l’travail !

Il n’y a pas de grand secret : je me suis contentée de commencer les diminutions 4 cm plus tôt que préconisé. Ça marche plutôt bien, emballé c’est pesé donc.

 

Mais ce n’est pas tout !

Si vous attendez que je cause couture vous risquez d’être déçus car en ce moment je couds exclusivement de l’utile pas photogénique, à savoir une flopée de nouveaux faux pantalons de pyjama pour Monsieur Jones. Toujours le même patron, toujours dans des tissus sombres pour costard, autant dire que pour le glamour on repassera et que je ne vais pas prendre le temps de les immortaliser.

Maismaismaismaismais…. J’inaugure ici une toute nouvelle rubrique cosmétique. Je ne vais pas en faire une grande passion mais dans ma p’tite famille on a la peau particulièrement sensible, pas envie de bouffer des modificateurs endocriniens/colorants/parfums et le porte-feuille en peau de hérisson. Autant de raisons pour essayer de fabriquer moi-même les indispensables de la salle de bain.

On attaque aujourd’hui avec mon premier essai de shampoing solide. J’étais convaincue par l’efficacité de celui de la marque Lush, moins par la dose de parfum et colorants glissés dans leur recette pour le rendre plus attractif. Après avoir fouillé internet je me suis lancée dans la recette basique facile à personnaliser proposée sur le blog de Nouillemie, à savoir :

  • 50 gr de tensioactif SCI
  • 8 gr d’eau minérale bouillie ou thé/tisane (infusion de menthe poivrée car je venais de m’en préparer une théière)
  • 5 gr d’huile ou beurre végétal  (huile de coco car j’en trouve à bas prix dans mon supermarché, oui oui elle est bio !)
  • 5 à 8 gr gr d’un(e) autre huile/beurre végétal ou d’un émollient/hydratant (beurre de karité  car très hydratant)
  • 8 gr de poudre végétale (rhassoul, choisi pour ses propriétés lavantes et non irritantes)

 

Il n’y a pas de vitamine E car cela ne semble pas indispensable à la conservation, et de toute façon je n’en avais pas sous la main. L’essentiel des fournitures a été acheté près de chez moi, en supermarché ou herboristerie. Par contre il m’a fallu commander le tensioactif SCI sur Aroma-Zone, j’en ai donc pris directement une bonne quantité.

En plus de cela il faut de petits moules, une balance très précise mais aussi de quoi faire chauffer le tout au bain-marie et manipuler le SCI, qui peut être irritant.

De gauche à droite et haut en bas : beurre de karité | huile de coco | SCI | rhassoul | infusion

Niveau difficulté c’est franchement peanuts : rapide, facile, assez amusant…. J’aurais dû prendre le temps de mieux tasser la pâte au fond des moules afin de bien prendre l’empreinte, mais dans l’ensemble je suis très contente, surtout que je bossais un chouïa au pifomètre à cause de ma vieille balance de cuisine pas assez précise. Heureusement cette recette a une certaine tolérance à l’approximation.

Et le résultat alors ? Après trois jours de patience je viens enfin de l’utiliser et pour l’instant c’est la fête. La consistance est top, plus solide que je ne l’espérais. Il mousse un peu moins que la version de Lush mais a parfaitement lavé mes cheveux gras à pointes sèches. Il faudra tout de même attendre quelques mois pour avoir du recul sur la chose etje vais probablement le tester plusieurs semaines avant qu’il ne touche mon petit gremlins, voire le garder pour moi et réfléchir à une recette encore plus douce pour lui en me basant sur ce conseil trouvé dans les commentaires de la recette :

Pour un enfant utiliser « une poudre douce comme de l’argile blanche, rose ou de la poudre de rose, guimauve, allantoine. Et soit du beurre de karité dans la plus grande quantité possible de la recette ou huile d’avocat ou encore de calendula. Ce sera adapté en cas d’eczema. »

Ma principale crainte : qu’au bout de quelques shampoings le cuir chevelure démange comme c’est arrivé à d’autres personnes ayant bricolé des recettes maison. Donc même si ça vous semble tentant n’essayez pas mon mélange avant que j’aie pu faire un retour constructif sur ses effets ! Voyez plutôt du côté du blog dont j’ai donné le lien, les commentaires regorgent de suggestions de mélanges.

En tout cas l’objet me plaît beaucoup, les petits moules en silicone utilisés y sont un peu pour quelque chose.

Prochains projets : des pains dermatologiques sans savon (tellement plus agréable pour les peaux atopiques) et des barres hydratantes. On continue donc dans le solide, fastoche et nécessitant le moins d’ingrédients possible.

 

La sororité du bonnet

Frangine-Bien-Aimée et moi avons bien mérité d’avoir chacune un nouveau bonnet.

Elle a choisi le fil Merino extra fine de Drops coloris violet-21 (environ 1.6 pelote), et à l’aide de mes fidèles aiguilles circulaires 4 et 5mm et du patron gratos Barley de Tin Can Knits j’en ai fait un couvre-chef qui devrait lui plaire.

Le patron est simple mais très agréable à tricoter, et surtout juste assez slouchy pour me plaire. Précisons que FBA a un tour de tête supérieur au mien, il s’agit donc ici d’une taille M, alors qu’il me faudrait du S.

Pour plus de confort et des finitions soignées j’ai commencé par monter très très souplement mes mailles (on s’en fiche si cela donne une bordure irrégulière car elle ne sera pas visible), tricoté la bande en côte deux fois plus large que préconisé (3 inches au lieu d’1.5) puis je l’ai repliée. La bande a été fermée bord à bord lors du premier rang de jersey et point mousse, ainsi le rendu est moelleux, très élastique et joli. Enfin j’trouve.

