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Ma robe sablier

Nan mais regardez-moi cette robe-là, n’est-elle pas supercalifragilisticexpidélilicieuse ?

Un peu d’autosatisfaction ne fait pas de mal : j’suis complètement fana de cette babiole, même si ce n’est qu’une version d’essai réalisée avec des tissus super cheap.

Dommage que mes photos ne lui rendent pas vraiment justice je trouve (quelle plaie parfois d’être son propre photographe….).

Pour la p’tite histoire débilo-fun, j’ai acheté ce mag’ Burda de juillet 2014 en grande partie pour CE patron, tout en étant persuadée que je ne sauterais jamais le pas car ce n’est pas vraiment mon style habituel.

Et puis, prise par la folie des fringues de sport, je lai regardé sous un nouveau jour en me disant que, pour cacher mon popotin avec classe, ce serait carrément sympa de me faire une tenue dans l’esprit « robe de tennis des années 70″, avec en plus l’effet optiquement amincissant des bandes contrastantes façon sablier.

Ce modèle s’y prête vraiment bien puisqu’il est conçu pour des tissus bi-stretch : réalisé dans des tissus techniques et porté par-dessus un cycliste assorti (que je peux évidemment porter avec un autre haut), c’est une tenue parfaite pour aller se remuer tout en évitant de se faire dévisager les fesses par les passants (ce qui arrive un peu trop dans mon quartier actuel quand je porte les tenues de sport cousues récemment).

Mais voila : je l’aime trop pour ça ! Mon copain aussi d’ailleurs. Donc cette robe super confortable va être portée aussi bien avec des collants et chaussures à talons qu’avec mes grosses baskets mochissimes. Et j’ai déjà prévu d’en coudre une ou deux versions à manches longues pour l’automne/hiver.

Les détails qui vont bien :

  • C’est un patron en taille courte, mais comme il s’agissait d’un test je n’ai rien modifié, et finalement je le trouve nickel comme ça : j’aime les tailles très hautes quand le tissu est stretch et n’entrave pas les mouvements.
  • J’ai suivi le tableau des mesures à la lettre et cousu une taille 21. Bilan : j’ai dû reprendre les côtés pour l’ajuster et elle est encore un peu large, par contre en longueur elle est impeccable. La prochaine fois je pense que je ferai une taille 20 pour la largeur, mais 21 pour la longueur.
  • J’ai viré les manches et légèrement redessiné les emmanchures pour mieux dégager les épaules.
  • Je n’ai pas mis le zip décoratif, et à la place du parement prévu j’ai préféré poser un parement d’encolure fin et régulier (une simple bande de tissu d’environ 4 cm pliée en deux). Idem pour les finitions des emmanchures.
  • Les deux tissus sont des piqués de polyester. Le blanc est très agréable au toucher (même si je pense qu’il vaut mieux ne pas trop transpirer dedans), mais comme il était transparent j’ai dû le doubler.
  • Le montage a été fait à la surjeteuse et les finitions à la recouvreuse, mais il est tout à fait possible de coudre cette robe avec le point élastique d’un machine à coudre en faisant les ourlets à l’aide d’une aiguille jumelée, adaptée aux tissus stretch si possible.
  • Le dos était censé être uni, j’ai préféré le faire bicolore comme l’avant.
  • Patron n°113 du Burda de juillet 2014 pour la robe, et Duathlons shorts (taille M) de Fehr trade patterns pour le bas.

 

Cette série de photo est la preuve du fait que ce n’est pas parce que l’on sait se servir d’une paire de ciseaux de couture que l’on est capable de couper sa frange toute seule. Paye ton air tarte sur la dernière photo en plus… Hélas c’est la seule sur laquelle on voit bien la robe de face.