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Chansonnière !

J’ai commencé à commettre des chansons.

Tout a commencé par une tendinite au coude m’empêchant de tricoter (malédiction !), un week-end entre amis avec des ukulélés, et la constatation que je pouvais toujours jouer mais aussi composer, écrire, chanter… À condition de bosser pour progresser.

Quelques mois plus tard, j’ai même appris à utiliser Audacity, un chouette logiciel de montage, ainsi que le micro Zoom H5 prêté par ma pote Véra (merci encore !).

Vais-je continuer ? On verra, j’ai repris en main mes aiguilles bien-aimées et en ce moment c’est plutôt la fièvre du dessin qui m’habite. Mais je suis contente d’avoir une nouvelle corde à mon arc.

Voici donc le lien vers cette chanson qui (spoiler alert) cause de non-monogamie. Yep, c’est autobiographique. Je ne cherche pas à faire de prosélytisme (chacun son truc, ce qui me plaît ne conviendrait pas à d’autres), mais n’hésitez pas à poser des questions si cela vous intrigue.

Tu es pris(e) d’une folle envie de chantonner en cœur, voire de dégainer ton instrument de musique ? Voici les accords et paroles.

Am C
Ca n’a pas besoin d‘être si difficile
G. Am
On n’a pas besoin d’être tout l’un pour l’autre crois moi
C
Relâchons la pression, je ne veux pas être
G Am
la seule autorisée à tenir à toi

Couplet 1 :
C E7 Am Am
Mon but n’est pas de te vendre du rêve,
C G Am Am
Juste de proposer une autre façon de faire
Am. G
C’est pas dit que ça nous convienne
C E7. E7
Mais essayons, ça vaut la peine.
C E7 Am Am
Allez viens, on laisse tomber les drames,
C G Am. Am
Les rebondissements, les larmes..
Am. G. C. E7
j’ai pas envie de te faire de scène juste parce que tu es heureux,
C G Dm Am
pas envie que l’un d’nous saigne à cause de vœux pieux.

Couplet 2 :
Imagine un premier baiser
C’est merveilleux d’en avoir la gorge nouée…
Me voir un grand sourire aux lèvres
Peut être que ça pourrait te plaire.
Après tout qu’est-ce que ça nous enlève
Ça ne veut pas dire que notre histoire s’achève
Le cœur n’est pas une tarte aux pommes, pas besoin d’en être économe
Arrêtons d’compter les parts, ne soyons pas avares.

Couplet 3 :
Promis on n’va pas s’ennuyer
On a un couple à réinventer !
Faudra faire des ajustements
Y’aura des passages cahotants.
Je serai là pour tes chagrins d’amour
On pourra se parler sans détours.
Qu’importe ce que tu as à dire
Tant que tu le fais sans mentir
Que m’importe qui tu vois tant que tu tiens à moi.

Bim, bam, boum, une robe et du ukulélé

N’en étant pas à mon coup d’essai,

je SAIS que la robe Centaurée de Deer&Doe est large à la taille et qu’en prime les fronces sur tout le tour lui donnent un effet entre la petite-fille et la mémère, le tout pas du tout amincissant (c’est mon opinion biaisée de fille qu’y n’aime point les fronces).

Et je le prouve : premier essai high-low avec fronces, sans retouche = on a l’impression que j’ai pris 10 kilos / second essai ajusté, sans fronces et avec une maxi-jupe = nettement plus flatteur

Pour ce troisième essai j’ai décidé de tester la longueur aux genoux, avec fronces, sans zip parce que je n’aime pas les robes à zip (soit l’aisance est telle qu’on n’en a pas besoin, soit la robe est ajustée et j’ai toujours peur de me coincer la peau en la fermant… Ne riez pas, ça m’est arrivé, c’est très désagréable !) mais en ajustant tout de même le tout à l’aide de pinces dans le dos.

Oui, j’ai l’esprit aventureux d’un explorateur du temps jadis en quête d’une nouvelle façon de cuisiner les nouilles, appelez-moi Marcella Pola.

