Archives du tag: 1874

1874 #4 Veste et accessoires

Pfiouuuuu, il m’aura fallu une plombe pour traiter toutes ces photos !

Résultat je vais faire court pour les explications, d’autant que j’ai déjà causé du patron de ma tournure et des inspirations dans les articles précédents (inspi + 1, 2 et 3). L’essentiel à retenir c’est que j’ai fini cette tenue la nuit avant le jeu, que certaines choses ont été faites à l’arrache, que j’ai énormément travaillé avec des chutes de tissu et autre matos de récupération afin de faire des économies, et… que (pour toute personne me connaissant ce n’est pas une surprise ) je ne suis pas vraiment satisfaite. lire la suite »

Costume 1874 #1

Il y a des organisateurs de GN* qui n’ont peur de rien….

Par exemple ceux qui m’ont généreusement octroyé le rôle d’une jeune fille de 20 piges alors que je fêterai bientôt mes 40.

Pour ce jeu historique se déroulant à Paris en 1874 j’ai donc dégainé ce vieux rose délicat, qui à défaut de me rajeunir devraient convenir au personnage. Coup de bol, il s’agit d’un très chouette mélange alpaga et laine récupéré gratos lors de notre dernière trocante bruxelloise (merci Mimolette !).

Ce fil de la marque Cheval Blanc est baptisé Quito, et j’en suis trrrrrrrès contente, tellement que j’ai fait de mini chauffe-pouls au lieu des longues mitaines prévues, ce afin d’économiser mes pelotes et de pouvoir tricoter un bonnet avec ce qu’il reste (en tout j’ai utilisé environ 1.4 pelotes).

Mais telle une jument de concours mal dressée je saute des étapes. Reprenons…. Que-quoi-qu’est-ce ?

Un ensemble CPCP (= cache-cou et chauffe-pouls) destiné à m’empêcher de choper la crève puisque ce gn aura lieu mi-novembre dans un château certes, mais avec la possibilité du profiter du parc qui va avec. À ma connaissance ce n’est pas du tout historique, mais comme il s’agit d’un gn et pas de reconstitution je ne me prends pas le chou tant que l’ensemble rend bien avec le reste de la tenue.

Le cache-cou est un patron gratuit, le Ruffled victorian Neckwarmer d’Alicia Infanti. J’en ai déjà parlé en long, en large et en travers par ici, vous y trouverez même les modifications apportées par ma pomme.

Les chauffe-pouls ont été tricotés en rond avec les mêmes points. J’ai monté 36 mailles, puis une fois la longueur de dentelle désirée atteinte j’ai diminué de 10 mailles, restaient donc 26. Le rendu est pile ce qu’il faut pour ce costume puisque j’aurai des manches longues et que je veux simplement empêcher le vent coulis de passer dessous, sans couvrir les mains pour autant.

Pour ce modèle de chauffe-cou le blocage est indispensable pour faire tenir le col droit et ouvrir la dentelle, et pour ne pas changer j’ai fait ça à la vapeur du fer pour gagner du temps.

Le cou a d’abord été bloqué à mes mesures (34 cm de long), puis ça a été le tour de la dentelle. Attention : si vous débutez avec cette technique pensez bien à utiliser des épingles avec des têtes en verre ou en métal, surtout pas en plastique !

Après un passage chez le magicien réparateur ma machine à coudre a cessé de faire des caprices, je vais donc ENFIN pouvoir finir le corset, puis enquiller sur le reste du costume, ET coudre la tenue d’Halloween de Léo, ET un pantalon + gilet pour Monsieur Jones, ET….

Non, je crois que ce sera tout pour l’instant. Ouf.

* Vous ne savez pas ce qu’est le GN ? Alors lisez donc les commentaires sous ce vieil article….


1874 versus 1936

À gauche : Camille Corot, la Dame en bleu

Qu’ont en commun ces deux dates ? (non, j’suis pas SI vieille que ça)

L’une correspond à la construction de l’opéra Garnier (qui sera inauguré le 5 janvier 1875), la seconde aux premiers congés payés…. Me voila donc en train de préparer deux costumes pour des gn* historiques diamétralement opposés.

* pour plus d’info sur le jeu de rôle Grandeur Nature, alias GN, lisez par exemple les commentaires sous cet article.


La pression est particulièrement forte pour le jeu 1874 …

… puisque bon nombre de participants vont probablement louer leurs costumes chez les Vertugadins, voire les faire réaliser par Fanny Wilk, de Temps d’élégance. Autant dire que ce sera beau, et qu’il est hors de question que j’aie l’air d’une cousine pauvre. D’où ce récapitulatif afin de peaufiner mes projets, garder une trace de ce que j’envisage à ce stade et en causer avec vous si ça vous intéresse.

Le personnage : pour l’instant j’en sais peu, mais elle est jeune, fraiche et elle en veut. Il me faut une tenue élégante dans des tons dignes d’une jeune fille en fleur (pas de couleurs sombres ou de rouge éclatant donc), avec la possibilité de faire quelque chose d’un peu foufou.

 

La base : corset et tournure pour me faire une ligne de rêve

Il ne s’agit pas de reconstitution historique et mes dessous ne seront vus par personne (nononon, personne, bande de canailloux), donc je me permets quelques libertés et j’ai simplement pioché dans mon stock de patrons le magazine Knipmode que voici, dans lequel il y a un corset qui me semble tout à fait rigolo à coudre. Il est indispensable de commencer par cette pièce puisque par la suite je la porterai pour les prises de mesures des (nombreuses) autres fringues et tous les essayages.