Autre patron gratos et slouchy mais qui donne un résultat très différent : le Rikke Hat de Sarah Young.

Celui-ci est pour moi, il a été tricoté avec des aiguilles 3.5 et 4.5mm et environ 1.4 pelotes du fil Quito de Cheval Blanc, un super mélange alpaga/laine qui gratouille un peu les peau sensibles mais qui ne me pose pas de souci. (merci encore à ma généreuse donatrice Mimolette !)

L’originalité de ce bonnet c’est qu’il est entièrement réalisé au point mousse, en variant simplement les tailles d’aiguilles pour faire la bordure et le corps. Le fait de tricoter du point mousse en rond donne une petite démarcation qui heureusement reste discrète, surtout si on prend la peine de la placer à l’arrière. On la voit sur la photo ci-dessus.

C’était la première fois que je montais mes mailles avec le « twisted german cast on« , une technique intéressante qui donne un rendu proche du point mousse, et qui est surtout très élastique. Je la réutiliserai avec plaisir pour d’autres projets. Le reste est basique, mot gentil pour dire qu’on s’ennuie comme un rat mort avec ce patron.

Alors, sommes nous heureuses ? Pour FBA je le saurai demain en le lui offrant. De mon côté je ne suis pas convaincue par le Rikke rose : trop slouchy à mon goût, et décidément je préfère mes bonnets avec une bande nette plutôt que du point mousse plus ou moins serré.

Barley 1 – Rikke 0

 

Tout ça pour ça…

J’ai (enfin) pris le temps de ranger la plus belle pièce de la maison, histoire d’immortaliser ce bête gilet dans un endroit lumineux.

Il s’agit de ma seconde version du patron Miriam cardi de Carrie Bostick Hoge pour Quince & Co. Après m’être lâchée en faisant du tartan (pas du tout prévu par la créatrice), je suis sagement rentrée dans le rang histoire d’avoir un tricot plus facile à porter. Noir, sans dentelle ni torsades, juste du jersey et un peu de point mousse pour souligner les bords et éviter tout roulottement intempestif.

Il ne se ferme pas, et avec mes généreux « avantages » actuels il est même très ouvert, mais c’est ce que je voulais : une p’tite babiole à jeter sur mes épaules pour réchauffer-mais-pas-trop un bête t-shirt.

J’ai utilisé environ 6.4 pelotes de Baby Merino de Drops et des aiguilles circulaires 3.5mm. Il se tricote de bas en haut, les manches à part puis montées avec le corps pour finir en tricotant un raglan d’une pièce. Et zou, on reprend des mailles pour tricoter la bordure finale au point mousse.

Petite modif’ : les manches sont censées être tricotées à plat tant qu’elles sont séparées, j’ai préféré bosser un maximum en circulaire (les 4 derniers rangs sont à plat si j’ai bonne mémoire).

À propos de ce fil : je suis une grosse consommatrice de laines Drops, en général sans souci. Ça a été le cas ici pour 6 pelotes, mais la 7ème était une catastrophe : en environ une heure de tricot je suis tombée sur cinq nœuds. Autant dire que j’ai pesté.

À part ça je suis vraiment contente de cette laine, que j’utilisais pour la première fois je crois, même si je suis une habituée du même mérinos superwash dans les autres épaisseurs proposées (Merino super fine et Big Merino) : belle définition du fil, douceur, confort (c’est du tricot pour peau de bébé), et, évidemment, mon gilet est lavable en machine.

Je vous le montre brut de décoffrage. Suite à une grosse crise de flemme conjuguée à une foudroyante envie de le porter tout de suite, je ne l’ai pas bloqué. La taille est très bien ainsi mais un coup de vapeur pour donner plus de netteté aux bordures n’aurait pas été du luxe.

 

 

Hum, décidément avec mes pauv’ cheveux fins et pas assez longs, ce type de bonnet ne rend pas bien de profil. Heureusement ce sera mieux avec la magnifique chevelure de Stordigot.

Et…. Oh, mais que vois-je ? Un huitième bonnet Bandwidth de Stephen West. Ad nauseam quoi

Après mon dernier plantage je m’y suis remise afin de troquer avec ma copine Stordigot. J’ai utilisé des restes de fil Nepal de Drops et des aiguilles 4.5mm au lieu de 5, et surtout revu la construction du bandeau en ne montant que 9 mailles et en faisant moins d’augmentations que prévu.

 

Histoire de se quitter en musique, voici Nordine, par Monsieur Roux. Gardons nos révoltes de gosses, bien plus bénéfiques que de l’antiride !

Image de prévisualisation YouTube

 

[Troc] Oups I did it again

Mais quelle nouille !

Je SAIS que le ce patron, le bonnet Bandwidth de Stephen West, vire facilement trop large. Je SAIS que changer la taille d’aiguilles (4.5 au lieu de 5 mm) et le nombre de mailles montées pour le bandeau (9 au lieu de 13, quand même) ne suffisent pas forcément… Et pourtant me revoila avec un bonnet trop slouchy sur les bras, pas vraiment ce que veut sa destinataire initiale, ma chouette pote STordigot.

Mais si c’est votre came c’est le moment de se manifester dans les commentaires ci-dessous : je le troc contre…. Une surprise. À vous de voir, sachez juste que ce tricot m’a pris deux soirées et que niveau laine c’est plutôt sympa : mix de Cotton merino et Brushed alpaca silk pour le bandeau et Alpaca silk tricoté en double pour le corps, autant dire que le rendu est doudou-moelleux (et que ce bonnet se lave à froid).

Edit : Faut pas avoir peur hein, j’attends pas un truc d’enfer ou fait-main non plus.

Hop, première arrivée première servie !