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Gorgeous Lady Of Wrestling

Il s’est passé un truc fou ces derniers jours…

Une série m’a refilé un grosse dose d’amour propre. Ça s’appelle GLOW et ça cause de catch féminin dans les années 80. Netflix a produit là un petit bijou d’humour et de second degré au look merveilleusement kitch.

Mais ce qui m’a surtout marqué c’est le casting féminin : de femmes bad ass, toutes canons dans leurs genres. Genres qui peuvent être costauds puisque pour monter sur un ring on ne choisit généralement pas des poids plume (même s’il y en a dans le lot).

Détail non négligeable, même les « méga bien foutues » sont imparfaites, attachantes et permettent de s’identifier aux personnages. Ça c’est la magie des costumes, maquillages et coiffure 80′s mais aussi du thème « catch » et du traitement général.

Au bout de quelques épisodes je crevais d’envie de me créer moi aussi une persona de catch…. Et surtout de prendre et assumer des photos sur lesquelles on me voit telle que je suis, gras compris.

Pour le look de mon perso j’ai tout de même enfilé des collants car je n’imaginais pas The Iron Maid sans, mais pour vous montrer plus en détail le body noir Nettie cousu pour l’occasion j’ai « osé » poser jambes nues, et même passer la journée en short (Chataîgne raccourci) sans porter de collants en dessous, ce qui ne m’était plus arrivé depuis l’adolescence…

Et vous savez quoi ? Le ciel ne m’est pas tombé sur la tête sous prétexte qu’on voyait ma cellulite, la police de la minceur ne m’a pas alpaguée, personne ne m’a montrée du doigts dans la rue ou encore lapidée avec des balances.

En ce qui concerne le body il s’agit d’une nouvelle version de Nettie (voici l’ancienne), le patron simple mais terriblement efficace de Closet Case Patterns. J’ai enfin trouvé un jersey assez épais et surtout « nerveux », qualités essentielles pour ce type de fringue si on ne veut pas que ça marque tous les défauts et poche de partout.

Taille 12, je regrette de ne pas avoir coupé un 14, au moins au niveau des bras. Pour le fun, j’ai utilisé des boutons pressions vert fluo pour l’entrejambe.

La réalisation a été rapide et sans souci, cette fringue va être beaucoup portée. Pour tout dire j’envisage de racheter le même tissu pour en faire une version à manches longues.

Avec des potes nous avons lancé un Défi Glow. Envie de participer ? C’est fastoche : fouillez dans vos placards pour bricoler un costume et prenez-vous en photo dans une pose bad ass. Si vous le voulez vous pouvez partager celles-ci sur le groupe FB Défi Glow dont voici le lien, ou n’importe où sur le net en utilisant le #defiglow  (ou pas, c’est vous qui voyez, il n’y a aucune obligation).

C’est ouvert à tout le monde évidemment, pas seulement aux « ladies ». Le mot d’ordre : have fun, be gorgeous!

PS : et pour les Nantais.e.s qui ont envie de se mettre au GN (cf mon article précédent), inscrivez-vous vite à la 9ème Nuit du Huis-Clos !

 

Messages divers et variés

Pour commencer, pfiou, je ne m’attendais pas à autant de participations pour ce petit concours improvisé.

Ça m’a fait vraiment plaisir de vous lire, mais pour cette fois je crois que je n’aurai pas le courage de répondre à chaque commentaire individuellement donc voila : merci pour vos précieux conseils de jardinage, les très généreuses offres de partage de plantes (je vous referai signe quand je m’attaquerai au jardin), les vœux de bonheur, les « bon courage pour le déménagement/les travaux ». Bienvenue aux nouveaux, à ceux qui écrivaient un commentaire pour la première fois et en ont profité pour faire de bien jolis compliments…. . Et évidemment, moult bises aux amis qui sont passés mettre un petit mot : on ne se voit pas souvent, mais qu’est-ce que je vous aime les gens !

Mais passons aux choses sérieuses : notre test de télépathie. Personne n’est tombé pile poil sur mon chiffre, le 334, mais avec 333, Caro (commentaire 38) a fait fort, et remporte donc le pactole sac. Je te l’enverrai dès que j’aurai reçu ton adresse, à moins que tu ne sois près de Bruxelles, auquel cas une remise en mains propres accompagnée de buvage de coups s’impose.

 

Et comme j’ai enfin trouvé 5 mn pour prendre quelques (mauvaises) photos de mon dernier projet, voici pour changer… Tatatadam…. Un body Nettie.

Ouais, bon, je sais, ça devient répétitif, mais celui-ci était absolument nécessaire. Si ! Tout d’abord parce que je n’avais pas encore testé la brassière intégrée. Ensuite parce que mon premier body était une version d’essai, donc réalisée en vitesse sans soigner certains détails (et la robe qui a suivi, bah c’était une robe, donc ça ne compte pas…) Et surtout parce que ce body n’est que la première partie d’un projet qui devrait carrément vous intéresser, mais dont je ne peux pas vous parler avant le 15 septembre.