Bilan : les pinces ajoutées dans le dos alors qu’il y a des fronces, c’était vraiment une idée de neuneu, d’ailleurs je ne pige pas pourquoi elle m’est venue. Il aurait été préférable d’ajuster sur les côtés. À part ce détail qui me donne envie d’aller m’enfouir la tête dans le sable, me voila comme prévu l’heureuse propriétaire d’une robe digne d’un petite fille (vous savez : pas de taille et le bidon rond bien poussé vers l’avant). Ni glamour si super flatteuse, mais tout de même jolie, légère et agréable à porter pour les vacances.

« Et si cette fois j’ai pas envie de poser en levant la jambe ! » « C’est la tradition, tais-toi et lève cette p….n de gambette ! »

Quelques ajustements post-couture ont été nécessaires : les deux pinces dans le dos m’ont permis de supprimer 4 bons centimètres à la taille mais j’aurais encore pu en virer 4 tout en conservant assez d’aisance pour l’enfiler sans souci. De plus, ayant changé de silhouette, cette fois je l’ai coupée en 44 (je correspond quasi exactement aux mesures pour cette taille) et… L’avant ne m’allait plus !

Pour les deux robes en 42, je n’ai pas eu de souci avec les bretelles. Pour cette troisième version elles étaient trop sur le côté et cela me dérangeait, j’avais toujours l’impression qu’elles étaient sur le point de tomber. J’ai fini par démonter le biais sur l’avant, retirer 1,5 cm au niveau de la couture milieu devant haute (pas sur toute la longueur), retiré à nouveau 1,5cm sur la découpe centrale du biais et remonté le tout. C’est nettement mieux ainsi mais l’esthétique du corsage en a pâti quand on le regarde de près. Tant pis.

« Mais pourquoi est-ce que cette télécommande ne marche pas ? Ah tiens, si en fait… »


Si je me décide à la coudre à nouveau ce sera :

  • en modifiant la jupe pour virer les fronces et la faire tourner et/ou la rallonger (mais pas high-low, en revoyant ces photos je réalise à quel point ça ne me va pas)
  • avec le buste vraiment ajusté, donc avec zip
  • en modifiant l’avant pour que les bretelles soient positionnées moins près des épaules

 

Le tissu est un coton léger et assez fragile chopé chez Sacrés Coupons à Paris. Joie, bonheur : il me reste de quoi coudre une p’tite jupe légère ! En bonne droguée déjà en manque, je vais donc compulser frénétiquement ma pile de patrons à la recherche du modèle idéal.

 

Mais d’abord il faut que je vous cause du truc qui me met en joie en ce moment. Non, pas le bébé.

Il s’agit de Yousician, une application (je l’utilise sur une tablette Ipad mini, mais on peut l’avoir sous d’autres formats) qui permet d’apprendre à jouer d’un instrument de musique même quand on n’a en théorie ni le temps, ni l’énergie, ni l’argent pour s’offrir un tel luxe.

Parce que oui, apprendre à jouer de la musique c’est un petit luxe. Je joue de l’accordéon diatonique et un peu d’ukulélé mais je m’y suis mise sur le tard car pendant des années j’étais bloquée par le fait que je n’avais pas appris la musique/le solfège. Rien n’empêche d’acheter un instrument correct et de se lancer en autodidacte ceci dit, c’est ce que j’ai fait pour l’ukulélé et ça fait des années que je m’amuse à gratouiller…. Mais en restant à un niveau médiocre faute de prof/groupe pour me pousser à me botter les fesses.

Bref, jusqu’à récemment je jouais comme ça :

Image de prévisualisation YouTube

 

Et un puis un pote de GN (merci « François », tu es beau !) m’a parlé de Yousician. Concept simple mais efficace : comme avec le jeu vidéo Guitar Hero, on voit défiler des repères de couleur et il faut jouer la bonne note/le bon accord au bon moment, et le niveau monte progressivement jusqu’à ce qu’on ait acquis une dextérité de malade. Sauf qu’au lieu de savoir super bien jouer à Guitar Hero on sait super jouer d’un vrai instrument.