J’adorerais pouvoir pousser le vice jusqu’à avoir le moindre de mes dessous historiquement juste, mais ne nous leurrons pas : je serai déjà contente si j’arrive à avoir un costume visuellement satisfaisant. Mais bon, il me FAUT une tournure. Que-quoi-qu’est-ce ?

Il s’agit d’une armature ou d’une espèce de coussin en forme qui va permettre de soutenir fermement jupon, jupe et sur-jupe en un point hautement stratégique, j’ai nommé : mon popotin. Car oui, alléluia, joie et bonheur, il s’agit là d’une mode qui flatte la taille (grâce au corset) et rend divins tous les types de fessiers. Qu’ils soient plats comme une crêpe au beurre ou rebondi comme sa version poire/chocolat/chantilly.

On est loin, très loin de la trop fameuse crinoline, armature constituée de cerceaux donnant de l’ampleur tout autour des jambes. La crinoline n’aura été à la mode que 10 ans en tout, de 1850 à 1860 environ. Pendant les 5 années suivantes il y eut la crinolinette, petite cousine mettant davantage l’accent sur la traine, et puis zou : la tournure est arrivée et a régné de 1865 à 1890. L’avant de la jupe est devenu presque plat tandis que l’arrière était rehaussé de façon exagérée, que l’on opte ou non pour une jupe à traine.

Niveau patrons, j’ai commencé par baver devant ceux de la marque Truly Victorian, superbes et utilisés par de nombreux fans de reconstitution. Mais vu les prix des patrons (sans compter les frais de port) et les métrages de tissus nécessaires pour les différentes pièces, il fallait faire un choix drastique : beaux patrons ou beaux tissus. Pour un rendu convainquant je préfère miser sur des tissus qui ne font pas cheap, donc hop, après un nouveau tour dans mon stock voila le patron que je vais utiliser : la pochette Burda #7880 « history 1880″.

J’ai eu un coup de bol monstre en le récupérant gratos lors d’une trocante couture/tricot organisée à Bruxelles. Si j’ai bonne mémoire c’est Yanoudatoi que je dois remercier pour ce patron.

Alors okayyyy, là comme ça, il donne moyennement envie. Tout ce rose…. Mais zyeutez donc l’ensemble fort similaire qu’a cousu Rachael Kras pour du cosplay. Canon hein ! Comme quoi le choix des tissus et les petits détails font toute la différence. J’adorerais pouvoir me lancer dans quelque chose d’aussi dramatiquement graphique, mais cela ne collerait pas trop. À la place je pense choper un tartan dans un coloris printanier, en m’inspirant de ces quelques images.

 

À priori, je vais suivre le patron et coudre une espèce de « boudin » ceinturé à la taille plutôt qu’une vraie tournure avec armature.

 

Faisons les comptes : à ce stade nous disons donc

  1. corset
  2. tournure « boudin ceinturé »
  3. jupon
  4. jupe
  5. sur-jupe
  6. veste

 

Hum. C’est déjà un beau programme, mais que serait une élégante parisienne sans ses accessoires ? J’ai nommé chaussures, gants et chapeau au minimum. Voici quelques images inspirantes, j’avoue que je suis contente d’avoir une excuse pour essayer de me faire un chapeau).

Pour les chaussures, mon plan machiavélique consiste en une fouille systématique du marché aux puces à la recherche de chaussures à ma taille dotées de talons bobines, le recouvrement des dites chaussures avec du tissu et de la colle néoprène, puis la réalisation de guêtres dans le même tissu afin de les porter par-dessus et donner l’impression qu’il s’agit d’élégantes et coûteuses bottines (patron de guêtres testé et approuvé).

Comme j’suis une vile accro au tricot, j’ai aussi repéré quelques charmantes bricoles qui complèteraient à merveille cette tenue :

Gants en dentelles par Jennie Atkinson | Netherfield evening bag par Anna Cole | A sensible shawl par Celeste Young

Voila voila, j’ai du pain sur la planche mais d’ici novembre ce devrait être faisable, bien que le minot me tienne loin de ma machine à coudre bien-aimée. Pour beeaaaauuuuucoup plus d’images inspirantes, allez directos sur le tableau Pinterest que j’ai créé pour l’occasion.

Mais en priorité, il faut que je finisse mes tenues pour 1936 !

Le jour J approche (début juin, déjà), et seule ma tenue de jour est à peu près au point, et j’ai fini le gros châle pour me réchauffer si la soirée s’avère frisquette. Il me manque encore une paire de chaussures (pour ça, direction le marché aux puces de Bruxelles) et surtout la robe pour le bal du 14 juillet 1936. J’ai beau jouer le rôle d’une femme très modeste, un bal c’est un bal ! Je compte bien me pomponner et dégainer une jolie tenue.

Pour bien marquer ma condition sociale anti-glamour, elle sera en simple coton, dans un imprimé rétro ringard aux couleurs discrètes, mais je pense avoir trouvé LA coupe qui devrait me flatter tout en collant à l’époque : la robe 116 du Bubu de mars 2008 (mille mercis à la copine qui me l’a envoyée !)

Il va juste falloir la raccourcir pour qu’elle arrive aux chevilles (ce sera hélas beaucoup moins joli).

Une fois inscrite, avant de connaître mon rôle, j’avais repéré en trépignant quelques adorables tenues de jeunes femmes en vacances. Ouvrières libérées, grandes bourgeoises sexy…

Las, le pantalon ne collait pas, ni les robes du soir « qui en jette ». Je me suis donc rabattue sur des images d’inspiration un peu moins à mon goût mais tout de même sympatoches.

Je viens de récupérer le patron, j’ai le tissu de la robe et celui de la ceinture, ainsi qu’une boucle ultra vintage… Taïaut !