Tiens, je constate au passage qu’à force de maigrir doucement (yeah !), mon futal Bella tombe un peu trop… Il va falloir penser à en coudre une nouvelle version.

 

Laminette

Causons donc détails :

Cette fois, j’ai bossé selon les règles de l’Art. Comme indiqué dans le patron, je me suis (enfin !) procuré de la laminette, un ruban élastique transparent à coudre pour soutenir les épaules du body, afin d’éviter que le tissu ne se détende à l’usage. On en utilise une quantité ridicule, et à 0.75€ le mètre environ, ce serait ballot de s’en priver. On en trouve facilement dans les merceries en ligne, mais comme j’étais de passage à paris c’est chez Reine que j’ai chopé toute la mercerie dont je cause ci-dessous, à l’exception de la viesline et des pressions en résine.

Élastique avec joint silicone

En plus de cela, au lieu de coudre des liens à l’intérieur afin de bloquer mes bretelles de soutien-gorge, j’ai décidé de sauter sur l’occasion et tester le ruban siliconé : un élastique à coudre sur lequel il y a un joint de silicone, qui accroche la peau (comme pour les bas sans jarretelle en fait) et évite que le tissu glisse. Et bingo baby ! Contrairement à mon premier body, et malgré le décolleté prononcé dans le dos : cette fois tout tient parfaitement en place.

Et contrairement à ce que je craignais le contact avec la peau n’est pas désagréable du tout. Je crois que cela m’a coûté 1.50€ le mètre (moins de 2€ en tout cas), comme je n’en ai utilisé que 20 cm en tout (10 sur chaque épaule, cousu près de l’encolure), ça reste une solution trrrrrrès économique.

Mesh

En ce qui concerne la brassière par contre, je suis doublement désappointée. j’ai chopé chez Dreyfus (alias le marché Saint Pierre), au rayon jersey etc, un tissu impec’ pour doubler ce genre de vêtement. C’est du mesh (une espèce de maille ajourée et extensible), conseillé entre autres pour doubler les maillots de bain et tenues de sport. Le souci ici c’est que le patron prévoit de doubler uniquement le devant du body, en cousant un élastique en bas de la brassière. Et donc en prenant les côtés de l’élastique dans les coutures.

J’avais comme un doute, qui s’est transformé en certitude : l’élastique tire sur les côtés, et ça se voit malheureusement. Une prochaine fois, je tracerai le dos de la brassière, et celle-ci sera uniquement jointe au body par les couture du haut, pas par les côtés.

Seconde déception : si on coud une brassière, c’est pour porter un haut sans soutien-gorge. Mais pour des questions évidentes de tissu très moulant (chopé chez Tissu Passion à Bruxelles) et risque de pointage tétonnesque (copyright Zibusine), il n’est pas question pour moi de le porter sans ajouter des formes en mousses.

Comme la technique de pose est ultra simple et expliquée dans le patron, j’ai joyeusement investi dans une paire de renfort pour maillot de bain/lingerie… et c’est une catastrophe : ces formes ne sont pas en mousse (j’aurais dû mieux regarder), elles ont en prime une forme étrangement pointue particulièrement aguicheuse. Pour se faire un costume de scène façon Madonna dans les années 90, c’est nickel. Pour mon joli body, c’est niet. Donc en attendant de trouver quelque chose de plus adapté, bah je le porte sur un soutien-gorge, dommage.

Pour finir, j’ai une grosse méfiance vis-à-vis des pressions cousues à l’entrejambe : j’ai toujours peur que ma couture lâche. Donc jai entoilé les bandes de tissu avec de la viesline adaptée  afin de renforcer le support, et j’ai posé deux pressions Kam en résine.

Je sais que vous vous inquiétez pour mon confort donc je vous rassure : ce n’est pas du tout inconfortable. Je n’y fais même pas attention en fait.

À dans 5 jours pour une chouette annonce (il se pourrait que je vous montre un tricot d’ici là, mais il faut d’abord que je peigne un ou deux plafond).

 

Nettie « oui mais… »

Matez-moi donc ce body…

Je ne cause point ici de mon corps de rêve, mais du vêtement qui le revêt fort joliment je trouve. J’avais décidé que je serai forte, que je ne m’achèterai plus de patrons, même « pas trop cher en pdf » ce mois-ci. Et pis vlan, voila quoi, j’ai vu la robe de Once apon a thread et les versions de Carolyn et Lola et j’étais mordue.

