Archives de la catégorie: Pour hommes

Bioman Style

Thread Theory vient de réaliser l’un de mes rêves de couturière.

Cette toute jeune marque de patrons pour hommes a sorti récemment le modèle Comox Trunks, un caleçon moulant soooooo canon, qui a l’air vraiment confortable et est proposé en prime dans de nombruses tailles (du 24 au 45, je dirais que ça équivaut à du XXS à XXL). Comme justement j’étais à la bourre pour le cadeau d’anniversaire d’un pote über fan de Bioman, cette première version est décorée du symbole de ce grand héros de notre enfance. Chic non ?

La plus grosse difficulté ? Traduire les mesures données en pouces. Mise à part cette (petite) prise de tête, je me suis régalée ! J’avais justement envie d’un projet fun et rapide à coudre, et j’ai été servie. Pour info, j’ai coupé du 32 pour un homme grand et fin, et ça lui va nickel. J’ai vraiment hâte de découvrir les futurs pièces de cette nouvelle collection baptisée Alpine, s’ils sont aussi bien conçus et expliqués, je sens que je vais devenir complètement addict.


Le seul souci, c’est que je suis une nouille : je pense que j’ai monté le « hamac »  à l’envers, l’ouverture aurait du être plus haut et de l’autre côté. mais le destinataire n’a pas l’air de s’n plaindre donc ça n’est pas dramatique non plus. À part ça j’ai chopé un reste de jersey de viscose dans mon stock, ainsi que du jersey de coton bleu clair pour la ceinture.

En théorie, celle-ci aurait du être réalisée avec un simple élastique cousu directement sur le slibard, mais vraiment ça ne me motivait pas : je détesterais avoir un élastique directement en contact avec la peau, je n’allais pas infliger ça à un ami. J’ai donc pris un peu plus de temps pour coudre l’élastique sur une bande de jersey (la couture se voit quand on regarde l’intérieur, mais pas à l’extérieur), mais ça valait le coup.

Autant vous prévenir : vous allez revoir ce modèle par ici !

Un homme, un vrai

Un homme, un vrai, ça aime avoir chaud aux mains…

Mais il lui faut aussi de la douceur dans ce monde de brutes. Au programme d’aujourd’hui, une paire de mitaines réalisée avec le fil Nepal de chez Drops : avec ce mix d’alpaga et de laine, pas moyen de se tromper décidément.

Niveau patron, j’ai fait simple : le modèle Borough, créé par Veronica O’Neil, se tricote finger in ze nose, mais il est aussi trrrrrès efficace. Il est dispo gratos in english sur Ravelry, mais si vous préférez la langue de Molière vous trouverez la traduction d’Élise chez In the loop. J’aurais bien aimé le réaliser tel quel, avec rabat et pouce complet, mais mon coloc’ Nicolas voulait une version simplifiée, tant pis pour moi, ce sera pour une autre fois…

Que dire d’autre ? J’ai eu beau tricoter serré, pour un homme aux grandes paluches et avec des aiguilles 5, il m’a tout de même fallu défaire assez rapidement mon premier essai : j’avais monté 36 mailles, comme indiqué pour la grande taille, mais c’était trop grand. J’ai switché pour 30 mailles, et le résultat était nickel ainsi.

Patron approuvé à 100% par la tricoteuse et le destinataire.

le pull de Lagaffe

Mon pote Loris a parfois des idées étranges…

En échange d’un réflex argentique et 3 objectifs (dont un particulièrement lumineux qui dépote sa mère, comme disent les jeunes…. c’est d’ailleurs celui avec lequel j’ai pris ces quelques photos), il m’a demandé le pull de Gaston Lagaffe, avec toutefois une grosse différence : celui-ci ne doit pas rétrécir au lavage. Parce que bon, faut pas déconner non plus… On a choisi laine et patron ensemble, et décidément la Cascade 220 superwash est une excellente surprise : le fil est légèrement plus fin que dans la version « normale », mais aussi plus doux, un rapport qualité/prix imbattable je trouve. En tout j’aurais utilisé 4.1 pelotes de 100 gr pour réaliser la taille L.

