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Bébé marin

Aujourd’hui fiston débute une carrière de mannequin flou.

Cet ensemble n’est pas pour sa pomme (pauv’ enfant misérable à qui sa mère ne coud quasi rien) mais pour le nouveau-né d’une amie. L’expérience m’ayant prouvé qu’à la naissance on est couvert de cadeaux mais rarement au-delà de la taille « 6 mois » j’ai préféré couper l’ensemble en 74 cm…. Et à ma grande surprise ça va encore à peu près à mon grand bonhomme de 18 mois/86 cm. Mais il faut dire qu’il est très mince.

Attaquons avec la marinière à capuche, patron #3 (page 8 )du mag’ Ottobre de l’automne 2014.  Bébé a l’air particulièrement benêt quand elle est boutonnée ? (Le flou le cache, mais croyez-moi sur parole : benêt il a l’air) C’est bien pour ça que j’ai choisi ce patron ! Pas pour le plaisir de prendre des photos sur lesquelles mon fils a l’air nouille (je suis indigne mais pas à ce point) mais parce que les capuches des fringues enfants n’ont souvent qu’une utilité toute relative : ça ne tient pas en place et ne protège pas les oreilles du vent coulis. Là si. Joie !

On voit tout de même que la carrure est trop serrée pour Léozilla et que les manches commencent à être justes. Le jersey épais et peu élastique pour marinière vient de chez Vêtements marins, (attention : je l’avais en stock depuis des lustres et j’ignore si la qualité est restée la même) il est très agréable à coudre car stable, par contre laissez tomber les patrons prévoyant beaucoup d’aisance négative.

J’ai utilisé ma surjeteuse pour le montage et la recouvreuse pour les finitions mais c’est le type de jersey qui supporte très bien d’être travaillé avec le point élastique et l’aiguille double d’une machine à coudre.

Et le futal alors ? Celui-là c’est une autre histoire, mais je vous présente d’abord la bête : le jean #7 (page 6) du mag’ Ottobre de l’automne 2013. Toujours en 74 cm… Mais cette fois non seulement la longueur est toujours bonne en 86 cm mais en plus Léo nage dedans, en particulier au niveau de la taille et ce malgré la ceinture élastiquée au dos.

Pour le coup je pense que c’est de ma faute : en cousant l’élastique j’ai été trop soigneuse et l’une de mes coutures nuit à l’extensibilité du truc.

Il ne le perd pas, c’est déjà ça. Si le fils de mon amie ne marche pas tout de suite il y a de bonnes chances pour qu’il fasse du gras et le remplisse mieux, mais au cas où j’ai tout de même bricolé à l’arrière un système de boutons pression afin de le resserrer.

À part ce détail je suis ultra fan de ce jean qui a tout d’un vrai : poches, empiècement dos, coutures rabattues, braguette zippée et bouton riveté… J’ai juste fait l’impasse sur les passants (j’ai eu tort : il m’aurait suffit de coudre vite fait une ceinture pour arranger le souci d’ajustement).

Le jean stretch rouge a été pioché dans mon stock, il me reste de quoi en faire un à ma taille et surtout un autre mini pour Léo : quand je l’ai changé après les photos il était désespéré que je le lui enlève, à tel point qu’il a retiré son pantalon et essayé de remettre celui-ci. C’est la première fois qu’il montre un quelconque intérêt pour un vêtement, c’est ballot que ce soit pour un autre.

Que dire d’autre ? On ne le voit pas bien sur les photos mais le biais utilisé pour souligner les diverses poches est décoré de petites ancres marines, c’est ultra chou. Malgré la largeur du futal je suis enchantée, et le destinataire pourra le porter durant des mois (en roulant les manches et les jambes d’abord).

Ottobre propose décidément des patrons extra pour les enfants (enfin quand on aime coudre des tissus extensibles, sinon c’est la lose) et ça fait plaisir de bosser sur ce genre de mignonneries miniatures.

 

La saison du short

Ça faisait longtemps qu’un patron ne m’avait pas autant enthousiasmée…

Ce short Châtaigne de Deer&Doe, c’est un vrai bijou à mes yeux, mais il faut dire que je fonds pour les tailles très hautes et emboitantes. Maintenant que je l’ai cousu, me voila mordue, j’ai envie d’en faire au moins  deux autres dans la foulée et de ne plus porter que ça.

