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Gilet express

Voila un tricot reposant : manches 3/4, forme boléro, le tout dans une laine épaisse tricotée avec des aiguilles 7… Autant dire que ça monte vite, très vite !

C’est seulement la seconde fois que je tricote un gilet car, soyons clairs, ça m’ennuie profondément normalement, je crève d’ennui à la simple idée de tricoter du jersey envers au kilomètre. Heureusement qu’un point fantaisie est venu rendre le tout nettement plus amusant. J’ai ainsi eu la joie de découvrir le tricot selon Phildar et je me sens légèrement allergique pour tout dire car les explications me semblent bien plus compliquées à suivre que dans les modèles in english sur lesquels je me suis jusqu’ici fait la main..

Ah, sur la photo originale j’avais un gros faible pour le  mode d’assemblage affiné par des coutures nervurées. Ne le cherchez pas sur ma version car j’ai eu beau lire et relire la fiche je n’ai jamais réussi à trouver les indications pour réaliser ce magnifique montage hélas.

Mais qu’on n’aille pas s’imaginer que je vais m’avouer vaincue pour autant : j’ai décidé de réussir à me faire des pulls et c’est ce que je vais faire nom de Zeus ! Le prochain sera rouge et tricoté en 3.5 (enfin sauf si je me dégonfle à nouveau évidemment, étant donné que ce fameux modèle je vous l’ai déjà promis dans un précédent épisode).

Que dire d’autre ? Je suis certaine d’oublier quelque chose… Ah oui, à propos de la laine (de l’Eco+ coloris moutarde de chez Cascade Yarns) et bien figurez-vous qu’elle gratouille pas mal mine de rien donc je ne le porterai plus à l’avenir que sur un t-shirt à manches longues, secundo Phiphi abuse vraiment en conseillant de commander 10 pelotes de 50 gr pour réaliser ce modèle alors que je n’ai pas utilisé 250 gr d’un fil au format équivalent. Et tertio vous ne rêvez pas : les deux charmants motifs en palmier se trouve bien positionnés pile au bout de mes seins, bravo au créateur du modèle pour son sens impeccable du ridicule, j’ai un chouïa l’impression de m’être tricoté un grand cache-tétons. Ceci dit je reste fière comme un pou, je vous préviens le premier qui se moque de mon gilet se prend un avertissement car il n’y a que moi qui ai le droit de le critiquer !

Le boléro à capuche

Après presque 5 jours de folie à coudre non-stop toute la journée j’ai finalement réussi à faire deux pantalons, une chemise simple pour homme, deux tuniques longues, un manteau-cape et pour finir la mini-veste que je vous montre aujourd’hui… Ouf, je respire mieux ! lire la suite »

La robe boule en soie #1

J’adore coudre pour les z’amis car ça me permet de faire des choses un peu fofolles dans des matériaux que je n’aurais jamais achetés moi-même… lire la suite »

Pas à pas #3, essayage et débâcle

Ahhhhh, enfin, après avoir vu et revu le patron, coupé tissu et doublure et surfilé les bords j’ai pu passer à l’assemblage de ce fameux ensemble composé d’une robe et d’un boléro. Cette partie là est tout simplement magique je trouve : brusquement tout prend forme très vite, on coud les pinces, on monte avant et dos, les cols sont amoureusement triplés avec de la viseline (pas de la thermocollante malheureux ! j’en suis revenue de ce truc qui par la suite fait parfois méchamment gondoler le tissu) afin de lui donner une tenue impeccable.

On l’aura compris, j’adore cette partie, quand tout s’emballe brusquement.

Mon plan s’est donc jusque-là déroulé sans accroc, mais l’inconvénient de coudre pour les autres c’est de ne pouvoir vérifier sur soi au fur et à mesure que tout tombe à la perfection, une séance d’essayage s’imposait et j’ai donc convoqué Clarisse qui est venue manu militari. Et là j’avoue que j’ai cédé à un vil sentiment d’autosatisfaction, parce que même sans aucune finition ça commence à avoir de la gueule non ? Nous nous sommes mises d’accord à propos de la profondeur du décolleté en goutte d’eau : il fallait qu’il soit sage car la coupe en elle-même est déjà très ajustée. Au final même aussi raisonnable il donne quelque chose que j’adore au modèle, décidément je vais m’en faire une version pour moi un de ces jours !

Techniquement j’ai choisi d’assembler une fois pour toutes la doublure avec la robe du côté de la fermeture invisible. Par contre j’ai volontairement laissé ouverte la couture latérale gauche de la robe afin de pouvoir l’ajuster parfaitement sur Clarisse. J’ai ainsi pu jouer avec l’élasticité du tissu en largeur. Décidément quel dommage que cette soie soit légèrement transparente et donc de devoir ajouter le carcan de la doublure, cette robe réalisée uniquement dans un tissu élastique serait une merveille de confort et de sexitude (et oui, j’invente des mots barbares). Certes on perdrait en classe, et vue l’occasion (je rappelle que l’ensemble a été prévu pour un mariage) ça n’était de toute façon pas envisageable.

Hélas hélas, en couture il ne faut jamais se réjouir trop tôt : pour tout un tas de raisons personnelles j’ai pris brusquement du retard sur un planning déjà serré. Je suis surtout tombée dans un piège de débutant, ce qui me fout un chouïa la honte quand même car si je ne suis pas encore une couturière expérimentée je bosse dans l’artisanat d’art depuis suffisamment longtemps pour connaître la chanson pourtant…

Il existe une règle simple et généralement fiable pour juger du temps qu’on mettra sur un projet : on évalue de son mieux et ensuite on double carrément le total obtenu, là on peut espérer ne pas trop se planter. Pour le coup l’optimisme m’a un peu grisée et je me suis largement trompée dans mon estimation, voila comment je me suis retrouvée brusquement paniquée, ma table de travail dans un bordel monstre, avec sur les bras une masse de finitions à coudre à la main. J’ai en effet utilisé les chutes du tissu dans le sens élastique et le tuto du biais jersey de Nessie pour faire ressortir les découpes du col et des manches de la robe, ainsi que celles des poignets du boléro.

Arriverais-je à finir dans les temps quelque chose de vraiment satisfaisant ? J’ai la réponse mais vous allez devoir attendre un peu car je manque encore de photos de la tenue portée.

Je vous laisse sur une image de ma débâcle prise vers 2 heures du matin.