Le patron drops est agréable et simple à suivre : les différentes pièces se tricotent en rond de bas en haut, d’abord le corps jusqu’au niveau des emmanchures, puis les manches, toujours jusqu’au même niveau. On rabat quelques mailles, puis les trois parties sont tricotée ensemble, toujours en rond.

Les quelques côtes sur les côtés du corps et à l’intérieur des manches sont discrètes et assurent un bonne tenue du pull, qui est donc près du corps sans trop mouler pour autant (enfin si, ça me moule au niveau des « avantages », mais c’est un pull pour mec, normal donc). Le col et les poignets serrent sans que ce soit désagréable pour autant, c’est donc le patron de la win pour l’hiver, plutôt flatteur et très chaud (pure laine).

Bon, je ne vais pas baratiner non plus : vers la fin je n’en pouvais plus, tout ce jersey était d’un ennui total à force, et pourtant j’ai utilisé des aiguilles 4 et 5. Je ne regrette pas de m’y être collée, mais décidément je vais tricoter quelques accessoires plus rapides avant de me remettre à un projet au long cours dans ce genre.

En conclusion, je n’aurais qu’un mot : m’enfin !

Zelda, la triforce et un tuto tricot

Autant prévenir, si vous n’avez pas une p’tite tendance geek/gamer ce qui suit va vous passer au-dessus du ciboulot.

Un pote de mon coloc’ a craqué sur les mitaines Super Mario que je lui avais tricoté pour Noël, il m’a donc commandé le même modèle mais avec le symbole de la triforce que l’on peut admirer sur le bouclier de Link. Bon, recherche google (je fais mon coming out : je ne suis pas une gameuse), et j’avoue que j’ai poussé un soupir de soulagement en constatant qu’en fait ce sont juste trois triangles jaunes qui forment un plus grand triangle.

Plutôt que bosser en jacquard j’ai préféré broder le motif après coup, ce qui m’a franchement pris la tête d’ailleurs, parce que décidément broder sur du tricot c’est la plaie. Moralité, une autre fois je ferai sagement mon jacquard, même si ça utilise plus de laine.

La laine donc : j’en ai profité pour tester un nouveau fil de chez Dolce Lana, qui visiblement essaie de jouer dans la même catégorie que mon chouchou, le merino extra fine de la marque Drops. Bilan : Venezia est un fil superwash avec de belles couleurs et qui est agréable à tricoter. Par contre la torsion du fil fout le camp au détricotage, ce qui m’a bien prix la tête au moment de la broderie. Pour résumer : la qualité est un peu inférieure à celle du fil Drops alors que le prix est très proche, mais ça peut dépanner.

Et voici un rapide tutoriel si jamais ça vous intéresse :

Le patron suit ma recette habituelle, adaptée pour aller à un homme : 44 mailles, des côtes 2/2 tricotées avec des aiguilles circulaires 3.5, le corps en jersey tricoté en 4.

Pour le pouce j’ai tricoté deux rangs au-dessus des côtes du poignet puis placé un marqueur au bout de 21 mailles, fait une augmentation, tricoté 2 mailles, fait une augmentation, placé un second marqueur et continué mon rang (à nouveau 21 mailles donc). Ça c’était le rang 1. Rang 2 : tricoter sans faire d’augmentations. À partir de là on répète les rangs 1 (donc 1 aug. après le premier marqueur et une autre avant le second) et 2 jusqu’à avoir 14 mailles entre les marqueurs. On met les 14 mailles en attente, on tricote un rang au cours du quel il faut remonter 2 mailles au niveau du trou qui deviendra le pouce, histoire d’avoir à nouveau 44 mailles. Quelques rangs de jersey, une bande de côtes, on rabat souplement…. il ne reste plus qu’à récupérer les mailles mises en attente et tricoter en côtes jusqu’à ce que le pouce fasse la taille désirée.

Que la triforce soit avec vous !