Il vous faut donc : un ordinateur/une tablette/un smartphone (même si là ça me semble un peu petit) dont le micro et le son fonctionnent bien + un vrai instrument de musique. Aucun besoin de connecter l’un à l’autre ou d’acheter un instrument spécial, le micro de votre appareil suffit. Mais évidemment, si vous prenez un ukulélé chinois à 20€, il y a des chances pour que les accords bougent tout le temps et que ce soit casse-bonbon, il vous faut un instrument correct (avantage du ukulélé : on peut avoir un « vrai » instrument de musique qui tient bien l’accord pour un prix raisonnable comparé à la majorité des instruments).

En vrai le contenu est encore plus riche : il y a de courtes vidéos avec des cours, un métronome, un accordeur et surtout une fonction « practice » qui permet de ralentir les morceaux pour travailler à son rythme avant de revenir à la fonction « perform » et valider un niveau….. Pour l’instant il y a 4 instruments disponibles : guitare, basse, piano et ukulélé.

Et combien que ça coûte cette affaire ? Et bein rien. Enfin si, on est encouragé à prendre un abonnement de 9.99$ par mois, mais on peut aussi accéder gratuitement à l’application, qui est alors un peu bridée : on n’a droit qu’à 30 mn de cours toutes les 12 heures, durant ces 30 mn il y a 3 interruptions de 30 secondes chacune pour vanter l’abonnement payant, et une fois le temps imparti fini on n’a plus accès à la suite des cours, aux scores et retours…. Mais on peut tout à fait continuer à s’entrainer avec les cours et exercices déjà débloqués, c’est donc parfait pour les gens comme moi qui n’ont de toute façon pas plus de 30 mn à consacrer à ce loisir.

 

Ce que j’aime :

  • C’est super fun !
  • La version gratuite me convient tout à fait.
  • Pas besoin de me déplacer, de trouver un bon prof…
  • Je cale mes 30 mn de cours quand je veux (quand j’arrive à avoir 30 mn).
  • La pédagogie est bien pensée, efficace…. on progresse très rapidement.
  • L’application sur Ipad est très intuitive.

 

Ça me botte moins :

  • Si on aime ça, il y a une fonction « compétition » : on marque des points selon sa dextérité et on peut comparer ses scores avec les copains. Pas du tout mon truc, mais ça plaît beaucoup à mes amis.
  • Les cours sont uniquement en anglais pour l’instant (pas un anglais compliqué, mais mieux vaut le savoir).
  • Le gros point faible à mon sens (mais je n’ai pas fini les cours donc peut être que cela s’arrange) : pour apprendre à jouer d’un instrument on passe soit par la lecture d’un système de notation (solfège, tablatures), soit par un apprentissage à l’oreille (écoute et mémoire). Pour les cours d’ukulélé (je n’ai pas testé les autres) on apprend effectivement les noms des accords mais pas les longueurs de notes (du moins pas les notations habituelles), et on ne travaille malheureusement absolument pas d’oreille. Ce qui est un peu handicapant pour jouer sans l’application sous les yeux, du moins pour ceux qui ne sont vraiment pas sûrs d’eux/n’ont jamais pris le moindre cours de musique.
  • C’est moins agréable que d’avoir un vrai prof sous la main (mais à cheval donné… )
  • Il faut être connecté : moi qui part 3 semaines loin d’internet cet été, je vais plutôt emporter des recueils de tablatures pour continuer à pratiquer tous les jours.
  • Et parfois le chargement des vidéos rame sévèrement, même quand ma connexion internet fonctionne parfaitement (pas bien grave, mais 10 mn pour charger une vidéo de 2 mn c’est longuet).

