En amour avec ma tablette

« La Terre appelle planète Saki. Planète Saki répondez…. »

« Euh, oui, ici planète Saki, je suis occupée à dessiner. Merci de laisser un message. »

Alors voila, il y a des années de cela on m’a offert un Ipad mini et peu après je suis tombée sur le bouquin de Dani Jones Ipad for artists. Dans la foulée j’ai acheté l’un des stylets recommandés par l’autrice, le JotPro. Les techniques montrées dans ce livre avaient l’air top mais….. Le numérique et moi ça fait deux, je me suis découragée avant même d’essayer vraiment et le bouquin est allé prendre la poussière dans ma bibliothèque.

Avant-hier une brusque envie de m’y mettre enfin m’a prise, va savoir pourquoi. J’ai enfilé une mitaine afin de pouvoir appuyer ma main droite sans que la peau ne touche l’écran, dégainé le stylet et une application de dessin nommée Ink. Et voila ! En une heure j’étais chipée, en amour, amorosa : cette tablette n’est pas conçue pour le dessin et pourtant c’est un outil merveilleux, polyvalent et inventif.

Pourtant ce n’était pas gagné car l’écran de mon Ipad est bien fissuré. Heureusement cela ne pose aucun problème.

Le gros avantage c’est évidemment la possibilité de zoomer pour travailler les détails. Facile à transporter et tout terrain comme un carnet de croquis, les diverses possibilités de brosses font qu’avec un seul stylet (voire sans, en dessinant au doigt) on a une multitude d’outils sous la main. Le travail en couleur demande un peu d’entrainement mais est plein de promesses. Pas besoin de scanner pour exporter l’image, possibilité de jouer avec les calques, plaisir de dessiner directement sur le support (pas comme avec une tablette de dessin nécessitant de regarder l’écran de l’ordinateur)…. L’appareil photo intégré, couplé avec le système de calque, offre des possibilités intéressantes pour gagner du temps : si je veux bosser d’après un vrai crayonné, hop, photo, importation, calque, dessin par dessus l’image….

J’arrête là avant de vous lasser, de toute façon le temps passé à bloguer est du temps en moins passé à dessiner. Résumons simplement les choses ainsi : malgré les nombreuses imperfections de ces premiers essais, cet outil m’ouvre des possibilités énormes. C’est le parfait coup de pied au fondement pour me pousser à bosser sur des illustrations de jeu de rôle que l’on m’a commandées, voire pour me remettre à dessiner des p’tits comics ou reprendre les aventures en BD de Wonder Needles.

See you soon pour ma LRN (longue robe noire) (ouiouioui, je prends encore le temps de coudre).

Copieuse bis repetita

Vous aussi vous avez des fringues maisons honteuses cachées au fond d’un tiroir ?

C’était le cas du pull ci-dessus. Les emmanchures étaient inconfortables, le jacquard raté… La lose quoi. Pas moyen de le porter mais aucune envie de m’en débarrasser, la seule solution c’était de le détricoter et d’en faire autre chose, en gardant juste l’ordre des bandes de couleur qui me bottait à fond les ballons. Ça m’aura pris du temps avant de sauter le pas mais… VOILA !

J’ai ressorti un patron testé et plus qu’approuvé, le Bloomsbury de Svetlana Volkova. Comme d’hab’ l’échantillon ne correspondait pas du tout, j’ai juste tricoté la taille XL et fait quelques essayages au fur et à mesure. Ah, j’oubliais, j’ai laissé tomber le motif du dos car je n’aime pas le rendu de la dentelle tricotée avec des changements de couleur.

La recette reste la même : le fil Cotton Merino de la marque Drops (4 pelotes de noir, 1.1 d’orange, et le reste n’a été utilisé qu’en petites quantités). Le tout a été tricoté en circulaire 4mm  et 3.75 pour les parties en côtes. Et cette fois je suis réellement enchantée, le mix coton/mérinos en fait un pull parfait pour le printemps.

Classique | manches courtes | cropped

C’est ma quatrième version de ce patron et je ne m’en lasse pas.

Jersey for ever

En ce moment j’ai de folles envies de robes…

J’ai ressorti tous mes magazines (et croyez-moi il y en a un paquet) et eu un mal de chien à choisir par quel patron de robette j’allais commencer. Finalement c’est cette petite beauté du magazine Knipmode de décembre 2016 qui l’a emporté.

Il s’agit du patron 9 à jupe dansante. La version 8 plus ajustée et à manches longues me fait de l’œil aussi, je la verrais bien unie et dans une couleur sombre pour un effet plus chicos. D’autant qu’il faut peu de tissu pour la réaliser, 1m35 ici (taille 40 = un 42 français), donc pourquoi se priver ? Je précise au passage qu’il y a une grosse erreur dans le mag’ puisque d’après celui-ci il en fallait 2m35.