Comme je voulais tester le patron avant d’acheter une belle gabardine, j’ai puisé ce lainage fun dans les coupons récupérés lors de notre trocante. Et même s’il est un peu épais pour ce modèle, je le surkiffe. Olivier moins, beaucoup moins même. C’est couillon : je persiste à me coudre des fringues rigolotes alors que je vis avec un fan de sobriété vestimentaire. Petit détail : j’ai souligné les découpes des poches et des rabats avec du passepoil satiné bleu foncé parce que je n’avais pas de noir sous la main, et finalement ça passe très bien.

Je fais actuellement un parfait 42 D&D, j’ai donc suivi le patron à la lettre et je n’ai eu à faire aucun changement, il est décidément très bien coupé. Le seul défaut que je lui trouve, ce sont les poches qui ne sont pas très profondes. Comme en prime c’est un patron « débutant », les rabats arrières sont là pour la frime… Bref, une prochaine fois je pense redessiner les poches avant et ajouter une poche passepoilée façon tailleur sur la partie droite de mon gracieux popotin. Ceci dit, j’aurais peut être la flemme, ça arrive aux meilleurs.

Dire que je pensais ne pas aimer les shorts…

 

Heu-reuse !

Cette veste automnale, j’y ai pensé un sacré bout de temps.

Il fallait qu’elle soit parfaite : courte, pratique mais jolie, en lainage fin, entièrement doublée évidemment, flatteuse… Le manteau #4 du mag’ Tendances Couture n°7 m’avait violemment tapé dans l’œil (aïe), il m’a juste fallu y apporter quelques modifications pour obtenir le patron de mes rêves : pour commencer, je voulais une fermeture éclair cachée sous la patte de boutonnage afin qu’il ferme parfaitement, avec en prime un col montant et une capuche. Tout ça a été assez facile à tracer, même si l’ensemble de ce projet m’a pris un sacré bout de temps car je voulais soigner au maximum les finitions.

Attention, j’ai pris un paquet de photos ! lire la suite »

La robe de tricheuse

 

j’ai dû feinter pour réussir à me faire cette petite robe mine de rien.

Ou comment faire tenir toutes les pièces d’un patron pour lequel il faut 2m70 de tissu dans un coupon de 2m…. Voici donc les modifications apportées :

  • Couper dans le droit fil ? C’est pour les faibles ça, là j’ai plutôt joué à tetris avec mes pièces
  • L’ampleur de la jupe ne tient pas dans le coupon ? Qu’à cela ne tienne, je la réduis dans la foulée
  • le col est trop près du cou à mon goût : hop j’ai découpé illico un décolleté plus sympatoche
  • … et dessiné une nouvelle parmenture, forcément
  • Ah tiens, les manches longues dépassent du tissu … Ça tombe bien je les préfère 3/4 !

 

Le patron, c’est celui de la robe n°115 du Burda d’août 2012. A la base il n’est pas du tout prévu pour de la maille, j’ai donc coupé une taille 38, zappé les marges de couture…. Et même ainsi il m’a fallu reprendre les côtés et augmenter la largeur des pinces pour obtenir quelque chose de joliment près du corps. j’ai viré la fermeture éclair qui n’avait plus la moindre utilité, ainsi que les pinces au niveau des coudes.

Parlons-en du tissu d’ailleurs : il vient de chez Berger à Bruxelles, et comment dire… Il vaut tout juste les 8€ payés pour 2 mètres ! J’avoue que c’est un tissu minable, de la grosse maille ayant un peu un aspect nid d’abeille, mais il est aussi incroyablement doux et confortable. Bref cette robe n’est pas appelée à tenir la forme pendant les 20 prochaines années, mais je vais adorer la porter cet automne car c’est typiquement le genre de vêtement doudou dans lequel sauter le matin sans se prendre la tête. En prime j’suis fan de l’ampleur de la jupe dansante, légèrement plus courte devant que derrière, qui me donne l’impression d’être une vraie fille décidément.

j’ai d’ores et déjà une seconde robe d’automne sur le feu…. Vous m’en direz des nouvelles !