Allez, une seconde vidéo pour le fun

Image de prévisualisation YouTube

Je vais finir par deux conseils, du moins pour la version ukulélé :

  • Prévoyez des écouteurs car le son de l’instrument couvre souvent l’accompagnement, ce qui est dommage car on ne travaille alors plus du tout d’oreille.
  • Pour les cours, on choisit de travailler les accords ou les arpèges. Faites les deux en alternance ! On est tenté de progresser rapidement dans l’une de ces deux techniques au détriment de l’autre, mais arrivé à un certain niveau pour les arpèges il est indispensable de connaître déjà les accords.

Voila voila, je suis joie, je suis musique ! Je précise au cas où qu’il ne s’agit pas ici de pub déguisée pour laquelle j’aurais été sollicitée : je kiffe tellement ce truc que je me devais de partager le bon plan. Comme quoi les commerciaux qui se sont dit « tiens, mettons une version gratuite, limitée mais quand même chouette, pour attirer le chaland » savaient ce qu’ils faisaient.

Le vrai défaut du truc c’est que, maintenant que je sais que je pourrais apprendre gratuitement et  facilement les bases, et bah je rêve d’un piano….

 

Ukuléliste !

Ça faisait loooooongtemps que j’avais envie de coudre un truc dans ce genre ! Depuis que j’ai vu sur le net une photo de bébé avec un ukulélé peint sur ses fringues et sur lequel son père « jouait ». Forcément, dès qu’on m’a demandé un ensemble pour un fils de musicos ça a fait tilt !

Ce projet aura été fun du début à la fin puisqu’en prime il est constitué uniquement de récup’ : on m’a filé deux belles chemises en parfait état, dont une dans un chambray doux à se damner, et je me suis empressée de les assassiner à coups de ciseaux, récupérant boutons et tissu pour la Cause. J’ai repris mes patrons japonais pour le short et la veste, tout de même modifiée à ma sauce, et vas-y chauffe Marcel chauffe !

Okay, okay, une fois sur cintre on a un chouïa l’impression que l’ukulélé débande, mes coloc’ me l’ont déjà signalé. Ça n’est guère classe, j’en conviens. Mais je suis vraiment contente du rendu quand on joue.

Comme d’hab’ j’ai soigné les détails, ça m’aurait pris pas mal de temps mine de rien d’ajouter l’ukulélé (bécasse que je suis, je n’avais pas réfléchi AVANT à comment j’allais faire ça, et coudre une fois le vêtement monté n’était pas vraiment l’idée du siècle). À refaire donc, puisque maintenant je suis au point.

Parce que …

J’aime pô la pub, mon blog est un espace zéro pub et j’en suis ravie,

mais parfois les copains ont besoin d’un coup de pouce, et quand en prime je trouve le projet enthousiasmant comment résister franchement ? Bref La belle Ophélia et son excellent groupe les Kallas Nikoff veulent sortir leur premier album, et j’espère bien qu’elles vont y arriver car j’ai déjà versé mon obole pour en avoir un exemplaire. Elles ont lancé une collecte dont le système est simple : chacun choisit ce qu’il verse, on peut donner simplement un montant symbolique ou choisir de payer à l’avance un exemplaire de l’album à venir, qui sera envoyé dès sa sortie. Si le montant nécessaire n’est pas atteint dans les temps tout est annulé et l’argent récolté est reversé aux donateurs, bref si le but n’est pas atteint vous récupérez tout votre argent aussi sec.

C’est quoi au juste Kallas Nikoff ?

Cinq gonzesses incroyablement douées : elles écrivent, composent et chantent avec talent et originalité : pas question de rester dans les sentiers battus avec ces demoiselles, elles vous feront à coup sûr voir du pays, et pas mal rigoler au passage. Je conseille vraiment d’aller les voir sur scène, on en prend plein les mirettes ! Ca tombe bien : elles se produiront le 10 décembre 2012 au Vingtième Théâtre à Paris XX.

Bref soyez curieux, allez jeter une oreille sur leur travail et si ça vous botte filez donc un coup de main pour faire avancer leur cagnotte, faut encourager la jeune création gesticulo-vocale nom de Zeus ! De mon côté je reviens dès demain avec un châle en dentelle qui m’aura bien fait suer mine de rien.