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Easy wax

Cette robe Burda quoi….

Elle est quasi parfaite. Originale tout en restant facile à porter, confortable bien qu’elle ne soit pas en tissu extensible (merci merci dos smocké et manches 3/4 ouvertes).

Comme pour ma première version j’ai supprimé la patte de boutonnage, avantageusement remplacée par un zip invisible sur le côté, et coupé une jupe dansante. Mais il y a un twist : cette fois ce n’est pas un simple cercle mais une jupe à quatre panneaux et poches chopée sur un patron du mag’ Knipmode.

Diantre, foutre diable, screugneugneu : le dos est un peu trop large, même pour moi. On y remédie assez facilement en déplaçant le bouton, mais dans le cas le triangle du dos baille à s’en décrocher la mâchoire. Problème facilement réglé en cousant en court de séance photo un discret bouton pression qui tient tout en place comme par magie. Mais une prochaine fois il faudra que je fasse une toile et que j’adapte cette partie.

Le buste est en revanche fort court. Ça tombe bien puisque la destinataire est foutue pile poil comme il faut pour ça, pour mon mètre 70 en revanche il faudrait que je rajoute au minimum 3 cm pour ne pas transformer la chose en robe empire mal taillée.

C’est bien simple : je veux la même. Mais faute d’avoir assez de ce wax pour jouer la copycat je vais p’t'être bien en faire une version un chouïa plus discrète.

 

Je profite de ce post pour causer d’un truc qui me tient à cœur.

Au cours des deux dernières années j’ai écrit un jeu qui s’appelle Oracle. Il s’agit d’un GN d’environ 5 heures pour 7 joueur.euse.s et deux orga. Après un paquet de sessions test je l’ai enfin mis à disposition sur l’indispensable site murder-party.org. C’est gratos, ça m’fait plaisir, si vous y jouez un de ces jours je serais curieuse de savoir ce que vous en pensez.

C’est bien beau tout ça mais de quoi ça cause au juste ? (Vous pouvez aussi lire une critique du jeu par ici.)

Advanced Timing a inventé un implant révolutionnaire baptisé Oracle. Celui-ci permet de savoir quand on rencontrera son âme soeur. Ce qui semblait au début un gadget douteux s’avère fonctionner réellement et a des implications telles qu’au cours des dix années suivantes notre société entière en sera bouleversée.

Durant ce huis clos en séquence, un groupe d’ami.e.s vivra ce changement. Chacun.e étant parfaitement libre de se faire ou non poser un implant. Mais passé un certain stade ne pas accepter l’Oracle ne permet plus vraiment d’échapper à son influence.

L’essentiel du jeu se passe à table autour d’un bon repas, de plusieurs bons repas en réalité puisque les personnages survoleront ainsi une décennie en quelques heures.

Coming soon : j’ai ENFIN cousu une poupée pour mon fils !

Bébé marin

Aujourd’hui fiston débute une carrière de mannequin flou.

Cet ensemble n’est pas pour sa pomme (pauv’ enfant misérable à qui sa mère ne coud quasi rien) mais pour le nouveau-né d’une amie. L’expérience m’ayant prouvé qu’à la naissance on est couvert de cadeaux mais rarement au-delà de la taille « 6 mois » j’ai préféré couper l’ensemble en 74 cm…. Et à ma grande surprise ça va encore à peu près à mon grand bonhomme de 18 mois/86 cm. Mais il faut dire qu’il est très mince.

Attaquons avec la marinière à capuche, patron #3 (page 8 )du mag’ Ottobre de l’automne 2014.  Bébé a l’air particulièrement benêt quand elle est boutonnée ? (Le flou le cache, mais croyez-moi sur parole : benêt il a l’air) C’est bien pour ça que j’ai choisi ce patron ! Pas pour le plaisir de prendre des photos sur lesquelles mon fils a l’air nouille (je suis indigne mais pas à ce point) mais parce que les capuches des fringues enfants n’ont souvent qu’une utilité toute relative : ça ne tient pas en place et ne protège pas les oreilles du vent coulis. Là si. Joie !

On voit tout de même que la carrure est trop serrée pour Léozilla et que les manches commencent à être justes. Le jersey épais et peu élastique pour marinière vient de chez Vêtements marins, (attention : je l’avais en stock depuis des lustres et j’ignore si la qualité est restée la même) il est très agréable à coudre car stable, par contre laissez tomber les patrons prévoyant beaucoup d’aisance négative.

J’ai utilisé ma surjeteuse pour le montage et la recouvreuse pour les finitions mais c’est le type de jersey qui supporte très bien d’être travaillé avec le point élastique et l’aiguille double d’une machine à coudre.

Et le futal alors ? Celui-là c’est une autre histoire, mais je vous présente d’abord la bête : le jean #7 (page 6) du mag’ Ottobre de l’automne 2013. Toujours en 74 cm… Mais cette fois non seulement la longueur est toujours bonne en 86 cm mais en plus Léo nage dedans, en particulier au niveau de la taille et ce malgré la ceinture élastiquée au dos.

Pour le coup je pense que c’est de ma faute : en cousant l’élastique j’ai été trop soigneuse et l’une de mes coutures nuit à l’extensibilité du truc.

Il ne le perd pas, c’est déjà ça. Si le fils de mon amie ne marche pas tout de suite il y a de bonnes chances pour qu’il fasse du gras et le remplisse mieux, mais au cas où j’ai tout de même bricolé à l’arrière un système de boutons pression afin de le resserrer.

À part ce détail je suis ultra fan de ce jean qui a tout d’un vrai : poches, empiècement dos, coutures rabattues, braguette zippée et bouton riveté… J’ai juste fait l’impasse sur les passants (j’ai eu tort : il m’aurait suffit de coudre vite fait une ceinture pour arranger le souci d’ajustement).

Le jean stretch rouge a été pioché dans mon stock, il me reste de quoi en faire un à ma taille et surtout un autre mini pour Léo : quand je l’ai changé après les photos il était désespéré que je le lui enlève, à tel point qu’il a retiré son pantalon et essayé de remettre celui-ci. C’est la première fois qu’il montre un quelconque intérêt pour un vêtement, c’est ballot que ce soit pour un autre.

Que dire d’autre ? On ne le voit pas bien sur les photos mais le biais utilisé pour souligner les diverses poches est décoré de petites ancres marines, c’est ultra chou. Malgré la largeur du futal je suis enchantée, et le destinataire pourra le porter durant des mois (en roulant les manches et les jambes d’abord).

Ottobre propose décidément des patrons extra pour les enfants (enfin quand on aime coudre des tissus extensibles, sinon c’est la lose) et ça fait plaisir de bosser sur ce genre de mignonneries miniatures.