J’en suis trrrrrrrès contente, je fais la danse de joie tellement elle est chou, confortable et originale. Dommage qu’elle soit aussi un chouïa trop courte à mon goût. Et surtout que je n’ai pas prévu d’entoilage pour soutenir le tissu au niveau des découpes du col : celui-ci se détend et arrondi les angles qui devraient être nets, c’est ballot.

Ce super jersey vient de chez Gotex à Anderlecht, à 5€ le mètre il aurait été dommage de s’en priver. Joie : il me reste de quoi me coudre une babiole. Edit : par contre comme prévu le fait qu’il s’agisse d’un jersey de coton n’est pas top car il se détend un peu. Les prochaines fois j’utiliserai des tissus ayant plus de nervosité, donc un peu élasthanne ou équivalent dedans.

 

Quitte à dégainer surjeteuse et recouvreuse, autant en profiter : dans la foulée j’ai sorti les chutes de mes précédents t-shirts ainsi qu’un mini-coupon de jersey noir à mignons mini-clous dorés récupéré lors d’une trocante (merci Yanoudatoi !). Il a fallu feinter pour réussir à en faire un t-shirt à manches longues….

Le patron a déjà fait ses preuves, il s’agit d’un modèle raglan (05/2013, page 2) qui a la particularité d’avoir une pince sur l’épaule afin de suivre harmonieusement la courbe.

En suis-je contente ? Pas tant que ça : je le porte car j’aime beaucoup les tissus utilisés, super doux et amusants ensemble, mais les découpes sont…. meuhhh. Et surtout la différence de nervosité entre les tissus fait qu’il poche un peu au niveau de certaines couture. Tant pis…

Attention braves gens, il se pourrait que je couse bientôt une PRN (petite robe noire). Le truc parait-il indispensable qu’il manque à ma garde-robe. J’ai le patron (canon), le tissu (pas mal non plus), trouverais-je le temps ?

Pink

Après l’obsession des pantalons, me voila prise d’une énorme envie de t-shirts.

J’ai réalisé que je tournais toujours avec les trois mêmes favoris :

 

Mes vieux t-shirts printaniers ayant été énormément portés, il était temps d’en coudre deux nouveaux, pour lesquels j’ai ressorti ce fameux jersey fin gris chiné d’une douceur incroyable et qui ne bouloche pas (joie), un jersey mélangé de composition douteuse mais d’un rose canonissime chopé chez Tissu Passion à Bruxelles ainsi que les patrons de Bubu et Totobre.

Las, j’avais bien noté la dernière fois que l’encolure du t-shirt Burda était beaucoup trop large et qu’il fallait réduire drastiquement la longueur de la bande d’encolure…. Et j’ai oublié de le faire. De plus j’ai coupé un 40 sans faire attention à la nervosité du tissu, qui moule un peu trop mes rondeurs… Ce haut est donc un semi-échec : j’aime tellement la couleur et les fronces que je le porterai malgré tout.

Par contre le gris…. j’ai envie de dire « Vavavoum !!!! » tant je l’aime. Aucune prouesse couturistique ici, juste le plaisir d’avoir un haut presque sobre et incroyablement confortable.

Edit : bon, j’ai craqué, c’était stupide de laisser le t-shirt rose ainsi. Comme je n’avais plus assez de tissu pour refaire la bande d’encolure et que celle défaite n’était plus en état j’ai dû couper dans le bas et refaire l’ourlet. Maintenant il est superbe et je le porte dès que possible !

 

Allez, je suis un boulet : j’ai oublié de prendre une photo montrant en entier mon dernier tricot, une couverture pour bébé doublée d’un coton léger. J’en cause tout de même. Il s’agit du patron gratos Concentric square baby blanket créé par Margit Sage pour Fiber Fiend.

Si vous cherchez un patron vraiment simple avec une touche d’originalité alors foncez, enfin si vous tricotez in english. Il n’est pas censé être doublé mais, bien que l’envers ne soit pas laid, je trouve tout de même que ce tissu (aussi trouvé chez Tissu Passion) lui donne un p’tit quelque chose en plus.

En ce qui concerne le fil, j’ai ressorti le mix laine/acrylique Julia de chez Zeeman, économique, doux et passant en machine. Il aura fallu moins de 3 pelotes en tout.

J’espère avoir à nouveau le temps de coudre et tricoter avant la Saint Glinglin… Disons que les microbes ont bien tourné dans la maisonnée et que ce n’est hélas pas fini. Toutes mes excuses à celles qui m’ont laissé des commentaires restés sans réponse : je vais tacher de rattraper le coup.