Pourquoi ce patron Nettie de chez Closet Case est-il un bon plan au juste ? Parce que la créatrice, Heather Lou, a méchamment réussi son coup : elle aurait pu se contenter du patron du body avec les quelques variations d’encolure (décolletés plus ou moins profonds devant et dos), mais nan, en plus elle nous a collé la version robe (donc t-shirt ou tunique en raccourcissant) + un patron et des explications détaillées pour ajouter une brassière avec ou sans pièces de rembourrage en mousse intégrée si on en a envie (et j’en ai envie pour une prochaine fois justement). Le tout bien présenté et parfaitement expliqué (en english uniquement, mais je ne suis pas bilingue et ça m’a semblé tout à fait simple à piger).

J’ai envie de dire : yeah baby !

Les points super-positifs-de-la-mort-qui-tue :

  • J’avais peur que la découpe très basse sur les cuisses n’amplifie ma (moche) culotte de canasson, en fait non, je trouve même cette forme très flatteuse…. (Même que je vous colle une photo pour le prouver, alors que j’étais bien décidée à ne pas montrer la partie la moins exposée au soleil de cette tenue).
  • En prime elle fait son office, c’est à dire parfaitement dissimuler ma p’tite culotte.
  • Je me sens ultra bien dedans : merci merci l’effet seconde peau sans être trop serrée pour autant (taille 12 = 42, sans aucun changement, pourtant je suis plus grande que la taille moyenne utilisée pour ce modèle).
  • Les décolletés devant et dos ont chacun une jolie forme, pile de la bonne profondeur (on ne voit donc pas mon soutien-gorge _attention je parle de la base, pas des bretelles, ça j’en cause un peu plus bas_).
  • Les bras sont serrés mais je peux tout de même relever les manches, pile ce que j’aime.
  • Les vils courants d’airs sur le bidon ne passeront plus ! (je déteste avoir le ventre/bas du dos à l’air).
  • J’ai reçu pas mal de compliments, mon ego en est fort aise.
  • Je me sens (peut être à tort, mais qu’importe) comme une héroïne de film de danse des années 80, genre Fame : sexy et fun.
  • J’ai envie de faire toutes les versions proposées, plus la robe modifiée de Once upon a thread (lien plus haut) que je trouve canonissime. Ce patron va être rentabilisé à mort.
  • Oui : on peut tout à fait le coudre sans surjeteuse. Je n’avais pas la mienne sous la main, j’ai donc monté entièrement la bestiole avec le point élastique de ma machine à coudre.
  • Et le patron est « débutant friendly » : fastoche et rapide à coudre du moment qu’on voit à peut près comment monter des manches.

 

Oui mais…

Pour commencer, c’est ma faute, ma très grande faute : je n’ai pas pris le bon tissu. Je le savais hein, je voulais juste tester la bête en vitesse, mais si mon jersey de viscose est comme demandé bi-strech (extensible dans les deux sens), il n’a pas une « good recovery », c’est à dire qu’après l’avoir étiré il se remet en place de façon un peu trop mollassonne…

Il aurait fallu un tissu avec du lycra ou du spandex dedans (faites le test chez vous si vous ne voyez pas trop ce que good recovery veut dire : étirez le tissu d’un maillot de bain, vous verrez qu’il reprend aussi sec sa forme quand on le relâche… ça c’est idéal pour ce type de vêtement). Le résultat c’est un body fort joli mais qui ne moule pas autant qu’il le devrait et fait des plis. En prime la viscose marque vraiment tous les défauts (pas moyen de dissimuler ses bourrelets quoi).

Secundo, avec un décolleté aussi marqué dans le dos (donc offrant peu de tenue) j’avais de gros doutes sur le fait que les emmanchures restent sagement en place sans dévoiler les bretelles de soutien-gorge. J’avais raison… Ici j’ai choisi de le porter sur un soutif sans bretelles, mais j’envisage de rajouter de petits rubans cousus à l’intérieur, histoire de pouvoir les nouer autour des bretelles et faire tenir tout ça en place plus fermement. Et la prochaine fois, je ferai la modification expliquée à la fin de ce sew-along afin de rajouter 1.5 cm de chaque côté et mieux cacher tout ça, on verra bien si cela suffit.

Et pour finir, je regrette d’avoir fait ces photos avec un jean dont la taille est un peu trop basse à mon goût : pour une silhouette comme la mienne, je trouve qu’un body est bien plus flatteur porté avec un futal ou une jupe taille haute qui marque bien la cambrure et offre un vrai contraste entre la taille et les hanches/fesses. Je suis donc o-bli-gée de me coudre une jupe noire à découpes hautes et bien emboitantes pour aller avec mes futurs nombreux Nettie.

Mais ça, ce sera après la semaine de vacances bien méritée qui m’attend à partir de demain.

 


Ps : Au cas où quelqu’un se poserait la question, j’ai pris ces photos devant des métiers à tisser, pendant que je bossais dans l’atelier textiles de l’académie royale des beaux arts de Bruxelles… Le job de rêve quoi.

 

Edit puisqu’on me pose la question :Yep, l’entrejambe s’ouvre grâce à des pressions, c’est beaucoup plus pratique ainsi.